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HISTOIRE NATURELLE
LÉPIDOPTÈRES
PAPILLONS
DE FRANCE.
TOME HUITIÈME. 11e eve.
COLLECTE LEE LOL LOL LOTS LS LS LS LS LOL RL L LL 2020 SL EL SDS L ESS LEE SES RSS
IMPRIMERIE DE FIRMIN DIDOT FRÈRES,
RUE JACOB, N° 24.
CRLELOLO LOL NS LS LS LS LS LS LS LS DELL LL LS LS LE DLL LS LL LS LL 2 LS LS
FeGLX
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sen HISTOIRE NATURELLE
LÉPIDOPTÈRES
PAPILLONS
DE RL
Par M. BA GoDarT,
OUVRAGE BASE SUR LA MÉTHODE DE M. LATREILLE ;
AVEC LES FIGURES DE CHAQUE ESPÈCE, DESSINÉES ET CO
LORIÉES D'APRÈS NATURE
PAR M. P. DUMÉ
NIL, PEINTRE p'ursroire NATURELLE :
CONTINUÉE
PAR M) PAT. DUPONCHEL,
AUTEUR D'UNE MONOGRAPHIE DES ÉROTYLES ,
G£EoRGOFILI DE FLORENCE, MEMBRE DE LA
Paris, ETC.
CORRESPONDANT DE L'ACADÉMIE DES
SUCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE DE
SG
NOCTURNES.
Tome cinquième. — Deuxième parte.
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PARIS, re
MÉQUIGNON-MARVIS, LIBRAIRE-ÉDITEUR,
RUE DU JARDINET, n° 13.
eresceserererserssrepres
1831.
HISTOIRE NATURELLE
DES
_ LEPIDOPTÈRES
OU
PAPILLONS
DE FRANCE.
TRIBU VI.
PYRALITES. Pyralites.
À L'ÉPOQUE où cet ouvrage fut commencé,
M. Latreille avait établi, sous le nom de Pyra-
lites, une tribu composée des genres Platypté-
rix, Herminie et Pyrale ; mais il modifia depuis
cette partie de sa méthode :il rattacha le premier
de ces trois genres à ses Faux Bombyx, le second
à ses Noctuélites , et il fit du troisième sa tribu
des Tordeuses ; de sorte qu’il supprima celle des
Pyralites. Pour nous, fidèle au plan annoncé par
le premier volume de cet ouvrage, nous avons
cru devoir la rétablir; mais nous n’en conser-
vons que le genre Herminie , le seul qui puisse
v entrer d’après les caractères que nous lui assi-
6 HISTOIRE NATURELLE
gnons, en même temps que nous y ajoutons Îles
Botys, les Aglosses,etles Hydrocampes, que nous
retranchons des Crambites. En un mot, la tribu
des Pyralites, telle que nous la rétablissons,
répond exactement au genre Pyralis de Linné,
dont Fabricius a le premier tiansporté mal-à-
propos la dénomination au genre Zortrix du
méme auteur. Voici, au reste, comment nous
caractérisons cette tribu.
Ailes entières ou sans fissures, et presque horizontales où
parallèles au plan de position dans l'état de repos ; les su-
périeures cachant alors presque toujours les inférieures.
Antennes sétacées , tantôt simples dans les deux sexes,
tantôt pectinées, ciliées ou crénelées dans les mâles seule-
ment, et offrant dans quelques espèces un nœud ou renflement
vers le tiers de leur longueur.
Palpes inférieurs seuls bien développés, plus ou moins
longs , généralement très-comprimés et recourbés tantôt au-
dessus de la téte, tintôt en sens contraire, avec leur dernier
article presque toujours distinct.
Trompe cornée et longue ; excepté dans trois genres , où
elle est nulle et seulement rudimentaire.
Corselet uni. — Abdomen généralement gréle et conico-
cylindrique.—Pattes longues ; les antérieures garnies quelque-
fois de faisceaux de poils ; les postérieures toujours armées
d’épines ou d’ergots plus ou moins longs.
Chenilles à 14 ou 16 pattes servant toutes à la progression ;
a corps généralement allongé et aminci aux deux extrémités,
à anneaux distincts couverts le plus souvent de petites ver-
rues et de poils courts et clair-semés.
Chrysalide généralement effilée et contenue dans un tissu
étroit qui varie de forme et de consistance, suivant chaque
genre.
DES LÉPIDOPTÈRES,. ÿ,
On voit par l’ensemble de ces caractères que
si les Pyralites ont beaucoup de rapports avec
les Phalénites, elles en diffèrent essentiellement :
1° par leurs chenilles, qui ne sont pas arpen-
teuses; 2° par la longueur de leurs palpes infé-
rieurs, recourbés tantôt au-dessus de la tête et
tantôt en sens contraire ; 3° par celle de leurs
jambes postérieures, toujours armées d’ergots
plus ou moins longs.
Nous avons dit plus haut que, pour composer
cette tribu, nous avions réuni aux Æerminies de
M. Latreille ses Aglosses, ses Botys et ses Hy-
drocampes; mais nous n'avons pas tardé à re-
connaître l'insuffisance de ces quatre genres
pour y rapporter toutes les espèces de Pyralites
que nous connaissons, et dont le nombre s'élève
à environ cent cinquante. Nous avons donc
adopté en outre, et non sans les modifier, ceux
que d’autres auteurs ont établis dans cette même
tribu, qui se compose définitivement pour nous
de dix-sept genres (1), fondés principalement
sur Ja forme des palpes, très-variée dans les
Pyralites ; et ces dix-sept genres, nous les avons
répartis en quatre divisions d’après la forme
des ailes supérieures et leur position dans l’état
de repos, ainsi qu’il suit, savoir :
(1) Un seul de ces genres nous appartient, c’est celui qui
porte les nom de Diosia.
8 HISTOIRE NATURELLE
A, Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins obtus,
couvrant en entier les inférieures dans l’état de repos, et
Jormant par leur réunion un triangle plus ou moins allonge.
Palpes inférieurs presque toujours plus
longs que le corselet et recourbés au-des-
sus de la tête, avec leur premier article
court et cylindrique , le second long et en
forme de lame de sabre courbe, et le troi-
sième ou dernier subuliforme et quelque-
fois sécuriforme. Trompe longue. Anten-
nes pectinées, ciliées on crénelées dans
le mâle, et filiformes dans la femelle ; celles
du mäle offrant de plus un nœud vers le
tiers de leur longueur, dans quelques es-
pèces qui ont en même temps les jambes
antérieures garnies de faisceaux de poils.
Palpes inférieurs presque toujours plus
longs que le corselet et dirigés en avant,
avec leur premier article court et cylindri-—
que, le second long en forme de sabre droit
et faisant un coude avec le troisième, qui
est sécuriforme. Trompe longue. Anten-
nes filiformes dans les deux sexes, ou à
peine ciliées chez le mâle. Sommet des
ailes supérieures légèrement falqué . . .
Palpes inférieurs courbes débordant
très=peu la tête, avec le second article
sécuriforme et le troisième cylindrique.
Chaperon aigu et avancé, Trompe lon-
gue. Antennes légèrement ciliées chez le
A LE AS NA PAT ue ER
(1) -Latreille. (2) Schranck. (3) Stephens.
1 Herminia (1)
({ Tarsiplumalis).
2 Hypena (2)
( Proboscidalis ).
3 Madopa (3)
(Salicalis.
DES LÉPIDOPTÈRES. 9
Palpes inférieurs un peu plus longs que la
tête; leur second article presque aussi large
que long en forme de losange; le troisième
subuliforme. Trompe nulle ou seulement
rudimentaire, Antennes ciliées chez le mâle.
Oviducte de la femelle térébriforme . . . 4 Aglossa (1)
(Pinguinalis).
Palpes inférieurs plus longs que le cor-
selet, séparés dans toute leur longueur ,
légerement courbes et inclinés vers la .
terre; leur second article presque cylinri-
que , et le troisième subuliforme. Trompe
presque nulle ou rudimentaire. Antennes
du mâle très-pectinées ou seulement cré-
nelées, Ailes inférieures à peu près de la
même taille que les supérieures, qui sont
oblongues et très étroites . . . . . . . . 5 Cledeobia (2)
(Angustalis).
B. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins aigu
et allongé, ne couvrant pas toujours entièrement les infé-
rieures dans l’état de repos, et formant plus ou moins la
queue d’hirondelle par leur rapprochement.
Palpes inférieurs aussi longs que la tête,
droits, connivents et se terminant en pointe
très-aiguë, Trompe nulle ou rudimentaire.
Avutennes filiformes et corps assez épais
dansiles deux sexes... 2:40. XX, 16 /Odontia (3)
(Dentalis).
Palpes inférieurs courts, coniques, et
laissant à découvert les supérieurs, qui
sont cylindriques. Trompe longue. Antennes
simples et corps effilé daus les deux sexes, 7 Scopula (4)
(Margaritalis).
(1) Latreille. (2) Stephens. (3) Genre indiqué par M. Curtis, et adopté
et nommé par moi, (4) Schranck.
10 HISTOIRE NATURELLE
Palpes inférieurs droits et plus où moins
courts, avec le dernier article très-aigu.
Trompe longue. Antennes simples et corps
effilé dans les deux sexes. Ailes supérieures
plus ou moins lancéolées , et ne couvrant
pas toujours entièrement les inférieures
dans, l'état \déirepos : 41% AMEL
Palpes inférieurs presque aussi longs
que la tête, triangulaires et sans articles
distincts. Trompe longue. Antennes sim-
ples dans les deux sexes. Abdomen du
mâle très-grêle. Ailes supérieures étroites;
les inférieures oblongues . . . . . . . . .
Palpes inférieurs courts, avec le dernier
article nu et cylindrique. Trompe longue.
Antennes simples dans les deux sexes. Ab-
domen du mâle très-grêle. Jambes posté-
rieures très - longues. Ailes supérieures
très étroites; les inférieures oblongues.
Palpes inférieurs courts , cylindriques ,
avec le dernier article très-aigu, Trompe
longue et épaisse, Antennes simples dans
les deux sexes. Corps du mâle peu allongé,
Ailes supérieures étroites: les inférieures
oblongues . . ,
8 Botys (1)
(Urticalis),
9 Nymphula (2)
(Numeralis).
10 Hydrocampa (35)
(Potamogalis).
11 Asopia (4)
(Farinalis).
C. Ailes supérieures visiblement plus épaisses que les infé-
rieures, qu'elles couvrent entièrement dans l’état de repos.
(Port des Noctuélites.)
Palpes inférieurs aussi longs que la tête,
(1) Latreille, (2) Schranck. (3) Latreille. (4) Treitschke,
DES LÉPIDOPIÈRES. 11
très-aigus et sans articles distincts. Trompe
longue. Antennes simples dans les deux
sexes. Abdomen des femelles gros et co-
nico-cylindrique. Angle supérieur des pre-
mières ailes plus ou moins aigu . . . . . . 12 Pyrausta (1)
({Purpuralis).
Palpes inférieurs presque aussi longs
que la tête, épais, velus, et dont le der-
nier article, peu distinct, se termine en
pointe. Trompe longue. Antennes très-
longues et simples dans les deux sexes.
Corselet robuste, Abdomen des femelles
gros et conico cylindrique. Angle supé-
rieur des premieres ailes plus ou moins
RO AA RE A REA DÉS COLLE
(3-Maculalis).
Palpes inférieurs aussi longs que la tête,
épais et velus sans articles distincts. Anten-
nes simples dans les deux sexes. Trompe
longue, Corselet robuste, Abdomen ne
dépassant pas les ailes inférieures lors-
qu’elles sont étendues, Angle supérieur
des premières ailes plus ou moins arrondi. 14 Hercÿna (3)
(Manualis).
Palpes inférieurs plus courts que la tête,
épais, triangulaires et sans articles distincts.
Trompe très- courte, Antennes courtes,
pectinées ou crénelées dans les mâles. Ab-
domen court et obtus dans les deux sexes.
Ailes supérieures larges; les inférieures
AO IEEE or deu cet Re AA EDIN la 4)
(Togatulalis).
D. Ailes supérieures longues et étroites, et couvrant néan-
(1) Schranck. (2) Treitschke. (3) Treitschke. (4) Leach.
12 HISTOIRE NATURELLE
moins entiérement les inférieures, plissées en éventail dans
l’état de repos. (Port des Lithosies ou des Yponomeutes.)
Palpes inférieurs aussi longs que la tête,
larges et épais, avec le dernier article peu
distinct et très-aigu. Trompe longue. An-
tennes simples, épaisses et légèrement cou-
dées à leur base , avec leur premier article
très-distinct dans les deux sexes. Abdomen
assez gros dans les mâles, et dépassant très-
peu les ailes inférieures lorsqu'elles sont
ÉTEMQHES LL, 20:00 on
.
16 Diosia (1)
(Marginalis).
Les quatre palpes visibles. Les supé-
rieurs petits, velus et sécuriformes; les
inférieurs plus grands, velus, triangulai-
res et sans articles distincts. Trompe lon-
gue. Antennes simples et abdomen grêle
dans les deux sexes. . . . . . . . . . . . 17 Eudorea (2)
(Dubitalis).
(1) Müihi. (2) Curtis.
DES LÉPIDOPTÈRES. 13
RSR RS ANS OU RS NS RS RS NS RE GR D ANR ARS NN 0 PE À PE ns
GEÉNERALITES.
Les Pyralites offrent la même variété de
mœurs que les Phalénites. On en trouve partout,
dans les endroits secs comme dans les en-
droits humides, dans les pays de plaines comme
sur les montagnes, dans les bois comme dans
les prairies , les jardins , etc. Leur vol pendant
le jour est, en général, court et bas. Quelques-
unes, comme les Jerminies,nese reposent jamais
qu’àterre. D’autres, comme les Scopules et les Bo-
lys, setiennent toujours cachées sous les feuilles.
Les Aglosses , dont les chenilles se nourrissent
de substances animales grasses ou desséchées ,
se trouvent dans l’intérieur des maisons, appli-
quées contre les murs. Les Pyraustes et les
Ennychies voltigent sur les fleurs en plein so-
leil et dans le moment de la plus grande cha-
leur. Les Vymphules et les Hydrocampes, au
contraire , recherchent l’ombre et la fraicheur
des eaux. Les /ercynes n’habitent que les
hautes montagnes. Enfin, les Æudorées se ca-
chent dans les crevasses des troncs d’arbres
14 HISTOIRE NATURELLE
dont l’écorce est rugueuse , comme l’orme, le
chêne, etc.
Les Pyralites, peu recherchées jusqu’à présent
des amateurs, sont encore moins connucs que
les Phalénites, dans leurs premiers états. Sur
cent cinquante espèces environ que nous nous
proposons de décrire, on en rompte à peine
cinquante dont les chenilles ont été observées ;
elles offrent cependant des faits aussi curieux
que ceux qu'on a remarqués dans les mœurs des
autres chenilles : on en verra la preuve dans les
détails que nous donnerons à chaque genre et
à chaque espèce, et auxquels nous renvoyons
pour ne pas nous répéter.
#0
DES LÉPIDOPTÈRES. 19
RS BASS RSS AS ANR RS OU RS AS RON AS A8 US SAR ES EN RNA UE LR NES AS
A, Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins obtus,
couvrant en entier les inférieures dans l’état de repos, et
formant par leur réunion un triangle plus ou moins allongé.
GENRE HERMINIE.
1. GENUS HERMINIA.
PYRALIS. Linn. Illig. Curtis. etc.
PHALÆNA Er CRAMBUS. Fabr.
HERMINIA. Latr. Treits.
POLYPOGON. ScAranck.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.
Palpes inférieurs presque toujours plus longs que le corselet,
et recourbés au-dessus de la tête, avec leur premier ar-
ticle court et cylindrique , le second long et en forme de
lame de sabre courbe et le troisième subuliforme ou sécu.
riforme. — Trompe longue. — Antennes du mâle pecti-
nées, ciliées ou crénelées, et offrant de plus un nœud di.
vers. le tiers de leur longueur dans quelques espèces qui
ont en méme temps les jambes antérieures garnies de
faisceaux de poils.
Chenilles (à 14 ou 16 pattes), cowertes de petites verrues
et de poils courts et rares. — Chrysalide allongée contenue
dans un tissu en manière de crépe, et placé sur la terre.
16 HISTOIRE NATURELLE
En adoptant ce genre établi par M. Latreille,
nous l’avons restreint, comme Schranck et Treit-
schke, aux espèces qui ont les palpes recourbés
au-dessus de la tête, et dont les mâles ont les an-
tennes pectinées, ciliées ou crénelées. Ces espèces
sont au nombre de dix, dont sept ont les plus
grands rapports entre elles par le dessin de leurs
ailes supérieures, quiconsiste en trois lignes trans-
verses et presque parallèles, dont deux sont plus
ou moins flexueuses ou sinueuses , avec une pe-
tite tache en forme de croissant dans lintervalle
qui les sépare. Les trois autres ont également
ce petit croissant, mais elles n’ont que deux li-
gnes, et même chez l’une d'elles ces lignes sont
remplacées par des points. Sur dix Herminies
connues , il n’y en a que six dont les chenilles
ont été observées; encore l’ont-elles été si mal
qu'on n'a que des renseignements vagues sur
leur manière de vivre. Deux de ces chenilles
n’ont que quatorze pattes , tandis que les autres
en ont seize, ce qui semblerait indiquer que les
papillons qui proviennent des premières ne de-
vraient pas appartenir au même genre que ceux
produits par les secondes. Cependant les uns
comme les autres ont les palpes recourbés au-
dessus de !a tête, ce qui constitue pour nous
le caractère essentiel du genre Æerminie d'après
l’insecte parfait.
DES LÉPIDOPTÈRES. 17
Les Herminies ne se trouvent guère que dans
les bois; les unes préferent ceux qui sont om-
bragés et humides, les autres ceux qui sont secs
et montueux. Toutes ont le vol bas et court, et
s'abattent dans l’herbe au lieu de se cacher dans
les feuilles , quand on les poursuit. La plupart
ne se montrent qu'une fois par an, et le milieu
de l'été est le véritable temps de leur appari-
tion.
Les dix espèces que ce genre renferme peu-
vent être partagées en deux groupes , d’après le
nombre de lignes dont leurs ailes supérieures
sont traversées ,
SAVOIR :
{ Emortualis.
deux lignes. | Derivalis.
Cribralis*.
, Grisealis.
Barbalis.
Tentaculalis.
trois lignes. { Zarsiplumalis.
Crinalis.
Tarsicrinalis*.
Calvarialis.
Ailes supérieures
traversées par.
Nota. Nous n'avons pu encore nous procurer les deux
espèces marquées d’un *; nous les donnerons supplémentai-
CU?
3
NOCTURNES, V. — [l° Partie. a
rement à la fin du volume.
18 HISTOIRE NATURELLE
RATE A A A A A A A A A RS AS AN ee
CMLX. HERMINIE OLIVATRE.
HERMINIA EMORTUALIS. (PI. 1, fig. 1.)
Heeminia EmorruaLis. Treits. Schmett. von europ. t. vit.
pag. 9. n° 2.
PyRaL. EMORTUALIS. Hubn. tab. 1. fig. 1. (fœm.) Larv.
lep. vi. pyral, 1. pseudogeom. A. a. fig.(1.a-c. Wien. Verz.
Illig. Gotze.
G£om. oLivaria. Borkh. europ. Schm. V.th. S. 17. n°35.
Envergure, 11 à 12 lignes.
Le dessus des quatre ailes est d’un gris-oli-
vätre, avec deux lignes courbes , transverses et
parallèles , d’un jaune päle sur les supérieures,
dont la plus longue (l’extérieure) se prolonge sur
les ailes inférieures, qu’elle coupe par le milieu ;
ces lignes sont finement bordées de brun du côté
interne. Chaque aile est en outre marquée au
centre d’un petit croissant jaune , et leur frange
est Jaunâtre.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des-
sus que parce que les lignes jaunes dont nous
venons de parler y sont à peine marquées.
La tête et le corps sont de la couleur des
ailes, ainsi que les antennes, les pattes et les
Pyralites.
Aocturnes . AE -C CA.
| |
|
|
PDinal Prat et Der - Far FEXE
1 Herminie Olivâtre /Ænortadr) fem. 2 Idem. Dérivée (Perwaks }wäle .
dde Titeuse (lentaculals) mie. 4 Idem.Grise (Grisealks) femelle ,
brldem Babue (Barbaks) male. 6 14. Plumeuse (larsplunals) mie.
Fi Id. Chevelue {Crinals/male .
DES LÉPIDOPTÈRES. 10
palpes. Les premières sont ciliées dans le mâle
et filiformes dans la femelle; les secondes n’of-
frent rien d’extraordinaire. Quant aux palpes, ils
sont un peu plus courts que le corselet, légère-
ment arqués , avec leur dernier article subuli-
forme et moitié moins long que le second , qui
est presque droit.
M. Treitschke décrit ainsi la chenille d’après
M. de Tischer. « Elle a quatorze pattes; elle est
d’un jaune-brun marqueté de points orangés ,
avec une ligne dorsale interrompue de cette der-
nière couleur. Le dos de chaque anneau est en
outre marqué de quatre points noirs placés en
carré, en dessous et de chaque côté desquels
on en voit deux autres accompagnés d’un poil
noir. La tête, ronde et épaisse, ressemble beau-
coup à celle d’une chenille d'ÆHespérie » (1).
M. de Tischer trouva cette chenille sur un
chêne, le 5 septembre. Elle était lente dans ses
mouvements et ne se nourrissait que des feuilles
(x) Cette description ne cadre guère avec la figure d'Hub-
ner : suivant celle-ci, la chenille dont il s’agit serait entièrement
d'un jaune-orangé, parsemée d’un grand nombre de petits
points noirs, et garnie de poils courts et rares, avec une
ligne dorsale, brune, très-fine, et de chaque côté de cette
ligne, un trait noir ou brun sur chacun des sept anneaux
intermédiaires.
$
20 HISTOIRE NATURELLE
sèches sans toucher aux vertes, ce qui lui donne
lieu de soupçonner que le lichen du chêne se-
rait sa véritable nourriture. Quoi qu'il en soit,
elle se chrysalida au commencement d’octobre
dans un tissu blanchâtre qu’elle avait attaché à
une feuille, et le développement eut lieu en mai
suivant.
L’Herminie Olivätre paraît deux fois, c’est-à-
dire au printemps et en été. On la trouve dans
les bosquets et les jardins ombragés.
4
DES LÉPIDOPTÈRES. 21
PR AN SR RSR AS RUE EL RS DR ESS S DAS ENS ALES AR LAS ESA U ER AANRS
CMLXI. HERMINIE DÉRIVÉE.
HERMINIA DERIVALIS. (PI. 1, fig. 2.)
HERMINIA DERIVALIS. Treits. Schmett. von europ. tom. vi.
Pa #7. cnrs.
Pyraz, pERtvaLis. Hubn. tab. 3. fig. 19. (mas) John
Curtis. JT
Envergure, 12 à 13 lignes.
Le dessus des quatre ailes est d’un fauve pâle
finement sablé de brun , avec deux lignes trans-
verses brunes sur les supérieures et une seule
sur les inférieures. Les deux premières sont
courbes et parallèles, et partagent les ailes su-
périeures en trois parties à peu près égales ; la
troisième est également courbe et traverse le
* milieu des ailes inférieures. Chaque aile est en
outre marquée au centre d'un petit croissant
brun. Enfin, le bord extérieur des premières
ailes est quelquefois précédé d’une série de ta-
ches brunes.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des-
sus que par une teinte plus pâle.
Les antennes, la tête et le corps sont de la
même couleur que les ailes, ainsi que les pattes
23 HISTOIRE NATURELLE
et les palpes. Ceux-ci sont très arqués et compri-
més , et de la longueur du corselet: leur secontl
article est en forme de sabre courbe , et le troi-
sième, beaucoup plus court, est subuliforme.
Cette description s'applique aux deux sexes,
qui ne différent entre eux que par les antennes,
ciliées dans le mâle et filiformes dans la femelle.
Cette Herminie, dont les premiers états n’ont
pas encore été observés, est très commune dans
les bois secs exposés au midi. Elle se montre
principalement pendant les quinze derniers Jours.
de juin.
4
DES LÉPIDOPTÈRES. 23
LARSLSD SL LS LS LIL LIL LS LL L SL DSL LE LL LR: LL LL LL :L2 22:22): L2 LL
CMLXIT. HERMINIE GRISE.
HERMINIA GRISEALIS. (PI. 1, fig. 4.)
HeErminia GRISEALIS. Treits. Schmett. von europ. tom. vis,
pag. 9 n°4.
PyraL. GRISEALIS. Hubn. tab. 1. fig. 4.(fœm.) Wien, Verz.
Illig. Gotze.
PHALæNaA NEMORALIS. Fabr. Ent. syst, m1. 2. 222, 348.
Cramsus NemoruM. Fabr. Ent. syst. Suppl. 466. 12.
PyraL. DES FORÊTS (P. NEMORALIS). Devill, Ent, linn, t. 1
pag. 440. n° 705.
PyrAL. NEMORALIS. John Curtis.
Envergure, 11 lignes.
Les quatre ailes sont en dessus d’un gris-jau-
nâtre finement sablé de brun, avec trois lignes
transverses d'un brun-noir sur les supérieures,
savoir : une tout-à-fait droite près de la base,une
flexueuse au milieu, et une légèrement arquée en
sens contraire du bord terminal, à l'extrémité :
cette dernière est bordée de jaune clair du côté
externe, dans les individus bien frais. On aper-
çoit sur les ailes inférieures, dont la nuance est
un peu plus claire, deux commencements de
lignes brunes qui partent du bord interne et qui
2/ HISTOIRE NATURELLE
s’éteignent avant d'arriver au bord opposé. Cha-
que aile est en outre marquée au centre d’un
petit croissant brun souvent à peine visible sur
les ailes inférieures. Enfin la frange est précédée
d’une ligne noire légèrement ondulée.
Le dessous des quatre ailes offre la répétition
du dessin du dessus, avec cette différence qu'il
est plus prononcé aux ailes inférieures qu'aux
supérieures.
La tête et le corps sont de la couleur des ailes,
ainsi que les antennes, les pattes et les palpes.
Les premières sont légèrement ciliées dans le
mâle et filiformes dans la femelle; les secondes
n’offrent rien de particulier. Quant aux palpes,
ils sont de la longueur du corselet, très arqués
et recourbés au-dessus de la tête; le second ar-
ticle est seulement deux fois aussi long que le
troisieme, qui est subuliforme.
La chenille, suivant les renseignements four-
nis par M. de Tischer à M. Treitschke, se trouve
au bord des ruisseaux sur la dorine à feuilles al-
ternes ( chrysospleniun alternifolium), dont elle
fait sa principale nourriture; cependant, à défaut
de cette plante, on peut l’élever avec l’orte
blanche et Voserlle. Elle est d’un gris sombre, et
sa peau vue à la loupe parait enveloppée d’un
réseau noirâtre. Le long du dos règne une ran-
gée de triangles d’un brun-noir, avec des traits
DES LÉPIDOPTÈRES. a)
de même couleur sur les côtés. Ces triangles
sont entourés de lignes plus claires sur les.
quelles , dans le milieu de chaque anneau , on
aperçoit deux verrues blanches, dont celles des
trois derniers anneaux se distinguent des autres
par une plus grande élévation. Des poils tres-
courts surmontent ces verrues , et d’autres sont
dispersés sur le reste du corps. La tête est pres-
que sphérique. Vers la fin de mai, cette chenille
se retire sous la mousse ou sous des pierres, où
elle s’environne seulement de quelques fils et
se change en une chrysalide mince d’un brun-
rouge. Son papillon se développe en Juin.
L'Herminie Grise se trouve dans plusieurs
endroits de la France , principalement dans les
bois montagneux.
26 HISTOIRE NATURELLE
RS SANS RUES ELLE ALES DAS LAVAL LILI VIII III I VIIVIESAUTS VI VI VIE SES LL
CMLXIIT. HERMINIE BARBUE.
HERMINIA BARBALIS. (PL. 1, fig. 5.)
Herminia BarBaLIs. Treits. Schmett. von europ. tom. var.
pag. 15. n° 7.
PyraLis BARBALIS. Linn. S. N. ed. 12: pag. 881. n° 329.
Hubn. Larv. lep. vr. pyral. 1. pseudogeom. B. 6. fig. 1. a-c.
Fuessl. Gotze Knoch. Muller. John. Curtis.
PyraLis PECTILALIS. Hubn. tab. 19. fig. 122. (mas.)
Paazæna BarBauis. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 219. 338. Scop.
Ent. carn. pag. 239. n° 605. Clerck. tab. 5. fig. 3.
Crameus BarBaTus. Fabr. Ent. syst. suppl. 464. 2.
LA RAQUETTE (P. BARBALIS). Devill. Entom, linn, tom. 11.
pag. 432. n° 778.
Hermine BARBUE. Latr. Dict. d’hist. nat., 2° éd,, vol. 14,
pag. 395.
Envergure , 12 à 13 lignes,
Le dessus des ailes supérieures est d’un gris
un peu jaunâtre , finement sablé de brun, avec
trois lignes transverses brunes, légérement mar-
quées, dont deux flexueuses et la troisième
presque droite. Cette dernière, qui avoisine l’ex-
trémité de l'aile, est ordinairement bordée de
jaune clair du côté extérieur. On voit en outre
DES LÉPIDOPTÈRES. N ‘27
un petit croissant brun au milieu de l'intervalle
qui sépare les deux autres lignes. Le dessus des
ailes inférieures est d'une nuance plus claire,
avec deux commencements de lignes qui corres-
pondent à celles des premières ailes. Enfin la
frange est précédée d’une ligne fine brune in-
terrompue par les nervures.
Le dessous des quatre ailes est de la même cou-
leur que le dessus des ailes inférieures, c’est- à-
dire d’un gris-jaunâtre clair, avec la répétition des
lignes du dessus, mais comme effacées , surtout
aux ailes supérieures.
La tête et le corps sont de la couleur des ailes,
ainsi que les antennes , les pattes et les palpes.
Les premières sont faiblement pectinées dans le
mâle et filiformes dans la femelle. Les secondes
n’offrent rien de particulier dans la femelle ,
mais les cuisses antérieures du mâle sont garnies
intérieurement d’une épaisse touffe de poils.
Quant aux palpes, ils sont plus longs que le cor-
selet, et moins courbes que dans les autres es-
pèces; leur second article est presque droit, tres-
velu du côté qui regarde la tête, et trois fois aussi
long que le dernier, qui est subuliforme.
La chenille est d’un brun-ferrugineux, avec
la tête d’un brun-sombre, les jointures des an-
neaux jaunâtres et une ligne dorsale noire. De
chaque côté de cette Higne, on voit des points
28. HISTOIRE NATURELLE
bruns, et en dessous des traits obliques pales.
Le corps est court et s’'amincit aux deux ex-
trémités , ce qui le fait paraître renflé dans le
milieu.
Cette chenille se trouve en septembre et oc-
tobre, sur le chéne et le bouleau. Elle hiverne et
ne se change en chrysalide qu’en mars ou avril
de l’année suivante. Cette chrysalide, contenue
dans un léger tissu, est allongée, brune, avec les
‘anneaux de l'abdomen plus elairs. Le papillon
en sort au bout de trois ou quatre semaines.
L'Herminie Barbue est très-commune dans
les parties ombragtes des bois, vers la mi-juin.
DES LÉPIDOPTÈRES. #29
EH SRER ARR RME UN VERRA LL SLR VALER VLRLES RS URL LE LR ARR EE EE LL ARR LES RUES RAS
CMLXIV. HERMINIE TATEUSE.
HERMINIA TENTACULALIS, (PI. r, fig. 3.)
HErRMINIA TENTACULALIS. Treits. Schmett. von europ. tom.
VII. pag. 11. n° 5,
PyRaALIS TENTACULALIS. flubn. tab. 1. fig. 6.(mas.) Wien.
Verz. Iilig. |
PYRALIS TENTACULARIS (1): Linn. S. N. ed. 12. pag. 881.
n° 330. Faun.suec. ed, 2.n° 1344. Lang, Velz. Gotze. Muller.
PHALÆNA TENTACULARIS. Fabr. Ent, syst. 111. 2. 220. 342.
CRAMBUS TENTACULARIS. Fabr. Ent. syst, suppl. 465. 6.
La TATEUSE (P. TENTACULARIS). Devil. Ent. linn, tome IL
pag. 432. n° 779.
PHALÈNE A TRÈS-LONGS BARBILLONS. Degeer. t. 1, pag. 29.
pl. 5. fig. 1-3. tom. 11, pag. 358.
Envergure, 13 lignes et demie.
Les quatre ailes sont en dessus d’un jaunâtre-
clair finement chargé d’atomes bruns. Les su-
périeures sont traversées par trois lignes brunes
légèrement marquées , savoir : une courbe près
(1) Linné ayant adopté la terminaison ais pour toutes les
espèces de son genre Pyrale, ce ne peut être que par inad-
vertance que celle-ci a été appelée par lui Tertacularis, au
lieu de Tentaculalis ; peut-être même est-ce une erreur d’im-
pression. Quoi qu’il en soit, cette erreur s’est propagée dans
tous les auteurs qui sont venus après lui et qui l'ont cité,
300 HISTOIRE NATURELLE
de la base, une flexueuse au milieu et une droite
près du bord terminal. On voit en outre un petit
croissant brun au milieu de l'intervalle qui sé-
pare les deux premières. Les ailes inférieures
sont traversées par deux lignes brunes seule-
ment, lesquelles s'aperçoivent à peine et sem-
blent être la continuation de celles qui leur
correspondent sur les premières ailes.
Ledessous des quatre ailesest d’un gris-jaunâtre
plus foncé et plus chargé d’atomes que le dessus,
sans apparence de lignes, avec un croissant brun
à peine visible au centre de chacune d’elles.
La tête et le corps sont d’un jaunàtre-clair ,
ainsi que les pattes et les antennes; celles-ci sont
pectinées dans le mâle.
Ce qui distingue principalement cette espèce
de la Barbalis, avec laquelle elle a beaucoup de
rapports, c’est la longueur de ses palpes qui équi-
vaut presque à celle de ses antennes. Ils sont d’un
gris-brun foncé, et tres-larges. Leur second ar-
ticle, qui est aussi long à lui seul que le corselet
et la tête, est tout-à-fait droit. Le troisième est
de forme elliptique et fait un coude avec le pré-
cédent.
On rencontre l'Herminie Täteuse dans les bois
éclaircis vers la mi-juin. Je ne l'ai jamais prise
aux environs de Paris. Ses premiers états ne sont
pas connus.
DES LÉPIDOPTÈRES. 31
CORTE SES RSS IR IR SLA DS LS RSR SR LR SES) ns asset es ARR RS NS A ÉN A SN R
CMLXV. HERMINIE PLUMEUSE.
HERMINIA TARSIPLUMALIS. (PI. 1, fig. 6.)
HERMINIA TARSIPLUMALIS, Zreits. Schmett. von europ. tom.
VIT, pag. 19, n° 9.
PyRALIS TARSIPLUMALIS. Hubn. tab. 19. fig. 125. (mas.)
HERMINIE VENTILABRE. Latr. Dict. d’hist. nat., 2° édit.,
vol. 14, pag. 39h, pl. E. 14. 4.
Envergure , 14 à 15 lignes.
Le dessus des quatre ailes est d’un gris-cendré
lavé de brun sur les bords. Les premières ailes
sont traversées par trois lignes, dont deux brunes
et une d’un gris clair et ombrée de brun du
côté interne; la première , celle qui avoisine la
base , est ondulée et légèrement arquée; la se-
conde est également ondulée, mais fortement
sinuée; la troisième, presque droite ou légère-
ment flexueuse , coupe l'extrémité de l'aile de
l’angle supérieur à l'angle anal. Ces trois lignes
se continuent sur les ailes inférieures, mais
d’une manière moins prononcée, et il arrive
même souvent que la troisième seule est bien
marquée. Un croissant brun bien écrit se voit
39 HISTOIRE NATURELLE
au centre des ailes supérieures seulement, Enfin
la frange, assez large, est précédée d’une ligne
noire, interrompue par les nervures.
Le dessous des quatre ailes ressemble au des-
sus, avec cette différence : 1° quele fond en est
plus clair; 2° que les lignes des ailes inférieures
sont mieux marquées que celles des ailes supé-
rieures, et 3° que le croissant brun du centre est
également bien écrit sur chaque aile.
La tête et le corps sont de la couleur des ailes,
ainsi que les palpes, les antennes et les pattes. Ces
trois dernières parties méritent chacune une des-
cription particulière. Les palpes, de la longueur
du corselet, sont courbés à partir de leur base et
relevés au-dessus de la tête. Leur second article,
ayant la forme d’un sabre courbe, est deux fois
aussi long que le troisième, qui est subuliforme.
Les antennes de la femelle sont filiformes ; celles
du mâle sont crénelées depuis leur base jusqu’au
tiers de leur longueur, où elles offrent une espèce
de nœud ou de renflement, à partir duquel elles
sont ciliées jusqu’à leur extrémité. Les quatre
pattes postérieures du même sexe ne présentent
rien d’extraordinaire : mais les antérieures ont le
tibia garni de deux faisceaux de poils, l’un externe
d’un brun-noir , et l’autre interne d’un jaune-
clair ; celui-ci se dilate et se referme à la volonté
de l’insecte. On remarque en outre que le pre-
DES LÉPIDOPTÈRES, 33
mier article du tarse de ces mêmes pattes est très-
long, en forme de massue, et qu'il est couvert
de poils noirs qui le rendent très-épais. Il est
probable que cette organisation particulière est
utile au mäle pour retenir sa femelle dans l’ac-
couplement. Quoi qu’il eu soit, on la retrouve
également dans deux autres espèces , la Crinalis
et la Z'arsicrinalis.
L’Herminie ?lumeuse se trouve dans les bois
montueux exposés au midi; elle paraît à la fin
de juin. Elle se cache au pied des buissons, qu’il
faut battre pour l'en faire sortir. Ses premiers
états ne sont pas connus.
ra
ro
Te
Nocrurwes, V,—11* Partie. d
34 HISTOIRE NATURELLE
RORS I RRRS NRSAU RS NUE NA RAS ES SLR ASS ANA NS SRE A ROUEN LAS RAR RS LALA NE Le
CMLX VI. HERMINIE CHEVELUE.
HERMINIA CRINALIS. (PI. 1, fig. 7.)
HERMINIA cRivarts. Treits, Schmett, von europ. tom. vit.
pag: 17. n° 6.
Pyrazis BArRBaLIS. Hubn, tab. 3. fig. 18. (mas.) Wien.
Verz. Illis,
) ee D IUNSRE «
Envergure, 14 à 15 lignes.
LE desssus des quatre ailes est d'un gris-fauve
nuancé de brun. Les premieres ailes sont traver-
sées par trois lignes, dont deux brunes à peine
marquées, et une Jaunâtre trés-apparente. La
première , qui avoisine la base, est ondulée et
légerement arquée; la seconde est également
ondulée, mais fortement sinute; la troisième, lé-
serement flexueuse, s'étend de Pangle supérieur
à l'angle anal, presque parallélement au bord ter-
minal. Cette dernière ligne se continue sur les
secondes ailes , dont Île centre est en outre tra-
versé par une raie brune à peine marquée. Celui
des premières ailes est occupé par une tachebrune
en forme de croissant. Enfin la frange, d’un gris-
DES LEP: DOPTÈRES. 45
cendré, est traversée dans tou'e sa Jongr:eur par
une Jigne brune et bordée des deux côtés par une
ligne jaunâtre trés-fine.
Le dessous des quatre ailes est d’une nuance
plus claire que le dessus, avec un point discoïdal
brun sur chaque. Chacune d’elles est en outre
traversée par deux lignes, dont une brune den-
telée et arquée, et une jaunâtre qui correspond
à celle du dessus.
La tête et le corps sont de la couleur des ailes,
ainsi que ls pattes, les antennes et les palpes.
Les pattes antérieures du mâle présentent abso-
lument la méme organisation que celles de l’es-
péce précédente, et c’est pourquoi nous nous
dispenserons de les déérire, Mais il n’en est pas
de même des antennes et des palpes. Les pre-
mieres sont bipectinées , avec un renflement
vers ie tiers de fcur longueur dans le mâle, et
filiformes dans la femelle. Quant aux palpes, ils
sont un peu plus longs que le corselet, beaucoup
plus larges et moins courbes que ceux de la Tur-
siplumalis; et leur dernier article est sécuri-
forme , au lieu d’être subuliforme, comme chez
cette dernière.
Un autre caractère qui distingue encore cette
espece de la précédente, à laquelle elle ressemble
d'ailleurs beaucoup par le dessin de ses ailes,
c'est que l'angle supérieur de ses premieres ailes
9:
30 HISTOIRE NATURELLE
est légerement falqué, ce qui la rapproche des
Hypènes.
La chenille, suivant le Catalogue de Vienne,
doit vivre sur le srefle des prés (trifolium pra-
tense); mais elle n’est décrite ni figurée dans au-
cun auteur. Quant au papillon, il vole en même
temps et dans les mêmes endroits que le précé-
dent; mais il est beaucoup plus rare.
DES LÉPIDOPTÈRES. 37
A UVIVLE AMAR LE LE RS LAN S LAN LEVRRSLAY LAN L AG ER AVIS ÉRLAUES SA LS IA NE LH RA LR RL IS
CMLXVII HERBMINIE DES CIMETIÈRES.
HERMINIA CALVARIALIS (1). (PI. 2, fig. 1.)
Pynaris cALVARIAIIS. Treits. Schinett, von europ. t, vir,
pag. 41. n0 3. Wien. Verz. Ilig. Hubn. tab. 4. fig. 23. (mas.)
Larv. lep. vi. pyral. 11. pseudobomb. B. a. fig. 1. a-c. Freyer,
Nocrua cazvaria. Wien. Verz. Illig. Fabr. Borkh.
La consore (P. proruyrazis), Devill, Ent, linn, tom. 11.
pag. 449. n° 825.
La GaranTiE (nocr. carvarta.) Devill, Ent, linn, tom. 1v.
pag. 489.
Envergure, 14 lignes,
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un brun-
foncé saupoudré de bleuâtre, avec trois lignes
ondulées et dentelées, blanches et bordées de
noir; la premiere près de la base et les deux au-
tres non loin du bord terminal. Celles-ci sont
paralléles entre elles, et l'intervalle qui les sé-
pare est fortement ombré de noir. On remarque
en outre, entre la première et la seconde ligne,
(1) De cabaria, lieu pablic où l’on enterre des morts, pro -
bablement parce qu’elle aura été trouvée pour la première fois
dans un endroit semblable,
38 HISTOIRE NAYURELLE
une grande tache d’un jaune-fauve ayant la
forme d’un croissant et un petit point de la
même couleur, avec une raie dentelée, noirâtre,
qui traverse le milieu de Paile, Enfin la frange
est d’un gris-jaunätre, ct précédée d’une ligne
de points noirs semi-lunaires.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un gris-
brun , avec deux lignes dentelées d’un blanc-
jaunâtre à peine marquées.
Le dessous des quatre ailes est également d'un
gris-brun , avec un petit croissant noirâtre au
centre de chacune d’elles. Elles sont en outre
traversées près du bord terminal par deux lignes
dentelées d’un blanc-jaunätre,qui correspondent
à celles du dessus.
La tête et le corps sont de Îa couleur des ailes,
ainsi que les antennes, les palpes et les pattes.
Les premières sont peciinées dans le mâle et
filiformes dans la femelle. Les palres ont la
même forme que dans les espèces précédentes,
Les pattes sont annelées de jaune et de brun.
La chenille, suivant M. Treitschke, dont la
description cadre avec la figure d'Hubner, est
d’un brun chocolat avec la tête noire, et une ran-
gée dorsale de points noirs, simples sur les deux
premiers anneaux et doubles sur les suivants. Le
dosest, en outre, garnide petites verrues. courbes
en forme de crochets.
Nocturnes. U POTCCXT
? Duméni Tai etDiezt - TT Eer i
1 Hernumie des Cinetières/Géarcadr/ fem. 2 Hypène Proboscidale/Zvéorcétali)mäle.
3 et 4 Id. Epaisse {Crassals) femlle et var. DetO Id + Rostrale/Zartrabs) fem. et var
DES LEPIDOPTÈRES. 39
Cette chenille, qui a seize pattes suivant
M. Treitschke, et quatorze seulement suivant
la figure d’Hubrer, vit sur le rumex acutus et
sur l’obtusifolius. On la trouve en mai et juin,
et son papillon parait en août et septembre. La
chrysalide est d’un brun-jaunâtre , plus sombre
sur le bord des étuis des ailes. Elle est contenue
dans une coque de terre ovoïde et rugueuse à
l'extérieur.
L’Hypène des Cimetières se trouve rarement et
toujours isolément sur les murs, les haies, les
clôtures, etc., suivant M. Treitschke. M. le capi-
taine de Villiers, qui nous a communiqué lindi-
vidu figuré, nous assure l'avoir pris volant en
plein midi et par un soleil ardent, dans une praï-
rie sylvatique des environs de Neuf-Brisach
40 HISTOIRE NATURELLE
PARLERA I SLI I EVES ILE PENSE LUS ELU I VS VAN SEANLE LEA SANLNATALRS D ANAA TAN
A. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins obtus,
couvrant en entier les inféricures dans l’état de repos , et
formant par leur réunion un triangle plus ou moïns allonge.
GENRE HYPÈNE.
2, GENUS HYPENA.
ee
PYRALIS. Zinn. Illig. ete,
PHALÆNA Er CRAMBUS. Fabr.
HERMINIA. Latr.
HYPENA. Schrank, Treits. John Curtis.
CARACTÈRES GENÉRIQUES.
Palpes inférieurs presque toujours plus longs que le corselet
et dirigés en avant, avec leur Prernicr article court et cy-
lindrique ; le second long, en forme de sabre droit, et fai-
sant un Coude avec le troisième, qui est sécuriforme. —
Trompe longue.— Antennes Jfiliformes dans les deux sexes
ou & peine ciliées chez le mâle. — Sommet des ailes supé-
rieures légèrement fa lqué.
Chenilles [à 14 pattes) effilées, garnies de petites verrues et
de poils courts et clair-semés. — Chrysalide allongée con-
tenue dans un tissu derni- transparent entre des feuilles ou
dans de la mousse,
Nousavons adopté ce genre établi par Schrauk,
aux dépens des Herininies de M. Latreiile, dont
les Æypènes se distinguent principalement par
DES LEPIDOPTÈRES, 41
leurs antennes, filiformes dans les deux sexes, et
par leurs palpes qui sont droits et dirigés en
avant au lieu d’être recourbés au-dessus de la
iète comme dans les premieres. Leur manière de
vivre dans l’état parfait est d’ailleurs différente :
les Herminies, comme on l’a déjà dit, ne se trou-
vent guère que dans les bois, tandis que les Hy-
pènes fréquentent de préférence les jardins, les
parcs et tous les endroits voisins des habitations
où elles aiment à s’abriter; quant à leurs che-
nilles, toutes ceiles que l’on connaît n’ont que
quatorze pattes.
Au reste, si l'on en excepte deux espèces qu'on
rencontre partout, la Proboscidalis et la Rostralis.
les Hypènes sont assez rares, et quelques-unes ne
se trouvent que dans les contrées méridionales.
Les neuf espèces que nous rapportons à ce
geure sont susceptibles d’être groupées ainsi qu'il
suit, savoir :
{ Proboscidalis.
| | Palpalis.*
! plus longs que le corselet, , .. Rostralis.*
Obesalis.*
Palpes | Angulalis.®
inférieurs
t Crassatis,
Antiquali:.*
Obsitalis.
| Lividalis.
sont ceux des espèces que nous
\ Moins longs que le corselet
Nota, Les noms maiques d'une *
n'avons pu nous p'ocurer, ou que nons possédons en trop mauvais
état pour étre dessinées: nous les dennerons plus tard.
42 HISTOIRE NATURELLE
PÉIVAIESAUSE LE VERS ALIAS I RS AIRIS NTBS VIS SASANLS LEA LA LA SALES LT AAA NA LEA
CMEXVIIL HYPÈNE PROBOSCIDALE.
HYPENA PROBOSCIDALIS. (PL. 2, fig. 2)
Hypr£Na PROBosCIDALIS, Schrank, Faun, boic, 11. B. 2. abth,
S. 58. n. 1702. Treits, Schmett, von europ, t. vi. pag. 22
HÈATE
Pyraris PROBOsCIDALIS. Linn. Wien. Verz. Illig. Fuessl.
Lang. Verz. Gotze. Muller. Brahm. Hubn. tab. 0. fig. 7.
{mas.) Larv, lep. v1 pyr. 1. pseudogeom, C. à. fig. 2. c.
PHALÆNA PROBOSCIDALIS, Fabr. Ent, syst.111. 2, 221, 345.
Clerck. tab. v. fig. 4. Scop. Ent. carn. p. 229. n° 606.
PHALÆNA ENSALIS. Fab. Ent, syst. 111. 2. 221. 344.
CRAMBUS PROBOSCIDEUS et ENSATUS. Fabr. Ent, syst. suppl.
465. 7. et 8.
Le museau (Pyr. PROBOSCIDALIS). Devill. Ent, linn. tom, 11,
pag. 433. n° 780.
HERMINIE PROBOSCIDALE. Latr, Dict, d’hist. nat, 2° édit,
vol, 14, p. 396.
Kleemann. Beitr. tab, xxx1. fig. 1-10, S. 269.
Envergure, 15 à 16 lignes.
Les ailes supérieures sont au-dessus d’un gris-
roussâtre chargé d’atomes bruns, et traversées
par deux lignes d'un brun ferrugineux presque
parallèle, l’un pres de la base, courbe et souvent
DES LFPIDOPTÈRES. 43
à peine indiqué, l’autre au milieu , flexueuse et
toujours bien marquée. Entre cette dernière ligne
et le bord terminal, on en remarque une troi-
sième d'un brun-noirâtre, sinueuse et dentelée,
mais peu arrêtée : elle est souvent accompagnée
d’une série de petits points, moitié blancs et
moitié noirs, qui ne sont bien apparents que
sur les individus fraichement éclos. Le dessus
des ailes inférieures est entièrement d’un gris-
cendré.
Le dessous des quatre ailes est d’un gris un
peu jaunâtre, chargé d’atomes bruns sur les
bords, principalement aux ailes inférieures avec
une raie et un point discoïdal noirâtre, mais à
peine marqué, sur ses memes ailes.
La tête et le corps:sont de la couleur des
ailes, ainsi que Îes antennes, les pattes et les
palpes. Les premières sont filiformes dans les
deux sexes(1), le secondes n’offrent rien de par-
ticulier. Quant aux palpes, leur conformation
mérite une description détaillée : ils sont plus
longs que le corselet, très-comprimés, droits et
dirigés en avant en forme de museau allongé ou
(1) M. Latreille s’est mépris en disant que le mâle de cette
espèce a une sorte de nodosité allongée au milieu de ses an-
tennes : cette nodosite n'appartient qu'aux Herminies Tarsi-
plumalis et Criualrs.
44 HISTOIRE NATURELLE
de trompe, d’où vient le nom de Proboscidualis
donné à cette espece. Leur premier article est
court et cylindrique ; le second est très-long et en
forme de lame de sabre presque droite; le troi-
sieme , dont la longueur équivaut à peine au
sixième de celle du précédent, est sécuriforme et
fait un coude avec lui. Ces deux organes, dans
l'insecte vivant, sont parfaitement réunis, à
l'exception des deux derniers articles, qui sont
divergents; mais ils s’écartent dans toute leur
longueur, lorsqu'il est mort.
La chenille a quatorze pattes et trois quarts
de pouce de longueur. Elle est assez efilée, et
d'un vert d'herbe plus foncé en-dessus qu’en
dessous, avec les incisions des anneaux jaunes et
profondes, une raie dorsale obscure , et de pe-
tites verrues d’un vert-päle,surmontées chacune
d’un poil brun assez épais. La tête et les pattes
écailleuses sont brunes, etles pattes abdominales
blanches.
Cette chenille vit sur l’ortie briülante (urticu
urens). On la trouve pour la premiere fois au
commencement de mai; et pour la seconde fois
en juillet. Le papillon provenant de la p ‘emere
genération parait à la fin de mai; et celui de la
seconde en août. La chrysalide est un peu allon-
cée, d'un rouge-brun sombre, avec les étuis des
ailes fort longs, les stigmates tres-apparents
DES LÉPIDOPTERES. 49
et quelques petites barbes à son extrémité anale.
Elle est contenue dans un tissu blanchâtre, en-
veloppée de quelques feuilles retenues par des
fils.
L'Hypene Proboscidale se trouve con:muné-
ment dans les orties qui croissent le Ing des
murs et dans les fossés qui bordent Îles pares et
les jardiss.
40 HISTOIRE NATURELLE
SENS ANR LR NA U URSS EUR ARR RNA RNA RENAN RS SRE AS ARS D HR UE
CMLXIX. HYPÈNE ROSTRALIE.
HYPENA ROSTRALIS. (PI. 2, fig. 5 et 6.)
—
HyxpEeNa rosrraris, Schrank. Faun. boic. 11, B, 2. abth. S.
58. n° 1703. Treits. Schmett, von europ. tam. vil. p. 29.
n° 6.
PyRaLis ROSTRALIS, Linn. Illis, Wien. Vert, Fuessl. Lang.
Verz. Gotzc. Hubn. tab, 2. fig. 10 (fœm.)
PyRr. RADIATALIS. Hubn, tab, 20. fig, 134. Larv. lep. vi.
pyr. 1. pseudogeom. C, a, fig. 1. a. b.
Pyr. rinEars. Wien. Verz. Illig.
PHALÆNA ROSTRALIS, Fabr. Ent. syst, 111, 2, 222. 547.
Brahim. Schwarz. «
Crameus RosrRATUS. Fabr. Ent. sys, suppl. 466. 11.
LE vouprer (pyr. RosrRALIS), Devill, Ent, linn, t. 11. pag.
434, n°t78xe
Le TOUPET À POINTES, Geoff. tom. 11. pag. 168. n° 116.
Hermine museLLiÈRE. Latr. Die, d’hist. nat, 2e éd, vol, 14.
pag. 306.
CRAMBE ROSTRÉE (c. ROSTRATUS), }’alkenaër. Faune par,
tom: 11. p. 312. n° 3.
Roësel, Ins. 1. clas. 1v. tab. 6. fig. 1-5.
Envergure 11 à 32 lignes,
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un gris
brun marbré de fauve, avec la moitié de leur
surface, à partir de leur base, d’une teinte plus
DES LÉPIDOPTÈRES. 43
foncée. Ces deux nuances sont séparées par une
ligne noire transverse légèrement flexueuse , et
bordée de blanchâtre extérieurement. En dedans
dé cette ligne on remarque un petit trait noir
horizontal, avec deux points également noirs à
chacun de ses bouts. Les deux points extérieurs
sont très-rapprochés et presque contigus à la
ligne dont nous venons de parier; les deux autres
sont plus écartés et placés au milieu de l'aile. Ces
points forment relief, et le plus saillant des quatre
estentouré de blanchatre. On remarque en outre
sur la partie claire des ailes quelques légères
ondulations fauves et une tache oblique d’un
brun-noirâtre à leur somimet. Enfin la frange,
légèrement dentelée, est fanve , entrecoupée de
noirâtre et précédée d’une ligne noire interrom-
pue par les nervures.
Le dessus des ailes inférieures est entièrement
d’un gris-noiratre uni.
Le dessous des quatre ailes est d’un gris un
peu jaunâtre et chargé d’atomes bruns, avec
une ligne arquée et un point discoïdal noirâtre
sur chaque.
La tête, le corps et les autres parties qui en dé-
pendent sont de la couleur des ailes. Les antennes,
sont filiformes dans les deux sexes. Les pattes
n’offrent rien d’extraordinaire; mais les palpes
méritent une description particulière. Ils sont
AS HISTOIRE NATURFLLE
plus longs que le corselet; très-droits et Gi:igés
en avant; leur second article est large, épais et
velu dans toute sa longueur, et le troisième beau-
coup plus petit et plus mince, est sécuriforme
avec son extrémité nue.
Cette espèce a beaucoup de ressemblance avec
l’'Hypène Obsitalis, et offre comme elle plusieurs
variétés dans lesquelles le dessin des ailes supé-
rieures est plus ou moins effacé, ce qui peut
donner lieu de les confondre : mais un caractère
invariable qui les distingue, c’est un ou deux
points blancs qu'on voit toujours à l'angle supé-
rieur des premières ailes de PObsitalis en-des-
sous, ce qui n'existe pas chez la Rostralis. D'ail-
leuis la conpe de leurs ailes est bien différente
et les palpes de celles-ci sont beaucoup plus
longs. La chenille à quatorze pattes; elle est
verte, avec une ligne dorsale brune très-fine,
deux lignes latérales blanches au-dessus des
stigemates, et plus bas une ligne transparente à
travers la peau, qui disparaît au milieu de cha-
que anneau. La tête et le corps sont garnis de
petites verrues noires.
Cette chenille, dont les mouvements sont vifs,
est assez élancée et s’amincit en arrière. Elle vit
principalementsur le houblon commun (kumulus
lupulus}et sur lortie brülante (urtica urens). On
la trouve parvenue à toute sa taille, à deux
DES LÉPIDOPTÈRES. 49
époques , en juin et en septembre. Le papillon
de la première génération se développe au com-
mencement de juillet, et celui de la seconde dans
le courant de l’automne. La chrysalide est d’un
brun sombre et. de forme allongée. Elle est con-
tenue dans un tissu gris transparent enveloppé
de feuilles retenues par des fils.
L'Hypène Æostrule se rencontre moins fré-
quemment en été qu'en automne ; dans cette der-
nière saison, il n’est pas rare d'en trouver d’en-
gourdies sur les murs, dans les serres et les
habitations qui donnent sur des jardins.
4 “e
PS
NOCTURNES, V.—TIe Partie.
5o HISTOIRE NATURELLE
Un ASS LAVAL LEURS SV IVALE VILLERS SE SVLYSILALILALILALRLALOUR TS LAS LES SR
CMLXX. HYPÈNE ÉPAISSE.
HYPENA CRASSALIS. (PI. 2, fig. 3 et 4.)
HypEna crassaris. Treits. Schmett. von europ. tom. vi:
pag. 24. n° 2. Curtis. vol, vr, tab. 288.
PuaLæna crassazis, Fabr. Ent. syst. 111. 2. 222. 340.
CramBus cRAssALIS. Fabr, Ent. syst. suppl. 466. 13.
PyRALIS AGHATALIS. Aubn. tab. 2. fig. 12. (fœm.) tab. 27.
fig. 172. (foœm.)
Envergure , 12 à 14 lignes.
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un brun-
noir velouté, avec leur extrémité et le bord in-
terne d’un gris-cendré. Cette dernière couleur
est séparée de la précédente par une ligne blan--
che sinueuse, bordée de roux; de sorte qu’elle
forme comme une bande terminale, sur laquelle
on aperçoit une série transverse de points noirs
sagittés , bordés de blanc. Indépendamment de
cela, on voit une tache oblique d’un brun-noir
au sommet de l'aile. Enfin la frange est brune
et légèrement dentelée.
Le dessus des ailes inférieures est entièrement
d'un gris-cendré, ainsi que le dessous des quatre
ailes, dont le centre est occupé par un petit point
noirätre à peine visible.
DES LÉPIDOPTÈRES. bi
La tête, le corps et les autres parties qui en
dépendent sont de la couleur des ailes. L'abdo-
men est crêté sur les trois premiers anneaux.
Les antennes sont filiformes dans les deux sexes.
Les pattes n’offrent rien d’extraordinaire, Quant
aux palpes, ils sont à peine une fois plus longs
que la tête, dont le chaperon , il est vrai, est
trés-avancé ; leur second article est droit, large
et très-velu à sa base , et quatre fois plus long
que le troisième, qui est sécuriforme et blanc à
son extrémité.
M. Amédée Cauchy a trouvé en Suisse une
belle variété dé cette espèce qu’il a bien voulu
nous communiquer. Elle est tellement tranchée
qu’on serait tenté d’en faire une espèce distincte;
cependant en l’examinant attentivement, on voit
qu'elle ne diffère des individus ordinaires que
parce que la bande terminale de ses ailes supé-
rieures est presque aussi foncée que le reste de
leur surface, et parce que la ligne blanche qui
la sépare du fond n’est pas bordée de roux et
se termine au bord interne au lieu de se pro-
longer jusqu’à la base. Au reste on en jugera
par la figure que nous en donnons, en la com-
parant avec celle de l'espèce ordinaire (1).
(1) La figure donnée par Hubner, pl, 27, n° 172, res-
semble beaucoup à cette variété , et il la rapporte comme nous
à la Crassalis, qu’il nomme Achatalis.
4.
59 HISTOIRE NATURELLE
La chenille ressemble beaucoup à celle de la
Proboseidalis ; cependant ses incisions ne sont
pas aussi profondes. Elle est d’un vert vif, avec
trois raies longitudinales d’un vert plus sombre,
des stigmates noirs et quelques points pâles sur
les anneaux. Sa peau paraît comme veloutée.
M. Treitschke, à qui nous avons emprunté
cette description, ajoute qu’on la trouve de
juillet en septembre sur l’erica vulgaris et l’ur-
aca urens. Elle se métamorphose avant l'hiver, et
son papillon se développe en mai et juin.
L’Hypène Épaisse habite de préférence les
contrées montagneuses. Je l'ai prise une fois
dans le département de la Lozère. Elle est com-
mune aux environs de Cherbourg, suivant M. le
capitaine de Villiers.
&
DES LÉPIDOPTÈRES. 3
PE EEE EE EE EE EE EL ETS LS RL SES LS LS 1225228 L EL EDR ELSRS RER
CMLXXI HYPÈNE ANCIENNE.
HYPENA OBSITALIS. (PI. 3, fig. 1 et 2.)
Hypena oBsirazis. Z'reits. Schmett. von europ. tom. vir.
pag. 32. n° 7.
Pyrauis ogsiraLis. Hubn, tab. 25. fig. 164. (mas.) fig. 165.
(fœm.) tab, 28. fig. 179. (mas.)
Envergure, 13 à 14 lignes.
Les ailes supérieures sont en-dessus d'un gris-
fauve marbré de brun et chargé d’atomes de
cette dernière couleur, avec la moitié de leur
surface, à partir de leur base, d’une teinte plus
foncée. Une ligne transverse à la fois sinueuse
et légérement anguleuse, d’un brun noir et bor-
dée de blanc extérieurement, sépare la partie
claire de l'aile de sa partie foncée. Au milieu de
cette dernière on aperçoit à peine trois points
noirs saillants placés triangulairement. Sur la
partie claire on voit trois taches dont les
bords ne sont pas arrêtés, savoir : une blanche
contigué à la partie foncée, une fauve chargée
de deux petits traits noirs à l’angle supérieur ,
el une jaune chargée d’atomes bruns, à l’angle
anal. Enfin la frange est jaunâtre , entrecoupée
94 HISTOIRE NATURELLE
de brun et précédée d’une ligne noire inter-
rompue par les nervures.
Le dessous des ailes inférieures est entière-
ment d’un gris-cendré uni, avec la frange jau-
nâtre.
Le dessous des quatre ailes est d’un gris-fauve
chargé d’atomes bruns, avec deux points blancs
au sommet des supérieures.
La tête et le corps sont de la couleur des ailes,
ainsi que les autres parties qui en dépendent.
Les antennes sont filiformes dans les deux sexes.
Les pattes n'offrent rien d’extraordinaire ; et
quant aux palpes , ils ressemblent à ceux de la
Rostralis , mais ils sont moins longs.
Cette espèce est un véritable Protée pour le
grand nombre de variétés qu’elle présente; nous
en possédons cinq individus, et aucun ne res-
semble à l’autre : cependant tous ont pour ca-
ractères communs un ou deux points blancs à
l’angle supérieur des premières ailes en-dessous.
L’Hypène Ancienne vole en juillet dans les
endroits ombragés et humides, et aime à s’abriter
sous les ponts. Elle est rare aux environs de
Paris. Ses premiers états ne sont pas connus.
DÉS LÉPIDOPTÈRES. 55
\
LELSLS LOL LOL LS RS LSLS LS LS LS LS LS LE LS LS LS LORS LS LS LS LS LS LS SSL LL EL ETS L ER)
CMLXXII HYPÈNE LIVIDE.
HYPENA LIVIDALIS. (PI. 3, fig. 3.)
HypPENa LivipaLis. Treits, Schmett. von europ. tom. vu.
pag. 33. n° 8.
PyraLis LiviDALIS. Hubnr. tab. 2. fig. 11, (mas.) tab. 29.
fig. 186. (fœm.)
Envergure, 9 lignes et demie.
Les ailes supérieures sont traversées en-dessus
et dans leur milieu par une ligne oblique blan-
che. Depuis cette ligne jusqu’au corselet elles
sont d’un gris-jaunâtre, avec un reflet vert; et
du côté opposé, elles sont d’un gris-cendré, avec
une éclaircie blanchätre qui descend de l'angle
supérieur.
Le dessus des ailes inférieures est entièrement
d’un gris-roussâtre, comme le dessous des quatre
ailes.
La tête et le corps sont de la couleur des ailes,
ainsi que les antennes, les pattes et les palpes.
Les antennes sont filiformes dans les deux sexes.
Les pattes n’offrent rien d’extraordinaire. Les
palpes sont un peu moins longs que le corselet
56 HISTOIRE NATURELLE
et ont la même forme que ceux des espèces pré-
cédentes.
Cette espèce, dont les premiers états ne sont
pas connus , n'habite que les contrées méridio-
nales de l’Europe. M. Alexandre Lefebvre la
rapportée de Sicile, et l'individu figuré a été
trouvé par M. le capitaine de Villiers dans les
environs de Montpellier, M. Poey a rapporté de
Cuba une espèce qui paraît parfaitement iden-
tique avec celle-ci.
Pyralites.
Nocturnes. UV
_ TL. COX
P Dumenil Pérrit et direxit
1et 2 Hyvpène Ancienne sidi) femelle et var. 3 I. Livide /Zardatis fem.
4 Madope du Saule adcabs/male . 5 Aglosse Cuvree Cpreaks) le.
Éd der Grasse Penguinalis) fem.
- Ç L + pe
DES LÉPIDOPTÈRES. 57
ECC ELLTELLILS I LIL LS LS SOLIDES LS LCL LC LS LOL LS LORD R SRE LL LL 2 LE PT
A. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins obtus,
couvrant en entier les inférieures dans l’état de repos , et
formant par leur réunion un triangle plus ou moins allongé.
GENRE MADOPE.
3. GENUS MADOPA.
PYRALIS, Linn. Illig. etc.
PHALÆNA. Fabr.
HERMINIA. ZLatr.
HYPENA. Schrank. Treits.
MADOPA. Stephens, John Curtis.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.
Palpes inférieurs courbes débordant trés-peu la téte, avec le
second article sécuriforme et le troisième cylindrique. —
Chaperon aigu et avancé. — Trompe longue. — Antennes.
du mâle légèrement ciliées.
Chenilles (à quatorze pattes ) lisses, très-effilées et s'amin-
cissant encore à leurs deux extrémités. — Chrysalide
également trés-effilée, contenue dans une coque oblongue
composée de soie et de rognures de bois.
Ce genre établi par M. Stephens (1) et que
(1) Stephens ( James Francis), auteur d’un ouvrage anglais
intitulé : Z{ustrations of British Entomology, n° 1-8. London,
1827, in-8°.
58 HISTOIRE NATURELLE
nous avons adopté, ne se compose jusqu'à pré-
sent que d’une seule espèce (Salicalis) que nous
avons retranchée du genre Hypena, dont elle
s'éloigne principalement par la courbure de ses
palpes.
Trompé par son facies, nous avions compris
par erreur cette espèce dans notre tribu des
Phalénites (1); nous la rétablissons ici à sa véri-
table place.
oo 4
(1) Tome virr, 1° partie, page 153.
DES LÉPIDOPTÈRES. 59
ARRARITILIAS AIRES SU RULES AS AS NT LS LS LIL LAS VISA VAS RS VRAIS SIN AS AVR SE D BA RS
CMLXXIHI. MADOPE DU SAULE.
MADOPA SALICALIS. (PI. 3, fig. 4.)
HyPENA sALICALIS. Zreits, Schmett. von europ. tom. vir.
pag. 34. n° 9.
PyraLis sazicaLis. Wien, Verz. Illig. Lang, Verz.Gotze.
Hubn. tab, 1. fig. 3. (fœm.)
Paaræna sazicazis. Fabr. Ent. syst. nr. 2. 227. 369.
PHaLÆNa OBLIQUATA. Fabr. Ent. syst. 111, 2. 185. 203.
PyraLe DU SAULE (PpyR. SALICALIS). Devil. Ent. linn. t. 11.
pag. 441. n° 798.
Envergure, 1 pouce.
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un gris-
plombé luisant, et traversées obliquement par
trois lignes d’un brun-ferrugineux et bordées de
jaune, l’une extérieurement (c’est la première
en venant de la base), et les deux autres in-
térieurement, Les deux premières lignes sont
droites ; la troisième qui aboutit à l’angle su-
périeur est courbe.
Les ailes inférieures sont en-dessus d’un gris-
roussâtre, avec un commencement deligne brune
qui part de l’angle anal.
Le dessous des quatres ailes est d’un gris-pâle
luisant,
60 HISTOIRE NATURELLE
La tête et le corps sont de la couleur des
ailes supérieures , ainsi que les autres parties
qui en dépendent , et le bout de l'abdomen est
jaune.
La chenille vit sur différentes espèces de
saules. Elle n’a que quatorze pattes. Elle est très-
effilée et s’amincit encore aux deux extrémités.
Elle est d’un vert tendre, avec les pattes et la
tête d'un vert encore plus pâle; celle-ci est pe-
tite et hémisphérique.
Cette chenille subit sa métamorphose au com-
mencement de juin, et ne donne son papillon
qu'au printemps suivant. La chrysalide est très-
effilée et d’un noir luisant ; elle est contenue dans
une coque oblongue, composée de soie et de
rognures de bois.
L'espèce dont il s’agit se trouve, mais rare-
ment, dans les endroits plantés de saules. L’indi-
vidu figuré a été trouvé dans les environs de
Montpellier, par M. Rambur.
DES LÉPIDOPTÈRES. Gt
SSSR RSR AUS RE LR LA LILALRRRLAL VAR RVOLALAUER LL RL ÉLUS LA LI LALELALALELE RSS
A. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins obtus,
couvrant en entier les inférieures dans l’état de repos, et
formant par leur réunion un triangle plus ou moins allongé.
GENRE AGLOSSE.
4. GENUS AGLOSSA.
PYRALIS. Linn. Illig. Schrank. Treits. etc.
PHALÆNA Et CRAMBUS. Fabr.
AGLOSSA. Latr. John Curtis.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.
Palpes inférieurs ur peu plus longs que la téte; leur second
article presque aussi large que long en forme de losange;
le troisième subuliforme. — Trompe nulle ou seulement
rudimentaire. — Antennes ciliées chez le mâle. — Ovi-
ducte de la femelle térébriforme.
Chenilles (à seize pattes) à peau luisante et ayant une appa-
rence crustacée. Chrysalide contenue dans un tissu de
soie blanche et recouvert de débris des substances environ-
nantes.
CE genre établi par M. Latreille ne renferme
jusqu’à présent que deux espèces (Pinguinalis et
Cuprealis), dont les chenilles par leur peau glabre
62 HISTOIRE NATURELLE
et luisante, qui a une apparence crustacée, res-
semblent à des larves de Coléoptères carnassiers.
Aussi se nourrissent - elles comme celles-ci de
substances animales , au lieu de vivre de végé-
taux comme les autres chenilles. Degeer a donné
une histoire détaillée de la premiere, qu’il a con-
fondue mal-à-propos avec la seconde, décrite par
Réaumur, ainsi qu'on le verra à leur article res-
pectif.
D’après leur manière de vivre, les A4glosses
ne se trouvent guère que dans l’intérieur des
cuisines et offices tenus malproprement
DES LÉPIDOPTÈRES. 63
SRALISISES LE LLELVIEVLLILI ES L YA EL SS LERR AS LVL SAS ENU RTS ELLES LD LL LS L 52
CMLXXIV. AGLOSSE DE LA GRAISSE.
AGLOSSA PINGUINALIS. (PI. 3, fig. 6.)
PyRaLIs PINGUINALIS. Zreits. Schmett, von europ. tom. vur.
pag. 30. n° 2. Linn. Wien. Verz. Illig. Fuessl. Schrank. Lang,
Verz. Gotze. Muller. Brahm. Hubn. tab. 4. fig. 24. (mas.)
PHaLÆNA PINGUINALIS, Fabr, Ent. syst. 1. 2. 230. 377.
Crameus pINGuIs. Fabr. Ent, syst. suppl. 468. 27.
PHALÈNE DE LA GRAISSE. Degeer. tom. 11. Mém. 1v. pag.
371. pl. 6. fig. 9-12.
PHALÈNE DES OFFICES. Rolander. Collect. académ. part.
étrang. tom. II. pag. 75.
PYRALE DE LA GRAISSE (PYR. PINGUINALIS). Devill, 1om, 11,
pag. 436. n° 785.
AGLOSSE DE LA GRAISSE (AGL. PINGUINALIS). Latr. Dict.
d’hist. natur. tom. 1. pag. 209. pl. À. 9. 4. John Curtis.
CRAMBE &ras (c. PINGUIS). /alckenaër. Faun. par, tom. 11.
pag. 312. n° 5.
Envergure , 12 à 16 lignes.
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un gris
enfumé luisant, finement chargé d’atomes noi-
râtres,avec deux raies transverses de zigzags d’un
gris plus clair, bordés de noir des deux côtés,
l’une près de la base et l’autre près du bord ter-
minal , et un point discoïdal noir entre les deux.
04 HISTOIRE NATURELLE
Ces raies sont rarement bien distinctes et ne
consistent souvent qu’en taches et points isolés.
Les ailes inférieures en-dessus et le dessous
des quatre ailes sont également d’un gris enfumé
luisant, mais sans aucun atome noirâtre.
La tête et le corselet sont chargés d’atomes
noirâtres comme les ailes supérieures, et l’ab-
domen est d’un gris uni comme les ailes infé-
rieures. Les antennes et les pattes sont grises et
les palpes noiratres, du moins extérieurement.
Cette espèce varie beaucoup pour la taille :
l'individu figuré, qui est une femelle, est un des
plus grands.
Je n'ai jamais rencontré sa chenille qu’une
seule fois contre un mur, où elle cherchait pro-
bablement un abri pour se chrysalider; car,
l'ayant mise dans ma boite de chasse , je la trou-
vai, à mon retour, envelopnée d’un tissu de soie
blanche, recouvert de débris de mousses et de
plantes que renfermait cette boîte et qu’elle avait
entrelacés de quelques fils. Ainsi elle ne me laissa
pas le temps de Pobserver pour la décrire. Voici
au reste, ce qu’en dit Degeer.
«La chenille est de grandeur médiocre, longue
« d'un pouce ou un peu davantage; elle a seize
«pattes peu longues. La peau est toute rase ; ce
«n’est qu’à l’aide de la loupe qu’on peut y remar-
«quer quelque peu de poils très-fins; elle est
DES LÉPIDOPTÈRES. 65
« luisante, de sorte qu'au premier coup d'œil on
« la croit écailleuse ou crustacée , quoique au vrai
«elle soit membraneuse comme celle de toutes
« les chenilles ; mais la peau qui couvre le dessus
«du premier anneau est cependant dure et comme
«écailleuse. La couleur de toute la chenille est
« d’un brun-noirâtre ; mais chaque anneau, ex-
« cepté le premier, est divisé en dessus et trans-
«versalement comme en deux portions par une
«incision qui la traverse , et la première de ces
«deux portions, ou l’antérieure , est d’un brun
«plus clair ou d’un brun de café; l’autre portion,
«au contraire, est d’un brun-noirâtre. La tête, la
« plaque écailleuse du premier anneau et le der-
«riere sont d’un brun un peu roussâtre, et c’est
«aussi la couleur des pattes écailleuses. Les an-
«<neaux du corps ont chacun en dessous une
« bande transversale du même brun - roussätre.
«Sur le second et ie troisième anneau, comme
«aussi le long des côtés du corps, on voit dans
« la peau des plis et des rides. »
Cette chenille se nourrit principalement de
beurre, de lard et autres substances animales
grasses; aussi la rencontre-t-on le plus souvent
dans les cuisines et les offices tenus malpropre-
ment. Rolander, autre naturaliste suédois qui
la aussi observée, a remarqué que chacun de
ses anneaux es! divisé en deux parties, qui peu-
NOCTURNES, V.— Ile Partre. 5
66 HISTOIRE NATURELLE
vent se séparer l’une de l’autre et se retirer jus-
qu’à une certaine hauteur; que le dessous de ces
mêmes anneaux a deux plis très-profonds, sus-
ceptibles de se resserrer et de se rapprocher jus-
qu'à un certain point; de sorte que lorsqu'on
enduit cette chenille de lard ou de beurre, ce
qui en ferait périr une autre, elle ne parait pas
en souffrir, ses stigmates se trouvant à couvert
par la contraction de la peau.
Cette chenille n’a pas d'époque fixe pour sa
transformation, et il en est de même par consé-
quent de l'apparition de son papillon , qui ne
reste, au surplus, que trois semaines en chrysa-
lide, ainsi que j'en ai eu la preuve par celui qui
m'est éclos de la chenille que j'ai trouvée : elle
a fait sa coque le 23 avril , et l’insecte parfait en
est sorti le 15 mai.
Pour compléter l’histoire de cette Aglosse, il
nous reste à dire, d’après Linné, que sa chenille
pénètre quelquefois dansles intestins de l’homme.
Parmi les vers, dit-il, il n’y en a pas de plus mau-
vais; on l’expulse avec le lichen curvatilis.
Nota. Degeer a confondu mal-à-propos cette espèce avec
celle que Réaumur appelle fausse Teigne des cuirs, et dont
il est question à l’article suivant sous le nom de Cuprealis.
DES LÉPIDOPTÈRES. 67
RSR: 22 52 LE L SLR LS LS LOL LES RS LS LOL LODEL LE TE Te
CMLXXV. AGLOSSE CUIVRÉE.
AGLOSSA CUPREALIS. (PI. 3, fig. 5.)
Pyrazis cupREALIS. 7reits, Schmett. von europ. tom. vu.
pag. 38. m1.
Pyr. CAPREALIS. Hubn. tab. 23. fig. 153. (fœm.)
Réaumur, tom, 111. mém. 8. pag. 270. pl. 20. fig. 5-rr.
Envergure, 8 à 12 lignes.
CETTE espèce varie beaucoup pour la taille,
comme la précédente. Les ailes supérieures sont
en dessus d’un brun-ferrugineux luisant,avec deux
raies transverses de zigzags d'un rouge-cuivreux
pâle, l’une près de la base et l’autre près du bord
terminal. Dans l'intervalle qui les sépare on voit
une éclaircie de la même couleur, dont le centre
est occupé par un point brun. Enfin, la côte est
marquée de cinq points d’un rouge-cuivreux
pâle, dont deux forment l’extrémité des deux
raies dont nous avons parlé plus haut.
Le dessus des ailes inférieures et le dessous
des quatre ailes sont entièrement d’un rougeàtre-
pâle luisant.
La tête et le corselet sont de la couleur des
ailes supérieures , ainsi que les antennes, les
5.
68 HISTOIRE NATURELLE
palpes et les pattes; et l'abdomen participe de
celle des ailes inférieures.
Il nous paraît évident que l'espèce dont parle
Réaumur (tome Ill, Mém. VII, page 270,
planche 20, fig. 5-11), sous le nom de fausse
Teigne des cuirs, est la même que celle dont il
est ici question, et non la Pinguinalis, comuie
l'ont cru Degeer, Devillers et depuis M. Latreille.
Il suffit pour s’en convaincre de lire la descrip-
tion qu’il donne de l'insecte parfait. Nous croyons
donc devoir rapporter ci-après ce qu'il dit de sa
chenille, qu'il décrit ainsi : «Elle est de médiocre
«grandeur; elle a seize jambes. Elle est entière-
«ment d’un ardoisé foncé, et quelquefois d’un
«beau noir. Sa peau à toujours un luisant qui
«la ferait croire, au premier coup d'œil, écail-
«leuse ou crustacée; elle à par-ci par-là quel-
«ques poils blancs. »
Ce qui a donné lieu à Réaumur d'appeler cette
chenille fausse Teigne des cuirs, c'est que les
premiers individus qu'il en trouva s'étaient éta-
blis sur quelques livres qu’il avait oubliés à la
campagne; ils en avaient rongé la couverture et
s'étaient construit, comme les /ausses Teignes
de la cire, un long tuyau attaché à cette cou-
verture et composé presque en totalité de leurs
excréments. Mais il trouva depuis des chenilles
de la même espèce logées également dans des
DES LÉPIDOPTÈRES. 69
tuyaux semblables, sous l'écorce de vieux ormes
où elles n'avaient pour se nourrir que des débris
d'insectes morts. Ainsi il paraît qu’elles vivent
aux dépens de toutes les substances animales
desséchées, tandis que celle de la Pinguinalis ne
vit que de graisse, de lard, de beurre et autres
substances grasses. Lorsqu’elles se préparent à se
transformer, elles se font des coques de soie blan-
che, assez semblables pour la forme à celles des
fausses Teisnes de la ctre, et recouvertes comme
elles de grains d’excréments noirs. L’époque de
cette métamorphose n’est pas fixe, et il en est
de même de lapparition de l’insecte parfait, qui
a lieu depuis la fin de juin jusqu’en septembre.
On trouve assez fréquemment l’Aglosse Bron-
zée dans les maisons, appliquée contre le mur
et dans unué immobilité parfaite ; on la rencontre
aussi sur le tronc des ormes, mais plus rarement.
Il est assez étonnant qu'une espèce aussi Com-
mune n'ait été décrite par aucun auteur depuis
Réaumur, excepté par Hubner et M. Treitschke ;
il est probable qu’elle aura été confondue avec
la Pinguinalis ; et Degeer parait être la cause de
cette confusion, par la fausse citation qu'il a
faite de Réaumur en parlant de la chenille de
la Graisse, que ce dernier n’a pas connue.
70 HISTOIRE NATURELLE
RE A A AS AS TS RS RTS A RS 8 AS AR 8 RS SES SAS SNS ARS
A. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins obtus,
couvrant en entier les inférieures dans l’état de repos, et
formant Par leur réunion un triangle plus ou moins allongé.
GENRE CLÉDÉOBIE.
#
5. GENUS CLEDEOBIA.
PYRALIS. Z/lig. Treits. etc.
PHALZÆNA et CRAMBUS. Fabr.
CLEDEOBIA. Stephens. John. Curtis.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.
Palpes inférieurs généralement plus longs que le corselet, sé-
parés dans toute leur longueur, légèrement courbes et in-
clinés vers la terre ; leur second article cylindrique et le
troisième subuliforme. — Trompe presque nulle ou rudi-
mentaire. — Antennes du mâle très-pectinées ou seule-
meñt crénelées. — Ailes supérieures oblongues et trés-
étroites.
( Premiers états inconnus. )
CE genre, créé par M. Stephens et que nous
avons adopté, se compose pour nous de neuf es-
pèces qui font partie, chez M. Treitschke, de son
genre Pyrale proprement dit, que nous avons
DES LÉPIDOPTÈRES. Lt
supprimé. Toutes sont propres au midi de l'Eu-
rope, à l'exception d’une seule ( Zngustalis) qui
se trouve également dans sa partie septentrionale,
ou du moins dans sa partie tempérée, telle que
le nord de la France. Leur caractère essentiel
est d’avoir les palpes courbes et inclinés vers la
terre, c’est-à-dire en sens contraire de ceux des
Herminies et des Hypènes ; mais elles s'en dis-
tinguent en outre par la forme oblongue de leurs
quatre ailes, qui leur donne une physionomie
particulière. Elles n’ont pas encore été observées
dans leurs premiers états.
Nous les partageons en deux groupes, ainsi
qu’il suit, SAVOIR :
{ © { Netricalis.
Provincialis.
plus longs que le corselet, et an-) Græcalis.
tennes des mâles Sa Bombycalis.*
Angustalis.
Connectalis.*
moins longs que le corselet, et
antennes des mâles crénelées, .
Suppandalis.
Santa
Brunnealis.
|
Nota. Les noms marqués d’un *
sont ceux des espèces que
nous n'avons pu encore nous procurer, et que nous donverons
supplémentairement,
”
72 HISTOIRE NATURELLE
RNA DE RL RAR EUR LR RULES SARA RA RU USA S PRE RRL ALES RER
CMLXXVI. CLÉDÉOBIE ITALIENNE.
CLEDEOBIA NETRICALIS (1). (PI. 4, fig. 2.)
PYRALIS NETRICALIS. Zreits. Schmett. von europ. tom, vir.
pag. 45. n° 5, Hubn. tab. 24. fig. 158. (mas. )
h s Û 1 1
Envergure, 12 lignes Fe
Les ailes supérieures sont en dessus d’un brun-
vineux, avec deux lignes transverses d’un blanc
un peu jaunâtre. La premiére (celle qui avoi-
sine la base) décrit un angle obtus; l’autre est
flexueuse et légèrement ondulée Dans le milieu
de l'intervalle qui les sépare, on remarque une
petite tache noire ocellée, placée sur une ligne lou-
gitudinale blanchätre. Une ligne semblable, mais
plus courte, se voit à la base de chaque aile. Les
nervures sont fortement marquées par des lignes
épaisses d’un noir-brun. Enfin la côte est d’un
brun foncé et ponctuée de blanchâtre.
Les ailes inférieures sont d’un brun-noirâtre
chargé de poils rougeâtres à leur base, et tra-
CRU me US
(1) Il nous a été impossible de trouver létymologie de ce
mot, qui est probablement estropié.
Pyralites.
4 ée à" SRAGON
Vocturnes.
—"
Drames et dira.
1 Cledeobie Grecque/Græcaks/mäle. 2 Idem _ltalienne/éraaks/mâle .
3 Idem : Provençale//rovincahs/male . 4 Id . Etroite (Angustaks) male
51. Jaunatre (Suppandalis) fem. 6 Id. Brunatre (Brunneals/ male .
À
d
de
&
Us
TM TRE)
LS NN
DES LÉPIDOPTÈRES. 79
versées au milieu par une raie courbe d’un
blanc-jaunâtre ou roussàtre.
La frange des quatre ailes est blanchâtre ; leur
dessous est d’un gris-brun-vineux, avec un point
discoïdal noirâtre et une ligne courbe jaunâtre
sur chacune d'elles.
La tête et le corselet sont d’un brun-vineux,
avec les pattes et le bord des épaulettes blan-
châtres., L’abdomen est noirâtre avec son extré-
mité jaunâtre. Les palpes sont bruns en dessus
et jaunâtres en dessous, ainsi que les antennes.
Cette description ne concerne que le mâle;
la femelle nous est inconnue.
Cette espèce se trouve en Italie, en Sicile,
ainsi qu’en Provence, où elle a été prise par
M. Donzel. Elle se montre à la fin de juin. Ses
premiers états ne sont pas connus.
Nota. Il parait que cette espèce varie pour la taille et pour
le fond de la couleur, car l’individu figuré par Hubner est
beaucoup plus petit que le nôtre et d’un jaune-rougeûtre, au
lieu d’être d’un brun-vineux comme celui-ci,
#
74 HISTOIRE NATURELLE
VI VIASELALES LUS LA VIA RL SE D LS LI LIRE LIL SEEN BI LIAIVLOL LEGALES ALL A SENS NRA
CMLXX VII, CLÉDÉOBIE PROVENCALE.
CLEDEOBIA PROVINCIALIS. Mihi. (PL. 4, fig. 3.)
Envergure, 11 lignes et demie.
Les quatre aïles sont en dessus d’un brun-
jaunâtre ou feuille-morte. Les supérieures sont
traversées par deux raies d’un jaune-clair bordé
de noirûtre, l’une près de la base, qui décrit un
angle assez aigu; l'autre vers le milieu, qui est
flexueuse. L’intervalle qui sépare ces deux raies
est coupé par deux lignes horizontales égale-
ment d’un jaune clair. La supérieure est inter-
rompue au milieu par un point noirâtre; l’infé-
rieure s'étend jusqu’au corselet. Cinq petites
lignes noires, qui correspondent aux nervures, se
remarquent entre la raie flexueuse dont nous
avons parlé plus haut etle bord terminal. Enfin
la côte est jaune et ponctuée de brun. Les ailes
inférieures sont traversées au milieu par une
raie flexueuse jaune, bordée intérieurement de
noirâtre.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des-
sus que parce qu'il est d’une teinte plus claire,
DES LÉPIDOPTÈRES. 70
et aussi parce que les ailes inférieures sont mar-
quées d’un point discoïdal brun, comme les su-
périeures.
La tête et le corps, ainsi que leurs parties ac-
cessoires, sont d’un jaune-brun un peu plus clair
que celui des ailes.
Cette description ne concerne que le mâle;
la femelle nous est inconnue.
Cette Clédéobie ressemble beaucoup pour le
dessin à la Vetricalis ; mais elle en diffère telle-
ment pour la coupe d’ailes et le fond de la cou-
leur, que nous la considérons comme une es-
pèce distincte. Elle nous a été communiquée par
M. Donzel , qui l’a trouvée dans les environs de
Digne, le 24 juin 1829.
Poe
#
76 HISTOIRE NATURELLE
PISTES SAS NS RS AN RU RS RS RE D RU RS LAS RSR SE NE SE EN RS AU SSSR SAS ANR
CMLXXVII. CLÉDÉOBIE GRECQUE.
CLEDEOBIA GRÆCALIS. Mihi. (PI. 4, fig. 1.)
Envergure, 11 à 12 lignes et demie.
Les ailes supérieures en dessus sont d'un
rouge de brique, avec deux raies transverses et
anguleuses d’un jaune-fauve , l’une près de la
base et l’autre au milieu. Le centre de l’inter-
valle qui sépare ces deux raies est occupé par
un point brun placé près d’une éclaircie jau-
satre. Le bord terminal est longé par une série
de petites taches cunéiformes du même jaune
que les deux raies précitées. Enfin la côte est
brune et ponctuée de jaune.
Les ailes inférieures en dessus sont également
d'un rouge de brique, mais beaucoup plus foncé,
et sont traversées au milieupar une bande étroite
et légèrement anguleuse d’un jaune-fauve. Le
bord terminal est aussi longé par une série de
petites taches cunéiformes de cette couleur, et
dont les intermédiaires sont oblitérées.
Le dessous ne diffère du dessus que par une
teinte plus pâle, et aussi parce que les ailes 1in-
DES LÉPIDOPTÈRES. is)
férieures sont marquées d’un point discoïdal brun,
comme les supérieures.
La tête et le corps sont d’un jaune-fauve, ainsi
que les pattes et les palpes. Les antennes sont
brunes.
Cette description ne concerne que le mâle ; la
femelle nous est inconnue.
Cette jolie espèce, que je crois inédite, m'a été
envoyée de la Morée par mon fils; il Pa trouvée
dans les environs de Navarin.
78 HISTOIRE NATURELLE
AI SSEIRS SEEN ARS RAR ARS 8 a 9 SR ARR CA RARE A PS A A A É
CMLXXIX. CLÉDÉOBIE ÉTROITE.
CLEDEOBIA ANGUSTALIS. (PI. 4, fig. 4.)
Pyraris aAnNGusrazis, Zreits. Schmett, von europ. t. vix.
pag. 46. n° 6. Wien. Verz. Illig. Gotze. Hubn. tab. 4. fig. 21.
(mas.) tab. 19 (1). fig. 123. (fœm.)
PyraLis cuRTALIS. {{lio. N. ausg. dess. 11. B. S. 8. n. 8.
PHaLÆna ERIGALIS. Fabr, Ent. syst. 111. 2. 237. 408.
PHazÆNa curTaLis, Fabr. Ent. syst. 111. 2. 237. 409.
CRAMBUS ERIGATUS. Fabr. suppl. 469. 30.
La COURTE (PYR. ANGUSTALIS). Devil. Entom, linn. t. 1v.
pag. b19.
CLEDEOBIA ANGUSTALIS. Curtis.
Envergure, 10 à 11 lignes.
Les ailes supérieures en dessus sont d’une
couleur testacée ou ferrugineuse, avec deux
raies transverses d’un brun-rouge, l’une arquée
près de la base , et l’autre flexueuse à quelque
distance du bord terminal : celle-ci est bordée
_de jaune-rougeâtre extérieurement. L’intervalle
(1) Il y a erreur dans cette planche d’Hubner: le nom de
la figure 123 appartient à la figure 124, et vice versd.
DES LÉPIDOPTÈRES. 79
qui sépare ces deux raies est quelquefois plus
foncé que le reste de l’aile, ce qui forme alors
comme une bande, dans le milieu de laquelle
on voit toujours un petit point d’un brun-rouge.
La côte est marquée dans presque toute sa
longueur d’un grand nombre de points ou de
petites stries jaunâtres,
Les ailes inférieures en dessus sont d’un
cendré-noirâtre légèrement teinté de rou-
geàtre.
Le dessous des quatre ailes est de la même
couleur que le dessus des ailes inférieures, avec
une raie d’un jaune-rougeûtre parallèle au bord
terminal sur chacune d’elles. Cette raie corres-
pond à celle du dessus sur les ailes supé-
rieures.
La tête et le corps participent de la couleur
des ailes. Les antennes, les palpes et les pattes
tirent davantage sur le gris que sur le rou-
geatre.
Cette description faite sur le mâle peut s’ap-
pliquer également à la femelle, avec cette diffé-
rence que celle-ci est généralement d’une teinte
plus claire.
La chenille n’a pas encore été observée ; mais
M. Treitschke pense qu’elle pourrait bien vivre
sur l’épilobe des marais (epilobium palustre),
attendu que Îe papillon vole, autour de Vienne,
80 HISTOIRE NATURELLE
sur les prairies humides où abonde cette plante.
Cependant je n'ai jamais trouvé celui-ci aux
environs de Paris que dans des localités sèches;
et M. Poey l’a pris en quantité sur les hauteurs
de Chaillot qui font face au pont d’Iéna.
Cette espèce vole dans les premiers jours de
juillet : la femelle est beaucoup plus rare que
le mâle.
5 DES LEPiDOPTÈRES. 81
ROIS RR SSII AS NÉ Danses sa SAS AT LAN RDLATELIAS LIVRÉS SIL AUTEVILIAS ALLER NDS
CMLXXX. CLÉDÉOBIE JAUNATRE.
CLEDEOBIA SUPPANDALIS. (PT. Â, fig. 5.)
PyRaALIS suPPaNDALIS. 7reits. Schmett. von europ. t. vir.
pag. 00. n° 9. Hubn. tab. 30. fig. 187. (mas.) fig. 189-190.
(fœm.)
Envergure, 11 lignes.
Le fond des quatre ailes en-dessus est couleur
d'ocre. Les supérieures sont traversées par deux
raies blanches, ombrées de brun, l’une droite
et l’autre flexueuse , avec une éclaircie blanche
dans le milieu de l’intervalle qui les sépare. Les
inférieures ne sont traversées que par une seule
raie également blanche et ombrée de brun, et
légèrement flexueuse. _:
Le dessous ne diffère du dessus que par un
point noirâtre au centre de chaque aile.
La tête et le corps, ainsi que leurs parties ac-
cessoires, sont de la couleur des ailes. Les palpes
sont beaucoup plus courts que dans les espèces
précédentes.
Cette espèce, dont les premiers états ne sont
pas connus , ne se trouve que dans les contrées
méridionales. L'individu figuré a été pris par
M. Adrien de Villiers dans les environs de Mont-
pellier.
NOCTURNES, V.— Ile Partie. 6
82 HISTOIRE NATURELLE
PILIETEBTE VS LOVE VERT LS LAS LE RER V VE VA LS LI LS ASIE I VV LL LES LULIALASTALANEATES
CMLXXXI. CLÉDÉOBIE BRUNATRE.
CLEDEOBIA BRUNNEALIS. (PI. 4, fig. 6.)
PyRaALIS BRUNNEALIS. Treits. Schmett, von europ. tom, vrr.
pag. 48. n° 7.
PyraLis GLAUGINALIS. Hubn. tab. 19. fig. 126. (mas.)
Envergure, 11 lignes.
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un gris-
jaunûtre, et traversées par deux doubles lignes
d’un brun-noirâtre, avec un point de la même
couleur dans le milieu de l'intervalle qui les sé-
pare. La première (celle qui avoisine la base)
est légèrement arquée, la seconde est flexueuse.
Le limbe et la côte sont ponctués de noirâtre.
Les ailes inférieures sont en-dessus d'un gris-
cendré, avec une ligne de points bruns qui pré-
cède la frange.
Le dessous des quatre ailes est entièrement
d'un gris-roussâtre.
La tête et le corps sont d’un gris-jaunâtre ,
ainsi que leurs parties accessoires.
Cette description ne concerne que le mâle : la
femelle nous est inconnue.
Cette espece, dont les premiers états sont in-
connus, vole en juillet dans le midi de la France.
= DES Os
DES LEPIDOPTÈRES. S3
LL LL LD LL RER ELLE LS LA LS LALS LED LOL LADA LILALA LIL) RS Re EU ee 8 Te Te PP
B. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins aigu,
ne couvrant pas entiérement les inférieures dans l’état de
repos , et formant plus ou moins la queue d’hirondelle par
leur rapprochement.
GENRE ODONTIE.
6. GENUS ODONTIA. HMihi.
PYRALIS. Hubn. Wien. Verz. Devill. etc.
PHALÆNA Er CRAMBUS. Fabr,
NOCTUA. Fabr. Esp.
SCOPULA. Schrank. Treits.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.
Palpes inférieurs aussi longs que la téte, droits, connivents et
se terminant en pointe trés-aiguê. — Trompe nulle ou
rudimentaire, — Antennes filiformes et corps assez épais
dans les deux sexes.
Chenille (à seize pattes) glabre, amincie aux deux bouts.—
Chrysalide contenue dans un tissu en forme de sac entre
des feuilles.
M. Curtis n’a fait qu'indiquer ce genre dans
son index sans lui donner le nom; en l’adop-
tant nous l'avons appelé Odontia. H se compose
6.
8. HISTOIRE NATURELLE
d’une seule espèce ( Dentalis ) que nous avons
retranchée du genre Scopula, créé par Schrank
et suivi par M. Treitschke.
Nous renvoyons à l'histoire de cette espèce
pour ne pas nous répèler.
DES LÉPIDOPTÈRES. 85
RALSLELSSS LOL LS LS LS LOL SOLS LOL SLA LS SOLE LS LOTS LS DEL SL LE LE: 22:12221212)1:]
CMLXXXIIL ODONTIE DENTELÉE.
ODONTIA DENTALIS. (PI, 5, fig. 1.)
-
ScopuLa DENTALIS. Schrank. Faun, boic. 11, B. 2. absh.
S. 59. n° 1706. Treits. Schmett, von europ. tom. vi.
p- 94. n° 2.
Pyr. peNTaLISs, Aubn. tab. 4. fig. 25. (mas.) Larv. lep, vr.
Pyr. 11. pseudobomb. B. b. fig. 1. a-d, Wien. Verz. Ilig.
Gotze.
Nocrua FuLMINANS. Fabr. Ent. syst. 111. 2, 104, 311.
PHALÆNA RAMALIS. Fabr. Ent, syst. 111, 2. 230. 378.
Crameus RAmaALIS. Fabr. Ent. syst. suppl. 469. 28.
La DENTELÉE (P. RAMALIS). Devill. Entom, linn. tom, 1v.
pag. 517.
Nocrua RabraTA. Esp. Schm. 1v. th. tab. 126. fig. 2-5.
Lnovergure, 10 à 11 lignes et demie.
Les ailes supérieures en-dessus sont olivâtres,
et traversées obliquement par une bande blan-
che radiée, c’est à-dire profondément sinuée et
dentelée, et finement bordée de noir extérieu-
rement. La frange est large, blanche et entre-
coupée de brun -noirätre.
Les ailes inférieures en-dessus sont quelque-
fois entièrement d’un gris-noirâtre, mais le plus
souvent d’un blanc -sale, avec une bande grise
86 HISTOIRE NATURELLE
et profondément dentelée, qui les traverse au
milien. La frange est toujours blanche.
Le dessous desailes supérieuresest d’un gris-noi-
râtre ; celui des inférieures ressemble au dessus.
La tête et le corps participent de la couleur
des ailes supérieures. Les antennes, les palpes
et les pattes sont d’un blanc-jaunûtre.
Cette description concerne les deux sexes.
La chenille est renflée dans le milieu et amin-
cie à ses deux bouts. Elle est d’un blanc-jau-
nätre ou couleur de paille, avec un grand
nombre de points bruns, dont ceux du dos
sont plus gros que les autres. La tête est brune,
ainsi que le premier anneau, qui est coupé lon-
gitudinalement par cinq lignes jaunâtres, dont
une dorsale et quatre latérales. Les pattes sont
de la couleur du reste du corps.
Cette chenille vit dans les tiges de la vipérine
(echium vulgare), d'où elle ne sort que pour se
changer en chrysalide entre les feuilles de cette
plante. Cette chrysalide, d’un brun-jaunâtre, est
contenue dans un tissu gris, épais, en forme de
sac pointu par un bout, large et fendu par l'autre;
c'est par ce dernier que l’éclosion a lieu.
Le papillon se montre deux fois : à la fin de
juin et au commencement d'août. Il nest pas
rare aux environs de Paris, surtout dans les clai-
rieres du bois de Vincennes.
DES LÉPIDOPTÈRES. 87
A RS A RDS À RE 4 0 RS D RL 0 D ET LE URSS AL SLA RTS LORS
B. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins aigu
et allongé, ne couvrant pas toujours entièrement les infé-
rieures dans l’état de repos, et formant plus ou moins la
queue d'hirondelle par leur repprochement.
GENRE SCOPULE.
7. GENUS SCOPULA.
PYRALIS. Zin. Illig, ete.
PHALÆNA. Fabr. etc.
BOTYS. Zatr.
SCOPULA. Schrank. Treits. Curtis.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.
Palpes inférieurs courts, coniques, et laissant à découvert les
supérieurs, qui sont cylindriques. — Trompe longue. —
Antennes simples et corps effilé dans les deux sexes.
Chenilles (à quatorze pattes ) à corps allongé, glabres ou
légèrement velues. — Chrysalide contenue dans une coque
dun tissu soyeux en-dedans, et recouverte de molécules
de t-rre ou de débris de plantes au dehors.
CE genre, créé par Schrank aux dépens des
Botys, se compose de toutes les espèces chez
lesquelles les quatre palpes sont également Vi-
88 HISTOIRE NATURELLE
sibles. Du reste, les Scopules ue diffèrent guere
des Botys , et leur manière de vivre est la même,
c'est-à-dire que la plupart fréquentent les lieux
aquatiques.
Quant à leurs chenilles, elles sont encore peu
connues; celles qui le sont ont le corps effilé et
se logent entre les feuilles roulées des plantes
dont elles se nourrissent, comme les chenilles
des Botys ; mais elles n’ont que quatorze pattes,
tandis que celles-ci en ont seize.
Sur les dix-huit espèces que M. Treitschke
rapporte à ce genre, il faut en retrancher une
(la Dentalis) dont nous avons fait notre genre
Odontia ; restent dix-sept dont voici les noms
dans l’ordre où elles peuvent être classées :
Sophialis .* Signalis:* Opacalis.
lrumentalis. Nyctemeralis.* Ænealis.*
Prunalis. Pulveralis. Suffusalis.*
Patlidalis.* Nebulalis.”* Margaritalis.
Perlucidalis.* Sticticalis. Stramentalrs.
Alpinalis.* Olivalis.*
Nota. Les noms marqués d’un * sont ceux des espèces qui
nous manquent, et que nous donnerons plus tard si nous
parvenons à nous les procurer; car elles sont très-rares pour
la plupart, et c'est inutilement que nous avons fait un appel
aux principales coliections de France et d'Allemagne pour les
obtenir: elles ne les possèdent pas
DES LÉPIDOPTÈRES. 89
LIL L OLIS RS LS RILS LOL ELLE LS LS RSR SLA LS LL 2E 2228222 RSL LEE LL) DLL 222
CMLXXXIII SCOPULE DU FROMENT.
SCOPULA FRUMENTALIS. (PL. 5, fig. 2.)
SCOPULA FRUMENTALIS. Treits. Schmett. von europ. t. vn.
pag. 60. n° 5.
Pyraris FRUMENTALIS, Linn. Illis. Gotze.
PyraLis REPANDALIS, Wien. Verz. Gotze. Hubn. tab. 10.
fig. 64. (fœm.)
PHALÆNA REPANDATA. Fabr. Ent. syst, 11. 2, 212. 308.
PYRALE DU FROMENT (P. FRUMENTALIS). Devill. Ent. linn,
tom, 11. pag. 437. n° 786.
Euvergure, 1 pouce.
Les ailes supérieures en-dessus sont d'un
brun-verdâtre ou feuille-morte, et traversées
par trois raies ou bandes étroites d’un blanc
luisant. La première en venant de la base est
anguleuse; la seconde se compose de plusieurs
taches ovales contiguës lune à l’autre comme
les anneaux d’une chaïne; la troisième se com-
pose également de plusieurs taches, mais d’une
forme irrégulière. Les intervalles qui séparent
ces trois bandes sont parsemés de plusieurs petits
points ou taches blanches. |
Les ailes inférieures en-dessus sont blanchà-
90 HISTOIRE NATURELLE
tres, avec les nervures et une bordure margi-
nale d’un brun feuille-morte. Cette bordure est
ponctuée de blanc, et précédée d’une ligne den-
telée de même couleur qu’elle, et qui lui est pa-
rallele.
Enfin la frange des quatre ailes est blanche
et entrecoupée de brun.
Le dessous offre les principaux linéaments du
dessus sur un fond blanchâtre, teinté de brun,
principalement aux ailes supérieures.
La tête, le corps et les antennes sont de la
couleur des ailes. Les pattes sont blanchätres.
Cette description concerne les deux sexes.
Cette espèce vole en juin sur le bord des
champs de blé dans le midi de la France. Ses
premiers états ne sont pas connus.
Pyralites 2 PLCCXY.
rare. = F
1 Odontie. Dentelée /Zertaki/mäle. 2. Scopule. du Froment/Æumentli fem.
3 Scop.du Prunellier/Æuna4s) fem. #. Idem .Poudreuse/Zverali/mile
> Id. Parée (Juckcals) fem . 6 et 7: Id. Opaque /Opacaks) male et femelle .
DES LÉPIDOPTÈRES. 91
0 00 a LS MN RU ee 0 NS AS SR 4 DS AR RS 9 PR RD RD AN PR 2 4 A EU MS
CMLXXXIV. SCOPULE DU PRUNELLIER.
SCOPULA PRUNALIS. (PI. 5, fig. 3.)
ScopuLa PRUNALIS. Treits. Schmett. von europ. tom. vit.
pag. 595: 0°/2. Curtis.
PyrALIS PRUNaLIS. Wien. Verz. Illig. Gotze.
Pyrazis LeucopnæaLis. Aubn. tab. 12. fig. 57. (fœm.)
PyRALIS ALBIDALIS. Æubn. tab. 18. fig. 115. (mas.)
PyRaLis ELATALIS. Jllig. Gotze.
PHALÆNA ELATALIS, Fabr. Ent. syst. 111. 2. 232. 389.
L’ÉLARGIE (r. ELATALIS). Devill. Ent. linn. L 1v. pag. 517.
Envergure , 11 lignes et demie.
Les quatre ailes sont en-dessus d’un gris-brun
cendré, plus foncé sur les bords que sur Île reste
de leur surface. Les supérieures sont traversées,
vers leur extrémité, par une ligne dentelée et
flexueuse , noirâtre , et marquées au centre de
deux taches de cette même couleur, lune réni-
formeet l’autre orbiculaire.Onremarqueenoutre,
le long de la côte et vers le sommet des mêmes
ailes, quatre points blanchätres. Les ailes infé-
rieures sont également traversées vers leur extré-
mité par une ligne dentelée noirâtre, mais moins
marquée que celle des ailes supérieures, et leur
92 HISTOIRE NATURELLE
centre est occupé par deux points aussi noirà-
tres, placés lun au-dessus de l’autre. Enfin la
frange des quatre ailes est d’un gris-jaunâtre,
et séparée du bord terminal par une ligne de
poiuts noirâtres.
Le dessous des ailes supérieures ressemble au
dessus. Celui des ailes inférieures est d’un gris-
blanchâtre, avec les lignes et les points du des-
sus marqués en noir.
La tête, le corps et les antennes sont de la cou-
leur des ailes. Les pattes sont blanchâtres.
Cette description concerne les deux sexes.
M. Treitschke considère comme une variété de
cette espèce la P. 4lbidalis de Hubner, qui n’en
diffère en effet que parce que le fond de ses
ailes est blanchâtre, ce qui fait ressortir davan-
tage les lignes et les taches dont elles sont mar-
quées.
La chenille vit sur le prunier épineux (prunus
spinosa), suivant les auteurs du Catalogue de
Vienne, et, suivant les renseignements fournis
à M. Treitschke par M. de Tischer, entre des
feuilles réunies de véronique officinule (veronica
officinalis), d'ortie et de framboister. Elle est
d’une forme svelte, d’un vert-clair-vitreux, avec
deux larges raies longitudinales blanchätres sur
le dos, qui ne laissent entre elles qu'un trait étroit
de la couleur du fond. On voit sur le premier
DES LÉPIDOPTÈRES. 93
anneau, tout près de la tête, deux gros points
noirs, et, sur le milieu de celle-ci, deux points
de même couleur, mais plus petits. Les pattes
abdominales sont de la couleur du corps, et Îles
pectorales tachées de noir.
Cette chenille se trouve de mai en juin sur
les plantes citées plus haut. Elle se renferme
dans un tissu blanc pour se changer en chrysa-
lide, et son papillon se montre au commence-
ment de juillet.
La Prunalis se trouve dans les endroits aqua-
tiques ; elle n’est pas commune aux environs de
Paris.
94 HISTOIRE NATURELLE
nt 6 Se SN 6 ER RE SENS LE D D ER NE AR 0 RL SARA RU LL 8/0 0 NRA ARE NE
CMLXXXV. SCOPULE POUDREUSE.
SCOPULA PULVERALIS. {PI 5, fig. 4.)
ScopuLa PuLVERALIS (1). 7reits. Schmett. von europ. t. vir.
p. 63. n° 8. Curtis.
PyRÂLIS PULVERALIS, Hubn. tab. 17. fig. 10. (fœm.)
Envergure, 10 lignes.
Les quatre ailes tant en-dessus qu’en-dessous
sont d’un jaune-paille finement saupoudré de
brun, avec deux lignes brunes courbes et pres-
que parallèles, mais à peine marquées, sur les
supérieures, et une seule ligne semblable sur les
ailes inférieures. On voit en outre, dans le mi-
lieu de l'intervalle qui sépare les deux premières,
un petit point brun également à peine marqué.
La frange est simple et d’un jaune-paille clair.
La tête, le corps , les antennes et les paites
sont de la couleur des ailes.
Cette description concerne les deux sexes.
(1) L'ouvrage de M. Treitschke porte Palveralis ; mais
c’est sans doute une faute d'impression.
DES LÉPIDOPTÈRES. 99
Je possède depuis longtemps dans ma collec-
tion deux individus de cette espèce, sans me
rappeler où je les ai pris. Je présume néanmoins
que c’est dans le midi de la France. Hubner et
M. Treitschke sont les seuls qui en parlent, et
ils se taisent sur ses premiers états.
UZ
96 HISTOIRE NATURELLE
RDA Le 9 9 A RS AE A NPA EE A RS UE NS A SR GE D ARS RU RL RSA Da RU ne PS
CMLXXXVI. SCOPULE PARÉE.
SCOPULA STICTICALIS. (PI. 5, fig. 5.)
ScopuLA STIGTICALIS. Zreits. Schmett. von europ. t. vir.
pag. 64. n° 9. Curtis.
PyraLis FUSCALIS. Aubn. tab. 7. fig. 45. (mas.)
PyraLis sricricaLis. Linn. S. N. 1. 2. 883. 340. Faun.
suec. ed. 2. n° 13b4. Gotze.
PHaLÆNA sricricaLis. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 235. 390.
La PARÉE (P. STiCricALIS ). Devil! Entom. linn. tom. 11.
pag. 438. n° 789.
Envergure, 10 lignes et demie,
Les ailes supérieures en-dessus sont d'un gris-
brun, avec une bande très-étroite jaune à leur
extrémité , une tache en croissant de la même
couleur à leur sommet, et une tache carrée d’un
jaune plus päle dans leur milieu. D’autres taches
d’un blanc-bleuâtre mal arrêtées se voient sur
le reste de leur surface, mais n’existent pas sur
tous les individus. Les ailes inférieures en-dessus
sont également d’un gris-brun, avec deux lignes
jaunes , dont une marginale très-fine et l’autre
médiane plus épaisse, celle-ci est sinueuse, et
s'éteint avant d'arriver au bord interne. Enfin la
DES LÉPIDOPLIÈRES. 97
frange des quatre ailes est simple, large ct d’un
gris-noirâtre.
le dessous des quatre ailes est d’un jaune-
paille luisant, avec deux taches grises dans le
milieu des supérieures. Chaque aile est en outre
traversée par une ligne sinueuse grise, et une
série de petites taches de cette même couleur,
qui longent le bord terminal.
La tête, le corps et les antennes sont d’un gris-
brun, et les pattes d’un gris-blanchätre.
Cette description concerne les deux sexes.
L'espèce dont il s’agit vole en mai sur les
prairies humides. Elle n’est pas rare dans le midi
de la France.
Ses premiers états ne sont pas connus.
%
NocTURNES, V. — Il" Partie.
ES |
98 HISTOIRE NATURELLE
LA LS SR N US STE SNS NS NS RS ASUS LE RS NN LS EE LS LS LS RUES ANS LES LA RS UE ES AS NE EN LA RS
CMLXXXVIT. SCOPULE OPAQUE.
SCOPULA OPACALIS. (PL. 5, fig. 6 et 5.)
0
ScopuLa opAGaALIS, Treits. Schmett, von europ. tom. vit.
pag. 68. n° 11.
PyraLis OpacaLISs. Hubn. tab. 26. fig. 169. (mas.) fig, 130.
(fœm .)
PyRaLis ÆREALIS. Hubn. tab. 7. fig. 44. (imas.)
Envergure, 10 lignes + à 11 3.
Les quatre ailes en-dessus sont d'un brun foncé
fortement chargé d'atomes soyeux, de couleur
olivâtre, principalement aux ailes supérieures.
Celles-ci sont traversées vers leur extrémité par
une bande étroite d’un jaune-päle, à la fois
flexueuse et anguleuse. Une bande semblable,
mais souvent oblitérée à ses deux extrémités,
traverse le milieu des ailes inférieures. La frange
des unes et des autres est grise et précédée d’une
ligne jaunâtre.
Le dessous des ailes supérieures est d’un
brun foncé; celui des inférieures est d’un blanc-
jaunâtre, avec une raie noirâtre arquée au milieu.
La tête, le corps et les antennes sont de la
DES LÉPIDOPTÈRES. 99
couleur des ailes. Les pattes sont d’une nuance
plus pâle. Une touffe de poils jaunes termine
l'abdomen du mäle ; c’est la seule différence que
nous ayons remarquée entre les deux sexes.
Nous rapportons à cette espèce la P. Ærealis
de Hubner, qui n’en est, suivant nous, qu'une
variété plus grande et moins foncée.
La Scopule Opaque vole en juillet sur les mon-
tagnes secondaires. Elle n'est pas rare dans le
midi de la France.
Ses premiers états ne sont pas connus.
LS
100 HISTOIRE NATURELLE
RURAL S SR NA RS DRE VENEN TE VELOLLLITIAUAU LILI SR RU LILISSAIA SAS NS SAS RS LS
CMLXXX VII SCOPULE DU SISYMBRE.
SCOPULA MARGARITALIS. (PL. 6, fig. 1.)
\
SCOPULA MARGARITALIS, Zreits. Schmett. von europ. t. vir.
pag. 73. n° 17. John Curtis.
PyRALIS MaRGariTazis. Wien. Verz. Illig. Gotze. Hubn.
Larv. lep. vi. pyr. 1v. legitim. E. a. b. fig. 2. a. b.
PyRaLis ERUCALIS. Aubn. tab. 9. fig. 55. (fœm.)
PHALÆNA MarGariTaLIS. Fabr. Ent. syst. 111, 2. 226. 363.
Germar. U. Zincken, mag. d. Entom. 11. B. d. S. 442.
U. 444.
Envergure, 1 pouce,
Les ailes supérieures en-dessus sont dun
jaune-pâle, avec une tache ferrugineuse à leur
extrémité. Chacune d'elles est en outre traver-
sée obliquement par quaire lignes dentelées éga-
lement de couleur ferrugineuse, mais dont les
trois premières sont souvent oblitérées ou indi-
quées seulement par des points, tandis que la
dernière, qui longe le bord terminal, est toujours
bien marquée, La frange est d’un brun-ferru-
gineux.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un blanc-
DES LÉPIDOPTÈRES. 101
jaunâtre chatoyant, avec leur extrémité très
légèrement teintée de ferrugineux.
Le Cessous des quatre ailes est de la couleur
du dessus des ailes inférieures , avec une tache
centrale et une ligne arquée brunes sur les su-
périeures seulement. |
La tête, le corps et les antennes sont de la
couleur des ailes, et les pattes blanchätres.
Cette Cescription concerne les deux sexes.
La chenille vit sur le sésymbre sauvage (sisym-
brium silvestre) et sur Vibéride amère (iberis
amara). Elle est fusiforme, avec la tête noire, le
corps rayé de gris et saupoucré de noir, et les
pattes vrises, Cette chenille vit en société dans
une toile commune. Vers le commencement de
l'automne, lorsqu'elle a atteint toute sa taille,
elle se retire dans la terre et s’y forme une co-
que en forme ce barillet, d’un tissu très-blanc à
l'intérieur , et revêtue extérieurement de mo-
lécules de terre ou de débris de plantes. Elle
passe ainsi l’hiver et ne se chrysalide qu’au prin-
temps suivant, Le papillon se montre depuis la
fin de juin jusqu’au milieu d’août.
L'espèce dont il s’agit est une des plus com-
munes du genre, du moins aux environs de Paris.
On la trouve partout où croissent les deux
plantes sur lesquelles vit sa chenille.
102 HISTOIRE NATURELLE
BELLBILE LIRE VIEIRS LUS RS VAL S LISE D VS ÉÉLITULS LEA S LITE LES NE LENS ANR LS SAS TS
CMLXXXIX. SCOPULE PAILLÉE.
SCOPULA STRAMENTALIS. (PI. 6, fig. 2.)
SCOPULA STRAMENTAIIS. Zreits. Schmett. von europ. t. vai.
pag. 76. n° 18.
PyraLis ELUTALIS. Hubn. tab. 10. fig. 62. (fœm.) Zllig.
PHALÆNA PALLIDATA. Berl. Mag. 1v. B. 6. St. S. 618. n.98.
SCOPULA ELUTALIS. John Curtis.
Envergure, 1 pouce.
LES ail:s supérieures en-dessus sont d’un
jaune-paille clair, avec les nervures, trois lignes
transverses arquées et flexueuses , et une tache
réniforme centrale d’un brun-ferrugineux. Cette
tache est coupée au milieu par lune des trois
lignes dont nous venons de parler, lintermé-
diaire. Indépendamment de ces trois lignes, on
en voit une quatrième arquée en sens contraire
des autres, près du bord terminal, et l’intervalle
qui la sépare de la précédente est fortement
ombré de brun-ferrugineux. Enfin la frange est
grise et précédée d’une ligne brune.
Les ailes inférieures en- lessus sont d’un blanc-
jaunâtre chatoyant , et légérement bordées de
brun-ferrugineux, avec leur frange blanche et
tachée de gris au milieu.
Pyr alites ve PL; CCXV.
PTT TT 2
1Sc opule du Sisymbre/Hergarttrhs/mile .2 Idem Paillée (Stramentals) vale.
3 Botys de l’Ortie (Trucals) mâle. 4et5 Id. Lancéolé/Zanceakr/male et fem.
G et Gi I. Cendré { Cnerals/wmale et fem .
DES LÉPIDOPTÈRES. 103
Le dessous des ailes supérieures est d’un blanc-
jaunâtre chatoyant , avec la côte, un point dis-
coïdal et une large bande marginale d’un brun-
noirâtre. Celui des ailes inférieures est également
d’un blanc-jaunâtre, avec une ligne de points
bruns longeant le bord terminal.
La tête, le corps et les antennes sont de la
couleur des ailes. Les pattes sont blanches.
Cette espèce, dont les premiers états ne sont
pas connus, vole en juillet dans les marais du
nord de la France. Elle est rare dans les collec-
tions.
104 HISTOIRE NATURELLE
SALE SNS ER ARS LRQ QE AUS LR 4 ERA RUE RUE ELA DUR LA SL AS LS SEULE I LRLRS LUN ES + D LE
B. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins aigu,
ne courant pas toujours entiérement les inférieures dans
2 . LA L+
l'état de repos , et formant plus ou moins la queue d'hiron-
delle par leur rapprochement.
GENRE BOTYS.
8. GENUS BOTYS.
PYRALIS. Linn. Illig. etc.
PHALÆNA. Degcer. Fabr. Geoff. etc.
BOTYS. ZLatr. Treits,
SCOPULA. Curtis.
DIAPHANIA. Stephens.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.
Palpes inférieurs droits et plus ou moins courts, avec le der-
nier article très-aigu. — Trompe longue. — Antennes
simples et corps effilé dans les deux sexes. — Ailes supé-
rieures plus ou moins lancéolées, et ne couvrant pas tou-
jours entièrement les inférieures dans l’état de repos.
Chenilles (à seize pattes) à corps allongé et moniliforme, à
Peau transparente et couverte de petites verrues surmontées
chacurie d’un poil court. — Chrysalide effilée, enveloppée
21 » . . #
d'un léger tissu dans une feuille roulée en cornet.
En comparant ce genre avec celui qui pré-
cede,onvoitqueles Botys diffèrent principalement
DES LÉPIDOPTÈRES. 105
des Scopules, en ce que, chez eux, les palpes in-
férieurs seuls sont visibles et bien aéveloppés.
D'un autre côté, leurs ailes supérieures sont géné-
ralement plus allongées et plus aigués, et ils ont
pour habitude de les tenir plus ou moins écar-
tées dans l’état de repos, en relevant l'extrémité
de leur abdomen. Enfin leurs chenilles ont seize
pattes, tandis que celles des Scopules n’en ont
que quatorze. Toutefois elles se tiennent ca-
chées comme celles-ci dans l'intérieur des
feuilles qu’elles roulent en cornet, et s’y chan-
gent en chrysalide lorsque cette métamorphose
a lieu en été ; car si elle ne doit s'opérer qu’au
printemps suivant, elles se réfugient alors dans
quelques gerçures d’écorce ou dans des fentes
de mur pour y passer l’hiver.
La plupart des Borys se trouvent dans les prai-
rivs et dans les endroits ombragés et humides ;
quelques-uns seulement préferent les lieux secs
et élevés. Tous ont le vol court pendant le Jour,
et s'écartent peu de la plante qui a nourri leurs
chenilles. C’est en battant les buissons et les
hautes herbes, qui leur serveut d’abri, qu on les
en fait sortir; iais ils ne tarjent pas à y ren-
trer, en se cachant sous les feuilles, dans une
position renversée, Leur apparition a lieu pen-
dant les mois de juin, de juillet et août. Il est
rare d'en rencontrer avant et après ce temps.
100 HISTOIRE NATURELLE
Ce genre étant tres-nombreux , nous l'avons
divisé en trois sections, ainsi qu'il suit :
SAVOIR :
A. Les quatre ailes également colorées et traversées par des
lignes qui se continuent des supérieures sur les infé-
rieures.
Urticalis. Silacealis, Sambucalis,
Lancealis. Cinctalis. Ophialis *
Cineralis. Flavalis. Carnealis.*
V'erticalis. Verbascalis. Terrealis.*
Hyalinalis. Rubiginalis.
B. Les ailes supérieures plus colorées que les inférieures , et
traversées par des lignes qui ne se continuent pas sur
celles-ci,
Politalis. Ochrealis. Forficalis.
Trinalis. Comparalis. Limbalis .*
Ferrugalis. Fulvalis. Polygonalis.
Pandalis.* Sericealis. Hybridalis.
C. Les quatre ailes à fond uni, avec ou sans taches, mais sans
lignes sur les supérieures comme sur les inférieures,
Unionalis. Gilvalis.* Palustralis.*
Palealis. Turbidalis.*
Sulphuralis * Æruginalis *
Nota. Les noms marqués d’un *
sont ceux des espèces qui
nous manquent, et que nous donnerons plus tard si nous
parvenons à nous les procurer, car elles sont très-rares pour
la plupart, et nous les avons demandées inutilement en Alle-
ES
magne.,
DES LÉPIDOPTÈRES. 107
DLL TE TETE TETE EEE TEEN ETES SSSR SES SSL
CMXC. BOTYS DE L'ORTIE.
BOTYS URTICALIS. (PI. 6, fig. 3.)
Borys urTICALIS. Zreits. Schmett. von europ. tom, vit.
pag. 106. n° 20.
Pyrazis uRTICALIS. Hubn. tab. 12. fig. 78. (mas.) Larv.
lep. vi. pyr. 1v. legitim. C. a. b. fig. 1. a. b. Wien. Verz.
Iilig. Brahm.
ScopuLa uRTICALIS, John Curtis.
GEOMETRA URTICATA. Linn. S. N. 1. 2. 873. 272. Faun.
suec. ed. 2. n, 1297. Fuessl. Schrank. Lang, Verz. Gotze.
Muller. Schwarz. Scopoli.
PHALÆNA HORTULATA. Muller. Faun. frid, p. 51. n. 448.
PHALÆNA URTICATA. Fabr, Ent, syst. 111. 2. 209. 299.
PHALÈNE DE L’ORTIE (c. URTICATA). Devil. Ent, linn. t. 11.
pag. 353.
La QUEUE sauNE. Geoff. Hist. des ins. tom. 11. pag. 139.
n° 54. Latr. Dict. d’hist. nat, 2€ éd. tom. 1v. pag. 233. De-
geer. tom. 1. pl. 28. fig. 12-19. tom. n1. pag. 445.
PHALÈNE URTICOLE (PH. urTicara). Walckenaër. Faun.
Paris. tom, 11, pag. 306. n° 14.
Réaumur. tom. 1. Mém. 14. pl. 49. fig. 16, 17 et 18.
Roesel, tom. 1. class. 1v. tab, 14. fig. 1-8.
Envergure, 13 lignes et demie.
Les quatre ailes, sur leurs deux surfaces, sont
d’un blanc luisant et comme satiné, avec deux
103 HISTOIRE NATURELEE
rangées parallèles de taches noires de forme
ovale , lune contiguë au bori terminal, l’autre
à peu de distance de celle-là. D’autres taches
noires, irrégulières, au nombre de trois ou
quatre, se voient sur le reste de la surface des
ailes supérieures, dont une plus grande que les
autres est placée au milieu et touche à la côte,
qui est également noire; les autres avoisinent
la base, qui est lavée d’un peu de jaune-orangé.
Quant a:x ailes inférieures, elles n'ont qu'un
seul point noir sur leur disque, indépendam-
mont des deux rangées de taches qui leur sont
communes avec les supérieures. Enfin la frange
des premières ailes est noire, et celle des se-
condes blanche.
La té e et le corselet sont d’un jaune-orangé,
avec un point noir sur chaque épauletie. L’ab-
domen est noirâtre, avec son extrémité et le
bord de chaque anneau l’un jaune-orangé. Les
antennes sont noirâtres, les païtes antérieures
jaunâtres et les postérieures blanches.
Cette description concerne les deux sexes.
La chenilie de cette espèce n’est pas moins
connue que celle du Botys /’ertical, et sa ma-
nière de vivre est la même, c’est-à-dire qu’elle
se tient cachée dans l’intérieur d’une feuille re-
pliée ou roulée de la plante c'ontelle se nourrit.
On la trouve sur plusieurs plantes basses, mais
DES LÉPIDbOPTÈRES. 109
principalement sur l'ortie brülante (urtica urens).
Elle est allongée et moniliforme, d’un blanc sale
ou jaunâtre, avec une raie fine dorsale d’un
vert-brun, placée entre deux lignes blanches Sa
peau est transparente, et néanmoins chargée d’un
grand nombre de petites verrues blanchätres,
terminées par un point noir et surmontées cha-
cune d’un petit poil de la mème couleur Les
stigmates ressemblent à des points noirs. Le
premier anneau a une plaque écail'euse , ver-
dâtre, et une tache noire de chaque côté. La
tète est noire et marquée de trois taches blan-
ches, dont deux rondes, et une plus grande au
milieu, de forme elliptique. On voit en outre un
petit trait blanc transverse au-dessus de la
bouche. Enfin toutes les pattes sont de la cou-
leur du corps.
Cette chenille parvient ordinairement à toute
sa taille en septembre ou au commencement
d'octobre ; elle sort alors de la feuille rouiée
qui la renfermait , pour se cacher dans quelque
gerçure d'écorce ou fente de mur, où elle se fa-
brique une coque de soie blanche assez mince
pour qu'on l’aperçoive à travers. Elle prend à
cette époque une teinte couleur de chair, et
passe ainsi l'hiver et une partie du printemps
sans subir de métamorphose. Ce n’est en effet
que dans le courant d'avril qu’elle se change en
110 HISTOIRE NATURELLE
une chrysalide allongée d’un brun-rouge , et le
papillon ne sort ordinairement qu’au milieu de
juin et quelquefois beaucoup plus tard. Ainsi,
comme l'avaient déjà observé Réaumur et De-
geer, cette espèce met neuf mois à parvenir à
l’état parfait. Cependant M. Treitschke prétend
que les chenilles qui passent l'hiver, comme nous
venons de le dire, donnent leurs papillons en
mai, et que ceux qu'on voit voler au milieu de
juin proviennent d’une seconde génération, qui
subit toutes ses métamorphoses dans le court
espace d'un mois, c'est-à-dire d'œufs pondus par
les papillons qui éclosent en mai. Pour nous,
nous n'avons jamais rencontré ceux-ci qu'en juin
et juillet, et jamais plus tôi.
Le Botys de lOrtie n’est pas moins commun
que le Fertical, et se trouve dans les mêmes
localités; on les rencontre ordinairement en-
semble.
+
DES LÉPIDOPTÈRES. 111
ERSLE RAR LILAS LAURE RU RU SLA SL VILA L ALLÉE LE A LILI S LS LALELALIR STAR STAR ES
CMXCI. BOTYS LANCÉOLÉ.
BOTYS LANCEALIS. (PL 6, fig. 4 et 5.)
BoTys LANGEALIS. Treits. Schmett. von europ. toi. vi.
pag 70: n.} 10.1.
PyRaLis LANCEALIS. Wien. Verz. Gotze Illig.
PyRaLIS GLABRALIS. Hubn. tab. 18. fig. 117. (fæœm)
PHALÆNA GLABRALIS. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 227. 365.
ScoPULA LANCEALIS. John Curtis.
Envergure , 12 lignes et demie.
GE Botys est celui de tout le genre qui a les
ailes les plus allongées et les plus aigués. Elles
sont en-dessus d’un jaune-paille luisant , avec
leur extrémité et leur centre lavés de gris. Cha-
cune d'elles est traversée, vers les deux tiers de
sa longueur, par une ligne grise dentelée et tres-
sinueuse ; une autre ligne grise anguleuse placée
près de la base se voit en outre sur les ailes
supérieures seulement. Enfin on remarque une
tache ou éclaircie jaunätre sur le disque de ces
mêmes ailes.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des-
sus que par une nuance plus pâle, et parce que
chaque aile est marquée au centre d'un point gris.
112 HISTOIRE NATURELLE
La tête :t le corps sont d’un gris-jaunâtre.
Les antennes ei les pattes sont d'une nuance
plus claire. L’extrémité de Pabdomen est fauve.
Cette description concerne les deux sexes, qui
ne diffèrent entre eux que parce que les aïies du
mâle sont encore plus lancéolées que celles de la
femelle, dont l'abdomen est d’ailleurs beaucoup
moins long et moins grêle.
La chenille n’est décrite ni figurée dans aucun
auteur. M. freitschke dit seulement, d’après
l'autorité du docteur Zincken, qu’on la trouve
en septembre sur laure, et qu’elle se retire dans
la tige du sum latifolium pour passer l'hiver.
Quant au papillon, il se montre en juin et juillet
dans les prairies humides. li n’est pas commun
aux environs de Paris.
DES LÉPIDOPTÈRES. 119
LAN LRRRALER LES LL RALA LARGE RAR LS LÉLILELARIRRLES ELLLARLLAR SALARIAL LLES
CMXCII BOTYS CENDRE.
BOTYS CINERALIS. (PI, 6. fig. 6 et 7.)
Borys FuscaLis. 7reits. Schmett. von europ. tom. vi.
pag. 96. n° 13.
PynaLis FusCALISs. Wien. Verz. Illig.Gotze.
PyraLis cINFRALIS. Hubn. tab. 10. fig. 66. (fœm.)
PHALÆNA CINERALIS. Fabr. Ent. syst, 111. 2. 230. 379.
SCOPULA FUSCALIS. John. Curtis.
Envergure, 9 à 11 lignes.
Les quatre ailes sont en- dessus d’un gris-
cendré , avec un reflet jaunâtre, Les supérieures
sont traversées par deux lignes brunes dente-
lées, l’une pres de la base et l’autre près du
bord terminal. La premiere est presque droite
et à peine visible, l’autre est à la fois sinueuse
et arquée et bordée extérieurement de jaune-
clair. Entre ces deux lignes on voit un petit
croissant et un point bruns à peine marqués.
Quant aux ailes inférieures, elles ne sont traver-
sées que par une seule ligne semblable à la se-
conde des ailes supérieures.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des-
NOCTURNES, V. — Ile Partie. 8
114 HISTOIRE NATURFLLE
sus que parce que les lignes et les points dont
nous venons de parler y sont à peine visibles.
La tête, le corps, les antennes et les pattes
sont de la couleur des ailes.
Cette description concerne les deux sexes, qui
ne diffèrent entre eux que par la brosse de poils
jaunes qui termine l'abdomen du mâle,
La chenille, suivant les renseignements four-
nis à M. Treitschke par M. de Tischer qui Pa
élevée, vit sur la verge d’or (solidago virgaurea),
où plusieurs individus s'abritent en commun
sous une même toile. Elle a trois quarts de
pouce de longueur, et sa couleur varie beau-
coup. Elle est le plus ordinairement d’un vert-
blanc, avec une raie dorsale et plusieurs lignes
latérales d’un vert-clair. Le corps est en outre
chargé de plusieurs rangées de petites verrues
blanchätres, de chacune desquelles sort un poil.
Enfin la tête est jaune. Une variété est d’un jaune-
pâle, avec une raie dorsale et des lignes latérales
d’un gris-jaune, et la tête d’un vert-brun.
En septembre, cette chenille file un tissu dans
une fente d’écorce d'arbre ou sous une pierre,
passe ainsi l'hiver et ne se change en chrysalide
qu'au printemps suivant. Le papillon paraît en
mai et Juin.
Le Botys Cendré se trouve dans les bois secs,
comme dans les bois humides; mis 1l est à re-
DES LÉPIDOPTÈRES. 115
marquer que les individus qu'on prend dans la
premiere localité sont plus grands et moirs fon-
cés en couleur que ceux qui proviennent de la
seconde. J'ai cru devoir faire représenter ces
deux variétés. J'ai pris la première en quantité,
cette année (1831), dans les rochers qui envi-
ronnent la petite ville de Nemours, et j'avais
trouvé précédemment la seconde dans les parties
ombragées du bois de Meudon.
5
Ce
1160 HISTOIRE NATURELLE
ÉRALAL ILE VIS SELLER TUR RAR LR BAL RL ER ILRLLÈERRAVÉLELAS LE LLAS AD LEE NS LLLES
CMXCHI. BOTYS VERTICAL.
BOTYS VERTICALIS (PI. 5, fig. 1 et 2.)
Borys vErTICALIS. Zreits. Schmett. von europ. tom. vir.
pag. 101. n° 17.
Pyrazis vErTicazis. Linn. Wien. Verz. Illig. Fuessl.
Schrank. Lang, Verz. Gotze. Muller. Schwarz. Hubner.
tab. 9. fig. 57. (mas.)
ScopuLa vERTICALIS. John Curtis.
Puar. verTicauis. Fabr. Ent, syst. ut. 2. 227. 366.
La veRTICALE (P. vERTICALIS). Devil. Ent. linn. tom, 11.
pag. 435. n° 784.
PHALÈNE VERTICALE (P. VERTICALIS). A’alkenaër. Faun,
par. tom. 11. pag. 307. n° 17. Latr. Dict. d’hist, nat, 2° éd,
tom. 4. pag. 233.
Roesel. Ins. tom. 1. clas. 1v. tab. 4, fig. 1-4.
Réaum. Yns. tom. 11. Mém. v. pl. 19. fig. 1-5.
Envergure, 14 à 1 lignes.
Les quatre ailes en-dessus sont d’un blanc
légèrement jaunâtre, luisant, avec des reflets
d'opale. Leur centre, leur côte et leur extrémité
sont plus ou moins lavés de gris suivant les in-
dividus; mais dans tous, les ailes supérieures
sont traversées par deux lignes dentelées grises,
avec un croissant et un point du même gris dans
DES LÉPIDOPTÈRES. WEy
le milieu de l'intervalle qui les sépare. Ces deux
lignes sont aussi éloignées dans le haut que rap-
prochées dans le bas, et celle qui avoisine la
base est presque droite et placée obliquement
en sens contraire de l’autre , qui est à la fois si-
nueuse et arquée. Quant aux ailes inférieures,
elles ne sont traversées au milieu que par une
seule ligne grise dentelée et tres-sinueuse, avec
un point discoidal de la même couleur.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des-
sus que par une teinte plus pâle et des reflets
d'opale plus prononcés.
La tête, le corps et les antennes sont, ainsi
que les pattes, de la couleur des ailes.
Cette description concerne les deux sexes.
La chenille de cette espèce est bien connue;
elle vit sur la grande ortie (urtica dioica), où
elle se tient toujours cachée dans une feuille
roulée en cornet. On la trouve parvenue à toute
sa taille à la fin de juin ; elle peut avoir alors un
pouce de longueur. Elle est effilée et monili-
forme, avec les pattes abdominales très-minces et
en forme de jambes de bois, comme le dit Réau-
mur. Elle est verte, luisante et comme vernie,
avec le dos blanchätre et une ligne dorsale obscure
qui n'est autre chose que le canal alimentaire
qu'on aperçoit à travers la peau, qui est trans-
parente. Cette peau est cependant parsemée de
118 HISTOIRE NATURELLE
petites verrues de la même couleur qu’elle, et
surmontées chacune d’un poil court et blanc.
La tête est d’un vert-brun , avec les mandibules
noires. Le premier anneau est garni d’une plaque
écailleuse noirâtre et marqué latéralement d’un
point de la même couleur.
Cette chenille est aussi craintive qu’elle est
agile; au moindre ébranlement du cornet qui la
renferme elle s’en échappe par un des bouts en
se laissant tomber à terre , retenue par un fil qui
lui sert à remonter lorsqu'elle croit le danger
passé. Dans les premiers jours de juillet, elle ta-
pisse l’intérieur de ce même cornet d’un léger
tissu, et s’y change en une chrysalide d’un brun-
rouge foncé, de forme très allongée et ayant sur
le dos de Pabdomen des élévations en dents de
scie, au nombre de quatre sur chaque anneau ;
celles des anneaux du milieu sont les plus fortes,
et leur pointe est recourbée en avant. Le pa-
pillon se développe au bout de deux ou trois
semaines.
Le Botys ’ertical est un des plus communs
du genre : il suffit en juillet de battre la pre-
miere touffe de grande ortie qu’on rencontre
pour en faire sortir des douzaines à la fois, qui
ne tardent pas à y rentrer.
DES LÉPIDOPTÈRES. 119
LS L SRE LS REED RER TE LS TESTS RES LS TT SSL LS LASELERESVARRÉRTREREE SN
CMXCIV. BOTYS HYALIN.
BOTYS HYALINALIS. (PI. 7, fig. 3.)
Boryxs nyaALiNaLIs. Treits. Schmett, von europ. tom. vri.
pag. 100. n° 16.
PyrarismyaLinaLis. Schrank. Hubn. tab. 11. fig.74.([œm.)
ScoPULA HYALINALIS. /ohn Curtis.
Envergure , 13 à 14 lignes.
CE botys ressemble un peu au Vertical. Ses
quatre ailes en-dessus sont d’un jaune-päle lui-
sant et légèrement irisé. Les supérieures sont
traversées par trois lignes grises, dont une den-
telée longe le bo:d terminal. Les deux autres
sont légèrement ondulées et aussi écartées dans
le haut que rapprochées dans le bas. Celle qui
avoisine la base est arquée ; l’autre est à la fois
sinueuse et arquée. Entre ces deux lignes on voit
deux taches grises, l’une réniforme et l’autre
srbiculaire.
Les ailes inférieures sont traversées par deux
lignes grises, dont une ondulée, au milieu, et
l’autre dentelée, longeant le bord terminal.
Le dessous des quatre ailes présente le même
120 HISTOIRE NATURELLE
dessin que le dessus, sur un fond plus pâle et
plus irisé.
La tête et le corselet sont jaunes, ainsi que
l'extrémité de l’abdomen. Le reste du corps, les
antennes et les pattes sont blanchâtres.
Cette description faite sur un male peut s’ap-
pliquer également à la femelle, qui n’en diffère
que parce que son abdomen est entièrement
blanchatre.
Le Boiys Hyulin vole en juin et juillet dans
les prairies voisines des bois. Il est rare aux envi-
rons de Paris.
Ses premiers états ne sont pas connus.
Nocturnes D. | oceuz
PDT Prat ai Does.
Let 9 Pour Vertical /lértrcatir / mâle et femelle 5.14. Hyalin /Zyalénrtér/
mâle. 44. du Houblon / f/rccatir/ femelle. 5ad. Cemt /Cnetater/ Dessus et des
sous. 7. et OI Jane -Sern / Flavalis] dessus ct dessous.
NT
NUS
»
t
RTS
DES LÉPIDOPTÈRES. 121
SLILISSISS RS
COLORIS LS SSL LS LIL LS LS LS LIL: 220215221255 2 LES RSS LS SSL LS
CMXCV. BOTYS DU HOUBLON.
BOTYS SILACEALIS. (PI. 7, fig. 4.)
Borys siLacEaLis. Treits. Schmett. von europ. tom. vit.
pag. 81. n° 2,
PyraLis SILACEALIS. Hubn. tab. 18. fig. 116. (fœm.)
PyraLis NUBILALIS. Hubn. tab. 14. fig. 94. (mas.)
Envergure , 11 lignes et demie.
Les ailes supérieures en-dessus sont d’un
brun-rougeâtre , avec une raie dentelée Jaune
qui les traverse à peu de distance du bord ter-
minal , et une tache de la même couleur sur leur
disque. Les ailes inférieures en-dessus sont d’un
blanc-jaunâtre, avec une raie centrale et une
bande marginale d’un gris un peu rougeâtre. La
frange est d’un jaune-pâle,
Le dessous des quatre ailes est d’un blanc-
Jjaunâtre, avec la répétition du dessin du dessus,
marqué en gris.
La tête et le corps sont de la couleur des ailes.
Les antennes et les pattes sont d’un Jjaune-pâle.
Cette description ne concerne que le male : la
122 HISTOIRE NATURELLE
femelle, suivant M. Treitschke, a les ailes supé-
rieures jaune-nuancé de gris, avec une raie den-
telée brune et les ailes inférieures plus pâles.
Novs rapportons , comme lui, à cette espèce,
la Nubilalis d'Hubner, qui n’en diffère que
parce que le fond de ses ailes est d’un brun
foncé, au lieu d'être d’un brun-rougeàtre ou
jaunâtre.
Le même auteur décrit ainsi la chenille. «Elle
«a trois quarts de pouce de long lorsqu'elle est
parvenue à toute sa taille. Elle est lisse, lui-
=
#
« sante , de couleur sale en-dessus et blanchätre
«en-dessous, avec la veine médiane plus sombre
«et la tête d’un brun-noir. Le premier anneau
«est jaunâtre, teinté de brun-noir, avec un trait
«longitudinal blanc. Sur chacun des autres
«anneaux se trouvent placés transversalement
«trois mamelons noirâtres et luisants. Depuis
A
#
le quatriènte anneau jusqu’au onzième, deux
«petits points noirs sont placés derriere ces
« mamelons , de manière à former avec eux un
« losange. Sur le douzième anneau les mame-
« lons se confondent l’un dans l’autre. Les pattes
« sont blanchâtres
«On trouve cette chenille parvenue à toute
[
R
sa taille en automne, ainsi qu’au printemps.
«Elle vit dans les tiges du houblon (humulus
« lupulus) et d'autres plantes analogues. L’éclo-
DES LÉPIDOPTÈRES. 123
« sion du papillon a lieu au bout de trois semaines
« ou bien au commencement de juin. »
Le Botys Si/aceulis se trouve principalement
dans les pays où l’on cultive le houblon. Je ne
l'ai jamais rencontré aux environs de Paris.
12/ HISTOIRE NATURELLE
SN INSS ENS LS Se EURE SERRE RS ES ESS SL ARS SR RES A ARS RQ RS © HR RSR DANS ES
CMXCVI. BOTYS CEINT.
BOTYS CINCTALIS. PI. 7, fig. 5 et 6.)
Borys CINCTALIS. 7reits. Schmett. von europ. tom. vit.
pag. 97. n° 14.
Pyrazis LimBalis. Schrank. Hubn. tab, 11. fig. 72. (mas)
fig. 73. (fœm.)
ScoPULA CINCTALIS. John Curtis.
Envergure, 11 à 13 lignes.
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un jaune-
pale, et traversées par trois raies dentelées d’un
jaune orangé, dont une pres de la base et deux
près du bord terminal; celles-ci sont tres-rap-
prochées et presque parallèles. On voit en outre
au milieu des mêmes ailes une tache réniforme
et un point du même Jaune. Mais ces raies et
ces taches s’effacent pour peu que l'insecte ait
volé.
Les ailes inférieures sont en-dessus d’un jaune
plus pâle que les supérieures et légèrement teinté
de verdâtre, avec deux raies transversesnoiratres,
qui s'éteignent avant d'arriver au bord interne,
dont une au milieu et l’autre longeant le bord
DES LÉPIDOPTÈRES. 120
terminal, La première est surmontée d’un point
discoïdal à peine marqué.
Le dessous des quatre ailes est d’un jaune-päle
luisant, avec les mêmeslignes et les mêmes taches
qu'en-dessus , mais marquées en noir ainsi que
les nervures.
La tête et le corselet sont d’un jaune-orangé .
ainsi que les antennes. L’abdomen et les pattes
participent de la couleur des ailes inférieures.
Cette description concerne les deux sexes.
Schrank a trouvé la chenille en juin sur ie
genét à balais (spartium scoparium), mais il
n'en donne pas la description. Quant au pa-
pillon, il parait en juillet et août et vole en abor-
dance, du moins aux environs de Paris, dans les
prairies sèches et les champs de luzerne; mais il
est rare de le prendre frais, tant ses couleurs
en-dessus sont fugitives, tandis que celles du
dessous persistent. Aussi l’avons-nous fait repré-
senter des deux côtés, pour qu'on le reconnaisse
plus facilement.
126 HISTOIRE NATURELLE
RER RE RER TEE TE TE EE TE EE LE ET EEE NE ES ENT ENT ENE NE EETE TE €
CMXCVIS BOTYS JAUNE-SERIN.
BOTYS FLAVALIS. (PI. 7, fig. 7 et8.)
Borys FLAvALIS. Treits. Schmett. von europ. tom. vit.
pag 99. n° 15.
PyrALis FLAVALIS. Wien. Verz. Illig. Gotze. Hubn. tab.
11. fig. 69. (fœm.)
SCOPULA FLAVALIS John Curtis.
PHaLÆNa FLaVaLiIs. Fabr. Ent. sys. 111. 2. 233. 393.
La JAUNATRE (P. FLAVALIS). Devill. Ent, linn, tom, 1v.
pag. D18.
Envergure, 10 à 14 lignes.
Lxs ailes supérieures en - dessus sont d'un
jaune-serin, et traversées par deux lignes d’un
jaune-brun, très-distantes l'une de l’autre dans
leur partie supérieure , et très-rapprochées dans
leur partie inférieure. Celle qui avoisine la base
est ondulée, et placée obliquement en sens con-
traire de la seconde , qui est également ondulée
et de plus sinuée. Entre les deux lignes on re-
marque deux taches, l’une réniforme et l’autre
orbiculaire , et sous cette dernière un petit point
gris comme elles. Mais tout ce dessin est à peine
visible, tant il tranche peu sur le fond, et dans
beaucoup d'individus il est entièrement oblitéré.
DES LEPILOPTÈRES. 1927
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un Jjaunt-
soufre, avec une seule ligne grise sinueuse qui
les traverse au milieu; mais cette ligne n’est pas
plus marquée que celles des ailes supérieures.
La frange des quatre ailes est grise. Le des-
sous offre un dessin plus prononcé que le des-
sus : les quatre ailes ont leur fond d'un gris-noi -
râtre saupoudré de jaune qui les fait paraître
verdâätre. On voit au centre des supérieures un
groupe de plusieurs taches d’un Jjaune-pâle , dont
les plus petites sont rangées sur une ligne courbe,
parallèle au bord terminal. Les ailes inférieures
offrent dans leur milieu une éclaircie jaunâtre,
traversee par deux lignes grises.
La tête et le corselet sont de la couleur des
ailes supérieures, ainsi que les antennes. L'abdo-
men et les pattes participent de celle des ailes
inférieures.
Cette espèce, qui varie beaucoup pour la taille,
vole en juillet sur les prairies sèches des mon-
tagnes; elle est rare aux environs de Paris, Sa
chenille n’est pas connue. M. Treitschke pré-
sume cependant qu'elle vit sur le caëlle-lait blanc
(galium mollugo), attendu qu'il rencontre tous
les ans le papillon dans une localité couverte de
cette plante.
128 HISTOIRE NATURELLE
DR SEUL RS LS LÉ NS LEE LENS ÈS LS SAR SES LUE LS ER ES LE RE L AU VS LEURS AU /É LEURS AS AA E
CMXCVIIT. BOTYS DU BOUILLON-BLANC.
BOTYS VERBASCALIS. (PI, 8, fig. 1.)
BoTys VERBASCAL'S. T'reits. Schmett. von europ. tom. vix.
pag. 88. n° 6.
Pyrais verBascaLIs. Wien. Verz. Illig. Gotze.
Pyraris arncuaLis, Hubn. tab. 12. fig. 80 (mas.)
SCOPULA VERBASCALIS. John Curtis.
Envergure, 9 lignes et demie.
Les quatre ailes en-dessus sont jaune-d’ocre ,
et traversées par trois lignes arquées noirâtres
sur les supérieures , et par deux seulement sur
les inférieures, avec un point discoïdal de Îla
même couleur sur chaque aile. Le bord terminal
des quatre ailes est noirâtre , et longé par une
raie dentelée d'un gris-brun. Les nervures et la
frange sont également du même gris.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des-
sus que par une nuance plus pâle.
La tête et le corps sont d’un gris-brun, avec
les segments de l'abdomen bordés de jaune. Les
antennes sont brunes et les pattes jaunâtres.
DES LÉPIDOPTÈRES. 129
La chenille de cette espèce n'est décrite ni
figurée dans aucun auteur; il paraît cependant
qu'elle vitsur /e bouillon-blanc (verbascum thap-
sus), comme le nom de son papillon l'indique,
car celui-ci ne se trouve que dans les endroits
où cette plante abonde. Il vole en Juillet. Je lai
pris quelquefois au bois de Boulogne.
Lépiporr. VIII. Nocr. V.—II° Partie. 9
130 HISTOIRE NATURELLE
L2121:1:71:1:1:,2221:12:1:1:2121:121,2121:1:2:12151:5:21212:2211:1::12:212:h:22
CMXCIX. BOTYS RUBIGINEUX.
BOTYS RUBIGINALIS. (PI. 218, fig. 2.)
BoTysRUBIGINALIS. Treits. Schmett. von europ. tom. vit.
pag. 87. n° 5.
PyYRALIS RUBIGINALIS. Hubn. tab. 12. fig. 79. (fœm.)
Envergure , 8 lignes
Les quatre ailes sont en-dessus d’un jaune-
orangé, avec une large bande terminale et la
côte des supérieures d’un brun-ferrugineux.
Deux lignes arquées et sinueuses de cette der-
nière couleur traversent les premières ailes , et
une seule les secondes. On voit en outre au mi-
lieu des premières ailes un petit croissant égale-
ment ferrugineux. Enfin les nervures sont rou-
geâtres et la frange noirâtre.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des-
sus que par une nuance plus pale.
La tête et le corps sont d’un brun-ferru-
gineux, ainsi que les antennes. Les pattes sont
jaunûtres.
Cette description concerne les deux sexes.
Cette espece vole en mai dans les endroits
herbus des bois.
Ses premiers états sont inconnus.
DES LÉPIDOPTÈRES 131
FIPINITÉIANEUELOL ISLE LE VIELE LS SOUS VILLA SUIVI TAS SA ONLIAR TIR TRS
M. BOTYS DU SUREAU.
BOTYS SAMBUCALIS. (PI. 218, fig. 3.)
Borys samBucazis. Treits. Schmett. von europ. tom., vit,
pag. 83. n° 3.
PyYRALISSAMBUCALIS, Wien, Verz. Illig. Lang, Verz. Gotze.
Brahm. Hubn. tab. 13. fig. 81. (mas.) Larv. lep. vi. pyÿr. 1v.
legitim. C. a. b. fig, 2. à, b.
SCOPULA SAMBUCALIS. John Curtis.
PHALÆNA SamBucaTA. Fabr, Ent. syst. mr. 2. 215, 320.
PHaLÈNE DU SUREAU (G. sAMBUGATA), Devill, Ent. linn.
tom. 1v. pag. b13.
Envergure, 10 à 1rlignes et demie.
Les quatre ailes en-dessus sont d’un brun
foncé saupoudré de jaune, avec plusieurs grandes
taches d’un blanc-jaunâtre , les unes presque
rondés, les autres de forme irrégulière, dont
trois sur les ailes supérieures et quatre sur les
inférieures. Indépendamment de ces grandes ta-
ches qui occupent les trois quarts de la surface
des ailes, on en voit de plus petites principale-
ment le long du bord terminal: celles-ci sont
cunéiformes ou semi-lunaires. Toutes ces taches
sont cernées de brun-noirâtre.
9.
139 HISTOIRE NATURELLE
Le dessous des quatre ailes ne diffère du
dessus que par une teinte plus pâle et un reflet
irisé.
La tête, le corps et le antennes sont d’un
gris-brun saupoudré de jaune. Les pattes sont
d’un blanc-jaunûtre.
Cette description concerne les deux sexes.
La chenille a la même forme que celle de
l’Urticalis. Elle est d’un vert-pâle transparent,
avec une ligne dorsale d’un vert-pur, bordée de
chaque côté par du blanc qui s'éteint dans la
couleur du fond. La tête est d’un blanc luisant.
Le premier anneau a de chaque côté un petit
point noir. Les seize pattes sont de la couleur
du fond, ainsi que les nombreuses verrues dont
le corps est chargé, et qui sont surmontées cha-
cune d'un poil blanchâtre. Enfin les stigmates
paraissent comme autant de points noirs.
Cette chenille, qu'on trouve en septembre,
vit en société sur le sureau et l'hièble (sam-
bucus nigra et ebulus). Elle se tient ordinaire-
ment sur la face inférieure d’une feuille et s’y
couvre d’un mince tissu. En octobre, ellese re-
tire dans quelque fente d’écorce, de planche ou
de mur, ou bien dans les feuilles sèches, ets’ y
fabrique une légère coque pour passer l'hiver,
sans subir de métamorphose; ce n’est qu’au prin-
temps suivant qu’elle se change en chrysa-
DES LÉPIDOPTÈRES. 133
lide allongée d’un brun-fauve, d’où le papillon
sort au bout de trois semaines; mais comme ce-
lui-ci reparait en août, il n’est pas douteux que
cette espèce n’ait deux générations par an.
Le Botys du Sureau se trouve partout où l’on
cultive cet arbre. Il n’est pas rare aux environs
de Paris.
134 HISTOIRE NATURELLE
AU RSILES SIENS SELS SAIT ILS LIL LLENLS AVS TIAEN SES VS AVES ESA IS LAVAGE LR DR LOR
MI. BOTYS POLI.
BOTYS POLITALIS. (PI. 218, fig. 4 et 5.)
Borys poLiTALIs. Treits. Schmett, von Europ. tom vit.
pag. 85. n° 4.
PyrALis PoLITALIS. {/ubn. tab. 10. fig. 61. (mas). var. tab.
21. fig.136. (mrs.) tab. 29. fig. 183.(fœm.) Wien. Verz. Illig.
Lang. Verz. Gotze.
Pazæna poLiITALIS. Fabr. Ent. syst. 11. 2. 236. 403.
L’uniE (P. poziTauis). Devil, Ent. linn, tom. 1v. pag. 518
Envergure, 8 à 10 lignes.
Les ailes supérieures en-dessus sont jaunes,
avec deux bandes d'un brun-ferrugineux, l’une
à la base et l’autre à l’extréniité. La premiere ne
descend pas tout-à-fait jusqu’au bord interne; la
seconde est marquée du côté de la frange de
plusieurs petites taches jaunes, dont le nombre
varie suivant les individus. L’intervalle qui sépare
ces deux bandes est coupé longitudinalement par
les nervures, qui sont d’un brun-ferrugineux ,
et l’on remarque au milieu une petite tache
blanche en forme de 8, hordée de ferrugineux.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un blanc-
jaunâtre, et terminées par une bande d’un brun-
ferrugineux, précédée d’une ligne de la même
couleur.
DES LÉPIDOPTÈRES. 139
La frange des premières ailes est brune; celle
des secondes est blanche, avec un peu de brun
ou de gris seulement près de l’angle anal.
Les antennes, la tête et le corselet sont d’un
brun-ferrugineux. L’abdomen estd’un blanc-jau-
nâtre, ainsi que les pattes.
Cette description concerne les deux sexes.
Parmi les nombreuses variétés que présente
cette espèce, il sen trouve une tellement tran-
chée qu’on la prendrait au premier coup d'œil
pour une espèce distincte; c'est ce qui nous a
déterminé à la faire figurer. Ce qui la caractérise
principalement, c’est la bande marginale de ses
ailes supérieures qui est d’un brun-noirâtre et
entière, c'est-à-dire non interrompue par des
taches jaunes comme dans l’espèce ordinaire.
Le Botys Pol vole en juin et juillet dans les
prairies et les endroits herbus et humides des
bois.
Ses premiers états ne sont pas connus.
130 HISTOIRE NATURELLE
DSL LS LL LL 22212222,152252, 157 STE TS STE TE MEME NET EEE TETE ON TT © 2
MIT. BOTYS TRINAIRE.
BOTYS TRINALIS. (PI. 218, fig. 6.)
Borys TRINaLIs. Zreits, Schmett. von europ. tom. vir.
pag. 103. n° 10.
Pyrazis rrinauis. Wien, Verz. Illig. Gotze. Hubn. tab. 1.
fig. 68. (mas.)
PaLæna TRINALIS, Fabr. Ent, syst. 11. 2. 226. 365.
La TRINAIRE (P, TRINALIS). Devil. Ent, linn. tom. 1v.
pag. 515.
Envergure, 9 lignes.
Les quatre ailes sont en-dessus d’un jaune-
serein , avec leur extrémité bordée de gris-rou-
geâtre. Les supérieures sont traversées par deux
lignes ondulées et sinuées, avec trois taches dans
le milieu de l'intervalle qui les sépare, dont une
carrée et deux rondes. Ces lignes et ces taches
sont du même gris que la bordure terminale.
Une seule ligne ondulée et un point discoïdal
de cette même couleur se voient sur les ailes
inférieures , dont la frange est d’un gris-rougeàtre
comme celle des ailes supérieures.
Le dessous des quatre ailes présente le même
dessin que le dessus sur un fond pluspâle, avec
Pvralites.
1 octurnes 2 Es L -
AA
z Duménl Land ct Prend .
1.Botys. du Bouillon blanc. /lerbarear/ fem. 2.14. Rubigineux aber le
3.1d. du Sureau /Jnbucatis./ fem. À. et D. Id. Poh //»4talir/mâle et var 6. Id,
Trnare/Zrenaler/ fem. 7. Id.Ferrugineux V£ lérrugales| femelle
TT
“
4%
DES LÉPIDOPTÈRES. 137
des reflets d’opale, surtout aux ailes inférieures.
La tête et le corps sont d’un jaune-serin, ainsi
que les antennes. Les pattes sont d’un jaune-
pâle.
Cette description concerne les deux sexes.
Cette espèce est du nombre de celles que
nous avons été obligés de faire venir de Vienne,
en Autriche. Elle vole en juillet autour de cette
ville, mais assez rarement, suivant M. Treit-
schke.
Ses premiers états ne sont pas connus.
és
138 HISTOIRE NATURELLE
ANAL ASUS SV EL TERRE LV URLS LOLITA VALALELILTALALILET SRRLALRS ELA O LA RS RURAL ÈS
MIT. BOTYS FERRUGINEUX.
.BOTYS FERRUGALIS. (PI, 218, fig. 7.)
BoTys FERRUGALIS. Treits. Schmett. von europ. tom. vi.
pag: 94. n° 17.
PyraLIS FERRUGALIS. Hubn. tab. 9. fig. 54. (fœm.) tab. 23.
fig. 150.
ScOPULA FERRUGALIS, John Curtis.
Envergure, 10 lignes.
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un
Jjaune-ferrugineux ou couleur de rouille, avec
deux taches et une ligne dentelée d’un gris-
brun. L’une de ces taches est réniforme et l’autre
orbiculaire. Quant à la ligne dentelée, elle est
arquée et traverse l’aile à peu de distance du
bord terminal; elle est longée extérieurement
par une série de taches grises; on voit en outre
un trait d’un gris-brun sous la tache orbiculaire
précitée. Enfin la frange est de cette dernière
couleur.
Les ailes inférieures sont en-dessus d’un gris-
cendré, avec un petit point noirâtre sur leur
disque. Leur frangeest du même gris et précédée
d'un liséré jaune.
DES LÉPIDOPTÈRES,. 139
Le dessous des quatre ailes est d’un jaune-
pâle lavé de gris, avec la répétition du dessin
du dessus.
La tête, le corselet et les antennes sont d’un
jaune-ferrugineux. L’abdomen participe de la
couleur des ailes inférieures , etles pattes sont
Jjaunûtres.
Cette description concerne les deux sexes.
Le Botys Ferrugineux vole en juillet dans les
endroits herbus des bois. Il n’est pas rare au
bois de Boulogne.
Ses premiers états ne sont pas connus.
140 HISTOIRE NATURELLE
RLAS RS MIRARERELIELIVIVIVIILARASSVLSLIVSIVELNSADIES he hs): h21:121231,1213022515)
MIV. BOTYS OCHREUX.
BOTYS OCHREALIS. (PI. 219, fig. 1.)
Borys ocmREaLis. Zreits. Schmett. von europ. tom, vai.
pag. 92. n° 10.
PyraLis ocHREALISs. Hubn. tab. 22. fig. 146. (mas).
ScoPuLA OCHREALIS. John Curtis.
Envergure, 8 lignes.
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un jaune
d’ocre saupoudré de brun-ferrugineux, avec
deux raies transverses de cette dernière couleur,
l’une près de la base et l’autre vers le milieu.
La première estsimplement arquée; la seconde
est à la fois sinueuse et arquée. Entre ces deux
lignes on voit un point et un croissant de la
même couleur qu’elles.
Les ailes inférieures sont en dessus d’un jaune
d'ocre uni, qui devient plus foncé en se rappro-
chant du bord marginal.
Le dessous des quatre ailes est d’un jaune-
pâle, avec un point central et une ligne trans-
verse d'un gris-noirâtre sur chacune d'elles.
Cette ligne est à la fois sinueuse et arquée sur
DES LÉPIDOPTÈRES. 141
les ailes supérieures, et simplement arquée sur
les inférieures.
Les antennes, la tête et le corps sont d’un
jaune-ferrugineux , et les pattes d’un jaune-pâle.
M. Treitschke dit, d’après le docteur Sommer,
que la chenille vit sur le conyza thapsoides, qu'on
le trouve en mai et que son papillon paraît en
juin; mais il n’en donne pas la description.
N'ayant pu me procurer cette espèce en
France, où je présume cependant qu’elle se
trouve, j'ai été obligé de la faire venir d’Alle-
magne.
142 HISTOIRE NATURELLE
AREAS LA SAVE LL RÉ LAVE TS EVER LAS REA LAS LA AUS SA UE SE SERA NULS SNS SL NONS
MV. BOTYS COMPARÉ.
BOTYS COMPARALIS. (PI. 219 fig. 2.)
BorTys comparaLis. Treits. Schmett. von europ. tome var.
pag. 89. n° 7.
PyraLis COMPARALIS, Hubn. tab. 19. fig. 127. (fœm.) (1).
Envergure, 8 lignes.
Les ailessupérieures sont en-dessus d’un gris-
‘ brun, avec leur extrémité et quelques éclaircies
blanchätres qui les font disparaître comme mar-
brées. Elles sont traversées vers les deux tiers
de leur longueur par une ligne sinueuse et den-
telée d’un brun-foncé, et bordée de blanc inté-
rieurement, laquelle n’est souvent indiquée que
par des points. Leur centre est occupé par une
tache ou éclaircie jaunâtre dans le milieu de la-
quelle on voit un point brun. Deux traits de
cette couleur se remarquent en outre au bord
externe. Enfin , la frange est d’un gris-jaunâtre
et précédée d’une ligne de points noirs bien
marqués.
(1) Il y a eu transposition de noms entre la figure 126 et
la figure 127, dans la planche 19 de Hubner.
DES LÉPIDOPTÈRES. 143
Les ailes inférieures sont en-dessus d’un brun
uniforme qui s’éclaircit un peu dans le haut,
avec un ou deux points blanchâtres près de
l'angle anal, mais qui n'existent pas sur tous les
individus.
Le dessous des quatre ailes est entièrement
d’un gris-jaunâtre.
La tête et le corps sont d’un gris-brun, ainsi
que les antennes. Les pattes sont d’une nuance
plus pâle.
Cette description concerne les deux sexes.
Cette espèce se trouve en Italie, en Sicile et
dans le midi de la France. Ses premiers états
sont inconnus. Nous devons l'individu figuré à
M: Alexandre Lefebvre, qui en a rapporté plu-
sieurs de ses voyages dans le midi de l’Europe.
SR
144 HISTOIRE NATURELLE
DELL LS LIL LORD SSL LS LIL LS LS LS LS LS SRE RERO RSTS LS LS LS LIL SLI LS LS
MVI. BOTYS FAUVE.
BOTYS FULVALIS.(PI. 219, fig. 3.)
Borys ruzvazis. 7reits. Schmett. von europ. tom. vi.
pag. 95. n° 12.
PyRaLiS FULVALIS. Hubn. tab. 22. fig. 147. (fœm.)
Envergure, 11 lignes et demie.
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un
roux-fauve, avec deux taches brunes placées
entre deux lignes transverses de cette même
couleur. E’une des deux taches est réniforme et
l’autre orbiculaire. Quant aux deux lignes, elles
sont ondulées ; mais celle qui avoisine le bord
terminal est en même temps sinueuse et arquée.
Les ailes inférieures sont en-dessus d’un gris-
brun, avec un point discoïdal à peine marqué.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des-
sus que par une nuance plus pâle.
La têteet le corselet sont de la couleur des
ailes supérieures, ainsi que les antennes. L’ab-
domen et les pattes participent de celles des ailes
inférieures.
Cette description concerne les deux sexes.
Le Botys Fauve vole en juin dans les prairies
humides. Je l'ai pris quelquefois dans celles de
Gentilly, près de Paris. Ses premiers états ne sont
pas connus.
DES LÉPIDOPTÈRES. 145
ts LARSRILS LS LE LS LS LS LES LS LD 2 12021215 S LS DIESEL RSS RS LLLLLR SLR CS
MVII. BOTYS SOYEUX.
BOTYS SERICEALIS. (PL 219, fig. 4 et 5.)
Borys sERIGEALIS. 7reits. Schmett, von europ. tom. vir.
pag. 125. n° 35.
PyRaL1S SERIGEALIS. Hubn. tab. 9. fig. 56. (fœm.) Wien.
Verg. Illig. Gotze.
SCOPULA SERICEALIS. John Curtis.
PHaL. sERIGEALIS. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 226, 364. Scop.
Nocrua munpa. Berl, Mag. Naturf.
La soyEusE (P. sERICEALIS). Devill. Ent, linn, tom. 1v.
pag. 515.
Envergure , 9 lignes.
Les ailes supérieures en-dessus sont d’un
jaune d’ocre pâle , avec leur extrémité fauve et
une tache centrale d’un brun -ferrugineux et
surchargée de deux petits points noirs. Cette
tache est placée entre deux lignes transverses
ondulées et sinueuses, d’un gris-brun, mais sou-
vent à peine marquées.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un gris-
jaunâtre lavé de brun à leur extrémité.
La tête, le corps, les antennes et les pattes
participent de la couleur des ailes.
LÉPID., VIIL. Nocr.. V. — Ie Partie. 10
146 HISTOIRE NATURELLE
Cette espèce varie pour la couleur du fond
des ailes supérieures, qui est quelquefois d’un
gris-brun; mais le dessin est toujours ie meme,
et il n'existe aucune différence notable enire les
deux sexes
La chenille est vert, avec deux raies dorsales
blanches. Sa peau est parsemée de petites ver-
rues de la mème couleur qu’elle, et surmontées
chacune d’un long poil noir. La tête est ronde,
et couverte de points et de petits poils égale-
ment noirs. Cette chenille vit sur l’ortie, et sur
les différentes plantes qui bordent ordinaire-
ment les fossés et les marais. Elle se change en
chrysalide dans un léger tissu dans le courant
de juin, et son papillon éclôt dans les premiers
jours de juillet.
Le Botys Suyeux est très-commun dans les
prairies des environs de Paris.
Nocturnes.
Pvrakhtes.
Ve CCAZX:
L'Pumend Lncit et Dirert .
—
1 B OS Ochreux /Préreakir/mâle 2. id. Compare #C ompar alés/ male 9: 14 .
LE . .
fauve /Fulvalir/ fem. 4. et D.1d Soveux /Jericealur/ fem. et var G.1dfourchu
{Horficalis] femelle.
DES LÉPIDOPTÈRES. 147
ESVSLE LIRE LEVELS LITE VERS ESA AI LASS LARLIISIAAN
MVIII. BOTYS FOURCHU.
BOTYS FORFICALIS. (PI. 219, fig. 6.)
Borys FoRFICALIS. Treits. Schmett. von europ. tom, vis.
pag. 122. n° 33.
PyRaLis FORFICALIS. Hubn. tab. 9. fig. 58. (fœm.) Larv.
lep. vi. pyral. 1v. legitim. E. a. b. fig. 1, a Wien. Verz. Illig.
Linn. Fuessl, Lang, Verz. Gotze. Muller. Brahm.
SCOPULA FORFICALIS, John Curtis.
PHaLÆNA FoRFICALIS. Fabr, Ent. syst. nr. 2. 223. 353.
CRAMBUS FORFICArUS. Fabr. Ent. syst, Suppl. 467. 20,
Les PINCES (P. rorricaLis). Devil, Entom, linn. tom. 11.
pag. 435. n° 983.
La BANDE ESQUISSÉE. Geoff. Îns. par. tom. 11, pag. 166.
nur.
Envergure, 12 à 13 lignes et demie,
{
Les ailes supérieures en-dessus sont d’un
blanc -jaunätre finement strié de jaune - brun
dans le sens des nervures, avec plusieurs lignes
ou raies obliques légèrement flexueuses et pa-
rallèles entre elles, d’un brun-ferrugineux, dont
deux, plus fines et plus marquées que les autres,
partent de langle supérieur et aboutissent au
milieu du bord interne, On remarque entre ces
deux lignes, sur le milieu de l’aile, une tache fer-
10.
1 48 HISTOIRE NATURELLE
rugineuse surchargée de deux points d’un noir-
hleuâtre dans les individus bien frais. Enfin, on
voit un trait oblique brun à l’angle supérieur
dont nous avons déjà parlé.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un blanc-
jaunâtre uni, avec leur extrémité lavée de jaune-,
brun, et une raie noirâtre placée à peu de di-
stance du bord terminal, auquel elle est parallèle.
Le dessous des quatre ailes est d’un rous-
sâtre-pâle strié de brun dans le sens des nervures,
avec un croissant discoïdal et une raie dentelée
d’un brun-noirâtre sur chacune d’elles.
La tête, le corps, les antennes et les pattes
participent de la couleur des ailes.
Cette espèce varie pour la taille comme pour
la couleur du fond, qui est plus ou moins in-
tense suivant les individus ; mais les deux sexes
ne présentent pas de différence notable.
M. Poey, qui a souvent élevé la chenille, nous
en a donné la description suivante: « Elle est
«courte, rase, grosse vers la tête et amincie
«vers la queue. La tête et les pattes sont d'un
« brun-clair. Le corps est généralement d’un vert-
« terne, mais plus pâle sur les côtés que sur le
« dos, avec de nombreuses verrues blanches.
« Une ligne jaune passe sur les stigmates, et l’on
« voit, au-dessus de ceux-ci, un point noir sur
« chaque anneau. »
DES LÉPIDOPTÈRES. 149
Cette chenille vit cachée dans l’intérieur des
feuilles des plantes dont elle se nourrit. On la
trouve principalement sur le chou potager
(brassica oleracea) et le raifort (cochlearia ar-
moracia). Elle est fort nuisible dans les jardins
où elle se multiplie; il y en a deux générations
par an, l’une qui paraît en juin et juillet, et qui
donne son papillon en août; l’autre qui parait
en septembre et octobre, et dont le papillon
n’éclôt qu'en mai de l’année suivante.
Le Botys Fourchu est très commun dans tous
les jardins potagers, mais il ne vole que le soir
et se tient caché pendant le jour.
de
150 HISTOIRE NATURELLE
SE LILI III AS NES TVR NV É ALL NEIL S EVE SAR ILULILIALLIA NET AB LI E SR NO S À
MIX. BOTYS DE LA TRAINASSE.
BOTYS POLYGONALIS. (PI. 220, fig. 1 et 2.)
BoTys POLYGONALIS et DIVERSALIS. Treits. Schmett. von
europ. tom. vit. pag. 112, n° 24. et 113, n° 25,
PyRALIS POLYGONALIS et DIVERSALIS. AHubn. tab. 10. fig.
67. (mas.) et tab. 16. fig. 102. (mas.)
Envergure, 14 lignes.
Ce Botys, qui a beaucoup d’analogie pour les
couleurs avec la Triphænx Pronuba, varie aussi,
comme elle, pour la nuance et le dessin des ailes
supérieures : Jen possède trois individus, dont
deux pris dans le midi de la France, et aucun ne
ressemble à l’autre, bien que chacun d’eux pré-
sente des caractères communs à tous, et parti-
cipe plus ou moins des deux figures données par
Hubner sous les noms de Polygonalis et Diver-
salis. J'ai donc cru devoir ne faire qu’une seule
espèce de ces deux Botys, d’autant mieux
qu'ayant demandé celui-ci en Allemagne, j'ai
reçu une variété du premier pareille à celle que
Je possédais déjà. J'ai fait representer, au reste,
les deux variétés les plus tranchées.
DES LÉPIDOPTÈRES. 15i
Les ailes supérieures en-dessus sont le plus
souvent d’un brun-chocolat et quelquefois d’un
brun-rouge , avec une large bande ou plutôt
une tache transversale d’une nuance plus claire,
qui commence d’une manière confnse vers le
milieu de l'aile, et se termine d’une maniere bien
arrêtée à peu de distance du bord extérieur. Près
de ce même bord, elle est traversée par une ligne
brune ondulée qui n’est souvent indiquée que
par des points placés sur les nervures; et du côté
opposé, et prèsde la côte, elle est marquée d’une
tache réniforme et d’une tache orbiculaire de la
même couleur que le fond ; mais il est rare que
cette dernière tache soit bien apparente. Enfin,
la frange est de la couleur du fond des ailes.
Les ailes inférieures en-dessus sont d'un jaune-
fauve luisant, y comprislafrange, avee une bande
terminale d’un brun-noir, échancrée dans le
milieu. Cette bande s’élargit en remontant vers
l’angle supérieur et s’oblitère avant d'arriver à
angle anal.
Le dessous des quatre ailes est d’un fauve-pâle
luisant, avec une bordure pourpre et une tache
noirâtre sur les supérieures, qui correspond à
la tache réniforme du dessus.
La tête et le corselet sont de la couleur des
ailes supérieures, ainsi que les antennes et les
palpes, qui sont plus longs que dans les autres
152 HISTOIRE NATURELLE
Botys. L’abdomen et les pattes sont d’un jaune-
gris-pâle.
La chenille, d’après le Catalogue de Vienne,
vit sur la renouée trainasse (polygonum avicu-
lare), mais elle n’est décrite ni figurée dans au-
cun auteur. L’insecte parfait vole en juillet dans
les garigues du midi de la France, principale-
ment autour de Montpellier.
Nota. Nous avons sous les yeux une variété de cette es-
pèce, prise dans les environs d'Alger: les ailes inférieures
manquent totalement de bande marginale, et les supérieures
ant leur fond d’un rouge-brique ; du reste elle ressemble
parfaitement aux individus qu’on trouve en France,
> TAN ce D Et .
Pi ahite x PL GCRX
Nocturnes.
(
LPumend l'inxit et Pirexd
Let 2: Botys de la Tramnasse /lelygenales / male et var. 3.1d. Hybride.
{Mybridates) fem. bé. id. Perle { Crnionalis/ fem. 5: et G. id. Verdätre
{Paleatir]| Dessus et dessous
DES LÉPIDOPTÈRES. 153
BL ITI ALES EEE SE NU SS DEL AS VE LEE BE SELS EN LE LA LS LEA SR NE LE LV LEUR VLVAN TN ES
MX. BOTYS HYBRIDE.
BOTYS HYBRIDALIS. (PI. 220, fig. 3.)
Borys ayBrIDALIS, Zreits, Schmett. von europ, tom. vir.
pag. 109. n° 21.
PyRALIS HYBRIDALIS, Hubn. tab. 17. fig. 114. (fœm.)
TINEA NOCTUELLA. Wien. Verz. Illig.
ScGPuLA HYBRIDALIS. John Curtis.
Envergure, 12 à 13 lignes.
CETTE espece se distingue de toutes celles du
même genre par ses ailes supérieures extrême-
ment étroites. Elles sont en- dessus d’un gris-
brun plus ou moins nébuleux suivant les indi-
vidus, avec deux taches d’un brun plus foncé,
l’une réniforme et l’autre en forme de 8. Ces
deux taches sont cernées de noir et marquées
intérieurement, la première d’un croissant, et la
seconde de deux points également noirs. La
tache réniforme est en outre accompagnée ex-
térieurement d’une ligne dentelée noirâtre et
transverse. Plusieurs autres lignes, de la même
couleur et placées dans le sens des nervures,
s’aperçoivent sur le reste de la surface des mêmes
154 HISTOIRE NATURELLE
ailes, dont la frange grise est souvent précédée
d’une rangée de petites taches cunéiformes ou
d’une ligne dentelée noirâtre.
Les ailes inférieures en-dessus sont entière-
ment d’un brun-fuligineux, avec les nervures
finement marquées de brun-noir.
Le dessous des quatre ailes est d’un gris cendré
luisant, avec la côte des supérieures jaunâtre et
marquée vers son extrémité de quatre points
noirs.
La tête et le corselet sont d’un gris brun,
ainsi que les antennes; l'abdomen et les pattes
sont d’un gris plus pâle et participent de la cou-
leur des ailes inférieures.
Cette description, qui concerne les deux sexes,
est faite d'apres un individu mieux écrit que ne
le sont ceux qu’on rencontre habituellement,
car cette espèce est trés-susceptible de s’effacer
en volant. Elle est, au surplus, extrêmement
commune dans les prairies sèches et les champs
de luzerne autour de Paris. Elle vole une grande
partie de Pété.
Ses premiers états ne sont pas connus.
DES LÉPIDOPTÈRES. 155
DORE LILELS LIL LS LIL OL SL 22202 2L 2 LS LE LL 2L LOL EL EDS DSL IL LL LD DEEE RL EE
MXI. BOTYS PERLE.
BOTYS UNIONALIS. (PL. 220, fig. 4.)
Borys unionaLis. Treits. Schmett, von europ, tom. vit.
pag. 116. n° 27.
PyRALIS UNIONALIS. Hubn. tab. 20. fig. 132. (fœm.)
Envergure , 13 lignes et demie.
Les quatre ailes sont demi-transparentes et
entiérement d’un blanc éclatant sur leurs deux
surfaces, avec des reflets d’opale, à l’exception
de la côte des ailes supérieures, qui est rousse.
La tête, le corps, les antennes et les pattes
sont également d’un blanc brillant. Les palpes
et la trompe seuls sont roux.
Cette espèce, dont les premiers états ne sont
pas connus, vole en juillet dans les endroits
marécageux du midi de la France, en Langue-
doc et en Provence, d’où nous avons reçu les
individus que nous possédons. Elle se trouve à
la fois en Amérique et dans toutes les contrées
méridionales de l'Europe; mais c’est à tort que
Hubner à figuré parmi ses Lépidopteres euro-
péens une autre espèce voisine de celle-ci, le
Botys Lucernalis, qui appartient au Brésil.
156 HISTOIRE NATURELLE
LOLITA SS SR RENNES
MXII BOTYS VERDATRE.
BOTYS PALEALIS. (PL 220, fig. 5 et 6.)
Borys paLEaLIS. Treits. Schmett. von. europ. tom. vi.
pag. 116. n° 28.
PyRaLIS PALEALIS. Hubn. tab. 11. fig. 70. (fæœm.) Wien.
Verz. Illig. Gotze.
PHALÆNA PALEALIS. Fabr. Ent. syst. 111. 2, 231. 382.
PHALÆNA FLAVEOLATA. Berl., Mag. vi. B. 6. St. S. 604.
n. 63. Naturf.
La VERDATRE (P. pALEALIS), Devil. Ent. linn, tom, £v.
pag. 517.
La BANDE a L'ENVERS. Geoff. ns. par. lom. 11. pag. 166.
n° 112.
Envergure, 13 à 14 lignes.
Les ailes supérieures sont en -dessus d’un
jaune-soufre ou verdâtre très-pâle, ordinaire-
ment sans aucune tache, mais quelquefois avec
un peu de noirâtre sur leur disque et les ner-
vures légèrement marquées en brun. Les ailes
inférieures en-dessus sont blanches, avec leur
extrémité lavée de jaune-verdätre.
Le dessous des quatre ailes est d’un blanc irisé.
Les supérieures ont la côte, les nervures, une
2
DES LÉPIDOPTÈRES. 197
tache discoïdale et une raie transverse interrom-
pue, noires, avec leur sommet lavé de jaune.
Les inférieures ont la côte jaune, avec une tache
noire vers l'angle supérieur.
La tête et le corselet sont de la couleur des
ailes supérieures, ainsi que les antennes. [’ab-
domen et les pattes participent de la couleur
des ailes inférieures.
Cette description concerne les deux sexes.
La chenille n’est décrite ni figurée dans aucun
auteur à notre connaissance. M. Treitschke dit,
d’après le docteur Zincken, qu’elle vit dans
lombrelle du peucedun officinal (peucedanum
officinale). Quant au papillon , il vole en juin
et juillet sur les prairies. Il n’est pas rare aux
environs de Paris.
158 HISTOIRE NATURELLE
LS ASIA R RS LISE RLT ES LE ES EN ES LR VLELANUS LELLALILTANRS EAN S NE ELES NN LIL
B. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins aigu,
ne couvrant pas toujours entièrement les inférieures dans
l’état de repos, et formant plus ou moins la queue d'hi-
rondelle par leur rapprochement.
GENRE NYMPHULE.
9. GENUS NYMPHULA.
PYRALIS. Linn.
PHALÆNA. Fabr.
NYMPHULA. Schrank Treits.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.
Palpes inférieurs presque aussi longs que la téte, triangu-
laires et sans articles distincts. — Trompe longue. — An-
tennes simples dans les deux sexes. — Abdomen du mâle
très-gréle. — Ailes supérieures étroites; les inférieures
oblongues.
(Premiers états inconnus),
Ex adoptant, avec M Treitschke, ce genre
établi par Schrank, nous en avons retranché
toutes les espèces qui appartiennent aux #ydro-
campes de M. Latreille; de sorte qu’il se trouve
DES LÉPIDOPTÈRES. 159
réduit à celles quise distinguent de ces dernieres,
au premier coup d'œil, non seulement par des
palpes plus longs et sans articles distincts, mais
encore par des ailes en apparence plus épaisses
et plus solides.
On ne connait encore aucune de ces espèces
sous l’état de chenille; mais il y a lieu de croire
que, sous cette forme , elles ont les plus grands
rapports avec les Æyrocampes, puisqu'elles fré-
quentent les mêmes endroits que celles-ci dans
l’état parfait, c'est-à-dire les bords des mares et
des étangs et les prairies marécageuses.
Voici dans quel ordre on peut ranger les six
espèces que nous rapportons à ce genre :
SAVOIR :
Undalis. Numeralis. Bi-punctalis.
Interpunctalis, Uni-punctalis. Punctalis*.
Nota. L'espèce marquée d’une * est indiquée comme très-
rare par M. Treitschke. On la trouve en Hongrie et en
Dalmatie. Nous la donnerons plus tard si nous parvenons à
nous la procurer.
160 HISTOIRE NATURELLE
III ALESENSLRANAT LALIATS IT ELLLEN ST DIVE ES SITES SUV SVULS AVES ANS SANS SA SRE AS
MXIIH. NYMPHULE ONDÉE.
NYMPHULA UNDALIS. (PI. 221, fig. 1.)
NvymPHuLA UNDaALIS. Treits. Schmett, von europ. tom. vi'.
pag. 128. n° 1.
PyraLis uNDALIS. Hubn. tab. 14. fig. 93. (mas.) Gotze.
PHazæna uNpaLis. Fabr. Ent. syst. in. 2. 226. 362.
L'onpéE (Pyr. uNDALIS). Devil, Ent. linn, t. 11. pag. 441.
Li)
n°7097:
Envergure , 6 lignes et demie.
Cerre espèce est la plus petite du genre. Ses
ailes supérieures en-dessus sont d’un brun-rous-
sâtre , et traversées par trois lignes blanches in-
terrompues, dont deux près de la base et une
à peu de distance du bord terminal. Dans le mi-
lieu de l'intervalle qui sépare cette derniére ligne
des autres, on remarque une tache réniforme
brune et dont le centre est blanc.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un blanc
légèrement roussâtre.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des-
sus que par l’absence des lignes blanches sur
les ailes supérieures.
DES LÉPIDOPTÈRES. 161
La tête, le corps, les antennes et les pattes
participent de la couleur des ailes.
Cette description ne concerne que la femelle :
le mâle ne nous est connu que par la figure
d’Hubner, qui diffère de la nôtre en ce que la
teinte en est plus grise que fauve.
Cette espèce se trouve en Italie et dans le midi
de la France; elle vole dans les marais.
Ses premiers états sont inconnus.
NOCTURNES, V.-— Il[° Partie, Ii
162 HISTOIRE NATURELLE
SLR LR LA PAS LE LD LUE LUS URLS RE VUE LUE LUE LAS LUE LR R RS VAE LR /R
MXIV. NYMPHULE ENTREPONCTUÉE.
NYMPHULA INTERPUNCTALIS. (PI. 221, fig. 2.)
NyMPHULA INTERPUNCTAIIS, Zreits. Schmett. :1:).
tom. vir. pag. 125. n° 2.
PYRALIS INTERPUNCTALIS. Hubn, tab. 19. fig. 128. (mas.)
Envergure, 9 lignes.
Les ailes supérieures en-dessus sont d’un fauve
luisant, avec une ombre brune dans le milieu,
et quatre points noirâtres placés sur les bords
de cette ombre, dont deux en haut et deux en
bas; les premiers sont plus rapprochés que les
autres. Un cinquième point moins marqué se voit
vers l'extrémité de la côte.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un
blanc-roussâtre luisant, avec leur extrémité lavée
de brun.
Le dessous des quatre ailes ressemble au des-
sus, mais il est d’une nuance plus claire, avec
des reflets irisés aux ailes inférieures.
La tête, le corselet et les antennes sont fau-
yes comme les premières ailes; l'abdomen et les
DES LÉPIDOPTÈRES. 163
pattes participent de la couleur des secondes
ailes.
Cette description concerne les deux sexes.
Cette espèce, dont les premiers états ne sont
pas connus, se trouve en Italie et dans le midi
de la France; elle vole dans les endroits ma-
récageux.
6
I],
1064 HISTOIRE NATURELLE
LERR LUE VE RD AE LR D LES VE LUE SLR LAS LAVE LEE LUS SLR ELLE LUE LAS LR VAR
MXV. NYMPHULE NOMBRÉE.
NYMPHULA NUMERALIS. (PI, 221, fig. 3 et 4.)
NymPHuLA NUMERALIS. Zreits. Schmett, von europ. t. vrr.
pag. 129. n° 3.
PxRaALIS NUMERALIS. Hubn. tab. 14. fig. 89. (fœm.)
Envergure, 1 pouce.
Les ailes supérieures en-dessus ont leur fond
d'un gris-roussâtre pâle, et sont traversées par
deux lignes de points bruns, l’une pres de la
base et l’autre vers l’extrémité opposée. Entre
ces deux lignes et dans le milieu de chaque aile,
on remarque deux taches et un point bruns; la
plus grande des deux taches est réniforme et
l'autre orbiculaire.
Les ailes inférieures sont d’un blanc-roussitre,
avec un point brun au milieu et une ligne de la
même couleur à leur extrémité, longeant le bord
terminal.
Le dessous des ailes supérieures est d’un brun
luisant. Celui des ailes inférieures ressemble au
dessus , excepté que la ligne brune, parallèle au
bord terminal, en est plus éloignée.
DES LÉPIDOPTÈRES. 165
La tête, le corps, les antennes et les pattes
sont de la couleur des ailes.
Cette description concerne les deux sexes.
Cette espèce, dont les premiers états ne sont
pas connus, vole dans les endroits marécageux
de l'Italie et du midi de la France. Elle est
tres-rare.
166 HISTOIRE NATURELLE
La SE AV LR RS ER LOS LAA LAS SRE LUS LUE LUS LAS VUS LEE LAS VAL LAS Q/R LAS
MXVI. NYMPHULE UNI-PONCTUÉE.
NTMPHULA UNI-PUNCTALIS. Mihi. (PI. 22r, fig. 5.)
Envergure, 10 lignes.
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un gris-
roussatre luisant comme satiné, avec deux li-
gnes transverses de points noirâtres, l’une près
de la base et l’autre à quelque distance du bord
terminal. Celle-ci est arquée; l’autre est droite
et interrompue avant d'arriver à la côte. On re-
marque une petite tache noirâtre dans le milieu
de l'intervalle qui les sépare.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un gris
plus pale, mais lavé de noirâtre, avec un reflet
rougetre et une ligne arquée d’un gris plus foncé,
mais à peine marquée.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des-
sus que par une nuance plus claire et des reflets
irisés.
La tête, le corps et les antennes sont d’un
gris-jaunâtre.
Cette espèce, qui nous a paru nouvelle, nous
a été communiquée par M. le capitaine de Vil-
liers, et trouvée par lui dans les environs de Mont-
pellier. Nous l’avons appelée Uni-punctaks,
comme n'ayant qu’un seul point au milieu des
ailes supérieures.
DES LÉPIDOPTÈRES. 167
AA LV LAS LE VS LEE LAS LAS LAS LE RE LL LA LL VE LAS LL AR LAS SR
MXVII NYMPHULE BI-PONCTUÉE.
NYMPHULA BI-PUNCTALIS. Mihi. (PL. 221, fig. 6.)
se
Envergure , 9 lignes.
Lss ailes supérieures en-dessus sont d’un gris-
roussätre luisant et comme satiné, avec deux
lignes transverses dentelées d'un gris-noiratre ,
l'une près de la base et l’autre à quelque distance
du bord terminal. Toutes deux sont bordées de
jaune clair d’un seul côté , la première du côté
interne et la seconde du côté externe. Dans le
milieu de l'intervalle qui les sépare, on remarque
deux petites taches noirâtres, l’une réniforme et
l'autre orbiculaire , et séparées par un trait lon-
gitudinal d’un jaune clair.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un gris-
jaunâtre, lavées de brun à leur extrémité et tra-
versées au milieu par une raie brune.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des-
sus que par une nuance plus claire.
La tête et le corps sont d’un gris-roussatre, à
l'exception des deux ou trois premiers anneaux
168 HISTOIRE NATURELLE
de l’abdomen, qui sont d’un blanc-jaunûtre,
comme les pattes. Les antennes sont roussâtres.
Cette espèce, que nous croyons inédite, a été
trouvée dans les environs de Montpellier, par
M. le capitaine de Villiers. Nous l'avons appelée
Bi-punctalis, à cause des deux petites taches ou
points qu’elle porte dans le milieu de ses ailes
supérieures.
Voctunes.
Ê
PE COX:
BE) : 6
L. Duménit Pnxit et Dire.
1. Nymphule Ondée / Cndatir/ male2. Id. Entreponctuée //4rpunclatir) male 5 et 4.
Id. Nombrée /Wemerakr) mâle 5.1. Uni- ponctuée /Ürc. punctals. ) Vemelle. 6. Idem.
Bi-ponctuée //c-punetalis. ) male.
1
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ART
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Et
«
DES LÉPIDOPTÈRES. 169
BAS LOS LUS NS LAS LAS DRE AR LAURE LR US VER LUE VAE LAS LEA LUS LUE LAS LR
B. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins aïgu,
ne couvrant pas toujours entièrement les inférieures dans
l'état de repos, et formant plus ou moins la queue d'hiron-
deblägpar leur rapprochement.
GENRE HYDROCAMPE.
ee
10. GENUS HYBROCAMPA.
————_—_—_—
GEOMETRA. ZLinn.
PYRALIS. Z{ig. Hubn. etc.
PHALÆNA. Fabr. Degcer. Walkenaër. Geoff. etc.
NYMPHULA. Schrank. Treits.
HYDROCAMPA. Latr. Curtis.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.
Palpes inférieurs courts , avec le dernier article nu et eylin-
drique. — Trompe longue. — Antennes simples danles
deux sexes. — Abdomen du mâle très-gréle. — Jambes
postérieures très-longues. — Ailes supérieures très-étroites ;
les inférieures oblongues.
Chenilles vivant et se transformant sous l’eau.
CE genre, créé par M. Latreille, se compose,
ainsi que son nom l'indique, de toutes les es-
pèces dont les chenilles, par une anomalie sin-
gulière, vivent et subissent toutes leurs méta-
morphoses sous l’eau. Dans l’état parfait, elles se
170 HISTOIRE NATURELLE
font remarquer par la délicatesse de leurs ailes,
par leur corps gréle et par leurs jambes longues
et minces, et armées de longs ergots comme
celles des Ptérophores ; mais c’est surtout par la
maniere de vivre de leurs chenilles qu’ellés sont
dignes de fixer l'attention du naturaliste. Réau-
mur et Degeer ont donné une histoire aussi
complète qu’intéressante de trois de ces chenil-
les. L'une d’elles, celle qui vit sur la stratiote
aloïde, a le corps garni de bouquets de poils ou
plutôt de filets membraneux qui sont des es-
pèces de branchies, à l’aide desquelles elle res-
pire dans l’eau comme les larves d’Éphémères.
Mais il n’en est pas de même des deux autres,
dont l’organisation ne diffère en rien extérieu-
rement de celle des chenilles ordinaires; aussi
sont-elles obligées de se loger dans des tuyaux
qu'elles se fabriquent en sortant de l'œuf, pour
se soustraire à l’action du liquide au milieu du-
quel elles vivent. On verra à leur article respectif
avec quel art elles savent se fabriquer ces tuyaux,
dont elles changent plusieurs fois dans leur vie,
avant de se transformer en chrysalide.
Ces chenilles se nourrissent du parenchyme
des feuilles submergées de plusieurs plantes
aquatiques , telles que les potamogetons , les né-
nuphars, les lentilles d'eau, les stratiotes , etc.,
et leurs papillons ne s’éloignent jamais de l’en-
droit où ils sont nés. Ils ne volent que le soir;
dans la journée, ils se tiennent cachés sous les
DES LEÉPIDOPTÈRES. 171
feuilles des plantes qui bordent les marais et les
étangs. Quelques-uns paraissent deux fois, sa-
voir : en mai et en juillet; mais le plus grand
nombre ne se montre que du 20 juin au 15
juillet.
Voici dans quel ordre on peut ranger les huit
espèces que nous rapportons à ce genre.
Potamogalis. Magnificalis * Fenestralis *
Nymphæalis. Nivealis* Literalis.
Lemnalis. Stratiotals.
Nota. Nous n'avons pu encore nous procurer les trois
espèces marquées d’une *, La première, qui ressemble beau-
coup à la Zemnalis, se trouverait en Angleterre, suivant
M. Treitschke; cependant elle ne figure pas dans le Cata-
logue de M. Curtis. La seconde, voisine de la Srratiotalis,
se trouve en Hongrie et aux environs de Vienne, mais ra-
rement. Enfin, la troisième est une espèce très-rare de l’Ita-
talie, qui ne ressemble à aucune des autres et paraîtrait ap-
partenir plutôt au genre Asopia, d’après la figure d'Hubner.
172 HISTOIRE NATURELLE
PSS SERRES ELA LAS ARR LR LUS LOU LR VUE US LRU LEUR IS LULU LAS QU
MXVIIT. HYDROCAMPE DU POTAMOGÉTON.
HYDROCAMPA POTAMOGALIS. (PI. 222, fig. 1 et 2.)
HypROCAMPA POTAMOGATA. John Curtis.
NxwPHULA PoramoGaLIs. Treits. Schmett. von europ. tom.
VII. pag. 143. n° 11.
NymPnuLa NymPHæalis. Schrank. Faun. Boiïc. 17. B. 2 abth.
S#03%n° 1970!
Pyrars mymrnæaLtis. Hubn. tab. 13. fig. 85. (mas.) Larv.
lep. vi. pyral. 1v. legitim. B. b. fig. 1. a-e. Wien. Verz. Ilig.
Lang. Verz.
GEOMETRA POTAMOGATA. Zinn. S. N. 1. 2.893.275. Faun.
suec. ed, 2. n°1299. Latr. Dict. d’hist. nat., 2° édit. tom. IV,
pag. 232.
PHALÆNA POTAMOGATA. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 213. 313.
Fuessl. Gotze. Muller.
PHALÈNE DE L'ÉPI-D'EAU FLOTTANT (G. POTAMOGATA). Devtll.
Entom. linn. tom. 11. pag. 355. n° 549.
Réaumur. tom. 11. mém. 10. tab. 32. fig. 1-12.
Envergure, 10 à 14 lignes.
LE fond des quatre ailes en-dessus et en-des-
sous est d’un blanc de nacre ou de perle, et di-
visé en plusieurs taches de diverses formes, les
unes rondes ou ovales, les autres de figure ir-
DES LÉPIDOPTÈRES. 173
régulière. Toutes ces taches sont cernées ou
bordées par un liséré noirâtre saupoudré de
jaunâtre; on en compte trois principales ou plus
grandes que les autres sur les ailes supérieures,
et une seule en forme de bande transversale et
sinueuse sur les ailes inférieures; celle-ci offre
dans son milieu une petite tache réniforme, Jau-
râtre, cernée de noir. Les autres taches sont
placées à la base et le long du bord terminal des
quatre ailes, où elles forment comme une bande
dentelée. Enfin la frange, qui est grise, est pré-
cédée d’un liséré jaune-doré.
La tête et le corselet sont blancs, avec un point
brun sur chaque épaulette. L’abdomen est brun
avec les anneaux bordés de blanc. Les antennes
sont brunes et les pattes blanches.
Cette description concerne les deux sexes, qui
ne différent entre eux que par la taille. La fe-
melle est ordinairement plus grande d’un tiers
que le mâle.
La chenille de cette espèce se tient toujours
sous les feuilles submergées du potamogéton
natans , et vit par conséquent au milieu de l'eau,
quoique, cependant, son organisation extérieure
ne diffère pas de celle des autres chenilles ; mais
elle sait employer l’art le plus industrieux pour
se soustraire à l’action du liquide qui l’environne.
Réaumur en a donné une histoire aussi curieuse
que détaillée : en voici les principaux traits. À sa
sortie de l'œuf, cette chenille coupe au beau mi-
I 74 HISTOIRE NATURELLE
lieu de la feuille sur laquelle elle est née une
petite pièce qu’elle colle, sur ses bords et du côté
concave, contre la surface inférieure de cette
même feuille, ou de toute autre qui se trouve
à sa portée. Ainsi se trouve ménagée, entre les
deux parois , une cavité qui lui sert de logement,
et dont une des extrémités reste ouverte pour
qu'elle puisse sortir sa tête lorsqu'elle veut man-
ger. Mais bientôt ce logement fixe lui devient
trop étroit; d’ailleurs il lui en faut un mobile,
qu'elle puisse transporter avec elle partout où
elle le juge convenable, lorsqu'elle est parvenue
à une certaine taille. Alors elle se fabrique une
espèce de sac ou de fourreau composé de deux
morceaux de feuille de forme irrégulière, mais
coupés exactement sur le même patron, et collés
sur leurs bords comme les valves d’une silique,
excepté à l’un des bouts où ils sont seulement
appliqués l’un contre l’autre, de sorte qu’ils peu-
vent s’écarter toutes les fois que la tête de Pin-
secte fait effort pour sortir, et qu’ils se referment
d'eux-mêmes par leur ressort naturel lorsqu'elle
rentre. Or, il arrive souvent que non-seulement
la tête, mais les trois premiers anneaux avec les
pattes écailleuses sont hors du fourreau, et cela
a lieu chaque fois que la chenille veut changer
de place. Dans ce cas, l'entrée du fourreau est
bouchée par le quatrième anneau. Dans tous
les cas on voit que la partie du corps de la che-
nille par laquelle elle respire, c’est-à-dire celle
DES LÉPIDOPTÈRES. 175
qui est garnie de stigmates, est à l’abri du contact
de l’eau. C’est ainsi qu’elle peut se promener im-
punément au milieu du liquide qui l’environne,
en se cramponnant, avec ses pattes écailleuses ,
à la surface inférieure des feuilles qui sy trou -
vent submergées, et dont elle ne mange que le
parenchyme. Cependant, comme il lui arrive
plusieurs fois de changer de fourreau pendant
sa vie, tout son corps se trouve nécessairement
plongé dans l’eau pendant le temps qui lui est
nécessaire pour passer dans un autre; mais cette
submersion est de si courte durée, qu’elle peut
la supporter sans en être incommodée; et ce qui
le prouve, c’est que Réaumur ayant huilé les
stigmates d’une de ces chenilles, elle n’est morte
qu’au bout d’un quart-d’heure, tandis que les
chenilles ordinaires soumises à cette épreuve
meurent instantanément. Au surplus, notre che-
nille ne sort pas de l’eau pour subir sa transfor-
mation ; lorsque cette époque est arrivée, elle
fixe son fourreau à une feuille de potamogeton,
et file dans son intérieur une coque en soie blan-
che d’un tissu mince et serré, dans lequel elle
se change en une chrysalide qui n’a rien de par-
üiculier que le relief de ses stigmates : chacun
d'eux a la forme d’un mamelon presque cylin-
drique, dont le bout est arrondi et percé.
La chenille dont il s’agit vit non-seulement
sur le potamogeton natans, mais aussi sur les
deux espèces de nénuphar (nymphœæa alba et
I 76 HISTOIRE NATURELLE
lutea). Elle est d’un blanc luisant, avec quelques
poils de la même couleur, mais qui ne sont visi-
bles qu’à la loupe, de sorte qu’elle paraît glabre
à la vue simple. La partie supérieure des deux
ou trois premiers anneaux est teintée de brun.
La tête est petite et brune, et rentre en partie
sous le premier anneau comme sous un capu-
chon, à la volonté de la chenille.
M. Treitschke dit que cette espèce se montre
deux fois par an dans l’état parfait, savoir : en
mai et en juillet. Pour moi, je ne l’ai jamais vue
voler qu'à la fin de juin et au commencement
de juillet, aux environs de Paris. Au reste, elle
est commune partout où croit le potamogeton
natans, c’est-à-dire sur les bords des marais et
des étangs.
DES LÉPIDOPTÈRES. 177
AR SAS SAR RS LUE LAS AUS AR LAS LR LR LAS LAN LUE QAR LAVE LAURE RAR LAS LS
MXIX. HYDROCAMPE DU NÉNUPHAR.
HYDROCAMPÀA NYMPHÆALIS. (PI. 222, fig. 3.)
HvypnocamPA NymPHæATA. John Curtis.
NvmpnuLa poTamocazis. Schrank. Faur. boic. M. B. 2.
abth. S. 62. n. 1714.
NywenuLa NymPHæÆams. Zreits. Schmett. von europ. tom.
VII. Pag: 14I. n° 10.
Pyraris PorAmOGALIS. Aubn. tab. 13. fig. 82. (fœm.)
GEOMETRA NyYMPHÆATA, L/nn. S. N. 1.2. 873.274. Faun.
suec. ed. 2, n° 1298. Latr. Dict. d’hist. nat., 2° éd., tom. 4.,
pag. 233.
PHALÆNA NYMPHÆATA. Fabr. Ent. Syst. III. 2. 21/4. 316.
Gotze. Naturf. Muller. Fuesst.
PHALÆNA NITIDULATA. Berl. Mag.
PHaLÈNE DU NÉNUPBAR (G. NympHæÆATA). Devil. Ent. linn.
tom, 11. pag. 354. n° 548.
Envergure, 9 à 10 lignes.
CerTE espèce ressemble beaucoup à la pré-
cédente; mais elle est plus petite et son dessin
est plus simple. Le fond de ses quatre ailes, en-
dessus et en-dessous, est d’un blanc nacré, et
divisé en cinq taches et une bande sur les ailes
supérieures, et en trois bandes sur les ailes in-
férieures. Toutes ces taches et bandes sont cer-
NOCTURNES, V.—Il° Partie, 12
I 78 HISTOIRE NATURELLE
nées de brun-noirâtre, et le mince intervalle
qui les sépare est lavé de jaunâtre. Enfin Ja
frange est blanche, et précédée d’un liséré | jaune
doré. Ce qui nee principalement cette es-
pèce de la précédente, c'est que chez elle la
bande terminale dés quatre ailes n’est pas inter-
rompue , mais d'une seule pièce, tandis qu’elle
se divise en plusieurs taches contiguës dans sa
congénere.
La tête et le corps sont d’un blanc nacré,
ainsi que les antennes et les pattes.
Cette description concerne les deux sexês : la
femelle est seulement un peu plus grande que
le mâle.
La chenille n’est décrite ni figurée dans au-
cun auteur à notre connaissance ; Linné dit seu-
lément qu'elle vit sur la lentille d'eau : mais il y
a lieu de croire qu’elle ressemble à celle de la
Potamogalis, et que sa manière de vivre est la
même. Quant à son papillon, il vole aussi à la
même époque et dans les mêmes endroits, mais
il est moins commun. Au reste, il est à remar-
quer que les deux espèces ne volent jamais en-
semble, et qu’elles affectent chacune un canton
particulier; du moins c’est lobservation que
nous avons faite aux environs de Paris.
CS
DES LÉPIDOPTÈRES. 179
LR RE RS LUE LUS LEE L'ER EO/R VE LR D RE RS VD RS LAS VE L'URL LR LUS LES
MXX. HYDROC. DE LA LENTILLE D'EAU.
HYDROCAMPA LEMNALIS. (PI. 222, fig. 4 et 5.)
HYDROGAMPA LEMNATA. John Curtis.
NyYmPHULA LEMNALIS. Treits. Schmett. von europ. tom. vir.
pag. 134. n° 7. Schrank. Faun. boic. 11. B. 2. abth. S. 6r.
n° 1711.
PYRALIS LEMNALIS. Hub, tab. 13. fig, 83. (mas.) fig. 84.
(foœm.) Wien. Ferz. Tllig.
GEOM. LEMNATA. Zinn. S, N. 1. 2. 874. 278. Faun. suec.
ed. 2. n° 1301. Larr. Dict, d’hist. nat. 2° éd. tom. 4. pag. 233.
PHaLenNA LEMNATA. Fabr. Gotze. Naturf. Muller.
PHALÆNA GEMMATA. Perl. Mag.
PUALÈNE DE LA LENTICULE (G. LEMNATA). Devill, tom, 11.
pag. 356. n° 552.
Réaumur. tom. 1. Mém. 10. pl. 32. fig. 13-17.
Envergure , 7 à 10 lignes.
Les deux sexes différent beaucoup pour la
taille, et ne se ressemblent pas pour le fond de
la couleur des ailes supérieures. Nous décrirons
d'abord le mâle : Il est beaucoup plus petit que
la femelle; ses quatre ailes en-dessus sont d’un
12,
180 HISTOIRE NATURELLE
beau blanc luisant. Les supérieures sont mar-
quées au milieu d’un petit point noir, et tra-
versées par plusieurs lignes grises, mais presque
toujours effacées , avec une bordure étroite jau-
nâtre à leur extrémité. Les inférieures sont éga-
lement marquées au milieu d’un point noir, avec
plusieurs lignes ondulées grises et une bande
terminale d’un beau noir, sur laquelle brillent
quatre petits points argentés.
Le dessous des quatre ailes est d’un blanc lui-
sant, avec le milieu des supérieures lavé de gris.
La tête, le corps et les pattes sont blancs, et
les antennes grises ou noirâtres.
La femelle est d’un tiers plus grande que le
mâle. Ses ailes supérieures sont lavées de fauve,
avec une tache grise en forme de 8 au milieu; elles
sont traversées en outre par plusieurs lignes ondu-
lées ou dentelées également grises, et dont une,
placée vers leur extrémité, est plus marquée que
les autres. Les ailes inférieures sont d’un blanc-
sale, avec plusieurs lignes grises ondulées, et la
même bande terminale que chez le mâle. Le des-
sous des quatre ailes est d’un blanc luisant, avec
quelques vestiges des lignes du dessus sur les
supérieures seulement.
La tête et le corps participent de la couleur
des ailes. Les antennes sont grises et les pattes
blanches.
La chenille de cette espèce a été observée par
Réaumur, en même temps que celle qui vit sur
DES LÉPIDOPTÈRES. 181
le potamogéton. Elle est rase, ou du moins, si on
lui découvre quelques poils, ce n’est qu'avec le
secours de la loupe. Le fond de sa couleur est
un brun un peu olive, sur lequel des teintes de
suie ou de bistre sont étendues. Ces teintes sont
plus fortes sur le dessus des premiers anneaux
que sur le reste du corps. Sa tête est petite et
d'un blanc-jaunätre, ou d’une couleur plus claire
que celle du corps ; la chenille la cache souvent
en grande partie sous le premier anneau, qui est
luisant et comme écailleux.
Cette chenille se nourrit des feuilles extrème-
ment petites des différentes espèces de lentille
d'eau (lemma), qui forment comme un tapis de
verdure sur la surface des eaux dormantes. Elle
se tient toujours en-dessous de ce tapis, et par
conséquent dans Peau, mais sans en être mouil-
lée, attendu qu'elle vit renfermée dans un tuyau
de soie qu’elle s’est filé, et qui est revêtu exté-
rieurement des feuilles de la plante dont elle se
nourrit. Ce tuyau est mobile, et lorsqu'elle veut
se transporter d’un point à un autre , elle en fait
sortir sa tête et ses pattes écailleuses pour pou-
voir se cramponner at tapis dont nous venons
de parler; mais lorsqu'elle est sur le point de
se transformer, elle lattache par des fils à la
tige de quelque plante submergée et s'y change
en chrysalide. Cette chrysalide, suivant la re-
marque de Réaumur, ne lui a rien offert de par-
ticulier,
189 HISTOIRE NATURELLE
L’Hydrocampe de la Lentille d’eau se montre
en juin et juillet dans les environs de Paris. On
le fait partir en battant les roseaux et autres
plantes aquatiques qui bordent les étangs. Elle
est commune à la Glacière et dans les prairies
de Gentilly.
©
DES LÉPIDOPTÈRES. 183
SLR LB LUE RER LES LA) Lam RE BARS BE Re ARR PRE BR LUS LOS PAS LOS LE LEE
MXXI. HYDROCAMPE DE LA STRATIOTE.
HYDROCAMPA STRATIOTALIS. (PI. 222, fig. 6.)
HyprOCAMPA STRATIOTATA. John Curtis.
NyYmMPHULA STRATIOTALIS, Treëts, Schmett. von europ. tom.
VII. pag. 137. n° 8.
PyRALIS STRATIOTALIS. Aubn. tab. 13. fig. 87. (mas.) Wien.
Verz. Illig.
GEOMETRA STRATIOTATA. Linn. S.N. 1. 2. 873. 276. Faun.
suec, ed. 2. n° 1300. Gotze. Latr. Dict. d’hist. nat. 2° édit.
tom. 4. p. 233.
PHALÆNA STRATIOLATA. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 213. 314.
PHALÆNA PALUDATA. Fabr. Ent, syst. ur. 2. 213. 312.
PHALÈNE DU STRATIOTE ALOÏDE (G. STRATIOTATA). Devil.
Ent. linn. tom. n. pag. 355. n° b5o.
La PHALÈNE GRISE A LIGNES BRUNES ET POINT NOIR. Geo].
tom. 11, pag. 142. n° 66.
PHALÈNE AQUATIQUE DU STRATIOTE. Degeer. tom.1, Mém.
16. pag. 17, pl. 37. fig. 1. 19. tom. 11. pag. 426.
PHaALÈNE STATIOLE (P. STRATIOLATA), W'alkenaër. Faun.
par. tom. 11. pag. 307. n° 15.
Envergure, 9'lignes et demie.
Les ailes supérieures en-dessus sont blanches
et traversées au milieu par une large bande si-
nueuse d’un brun-fauve, dont le centre est oc-
184 HISTOIRE NATURELLE
cupé par un point blanc cerné de noir. Cette
bande est plus foncée du côté extérieur et ar-
rètée par une ligne noire interrompue par les
nervures. Une seconde bande plus étroite et d’un
fauve-pâle longe le bord terminal des mêmes
ailes.
Les ailes inférieures en-dessus sont blanches
et traversées au milieu par une bande étroite
sinueuse et interrompue d’un brun-noir, laquelle
est surmontée d’une ligne et d’un point de la
ième couleur, mais souvent à peine marqués.
Le dessous des quatre ailes est d’un blanc un
peu fauve, avec quelques vestiges des bandes du
dessus.
La tête, le corselet, les antennes et les palpes
sont blancs, ainsi que les deux premiers anneaux
et l'extrémité de l'abdome:;, dont le reste est d’un
oris-fauve.
Cette description ne concerne que le mâle: la
femelle en diffère en ce que le fond de ses ailes
supérieures en-dessus est entierement d'un brun-
fauve, ainsi que la tête et le corselet. Du reste,
c’est le même dessin dans les deux sexes.
La chenille de cette espèce est une des plus
curieuses du genre, en ce qu'elle vit absolument
au milieu de l’eau, où elle se nourrit des feuilles
submergées de la stratiote à feuilles d'aloës (stra-
tiotes aloïdes), sans être garantie du liquide en-
vironnant par une coque ou un étui, comme
celles dont nous avons parlé précédemment. De-
Pvralhites.
Nocturnes. 4 PL COX.
FDumént Pratt et Dire.
Let. 2. Hydrocampe du Potamogéton //otamogadir | màle etfem. 3.14. du Nénuphar
ù é
Nymphals) male. 4 et 9 .Id.de la Lentille d'eau /Zemnater/ mâle et fem. 6.[d. de la
Stratiote Jéatiotalér mâle .7.1d.Lettrée /Z ceralir) male.
D£S LÉPIDOPTÈRES. . 185
geer en a donné une histoire aussi intéressante
que détaillée, et dont nous extrairons les prin-
cipaux traits, les bornes de cet ouvrage ne nous
permettant pas de la rapporter en entier.
Cette chenille est d’un vert-blanchätre qui
tire quelquefois sur le jaunâtre. Tout le long du
corps on voit à travers la peau , qui est transpa-
rente, le canal alimentaire qui, étant ordinaire-
ment rempli de feuilles broyées, parait d’un vert-
obscur, et forme comme une large bande de cette
couleur sur le dos de la chenille. La tête est ovale,
avec une profonde échancrure bordée de brun
obscur dans sa partie supérieure. Elle est ordi-
nairement enfoncée en partie sous le premier
anneau. Elle est garnie de poils de différentes
longueurs, et ses antennes sont plus longues que
celles des autres chenilles; elles sont coniques,
divisées en plusieurs articles et terminées en
pointe. Indépendamment des incisions des an-
neaux, qui sont profondes et bien marquées,
le corps est sillonné de rides longitudinales et
transversales. À l'œil nu, cette chenille parait
très-velue ; mais avec la loupe, on s'aperçoit que
ce qu’on avait pris d’abord pour des poils sont
des filets membraneux et transparents, séparés
par touffes de trois ou quatre réunis à leur base
en une seule tige qui sort immédiatement de la
peau. Or, ces filets, d’après la remarque de De-
geer, sont des espèces de branchies pareilles :
celles qu’on voit aux larves d'Ephémeres, et à
186 HISTOIRE NATURELLE
laide desquelles notre chenille peut comme
celles-ci respirer au milieu de l’eau. Cependant,
indépendamment de ces filets, elle a de véri-
tables poils implantés chacun sur un petit tu-
bercule. Elle à aussi. des stigmates comme les
autres chenilles : ils sont de forme ovale et cer-
nés par un bourrelet qui devient plus saillant
à l'approche de la métamorphose. Pour s'assurer
jusqu’à quel point ces chenilles peuvent vivre
sans air, Degeer en plongea plusieurs dans l'huile,
et elles y vécurent huit jours, pendant lesquels,
l’une d’elles tapissa de soie les parois du verre qui
la renfermait. Au surplus, ce qui prouve combien
notre chenille est à l'aise dans Peau, c’est qu’elle
n'en sort pas pour se transformer : arrivée à ce
moment elle se loge entre deux ou trois feuilles
de la plante submergée, et là, elle se file une co-
que allongée d’une soie tres-blanche et recou-
verte d'un tissu plus lâche, de couleur grise. Cette
coque contient une chrysalide conique à ses deux
extrémités, de couleur jaune, avec les yeux bruns
trés-lisses , et des stigmates en forme de mame-
lon dont le sommet est concave. Degeer n’a pu
saisir l'instant de l’éclosion du papillon; mais
il suppose avec raison queyses ailes ne se déve-
loppent qu'après sa sortie de l’eau, qu’il est né-
cessairement obligé de traverser avant d'arriver
à sa surface, puisque sa chrysalide est sous
l'eau.
DES LÉPIDOPTÈRES. 187
On trouve l'Hydrocampe de la Stratiote en
juillet, sur les bords des eaux stagnantes où
croit cette plante, principalement du le nord
de la France.
198 HISTOIRE NATURELLE
RS IIB ARE IR SAR LR RD ER LAS MUR LE RUE LUS LA R UE LA SALE LAS LAS LAN LAS Le
MXXII. HYDROCAMPE LETTRÉE.
HYDROCAMPA LITERALIS. (PI. 222, fig. 7.)
HyYDprOCAMPA LITERALIS. John Curtis.
NympnuraA LiTEraALis. Schrank. Faun. boic. u. B. 2. abth.
S. 63. n° 1716. Treits. Schmett. von europ. t. vir, pag. 131.
no:
PYRALIS LITERALIS, Hubn. tab. 13. fig. 86. (mas.) Wien.
Verz, Illig. Gotze.
PHALÆNA ARGENTAIIS. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 240. 419.
PHALÆNA LITTERATA. SCop. Ent, carn. p. 229. n° d74.
L’anGENTÉE (P. ARGENTALIS). Devil. Ent. linn. tom. 11.
pag. 442. n° 802.
Envergure, 9 lignes.
Les quatre ailes, sur leurs deux surfaces, sont
d’un brun-noir, avec des lignes et des taches
d’un blanc argenté ou nacré, disposées ainsi qu'il
suit. Les ailes supérieures sont traversées vers
leur extrémité par une ligne arquée en sens
contraire du bord terminal. L'espace qui existe
entre elles et ce même bord est occupé par cinq
taches oblongues placées entre les nervures, et
qui souvent se réduisent à trois. De l’autre côté
de cette ligne on voit d’autres taches mieux ar-
rêtées et la plupart triangulaires, qui occupent
DÈS LÉPIDOPTÈRES. I 39
le milieu de l'aile. Les ailes inférieures ont une
tache à leur origine, et sont traversées ensuite
par deux lignes où bandes étroites, arquées en
sens contraire l’une de l’autre : la seconde est
quelquefois coudée. Enfin la frange est blanche
et entrecoupée de noir.
La tête et le corps sont d’un brun-noir, avec
les épaulettes du corselet et les anneaux de l’ab-
domen bordés de blanc. Les antennes sont brunes
ainsi que les pattes antérieures, tandis que les
postérieures sont blanches.
Cette description concerne les deux sexes ;
seulement le mâle est ordinairement plus petit
et plus foncé en couleur.
Cette espece, dont les premiers états ne sont
pas connus, se montre deux fois, savoir : à la
fin d'avril et dans le milieu de lété. Elle vole
dans les prairies des montagnes de l'est et du
midi de la France.
190 HISTOIRE NATURELLE
ARE BR AUS BALE LES SAR GARE LES OR LUE LUS LUE LUE LUS L'URL ILE LUE ÉLLLER LAS Ve
B. Ailes supérieures ayant leur sonimet plus où moins aigu
ct'allongé, ne couvrant pas toujours entièrement les infé-
rieufes dans l'état de repos , et formant plus ow moins la
queue d'hirondelle par leur rapprochement.
GENRE ASOPIE,
11. GENUS ASOPIA.
PYRALIS. Zinn. Ils. ete.
PHALÆNA. Fabr, Geoff. etc. à
BOTYS. Latr.
AGROTERA. Schrank.
ASOPIA. Treits, Curtis.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.
Palpes inférieurs courts, cylindriques, avec le dernier article
trés-aigu. — Trompe longue et épaisse. — Antennes sim-
ples dans les deux sexes. — Corps du mâle peu allongé. —
Ailes supérieures étroites ; les inférieures oblongues.
(Premiers états inconnus.)
Cr genre comprend douze espèces chez M.Treit-
schke; en adoptant nous en avons retranché les
trois dernières, qui nous ont paru appartenir plu-
DES LÉPIDOPTÈRES: 191
tôt à la tribu des Tordeuses qu'à celle qui nous
occupe (1); en conséquence il se réduit pour
nous aux heuf premières, auxquelles nous en
avons ajouté deux nouvelles: lune que nous
avons reçue d'Allemagne, sous le nom d’Orna-
talis, et l’autre qui nous a été communiquée par
M. Alexandre Lefebvre, et que nous avons ap-
pelée Ætnæalis. Ces onze espèces sont générale-
ment ornées de couleurs assez vives, et présentent
toutes le même dessin sur leurs ailes supérieures,
lequel consiste en deux lignes transversales tres-
distantes l’une de l'autre, et terminées à la côte
par deux taches plus ou moins orandes chez
quelques-unes d'elles.
Aucune de ces espèces n’a encore été obser-
vée dans ses premiers états; seulement il parai-
trait, d’après l’assertion de Linné, que la chenille
de l’une d’elles vivrait dans la farine; mais ni lui,
ni les auteurs qui sont venus depuis, n’en don-
nent la description.
La manière de vivre des Æsopies dans létat
parfait diffère peu de celle des Botys. Excepté
une seule qui ne se trouve guère que dans Pin-
térieur des maisons, les autres habitent les jar-
dins, les bois et les prairies. Le plus grand nom-
LCI
(x) Ces trois espèces sont les Tortr. Nemorana, Pariana
et Dentana de Hubner, que M, Curtis a comprises dans son
genre Sémaëlhis,
192 HISTOIRE NATURELLE
bre ne parait qu’une fois par an, dans le milieu
de l'été.
Les dix espèces que ce genre renferme peu-
vent être partagées en deux groupes, ainsi qu’il
suit,
SAVOIR :
/ Farinals.
Glaucinalis.
Rubidalis ”.
, ] Lucidalis.
à d’une seule couleur, . . . . Coitralrs*,
Regalis”.
Fimbrialis.
Ætnæalis.
supérieures
à franges
Elammealis.
de déux couleurs. . . . .. 1 Nemoralis.
Ornatalis.
Nota. Nous donnerons plus tard les trois espèces mar-
quées d’une *, si nous parvenons à nous les procurer, car
elles sont très-rares.
DES LÉPIDOPTÈRES. 193
Be - ARR LA DIR IAS IEEE LAN URI AIAS MATRA SESBIANES VE AS GA me À LL LL 25212)
MXXIIT. ASOPIE DE LA FARINE.
ASOPIA FARINALIS. (PI. 223, fig. 1.)
ASsopla FARINALIS. Treits. Schmett. von europ. tom, vis.
pag. 147. n°1. John Curtis.
PYRALIS FARINALIS. Wien. Verz. Illig. Linr. Muller.
Panzer. Hubn. tab. 15. fig. 95. fœm.)
PHALÆNA FARINALIS. Fabr. Ent, syst. 111. 2.219. 336. Sco-
poli Clerck. tab, 11. fig. 14, Cramer. Pap. exot, 1v. tab. 348.
fig. D. p. 112.
PHALÆNA pyraLis, Fuessl, Lang, Verz. Gotze.
AGROTERA PYRALIS." Schrank, Faun. boic, 11, B. 2. abth, S.
68. n. 1730.
PYRALE DE LA FARINE (PYR. FARINALIS). Devill. Ent. linn.
tom. 11. pag. 431. n° 776.
PHALÈNE À VENTRE RELEVÉ, Geoff, Hist. des ins. tom. 11.
pag. 167. n° 115,
BoTxs DE LA FARINE (8. FARINALIS.) Latr, Dict. d’hist,
nat, 2° éd, tom, 1v. pag. 233,
Envergure, 10 à 12 lignes,
Les ailes supérieures en-dessus sont fauves
au milieu, avec leur base et leur sommet d’un
brun-rougeàtre ou hépatique. Ces deux cou-
leurs sont séparées par deux lignes blanches
transversales , l'une près de la base et l’autre à
NocTurnes, V.—Il° Partie. 13
19/ HISTOIRE NATURELLE
quelque distance du bord terminal. La premiere
est arquée et la seconde fortement sinuée. On
voit dans le milieu de la partie fauve un point
brun rarement bien marqué. Enfin la frange est
Jjaunètre, avec son extrémité noirâtre.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un blanc
sale saupoudré de noirâtre, avec deux raies trans-
versales de la couleur du fond, l’une arquée et
l’autre fortement sinuée. Leur extrémité est bor-
dée de taches noires de diverses grandeurs, et
leur frange est grise,
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des-
sus que par l’absence de la ligne blanche pres de
la base des ailes supérieures, et aussi parce que
les couleurs en sont moins vives et le dessin
moins prononcé,
La tête et le corselet sont d’un brun-jaunâtre.
L'abdomen est aussi de cette couleur, avec des
taches latérales brunes sur les deux premiers
anneaux. Les antennes et Îles pattes sont d’un
jaune-fauve.
Cette description concerne les deux sexes qui
ne diffèrent entre eux que par une taille plus
forte dans la femelle.
Linné, après la description et la synonymie de
cette espèce, ajoute cette phrase : « Habitat in
Jfarina culinari cibis parafa, sedens cauda erecta;»
ce qui parait s'appliquer à la chenille, quoiqu'il
DES LÉPIDOPTÈRES. 195
ne la décrive pas. Tous les auteurs postérieurs
sont partis de là pour dire qu’elle vivait dans la
farine; mais aucun d’eux n’en donne la descrip-
tion et ne parait l’avoir vue. M. Treitschke lui-
même se contentede répéter l’assertion de Linné,
en ajoutant que , quelque connue que cette che-
nille puisse être, elle ne s’est jamais présentée
à ses recherches. Je n’ai pas été plus heureux,
que lui sous ce rapport, bien que je trouve tous
les ans l’insecte parfait dans mon appartement.
Au surplus on le rencontre non-seulement
dans l’intérieur des maisons, mais sur le tronc
des arbres, dans les jardins ; il paraît deux fois,
au printemps et à la fin de l'été.
æ
19.
196 HISTOIRE NATURELLE
PRASASG LE SRE DE VIN RA SLA LAN SERVIR ALL ALILIVELILELALALIL ARE LARLELE LES LENS VE
MXXIV ASOPIE GLAUQUE.
ASOPIA GLAUCINALIS. (PI. 223, fig. 2.)
ASOPIA GLAUCINALIS, Treits. Schmett. von europ, tom. vit.
pag. 149. n° 2. John Curtis.
AGROTERA GLAUCINALIS. Schrank. Faun. boic, 11. B. 2.
abth. S. 59. n. 1704.
PyraLis GLAUCINALIS. Linn, Gotze. Muller. Illig. Clerck.
tab, 111, fig. 4.
PyraLis NITIDALIS, Hubn. tab. 15. fig. 98. (fϾm.)
PuaLænA Niripauis, Fabr, Ent. syst. 111. 2. 228. 3702.
Crameus GLAUCINALIS. Fabr. Ent. syst. im, 2. 464. 1.
La VERDATRE (Pvn.GLauciNaLis). Devill. Ent. linn. tom, 11.
pag. 432. n° 777.
CRAMBE GLAUCINALE (cR.GLAUCINALIS), Walcknaër. Faun,
Paris, tom, 11, pag. 311. n°1.
Envergure, 11 à 12 lignes et demie,
ELLE est tres-luisante comme toutes ses con-
génères, et, vue sous certains aspects, elle offre
des reflets légèrement verdâtres; mais ils sont
si peu prononcés que nous ne concevons pas
comment ils ont pu déterminer Linné à appeler
cette espèce Glaucinalis. Cependant, comme ce
nom a été adopté par tous les auteurs qui sont
venus depuis, nous avons dû le conserver, bien
DES LÉPIDOPTÈRES. 197
qu'il ne cadre nullement avec la figure que nous
donnons de cette pyralite.
Les quatre ailes en-dessus sont d’un jaune-gris
finement sablé de brun, avec la côte des supé-
rieures rougeàtre et ponctuée de jaune. Les pre-
mières ailes sont en outre traversées par deux
lignes jaunes presque droites, très-écartées et
se terminant à la côte par deux petites taches
triangulaires d’un jaune-fauve. Les secondes ailes
sont également traversées par deux lignes, mais
courbes et très-rapprochées, et plutôt blanches
que jaunes.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des-
sus que parce qu'une seule ligne les traverse au
lieu de deux.
La tête et le corps sont d’un gris-brun mélé
de rougeûtre. Les antennes, les pattes et l’extré-
mité de l'abdomen sont d’un jaune-fauve.
Cette description concerne les deux sexes, qui
ne différent entre eux que par une plus grande
taille dans la femelle.
Cette espece, dont les premiers états ne sont
pas connus , parait à la fin de juillet et en août.
On la trouve dans les jardins et quelquefois dans
l'intérieur des maisons, appliquée contre les
murs, Elle est rare aux environs de Paris.
198 HISTOIRE NATURELLE
RS SES AA AU AN BU 4 LS A SLR QU RS SUR NT ALES SLA É ALL ALILALEL LE SARL SANSLÉTE LT
MXXV. ASOPIE LUCIDE.
ASOPIA LUCIDALIS, (PI, 223, fig. 3.)
AsOPIA LUCIDALIS. Treits. Schmett, von europ. tom, vi,
pag. 19. n° 4.
PyraLis LUCIDALIS. Hubn. tab, 25. fig. 161. (mas,)
Envergure, 9 lignes et demie.
Les quatre ailes en-dessus sont rougeûtres,
Les supérieures sont traversées au milieu par
uné large bande légèrement arquée d’une teinte
plus foncée, et bordée des deux côtés par une
ligne d’un jaune clair. Une ligne sinueuse de la
même couleur traverse le milieu des ailes infé-
rieures. La frange est d’un rougeûtre foncé.
Le dessous des quatre ailes est d’un jaune clair
saupoudré de rougeàtre, avec une seule ligne
brune sur chaque aile correspondante à celles
du dessus.
La tête, le corps, les antennes et les pattes sont
de la même couleur que les ailes.
Cette description concernele mâle ; la femelle
nous est inconnue.
Cette espèce, dont les premiers états ne sont
pas connus , se trouve en Italie, en Dalmatie et
dans le midi de la France.
DES LÉPIDOPTÈRES. 199
BOLIVIA V EU LT EL SLALRS De LAVER LOU LS SA QE D RS QAR RUES RD QE Sn ne me De ER
MXXVI. ASOPIE DE L’ETNA.
ASOPIA ÆTNÆALIS. Mihi. (PI. 223, fig. 4.)
Envergure, 8 lignes et demie,
Les quatre ailes en-dessus sont d’un brun-
rougeâtre, avec une petite tache jaune réni-
forme ou en croissant au centre de chacune
d'elles. Chaque aile est en outre traversée, entre
cette tache et le bord extérieur , par une ligne
brune anguleuse est tres-sinuée, mais plus mar-
quée sur les ailes supérieures que sur les infé-
rieures. La frange est grise et précédée d’un liséré
Jjaunâtre.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des-
sus que parce que les lignes précitées n’y sont
indiquées que par des points.
La tête, le corps et les autennes sont de la
couleur des ailes. Les pattes sont d’une nuance
plus pâle. Les palpes sont fauves en-dessus et
blancs en-dessous.
Cette description concerne le mäle; la femelle
nous est inconnue.
200 HISTOIRE NATURELLE
M. Alexandre Lefebvre a trouvé cette espèce
au printemps, dans la vallée de Bandazzo, au
pied de l'Etna. N'ayant pu la reconnaitre dans
Hubner ni dans M. Treitschke, nous l’avons ap-
pelée Æinæalis, à cause de la localité où elle a
été trouvée.
M. ie colonel Feisthamel en possède un indi-
vidu d’une teinte plus foncée que celui qui est
figuré, et qui a été trouvé dans les environs de
Barcelone.
dE
Nocturnes.
[vra htes. PL COXXHT
RS te
P Dumenal Pouait et Direxit .
Frandée/. Fimbrials) Fem.6.W.des Forets (Nemoralw]Vem. 7-M.Flamme
{Flammealis )Mäle . G.1d. Ornee / Urnatales ” Male .
, A L
DES LEPIDOPTERES. 201
SOU 3 IRL ARS DA ERREUR RS BU BUR VAT EL RES ER RL AT AS SE CRAN mn Le an Re
MXXVII ASOPIE FRANGÉE.
ASOPIA FIMBRIALIS. (PI. 223, fig. 5.)
AsoPIA FIMBRIALIS, Zreits, Schmett, von europ. tom. vir.
pag. 154. n°7.
Asopia cosraLis, John Curtis.
Pyrazis FImBRIALIS. Aubn. tab. 15. fig. 97. (fœm.) Wien.
Verz. Illig. Gotze.
PHaLæNa cosraris. Fabr, Ent, syst. 111. 2.240. 420.Gotze.
La PURPURINE (Pr. cosraris). Devill, Ent, linn, tom. 11.
pag. 443. n° 803.
Envergure, 8 à 9 lignes,
Les quatre ailes en-dessus sont d’un pourpre
qui tire un peu sur le violet, avec leur frange
jaune et deux lignes transverses de cette der-
niere couleur sur chacune d’elles. Les deux lignes
des ailes supérieures sont droites, trés-écartées et
terminées à la côte par deux taches triangulaires
jaunes assez grandes. Les lignes des ailes infé-
rieures sont courbes et très rapprochées.
Le dessous des quatre ailes est d’une nuance
moins vive que le dessus, et chacune d'elles n’est
iraversée que par une seule ligne.
La tête et le corps sont d’un pourpre-violet.
202 HISTOIRE NATURELLE
Les antennes, les pattes et l'extrémité de labdo-
men sont jaunes.
Cette description concerne les deux sexes, qui
ne different entre eux que par la forme de l'ab-
domen.
Cette jolie espèce, dont les premiers états ne
sont pas connus, vole à la fin de juin et au com-
mencement de juillet dans les endroits herbus
des bois. Je l'ai prise cette année (1831) dans les
environs de Nemours et au bois de Boulogne.
Elle n’est pas commune.
DES LÉPIDOPTÈRES. 203
PR he SR LR SARL ER RR RUES D RL RE LU SA RU ER LAL RL ALELALILGALE GA LS LA LT QAR URL AS LS
MXXVIII. ASOPIE DES FORÊTS.
ASOPIA NEMORALIS. (PI, 223, fig. 6.)
Asopla NEMORALIS. {7eits, Schmett, von europ. tom. vil.
pag. 156. no 9.
PyRALIS NEMORALIS. Hubn, tab. 15.fig. 100. (fœm.) Wien.
Verz. Illig. Lang, Verz. Gotze.
AGROTERA NEMORALIS. Schrank. Faun. boic, 11. B. 2. abth,
S. 64. n. 1719.
PHaLæna EROsALIS. Fabr. Ent. syst, 111. 2, 236, 405.
PHALÆNA NEMORALIS. Scop. Ent. carn. pag. 242. n° 618,
Envergure, 9 lignes.
Les ailes supérieures en-dessus sont d’un
brun-fauve lavé de pourpre, avec leur base
jaune et rayée de rouge. La partie fauve est tra-
versée par une ligne brune ondulée et marquée,
au milieu, d’un point de la même couleur. La
frange est blanche et coupée au milieu et à ses
extrémités par du gris-brun; elle est séparée du
bord terminal par un liséré noir.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un blanc-
roussätre , et traversées par deux lignes brunes
ondulées. La frange, également d’un blanc rous-
sâtre, est séparée, comme celle des ailes supé-
204 HISTOIRE NATURELLE
rieures , par un liséré noir, du bord terminal,
Le dessous des quatre ailes est d’un gris-fauve
luisant, avec une ligne ondulée et un point cen-
tral bruns sur chacune d’elles.
La tête et le corps sont jaunes et variés de
rouge, avec l'extrémité de l'abdomen d’un brun-
ferrugineux. Les antennes sont annelées de jaune
et de brun. Les pattes sont d’un jaune-pâle.
Cette description concerne les deux sexes.
Cette jolie espèce n’est pas commune aux en-
virons de Paris; je ne l'ai jamais prise qu’une
fois dans la forêt de Bondy. Elle vole à la fin de
mai et au commencement de juin dans les clai-
rieres des bois.
Ses'premiers états ne sont pas connus.
DÉS LÉPIDOPTÈRES. 20
ANR RSR ENSAN ARR NS AS RSA SR SERRES Le URL VERS SEE LAURE AS LR DS DUO
MXXIX. ASOPIE FLAMME.
ASOPIA FLAMMEALIS, (PI. 223, fig. 7.)
ASOPIA FLAMMEALIS. Zreits. Schmett. von europ. tom, vit,
pag. 155, n° 8. John Curtis.
PYRALIS FLAMMEALIS, Wien. Verz, Illig, Gotze. Hubn,. tab,
15. fig. 99. (mas.)
Envergure , 9 lignes et demie.
Les ailes supérieures en-dessus sont d’un
jaune -fauve au milieu , avec leur base et leur ex-
trémité pourpres ou d’un rouge-brun. Ces deux
couleurs sont séparées par deux lignes trans-
verses: d’un jaune-pâle placées chacune entre
deux lignes brunes. Celle qui avoisine la base est
arquée, et celle qui longe le bord terminal est
flexueuse. On aperçoit un point brun au milieu
de l'intervalle qui sépare ces deux lignes. La côte
est brune et ponctuée de jaune.
Enfin la frange est également brune, avec une
tache d’un jaune-päle à l'angle supérieur.
Les ailes inférieures en-dessus sont tantôt
pourpres et tantôt d’un brun-rougeûtre, avec
leur frange jaunätre; elles sont traversées au
206 HISTOIRE NATURELLE
milieu par une bande jaune arquée et bordée de
deux lignes brunes.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des-
sus que parce que les ailes supérieures ne sont
traversées que par une seule ligne, celle qui
longe le bord terminal. |
La tête, le corselet, les antennes et les pattes
sont d’un jaune-fauve. L’abdomen est aussi de
cette couleur, mais lavé de brun dans la femelle,
tandis qu’il est entièrement jaune dans le mâle.
Cette espèce varie beaucoup d’un individu à
l'autre pour le fond de la couleur, qui en général
est plus vif dans les mâles que dans les femelles.
Elle parait depuis la fin de juin jusqu’au milieu
de juillet. Eile vole en société sur les fleurs après
le coucher du soleil. Le jour, elle se cache dans
les buissons, qu’il faut battre pour l'en faire sor-
tir. Elle est très-commune dans les lieux ombra-
gés des bois des environs de Paris.
Ses premiers états ne sont pas connus.
EU
DES LÉPIDOFTÈRES. 207
RAR RAR ERA VAV IR IRELIT IV RARES LUS RL LE NVARS AU ILLRR LÉ LAS S LELLGLLLNS AR LAN
MXXX. ASOPIE ORNÉE.
ASOPIA ORNATALIS, Parreyss. (PI, 223, fig. 8.)
Envergure, 9 lignes et demie,
Les ailes supérieures en-dessus sont d’un jaune-
brun mêlé de ferrugineux, et sont traversées par
deux lignes brunes argentées, l’une près de la
base, et l’autre vers les deux tiers de leur lon-
gueur. La première est arquée; la seconde est
droite et forme un coude rentrant, un peu avant
d'aboutir au bord interne. Entre ces deux lignes,
on voit deux petites taches d’un brun argenté,
l’une réniforme et l’autre orbiculaire; et à partir
de ces deux taches jusqu’au bord interne, le
fond de l’aileest d’un blanc-jaunâtre, et paraît
comme dénué d’écailles ou transparent.
Les ailes inférieures en-dessus sont en ma-
jeure partie d’un blanc-jaunâtre et comme dé-
nuées d’écailles, avec leur base brune etune large
bande terminale d’un jaune-ferrugineux, séparée
de la partie blanche par une ligne sinueuse d’un
brun-argenté, qui correspond à celle des ailes
supérieures. Sur la partie dénuée d’écailles on
remarque deux petits points noirs, l’un au mi-
208 HISTOIRE NATURELLE
lieu de Paile, et l’autre presque à son origine.
La frange est d’un gris-brun, et précédée d’une
ligne de petits points noirs.
Le dessous des quatre ailes présente absolu-
ment le même dessin que le dessus; mais le
jaune-ferrugineux est remplacé par du brun-
clair, et la partie transparente ou dénuée d’é-
cailles offre des reflets roses.
La tête et le corps sont d’un gris-brun. Les
antennes sont annelées de brun et de jaunàtre.
Les pattes sont de cette dernière couleur.
Cette jolie espèce, qui n’est décrite ni figurée
dans aucun auteur à notre connaissance, nous
a été envoyée par M. Parreyss, sous le nom de
Ornatalis, que nous lui avons conservé. Nous
en avions reçu précédemment un individu de
M. Alexandre Lefebvre, qui a trouvé cette même
espèce en Sicile.
se
DES LÉPIDOPTÈRES. 209
D''ALARONSDRUULTIBOOLRN MI RAD LAS RSA UAN ER : RNA UE D RARE LOOTENUN AS UL A D DE MR
C. Ailes supérieures visiblement plus épaisses que les infé-
6
rieures, qu’elles couvrent entièrement dans l’état de repos.
(Port de Noctuélites.)
GENRE PYRAUSTE.
12. GENUS PYRAUSTA.
PYRALIS. Zinn. Illig., ete,
PHALÆNA. Fabr.
PYRAUSTA. Sc2rank, Treits. Curtis.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.
Palpes' inférieurs aussi longs que la téte, très-aigus et sans
articles distincts. — Trompe longue. — Antennes simples
dans les deux sexes.— Abdomen des femelles gros et co-
nico-< cylindrique. — Angle supérieur des premieres ailes
plus ou moins aigu.
Chenilles (à 16 pattes) Jusiformes, verruqueuses et demi-
velues, — Chrysalide contenue dans une coque papyracée
au milieu de la mousse.
Nous avons adopté, sans modification, ce genre
établi par M. Schranck et suivi par M. Treitschke.
Presque toutes les espèces qu'il renferme se font
remarquer par la vivacité de leurs couleurs ;
LÉPID., VII NOCTURNES, V.—1l° Partie, 14
210 HISTOIRE NATURELLE
mais un des principaux caractères qui les distin-
guent des genres précédents, c’est la solidité de
leurs ailes supérieures, eu égard à la petitesse
de leur taille; aussi serait-on tenté de les ranger
parmi les ÂVoctuélites, sous a forme de leurs
palpes et la longueur de leurs jambes armées
d’épines. Leur manière de vivre aussi est très
différente de celle des Pyralites, dont nous
avons parlé jusqu'à présent : au lieu de se tenir
cachées pendant le jour, elles volent au con-
traire en plein soleil et avec d'autant plus de
vivacité qu’il fait plus chaud. Aussi n’en trouve-
t-on que dans les bois clairs et bien exposés au
midi, et surtout dans les endroits garnis de ge-
néts et de bruyères. Quelques-unes se montrent
deux fois par an, au printemps et en été; mais le
plus grand nombre ne parait que dans cette der-
nière saison. *
Une autre particularité que présentent les Py-
raustes, c’est que, chez elles, les femelles ont
beaucoup moins d'envergure que les mâles.
Quant à leurs chenilles , les deux seules que
Jon connaisse jusqu'à présent vivent sur des
plantes basses et se cachent dans la mousse pour
se transformer. Leur chrysalide, qui n'a rien
d’extraordinaire, est contenue dans une coque
papyracce.
Les dix-huit espèces que ce genre renferme
DES LÉPIDOPTÈRES. 211
peuvent être partagées en trois divisions, ainsi
qu'il suit,
SAVOIR :
A. Ailes supérieures à taches et bandes foncées sur un fond
clair. Ailes inférieures obscures.
Pudicalis. Virginalis.
Sanguinalis. Castalis*.
B. Les quatre ailes à taches et bandes claires sur un ford
foncé.
Purpuralis. Pygmæalis. Rubricalis*.
Porphyralis*. Ostrinalis. Pustulalis.
Punicealis. Mæstalis.
C. Les quatre ailes à taches et bandes peu prononcées sur un
fond obscur ou nébuleux.
Cespitalis. Floralis, Normalis.
Scutalis. Siculalis. Stygialis*.
Nota. Nous donnerons plus tard les espèces marquées
d’une*, si nous parvenons à nous les procurer!
14.
212 HISTOIRE NATURELLE
M na DR Se MS ARS BR BEBE DA SEE INA AEBLLT L'ARAR TE ET AT NUVLET.H AS ASE A8 QU
MXXXI, PYRAUSTE PUDIQUE.
PYRAUSTA PUDICALIS. Mihi. (PI, 224, fig. 1.)
Envergure, 8 lignes.
Les ailes supérieures sont en-dessus d'un jaune-
soufre, et traversées obliquement près du bord
terminal par une bande presque droite d’un gris-
pourpre ou violet; cette bande part du som-
met de l'aile et vient aboutir à peu de distance
de l’angle anal. On voit en outre un petit trait
oblique de la même couleur vers le milieu du
bord interne. Enfin la côte et la frange sont éga-
lement d’un gris-pourpre ou violet.
Les ailes inférieures sont en-dessus d’un gris-
cendré et saupoudrées de jaune-soufre.
Le dessous des ailes supérieures est d’un gris-
cendré, celui des inférieures est d’un blanc-sale,
La tête, le corps, les antennes et les pattes
sont d’un gris cendré et saupoudrés de jaune-
soufre.
Cette jolie espèce a été trouvée dans les envi-
rons d’Hyères, en Provence, par M. Cantener,
DES LÉPIDOPTÈRES. 213
déjà cité plusieurs fois dans cet ouvrage, J'avais
d’abord pensé que c’était la Castalis de M. Treits-
cbke, qui n’est pas figurée dans Hubner ; mais
après l'avoir confrontée exactement avec la des -
cription de cet auteur, je me suis convaincu du
contraire. Je la crois en conséquence inédite , et
Je lui ai donné le nom de Pudicalis.
214 HISTOIRE NATURELLE
Aa A dut 64 En WU BAG SU LAS MUR SA LAVE UERU ES SL LÈ LEUR EE SAS VES LILLY TLLR DS
MXXXII PYRAUSTE ENSANGLANTÉE,
PYRAUSTA SANGUINALIS. (PI. 224, fig. 2.)
PyRAUSTA SANGUINALIS. 7reits. Schmett. von europ. t. va.
pag. 163. n° 1.
Pyrazis sanGuINaLIs, Linn, Illig. Scriba. Hubn, tab. 28.
fig. 178. (mas.) Wien. Verz. Gotze,
PyRALIS CRUENTALIS. Scriba. tab, VI. fig. 7.
PHazæNA sanGuinaLISs. Fabr, Ent. syst. 111. 2. 235. 398.
Schwarz. Rossi. Faun.etr. tom. 11. pag. 199. n° 1191.
L'isramE (P. sANGuINALIS), Devill, Entom. linn. tom. 1.
pag. 437. n. 788.
Envergure, 6 à 7 lignes et demie,
Les ailes supérieures en-dessus sont jaunes et
traversées obliquement par deux bandes étroites
d’un rouge-carmin, lPune médiane et l’autre
presque terminale, avec la côte également d’un
rouge-carmin. La première bande s'élargit dans
sa partie supérieure et se divise en deux avant
d'aboutir à la côte, ou plutôt elle est marquée
d’un point jaune dans cette partie large ; la frange
est jaune.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un gris-
DES LÉPIDOPTÈRES, 210
cendré , avec leur base, une raie médiane et la
frange jaunâtre.
Le dessous des quatre ailes est d’un jaune-paille
luisant, avec les mêmes bandes qu’en dessous,
d'un gris-pourpre.
La tête, le corps, les antennes et les pattes
sont jaunes.
Cette description concerne les deux sexes;
seulement les ailes inférieures du mâle sont d’un
gris plus foncé.
Cette jolie espèce est plus commune dans le
midi que dans le nor: de la France; elle n’est
cependant pas très-rare, dans les années chaudes,
aux environs de Paris. Je l'ai prise plusieurs fois
sur les coteaux exposés au midi qui bordent la
Marne avant d'arriver à Saint-Maur, ainsi que
dans les rochers de Fontainebleau, Elle parait
deux fois, en juin et en août. Quant à sa chenille,
elle n’est pas encore connue ; mais M. Treitschke
présume qu'elle vit dans les mousses qui tapis-
sent les coteaux où l’on prend l'insecte parfait
en Allemagne, particulièrement dans le voisinage
des bois de pins,
216 HISTOIRE NATURELLE
D SAS LD LOU RLE LES EULABRUALA US S LOL LR D NS ARLES D NS LR À LUN ES SE NAN ER LA
MXXXIII. PYRAUSTE VIRGINALE.
PYRAUSTA VIRGINALIS. Mihi, (PL 224, fig. 3.)
Envergure, 9 lignes et demie.
Ezre ressemble beaucoup à la précédente;
mais elle est plus grande. Les ailes supérieures en-
dessus sont jaunes et traversées par trois bandes
d’un rouge-carmin, dont deux étroites, placées
au milieu, et l’autre plus large tout-à-fait termi-
nale. Les deux premières se réunissent au bord
interne, et l’une d'elles (l’extérieure) se bifurque
avant d'arriver à la côte, qui est également d’un
rouge-carmin depuis cette bande jusqu’à la base.
La bande terminale est légerement ponctuée de
jaune sur le bord qui regarde la frange. Enfin
celle-ci est grise.
Les ailes inférieures en-dessus sont entière-
ment d’un gris-cendré, avec leur bord légère-
ment pourpré et la frange grise.
Le dessous des quatre ailes est d’un jaune-paille
luisant, avec les mêmes bandes qu’en-dessus d’un
gris pourpré.
La tête et le corselet sont jaunes. L’abdomen
Pvralites.
Wocturnes. €
PL, CCXXIV.
==,
7
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6. 6.
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F. Duméerul Foi et Direæit .
1.Pyrauste Pudique//#4ca4s/Mäle.2.1d.Ensanglantée anguinals) Male.
5.id Virginale [irginalis/Mäle. Let D.Id. Pourpree (Purpuralis) Mâle et Var.
6.Id. Grenade /?unicealis/ Fem. 7e Id Pyèmee (Pygmæals ) Fem.
(e) .Id . Violette / Ostrinalis Male . 9: Id. Triste VA Wastalis )y Male.
DES LÉPIDOPTERES. 7
est d’un gris-cendré. Les antennes et les pattes
sont d’un gris-jaunâtre.
Cette charmante espèce, qui n’est pas figurée
dans Hubner, ni décrite par M. Treitschke, n’a
été envoyée de Morée par mon fils. Je la crois
tout-à-fait nouvelle,
218 HISTOIRE NATURELLE
VON UVAS LAN RSA PRILES LR LVEE LU VELUY LE LL LLALALALLE LR ULLALEULL ANS
MXXXIV. PYRAUSTE POURPRÉE.
PYRAUSTA PURPURALIS. (PI. 224, fig. 4 et 5.)
PyRAUSTA PURPURALIS. Zreits. Schmett. von europ. t. VII.
pag. 166. n0 3. Schrank. John. Curtis.
Pynaris Purpurazis. Linn. WVien. Verz. Illig. Fuesst.
Lang, Verz. Gotze. Muller. Brahm. Clerck. tab. 1x. fig. 18.
Hubn.tab. 6. fig 35. (mas.)
Pyrazis PuNICEALIS. Hubn. tab. 6. fig. 34. (mas.) Larv.
lep. vi. Pyr, 111. pseudo-noct. B. a. fig. 1,a-c.
Pyrausra puNicEALIS, Schrank. Faun. boic, zr. B. 2. abth,
S. 67. n. 1728.
PHaLÆNa PURPURALIS. Fabr. Ent, syst, 111. 2. 238. 413.
La POURPRÉE (P. pURPURALIS). Devil, Ent, linn, tom. 11,
pag. 438. n° 791.
Envergure, 7 à 9 lignes.
CETTE espèce serait sans contredit la plus re-
marquable de toute la tribu, si elle joignait une
plus grande taille à la vivacité de ses couleurs.
Le fond de ses ailes supérieures en-dessus est
tantôt d’un rouge-pourpre ettantôt d’un pourpre
brun ou violet qui fait ressortir d'autant mieux
les taches d’un beau jaune orangé dont elles sont
ornées. Ces taches sont disposées ainsi qu'il suit,
savoir : trois à la base, qui souvent n’en forment
DES LÉPIDOPTÈRES. 219
qu’une seule ; une au milieu, qui quelquefois ne
consiste qu’en un point, et trois un peu plus loin,
formant comme une bande interrompue, qui tra-
verse l'aile obliquement; de ces trois taches, celle
du milieu est arrondie; celle qui est au-dessus
et qui touche à la côte est beaucoup plus petite
et triangulaire; enfin celle qui est en-dessous et
qui repose sur le bord interne est arquée et pré-
sente quelques dentelures extérieurement.
Les ailes inférieures en-dessus sont noires et
traversées au milieu par une bande arquée jaune,
avec trois taches de cette même couleur entre
cette bande et l’origine de l'aile, dont une ronde
et deux linéaires.
Indépendamment de toutes ces taches et
bandes, le bord terminal des quatre ailes est
longé par une série de petits points jaunes très-
serrés, qui forment souvent ligne, surtout aux
ailes inférieures, et cette ligne est ordinairement
lavée de pourpre près de l'angle anal. Enfin la
frange est brune et terminée par des poils blan-
châtres.
Le dessous de quatre ailes est pourpre sur
les bords et noir au milieu. Les supérieures ont
quaire taches jaunes, dont trois plus vives que
les autres et placées sur une même ligne. Les
inférieures n’ont que trois taches jaunes, et sont
traversées en outre par une bande arquée de la
220 HISTOIRE NATURELLE
méme couleur qui correspond à celle du dessus;
enfin le bord terminal des quatre ailes est longé
par une ligre jaune.
La tête et le corselet sont d’un jaune orangé,
ainsi que les pattes et les antennes. L’abdomen
est noir, légèrement saupoudré de jaune, avec
les segments bordés de jaune-pâle.
Cette description concerne les deux sexes,
seulement la couleur pourpre de la femelle est
moins pure, et l’abdomen du mâle est terminé
par un pinceau de poils de cette couleur.
La chenille, suivant Hubner, a la tête et le
premier anneau d’un jaune-brun, avec trois
lignes longitudinales noires sur cet anneau. Le
reste du corps est gris, avec des taches ocellées
noires entourées de blanc, et trois lignes longi-
tudinales jaunes, dont une dorsale et deux laté-
rales. Une variété d’un gris plus foncé, manque
de la ligne dorsale,
Le Catalogue de Vienne, et tous les auteurs
qui l'ont copié, disent que cette chenille vit
sur l’aubépine ( cratægus oxiacantha); mais il
y a lieu de croire que c’est une erreur, et que
Hubner a eu raison de la représenter sur une
branche de menthe sauvage (mentha arvensis ),
attendu qu'elle ressemble trop à celle de la Por-
phyrals, sa congénère, pour lui supposer une
autre manière de vivre. Or, celle-ci vit sur la
DES LÉPIDOPTÈRES. 291
menthe aquatique ( mentha aquatica). La chry-
salide de la Purpuralis est d’un jaune-brun et
ressemble beaucoup aussi à celle de la Porphy-
ralis.
Le papillon se montre deux fois, en mai et en
juillet. Il vole avec beaucoup d’agilité par un
soleil ardent dans les clairières des bois remplis
de bruyères. Il paraît répandu partout, d'après
le grand nombre d’auteurs de différents pays qui
l'ont décrit.
dE
222 HISTOIRE NATURELLE
LR PRRTIRTSIONS VERS LS LAS LUTN LUEUR UN LE RÉUNIE S LUN MRLL SYRIE RAR LUEUR
MXXXV. PYRAUSTE GRENADE.
PYRAUSTA PUNICEALIS. (PI. 224, fig. 6.)
PyYRAUSTA PUNICEALIS. Zreits. Schmett, von europ. t. vit,
pag. 168. n° 4. John Curtis.
PyRAusTA PoRPHYRALIS. Schranck. Faun.boic, 11. B.2.abth.
S. 69. n° 1726.
PyraLis PUNICEALIS. Wien. Verz. Illig. Gotze.
PyRALIS PORPHYRALIS, Hubn. tab. 6. fig. 36. (fœm.)
La ROUGE (P. PuNIcALIS). Devill. Entom. linn. tom. vi.
pag. 519.
Puar. PuNICALIS. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 239. 415. Braln.
Envergure, 7 lignes et demie.
Les ailes supérieures en-dessus sont d’un
pourpre-violet très foncé, avec leur base sau-
poudrée de jaunätre et plusieurs taches d’un
jaune orangé , dont une plus grande que les au-
tres au milieu. Cette tache, presque ronde, est
accompagnée de deux autres beaucoup plus pe-
tites dont une placée intérieurement et sur la
même ligne et ne consistant souvent qu’en un
point, et l’autre au-dessus et contigué à la côte.
On remarque en outre trois autres petites ta-
DES LÉPIDOPTÈRES. 223
ches de forme linéaire et placées dans différents
sens entre la tache principale et le bord interne;
mais elles n’existent pas sur tous les individus.
Les ailes inférieures en-dessus sont noires, et
traversées au milieu par une bande arquée d'un
jaune orangé.
La frange des quatre ailes est brune, avec son
extrémité d’un gris-blanchàtre.
Le dessous des quatre ailes est d’un violet-
pourpre, avec leur base saupoudrée de jaunätre.
Les supérieures sont marquées de trois taches
d’un jaune orangé, et les inférieures traversées
au milieu par une bande du même jaune, bordée
dans sa partie supérieure d’une ligne noire, et
surmontée d’un point de même couleur.
La tête et le corselet sont d’un jaune orangé.
L'abdomen est noir, avec les segments de l’ab-
domen bordés de blanc-jaunâtre. Les antennes
et les pattes sont Jaunûtres.
Cette description concerne les deux sexes,
qui ne présentent aucune différence notable en-
tre eux.
Cette espèce varie autant que la Purpuralis ;
mais ce qui la distingue principalement de cette
dernière, c’est que ses ailes inférieures, dont le
fond est noir, ne sont traversées que par une
bande jaune, sans lignes ni taches qui l’accom-
pagnent.
22/ HISTOIRE NATURELLE
La Punicealis paraît deux fois comme la pré-
cédente savoir : en mai et en juillet; mais elle
est moins répandue : elle setient principalement
dans les bois plantés de pins.
Ses premiers états ne sont pas connus.
DES LÉPIDOPTÈRES. 295
ARR SSSR LULU RIRES US OR URA TS 8 LRRSAA BALE LS LULSIIVLIAI ATAIAL AL SE RS
MXXXVI. PYRAUSTE PYGMÉE.
PYRAUSTA PIGMÆALIS. (PI. 224, fig. 7.)
Envergure, à lignes et demie,
Les quatre ailes en-dessus sont d’un noir-brun
luisant, avec un reflet pourpre. On voit sur le
milieu des supérieures une petite tache d’un
fauve doré contiguë à la côte, et sur les infé-
rieures une ligne courbe transverse et médiane
de la même couleur. La frange est noirâtre, avec
son extrémité grise.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des-
sus que parce qu’il est moins luisant.
Les antennes, la tête et la partie antérieure
du corselet sont jaunâtres, ainsi que les pattes.
Le reste du corps est d’un brun-noir.
Cette Pyrauste, remarquable par l’exiguité de
sa taille, nous a été communiquée par M. Alexan-
dre Lefebvre, qui la rapportée de Sicile. Ne
ayant pas trouvée figurée dans Hubner, ni
décrite dans M. Treitschke , nous l'avons consi-
dérée comme nouvelle. Cependant il serait très-
possible que ce ne füt qu’une variété extrême
ment petite de la Punicealis.
LÉPID., VILL. — nocr., V.— 11° Pariie. 15
296 HISTOIRE NATURELLE
LU OANSUITRARD DIRES NS ANNE RS ATEUR SARA ABS S BRU Re RURAL AS Re
MXXXVII PYRAUSTE VIOLETTE.
PYRAUSTA OSTRINALIS. (PI. 224, fig. 8.)
PyRAUSTA osrriNauis. Treits. Schmett, von europ. t. vit.
pag. 172. n° 6. John Curtis.
PyRALIS OSTRINALIS. Hubn. tab. 17. fig. 113. (fœm.)
Envergure, 7 lignes.
Les ailes supérieures en-dessus sont d’un
pourpre-violet beaucoup moins vif que dans la
Purpuralis, et tirant quelquefois sur le gris,
avec leur base saupoudrée de jaune. Elles sont
traversées vers leur milieu par une bande si-
nueuse d’un jaune-pâle, laquelle se compose de
trois taches réunies; deux autres taches isolées
du même jaune, et placées sur la même ligne,
se voient entre cette bande et l’origine de cha-
que aile.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un brun-
noirätre, et traversées au milieu par une bande
arquée d’un blanc-jaunâtre, surmontée d’une
tache ronde de la même couleur.
Indépendamment de toutes ces bandes et ta-
ches, le bord terminal de chaque aile est longé
par une ligne jaunâtre plus marquée sur les ailes
DES LÉPIDOPTÈRES. 297
inférieures que sur les supérieures , où elle man-
que quelquefois entièrement. Enfin la frange est
d'un gris-violâtre et terminée par des poils blan-
châtres.
Le dessous des quatre ailes est d’un gris-blanc-
jaunâtre lavé de pourpre sur les bords, avec une
bande et deux taches noires sur les supérieures,
et deux bandes noires sans taches sur les infé-
rieures.
La tête et Le corselet sont d’un brun-violitre,
ainsi que les antennes. L’abdomen est noirâtre,
avec les segments bordés de blanc-jaunâtre. Les
pattes sont de cette dernière couleur.
Cette description concerne les deux sexes ;
seulement l'abdomen du mäle est terminé par
un pinceau de poils jaunes.
Cette espèce semblerait au premier coup d’œil
n'être qu'une variété plus petite et plus pâle de
la Purpuralis ; mais ce qui l'en distingue essen-
tiellement, ce sont les trois taches principales
des ailes supérieures qui, chez elle, sont tou-
jours réunies en une seule bande dans les deux
sexes. Je l'ai trouvée pour la première fois cette
année (1832) au bois de Boulogne. Elle volait
en juillet parmi les genèts et les bruyères, avec la
Cespitalis, Je l'avais reçue précédemment du midi
de la France. Ses premiers états sont inconnus,
19:
298 HISTOIRE NATURELLE
PLAN LU RAA LS AU LES LE AS AS AA MINT ETLILS LORS A CAUSE AA AA AIASEN LATE S LAS LAS LE
MXXXVIIL PYRAUSTE TRISTE.
PYRAUSTA MOESTALIS. Mihi., (PI, 224, fig. 9.)
Envergure, 7 lignes,
Les quatre ailes en-dessus sont d’un brun-foncé
tirant sur le noir, avec cinq taches sur les supé-
rieures et une bande arquée surmontée d'une
seule tache sur les inférieures, les unes et les
autres d’un blanc-jaunâtre. Des cinq taches des
ailes supérieures, trois sont placées transversa-
lement en forme de bande, et les deux autres
longitudinalement entre cette bande et la base
de l’aile : celles-ci sont trés-petites en compa-
raison des autres. La bande arquée des ailes in-
férieures traverse le milieu de l’aile et la tache
qui la surmonte est arrondie.
Le dessous des quatre ailes ressemble au-des-
sus, avec cette différence que le jaune y domine
plus que le noir.
Les antennes, la tête et le corps sont d’un
brun-noir, avec les segments de l’abdomen bor-
dés de blanc jaunâtre. Les pattes sont de cette
derniere couleur.
DES LÉPIDOPTÈRES. 229
Cette description concerne les deux sexes :
seulement l'extrémité de l’abdomen du mâle est
lavée de pourpre.
N'ayant vu d’abord qu'un individu passé de
cette espèce, je l’avais pris pour une variété de
la Purpuralis ; mais j'en aireçu depuis de plus
frais, qui tous se ressemblent, et chez lesquels
on trouve les deux sexes. Je ne doute pas d’après
cela que ce ne soit une espèce distincte qui n’est
décrite ni figurée dans aucun auteur à ma con-
naissance. Je lui ai donné le nom de Moæstalis ,
à cause de sa couleur noire et blanche. Cette
espèce se trouve principalement dans les mon-
tagnes. M. Amédée Cauchy l’a rapportée de son
voyage en Suisse, mais elle a été prise aussi en
France.
a3c HISTOIRE NÂTURELLE
de 4 SD LR LV AU UN SLEV LLLLÉSES A LELRALÉT VEILLE LE LLEVELAGRES L 25 SOSLEERS S 7
MXXXIX. PYRAUSTE PUSTULÉE.
PYRAUSTA PUSTULALIS. (PI, 225, fig. 1 et 2.)
PyraLis PUSTULALIS. Hubn. tab. 30. fig. 190-192.
Envergure, 7 à 9 lignes.
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un brun-
rougeàtre ou cannelle ; avec leur base d’un jaune-
soufre. Elles sont traversées au milieu par une
bande de taches isolées du même jaune, qui se
partage en deux branches avant d'arriver à la
côte. Ces taches varient en nombre et en gran-
deur, suivant les individus, et celles de la bran-
che extérieure sont toujours les plus petites. La
frange est jaunâtre et précédée d’une ligne fauve.
Les ailes inférieures sont d’un gris-brun, avec
la frange jaunâtre et précédée d'une ligne fauve
dont la couleur s'étend le long du bord interne.
Le dessous des quatre ailes est d’un gris-brun,
avec leur côte teintée de brun-rougeâtre ou can-
nelle.
La tête et le corselet sont d’un brun rougeûtre.
L'abdomen est d’un gris-brun, avec l’extrémité
fauve. Les antennes et les pattes sont jaunâtres.
DES LÉPIDOPTÈRES. 231
Cette description est faite sur un mâle, Nous
avons sous les.yeux une femelle d’un tiers moins
grande et plus foncée en couleur, avec les taches
jaunes plus petites. Du reste, les deux sexes se
ressemblent.
Cette jolie espèce, figurée dans les supplé-
ments d'Hubner, n’est pas décrite dans M. Treits-
chke. Elle m'a été envoyée d'Allemagne ; j'ignore
sa patrie.
EVA
Æ
239 HISTOIRE NATURELLE
CRAUSA AN LULU AR AU ER ELLE RL LE RARE RE LU LU RE LE LL LE RS LL EA SUVVAA LE RL SAS LRU EVE
MXL, PYRAUSTE DES BUISSONS.
PYRAUSTA CESPITALIS. (PI, 225, fig. 3 et 4.)
PyrRaAusrTa cEspiTALIS. Treits. Schmett, von europ, tom, vi.
pag. 193, n° 7. Schrank. John Curtis.
Pyrazis cespiraLis, Wien. Verz.Illis. Lang, Verz. Gotze.
Brahm, Hubn. tab. 6. fig. 39. (fœm.)
PyraLis sorDIpaLis, Hubn. tab, 7. fig, 40. (mas.)
PHALÆNA GEsPiTALIS. Fabr. Ent, syst..111. 2. 238. 410.
PyRALE DES BUISSONS (Pr, GEsPiTALIS). Devill. Entom. linn,
tom, 1V, pag. 19.
Envergure, 7 à 9 lignes,
Les quatre ailes en-dessus sont d’un gris-brun
nuancé de fauve. Les supérieures sont traversées
au milieu par une large bande sinueuse d’un
gris un peu plus foncé, qui se détache à peine
du fond, et dont le centre est occupé par deux
petites taches brunes, l’une réniformeet l’autre
orbiculaire; cette dernière tache est rarement
bien visible. Les inférieures sont traversées par
deux raies fauves, dont une médiane et l’autre
terminale. La frange est de la couleur des ailes.
Le dessous des quatre ailes est d’une fauve-
pale. Chacune d'elles est traversée d’abord par
Pyralites
ANVocturnes U
ZE. CCXAT
L Dumérel Fait et Direztt.
1. et 2. Pyrauste Pustulée /Zrétatir) mâle et femelle 5.et 4. Id. des buis -
SOS /Crpetabr.) Mâle et femelle 5 less (J'eutulalir.) Wäale G |dem
florale /Zbrakr.) femelle 7 [dem Normale Wormatir.) femelle 8 Idem Sie1-
4
lienne / Séutahs.) femelle.
D: Fa
M
sé
DES LÉPIDOPTÈRES, 233
une bande brune longeant le bord terminal, et
ensuite par une ligne sinueuse de la même cou-
leur, mais plus foncée. Entre cette ligne et la
base de chaque aile, on voit en outre sur les
supérieures deux petites taches noirâtres , l’une
réniforme et l’autre orbiculaire, et sur les infé-
rieures un petit croissant de la mème couleur
que les taches.
La tête et le corps sont d’un gris-brun, avec
les segments de l'abdomen bordés de fauve-päle.
Les antennes et les pattes sont de cette dernière
couleur.
Cette description concerne les deux sexes. Ce-
pendant il est à remarquer que, par une ano-
malie singulitre, les femelles ont moins d’en-
vergure que les mâles dans cette espèce, et le
dessin de leurs ailes est mieux écrit. Ce dessin
dans quelques individus ressemble à celui de la
Scutalis.
La Pyrauste des Buissons est très-commune
dans les clairières des bois, parmi les bruyeres
et les genèts, Elle se montre deux fois : en avril
et mai, et en juillet et aout.
Ses premiers états ne sont pas connus.
234 HISTOIRE NATURELLE
ROSE RE RARE PILE SU RUE VILLE SL RLEL ES AU LU LA LUE L LULU LL LA AURS
MXLI. PYRAUSTE ÉCUSSONNÉE.
PYRAUSTA SCUTALIS. (PI. 225, fig. 5.)
Pyrausra scurazis. Treits, Schmett, von europ. t. vis.
pag. 177. n°111:
PyraLis scuTALIS. Hubn. tab. 24. fig. 16, (mas)
Envergure, 8 lignes.
Les quatre ailes sont en-dessus d’un brun-
noir, avec un reflet olivâtre. Les supérieures
sont traversées vers leur extrémité par une ligne
arquée d’un jaune-clair, et près de leur base
par une ligne anguleuse d’un noir foncé. Le
centre de l'intervalle qui sépare ces deux lignes
est occupé par deux taches noires placées sur
une éclaircie jaunâtre , l’une réniforme et l’autre
orbiculaire. La frange est brune et précédée
d’une ligne d’un jaune-clair, interrompue dans
le milieu. Les ailes inférieures sont traversées
au milieu par une ligne ou bande étroite forte-
ment sinuée d’un jaune-clair. l'intervalle qui |
existe entre cette bande et la base de l’aile est
saupoudré de jaunâtre, avec un point central
noir. Enfin la frange, comme celle des ailes su-
DES LÉPIDOPTÈRES. 235
périeures, est précédée d’une ligne interrompue
d’un jaune-clair.
Le dessous des quatre ailes ressemble absolu-
ment au dessus.
La tête et le corps sont d’un noir-brun, avec
les segments de l'abdomen bordés de jaune-clair.
Les antennes et les pattes sont de la même cou-
leur,
Cette description ne concerne que le mâle; la
femelle nous est inconnue.
Cette espèce, dont les premiers états n’ont pas
encore été observés, se trouve en Italie et dans
le midi de la France, où il parait qu’elle n’est
pas commune. L’individu figuré fait partie de la
collection de M. Alexandre Lefebvre.
Pre'ans
ÈS
236 HISTOIRE NATURELLE
RRRR RO AR 0 BA DIU AA VU DSL EL EVIL SLI NE LE IAIANEIAIVIAIAALAAAIAIALAIAAASA
MXLIT. PYRAUSTE FLORALE.
PYRAUSTA FLORALIS,. (PI. 225, fig. 6.)
PYRAUSTA FLORALIS. Zreits. Schmett, von europ. tom, vit,
pag. 178. n° 12.
PyRaLIS FLORALIS. Hubn. tab. 29. fig, 142. (fœm.)
Envergure, 7 lignes.
Les ailes supérieures en-dessus sont d’un gris-
brun , avec un reflet bronzé; elles sont traver-
sées vers les deux tiers de leur longueur par une
ligne sinueuse noirâtre, qui se termine à la côte
par une tache de la même couleur, et qui est
bordée de fauve intérieurement. Entre cette li-
gne et la base de l'aile, on aperçoit d’abord une
éclaircie fauve et ensuite une tache réniforme
noire. L’extrémité des mêmes ailes est bordée par
une ligne de points noirs qui précède immédia-
tement la frange, d’un gris-roussâtre.
Les ailes inférieures en-dessus sont fauves, et
traversées à peu de distance du bord terminal
par une bande étroite noire qui forme un angle
un peu avant d'arriver au bord interne, et qui
est surmontée d’une tache noirâtre. La frange est
roussâtre et précédée d’une ligne noire.
DES LÉPIDOPTÈRES. 237
Le dessous des quatre ailes est d’un jaune-
fauve clair, avec une ligne noire arquée sur cha-
cune d'elles, et deux taches de cette couleur sur
les supérieures seulement, l’une réniforme et
l’autre orbiculaire.
La tête, le corps et les antennes sont d’un
gris-brun , avec les segments de l’abdoinen bor-
dés de fauve. Les pattes sont jaunûtres.
Cette description est faite d’après une femelle :
le mâle nous est inconnu.
Cette espèce se trouve en Italie et probable-
ment aussi dans le midi de la France. Ses pre-
miers états ne sont pas connus. M. Treitschke
l'indique comme fort rare. L'individu figuré fait
partie de la collection de M. Boisduval.
NU
À
238 HISTOIRE NATURELLE
PAR RL RD RSA B ES ARR NAN ES LILAS SEVSLRLILIE RSR ULLLENALLRRIBULS LI ES LI ASS ©
MXLIIL PYRAUSTE NORMALE.
PYRAUSTA NORMALIS. (PI, 225, fig. 7.)
PyrausTa NoRMALIS. Treits. Schmett. von europ, t, vi,
pag. 179. n° 9.
PyRaLis NORMALIS. Hubn.tab. 17. fig..110. (fœm.)
Envergure, 7 lignes.
Les ailes supérieures en-dessus sont d’un brun
foncé saupoudré de fauve rougeûtre, principa-
lement le long de la côte et au bord terminal
près de l'angle anal, avec une grande tache
noire au milieu , en forme de pyramide dont la
base repose sur le bord interne, et le sommet
se termine par un point d’un noir plus foncé un
peu avant la côte. Ce point est placé sur une
éclaircie blanche, et accompagné du côté inté-
rieur par une ligne qui part de la tache dont
nous venons de parler et se termine à la côte.
La frange est grise et précédée d’une série de
petits points noirs.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un noir
velouté, et traversées obliquement, un peu au-
delà du milieu, par une raie flexueuse blanche,
DES LÉPIDOPTÈRES. 239
avec un point de la mème couleur à leur origine.
Leur frange est également blanche.
Le dessous des premières ailes ést blanc, avec
leur extrémité noire, une grande tache et deux
lignes également noires, qui correspondent au
dessin du dessus. Le dessous des secondes ailes
est noir, avec quelques vestiges de la raie blan-
che du dessus.
La tête et le corps sont d’un noir-brun, avec
l'extrémité de l'abdomen fauve. Les antennes et
les pattes sont de cette dernière couleur.
Cette jolie petite espèce qui a tout-à-fait le
port d’une Voctuélite, nous a été communiquée
par M. le capitaine de Villiers, avec cette note :
« Prise en plein midi dans les rochers des Pyré-
« nées. » M. Treitschke dit qu'on la trouve en
Hongrie, mais qu’elle est fort rare.
2/0 HISTOIRE NATURELLE ”
RARE IA DIR UD LE LENS LES S VITAE VAUES LVAULOAIAIIIAIAUTILALAITELAANAASUASLS
MXLIV, PYRAUSTE SICiLIENNE.
>
PYRAUSTA SICULALIS. Mihi. (PL. 225, fig. 8.)
Envergure, 6 lignes,
Les ailes supérieures sont en-dessus tantôt
d’un brun-noir luisant , tantôt d’un gris-brun,
avec un reflet bronzé et quelques éclaircies
fauves. Elles sont traversées par deux lignes lé-
géerement courbes et très-écartées, mais qui se
rapprochent au bord interne. On voit au milieu
de lintervalle qui les sépare un trait oblique
noir, et la plus extérieure des deux est bordée
de fauve intérieurement,
Les ailes inférieures sont en-dessus d’un brun-
noir, avec un petit point fauve vers le milieu du
bord inférieur.
Ledessous des ailes supérieures est d’un fauve-
clair, avec deux taches et une raie parallèle au
bord terminal, d’un brun-noir. Celui des ailes
inférieures est d’un gris-brun, avec une ligne
courbe noirâtre,
La tête et le corps sont d’un brun-noirâtre,
avec les segments de l'abdomen bordés de blan-
DES LEPIDOPTÈRES. 2/1
châtre. Les antennes et les pattes sont d’un gris-
fauve luisant.
Cette espèce, que nous n'avons pu reconnaitre
dans Hubner, a été prise par M. Alexandre Le-
febvre, dans les bois des madoniers, au pied du
mont Aspro, en Sicile. Elle nous a été envoyée
depuis d'Allemagne, comme nouvelle et sans
nom. Nous l'avons appelée Siculalis, du nom
de Pile où elle a été trouvée. La figure qui s’en
rapproche le plus dans Hubner est celle qu'il
nomme Comitalis, espèce que M. Treitschke
passe sous silence, et qui n’est décrite dans au-
cun auteur.
LÉPID., VIIL. noct., V.—II° Partie. 16
2/42 HISTOIRE NATURELLE
VENIR EIRE TENS LISYEVTRSISLIALILIERSLITIVILI LIPIRIAIALALTLLLALTLÉLASRAQUSE LR
C. Ailes supérieures visiblement plus épaisses que les infé-
rieures, qu’elles couvrent entièrement dans l’état de repos
(port des Noctuélites).
GENRE ENNYCHIE.
13. GENUS ENNYCHIA.
GEOMETRA. Linn.
PHALÆNA. Fabr.
BOTYS. Zatr.
TINEA. Geoff.
PYRAUSTA. Curtis.
ENNYCHIA. Treits.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.:
Palpes inférieurs presque aussi longs que la tête, épais,
velus, et dont le dernier article, peu distinct, se termine en
pointe. — Trompe longue. — Antennes tres longues et
simples dans les deux sexes. — Corselet robuste. — 4b-
domen des femelles gros et conico-cylindrique. — Angle
supérieur des premières ailes plus ou moins arrondi.
( Premiers états inconnus).
Nous avons adopté sans modifications cegenre
établi par M.Treitschke. Toutes les espèces qu'il
renferme ont le fond de leurs ailes d’un noir
plus ou moins intense, avec des taches ou des
lignes blanches chez la plupart. Elles se distin-
DES LÉPIDOPTÈRES. 243
guent principalement des Pyraustes par un cor-
selet plus robuste, par des palpes plus courts et
par des antennes comparativement plus longues.
Leur manière de vivre est la même, c’est-à-dire
qu'elles volent également à l’ardeur du soleil
dans les clairières des bois et dans les prairies
sèches et élevées. Quelques-unes d'elles n’habi-
tentque les pays de montagnes. Leurs premiers
états sont inconnus.
Ce genre peut se partager en trois groupes,
ainsi qu'il suit, savoir:
J Albofascialis*.
traversée par une bande Anguinalis,
Cingulalis.
LE LE D VE VS dé drop Fnierale.
Sépulchralis (1).
Chaque aile
Luctualis*.
marquée d’une ou deux ta- Octomaculalis.
ches blanches ou d’une au- Potlinalis.
tre"couleur:; : . -1.% Quadripunctalis*.
Atralis,
Les quatre ailes sans bandes ni taches, Nigralis.
Nota. Nous donnerons plus tard les espèces marquées
d’une *, si nous parvenons à nous les procurer,
à AN
(1) Cette espèce, nommée ainsi par M. Marcel de Serres
et mise au rang des Ennychies par M. Treitschke, n’est
qu’une variété très petite et très foncée en couleur de l'Ophiusa
Jucunda , ainsi que me l'a fait remarquer M. le docteur
Rambur, qui a trouvé cette même variété en Corse.
16.
244 HISTOIRE NATURELLE
SRB ER RNR LRS RER CLRRAVAR RL ELALRLRANLRLÈLALS AA LLRLELAS LÉ LLEL RURALE
MXIV. ENNYCHIE CORDÉLIÈRE.
ENNYCHIA ANGUINALIS. (PI. 226, fig. 1.)
ENNycæia ANGuINALIS. Treits. Schmett. von europ. t. vit.
pag. 198. n° 4. |
PyRALIS ANGUINALIS. Hubn. tab. 5. fig. 32. (mas.) Schrank.
La TEIGNE CORDÉLIÈRE. Geoff. tom. 11. pag. 194. n° 32.
PyYRAUSTA ANGUINALIS. John Curtis.
Envergure, 7 lignes.
Les quatre ailes tant en-dessus qu’en-dessous
sont totalement noires, finement saupoudrées de
roussâtre et traversées au milieu par une ligne
blanche sinueuse, avec un point de la même
couleur sur les supérieures seulement. La frange
est noire avec son extrémité grise.
La tête et le corselet sont noirs et saupoudrés
de roussätre. L'abdomen est noir avec les an-
neaux bordés de blanc. Les antenneset les pattes
sont jaunâtres ou roussâtres.
Cette espèce paraît deux fois, en mai et en
juillet. Elle n’est pas rare dansles prairies sèches;
mais elle ne se montre que par un soleil brillant.
DES LÉPIDOPTÈRES 2/5
OUREIISRILS SUR IEIESEN NS SD D ELU NA AR TA ALES VERT LT VE LÉAUSIRS LS AAA US AS
MXILVI. ENNYCHIE ZONE BLANCHE.
ENNYCHIA CINGULALIS. (PI. 226, fig. 2.)
Ennyenia cINGuLALIS. Treits. Schmett, von europ. t. vtr.
pag. 193. n° 3.
GEOMETRA CINGULATA. Linn. S. N. 1.2. 874. 280. Faun.
suec. ed. 2. N. 1303. Clerck, tab. 2. fig. 10.
PHALÆNA CINGULATA, Fabr. Ent. syst. 111. 2. 206. 285.
Gotze. Brahm.
PyrALISCINGULALIS. Wien. Verz. Illig. Hubn. tab, 5. fig. 30.
(mas.) Schrank. Lang, Verz.
LA CEINTURE (P. G. CINGULATA). Devill. Ent, linn, tom. 11.
pag. 356. n° 553.
La ZONE BLANCHE (P. EREMITICA.) Fourcroy. Ent. par.
pag. 289. n° 102.
PYRAUSTA CINGULALIS, John Curtis.
Envergure, 6 lignes.
Les quatre ailes, tant en-dessus qu'en-dessous
sont noires el traversées au milieu par une ligne
blanche , droite sur les supérieures et arquée sur
les inférieures. La frange est noire avec son ex-
trémité grise.
La tête et le corps sont noirs, avec les an-
246 HISTOIRE NATURELLE
neaux de l’abdomen bordés de blanc. Les an-
tennes sont noires et les pattes jaunâtres.
Cette espèce se trouve dans les mêmes loca-
lités que l’Anguinalis, et parait aussi deux fois,
au printemps et en été. Elle est plus commune
que cette dernière, du moins aux environs de
Paris.
DES LÉPIDOPTÈRES. 247
ARSELTS RARES RSS RSS RAR SAS URL AL VAL LN SRE LALRLAVER SARL LENS LS LABS R SR
MXLVII ENNYCHIE FASCIÉE.
ENNYCHIA FASCIALIS. (PI. 226 , fig. 3.)
ENNycHia FasciALIs. Treits. Schmett. von europ. tom, var.
pag. 196. n° 2.
PyraLis FasciaLis. Hubn. tab, 5. fig. 31. (mas.)
PYRAUSTA FasCiALIS. John Curtis.
Envergure, 7 lignes et demie.
Les quatre ailes tant en-dessus qu’en-dessous
sont noires, finement chargées d’atomes ferrugi-
neux, et traversées au milieu par une ligne blan-
che sinueuse sur les supérieures et arquée sur
les inférieures. La frange est noire.
La tête et le corps sont noirs, avec les anneaux
de l’abdomen bordés de blanc. Les antennes sont
noires et les pattes jaunâtres. L’abdomen du mâle
est terminé par un pinceau de poils de cette
dernière couleur.
Cette espèce se trouve dans les pays monta-
gneux. Elle est plus rareque les deux précédentes.
l'individu figuré a été pris par M. le capitaine
de Villiers, dans les environs de Neuf-Brisach.
ES
218 HISTOIRE NATURELLE
LI RIIRIAS ASS S LI TS VOLE RIS LIL VERTE S LES AIRIS SARL IALA SES SEULS NU R SAN RS EN
MXLVIIT. ENNYCHIE 8 TACHES.
ENNYCHIA OCTOMACULALIS. (PI. 226, fig. 4.)
ENNYCHiA ocTomAcuLaLIs. Treits. Schmett. von europ.
tom. vil. pag. 201. n° 7.
GEOMETRA OCTOMACULATA. Linn. Mant. 540.
PHaLæNa ATRALIS. Fubr. Ent, syst. 111. 2. 241. 422.
PyraLis GuTraLis. Hubn. tab. 12. fig. 75. (fœm.) Wien.
Verz. Illig. Schrank. Lang, Verz. Gotze.
PHALÆNA FUNERANA. Muller, Zool. dann. prodr. pag. 132.
n° 124.
Nocr. TRIGUTTA. Esper. tom. 1v. tab. 163. fig. 6.
Pyrausra cuTraLis. John Curtis.
Envergure , 8 lignes et demie.
Les quatre ailes vues en-dessus et en-dessous,
sont d’un noir luisant, avec deux taches blan-
ches arrondies sur chacune d'elles. Quelques
individus portent en outre un point blanc placé
entre ces deux taches, près de la côte des ailes
supérieures. La frange est noire, quelquefois avec
un peu de blanc à l'angle anal.
La tête et le corps sont noirs, avec les épau-
lettes d’un jaune-fauve et les anneaux de l’ab-
Pyvralites.
Vo 7247772 €
72
{ ee
l'Pumend l'inctt et Lirexit
I Ennychie Cordelière /4rgranatir.) 2 Id em Zône blanche /Czqutatbir) 5 Id.
lasciée/Zrcerter.) 4. | d . huit Taches /%46 macutalis.) 5 [ d. Poudreée /224natr .)
6: Id . Obseure /Atrater.) 7 Id. Noire / Wyratr.)
DES LEPIDOPTÈRES. 249
domen bordés de blanc, les antennes noires et
les pattes blanchätres. :
Cette espèce vole en juin et juillet dans les
clairières des bois secs et sur les bruyères par
un soleil ardent. Elle n’est pas rare dans la forit
de Fontainebleau et les environs de Nemours.
250 HISTOIRE NATURELLE
PLNIVILIELRITLELLT LILEREL LEE VEUT LILI TILS LA L 21 LSLSLELELS LS LS
MXLIX. ENNYCHIE POUDRÉE.
ENNYCHIA POLLINALIS. (PI. 226, fig. 5.)
—————— ——
Ennycnia PoLLINALIS. Treits, Schmett, von europ, t. VII.
pag. 202. n° 8.
PYRALIS FOLLINALIS. Hubnr, tab. 5. fig. 29. (mas.) Wien.
Verz. Illig. Fuessl. Gotze. Brahm.
PHALÆNA POLLINALIS. Fabr, Ent. syst. 111. 2. 241. 423.
Nocr. BiGUTTA. Esp. tom. 1v. tab. 163. fig. 5.
La POUDRÉE (P. PoLLINALIS). Devill, Ent. linn. tom, 1v.
pag. 520.
Envergure, 8 lignes et demie.
Les quatre ailes sont en-dessus d'un noir ve-
louté et finement saupoudré de blanchätre , avec
deux taches blanches sur chacune d’elles, et une
ligne de la même couleur à la base des ailes su -
périeures. L’une de ces taches, sur les premières
ailes, a toujours la forme d’une larme; les au-
tres varient de grandeur et de forme suivant les
individus. La frange est blanchâtre et entre-
coupée de noir aux ailes supérieures seulement.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des-
sus que par l’absence des atômes blanchâtres.
DES LÉPIDOPTÈRES. 251
La tête et le corselet sont noirs et saupoudrés
de gris. L’abdomen est noir, avec les anneaux
bordés de blanc. Les antennes sont noires et les
pattes blanchätres.
Cette espèce paraît deux fois,en mai et en
juillet. Elle vole par un soleil ardent dans les
clairières des bois secs et sur les hautes herbes.
Elle n’est pas rare aux environs de Paris, sur-
tout au bois de Boulogne, dans les années
chaudes.
252 HISTOIRE NATURELLE
SSSR LREEIS ES SAR SEAT ESVLIS EVE RS LIVE LIVES VEILIATALLAULIAS SARNNS IS LIL UA NS
ML. ENNYCHIE OBSCURE.
ENNYCHIA ATRALIS. (PI. 226, fig. 6.)
EnnycniA ATRALIS, 7reits. Schmett. von europ. tom. vir.
pag. 206. u° 11.
PyraLis ATRALIS. Hubn. tab. 5. fig. 27. (mas.)
Envergure , 4 lignes et demie,
Les quatre ailes en-dessus sont d’un noir lui-
sant, avec un reflet bronzé et une petite tache
roussâtre au centre des inférieures. Élles sont
également noires en-dessous, mais sans reflet
bronzé, avec une tache blanche sur chaque aile.
La tête et le corps sont de la couleur des ailes,
ainsi que les antennes. Les pattes sont grises.
Cette espèce , la plus petite du genre, vole en
société sur les prairies des montagnes; elle pa-
rait en juin.
QU
Doc
Me
DES LÉPIDOPTÈRES. 253
LS I LIL IRRLIRIRRS LEA RRRS RUE ELLES LRELE LISTER ELLE LENS ALALILILE LORS LA NN
MLI ENNYCHIE NOIRE.
ENNYCHIA NIGRALIS. (PI. 226, fig. 7.)
Ennycia niGraLis. Treits. Schmett. von europ. tom. vir.
pag. 205. n° 10.
PyrALIS NIGRALIS. Aubn. tab. 5. fig. 26. (mas.)
PHALÆNA NIGRaLIS. Fabr. Ent. syst. 111, 2. 241. 421.
Envergure , 7 lignes et demie.
ELLE est entièrement d’un noir luisant des
deux côtés sans aucune tache. Ce noir a un léger
reflet rougeàtre, et paraît moins intense en-des-
sous qu’en-dessus.
Cette espèce ne se trouve que dans les mon-
tagnes. L’individu figuré nous a été communiqué
par M. Alexandre Lefebvre, qui Pa rapporté de
Suisse.
254 HISTOIRE NATURELLE
RE EE EEE EEE TEE TETE SSL TS LL ST LS LS SSL TS LOTS TE TOITS
C. Ailes supérieures sensiblement plus épaisses que les infé-
rieures, qu’elles couvrent entièrement dans l’état de repos
(port des Noctuélites ).
GENRE HERCYNE.
14. GENUS HERCYNA.
PYRALIS. Zinn. Hubn. Devill.
PHALÆNA. Fabr.
CRAMBUS. Fabr.
HERCYNA. Treits.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.
Palpes inférieurs aussi longs que la tête, épais etvelus, sans
articles distincts.—Antennes simples dans les deux sexes.
— Trompe longue.— Corselet robuste, — Abdomen ne dé-
passant pas les ailes inférieures lorsqu'elles sont étendues.
— Angle supérieur des premières ailes plus ou moins
arrondi,
(Premiers états inconnus).
Ex adoptant ce genre établi par M Treitschke,
et qui renferme chez lui quatorze espèces, je
l'ai réduit à quatre et J'ai réparti les dix autres
sur denx nouveaux genres qui viendront plus
DES LÉPIDOPTÈRES. 255
tard. Les quatre espèces qui restent dans celui-ci
ont les plus grands rapports entre elles pour la
forme et la couleur. Elles ont le corps robuste,
les ailes courtes, épaisses et généralement d’un
brun-noir satiné en-dessus , avec des taches et
des lignes grises sur les ailes supérieures.
Ces quatre espèces volent en juillet sur les
montagnes les plus élevées. Leurs chenilles ne
sont pas encore connues.
Voici leurs noms:
Manualis. Holosericalis*. Rupicolalis. Alpestralis.
Nota. Nous n'avons encore pu nous procurer celle qui est
marquée d’une * ; nous la donnerons supplémentairement à
la fin du volume.
156 HISTOIRE N:;TURELLE
DER LEVEL IVELSETAR EURE LAR SELS EE LELLESVE IN LATE LIELLLELÉLALNSE RSS S sms san
MLIL., HERCYNE MANUELLE.
HERCYNA MANUALIS. (PI. 227, fig. 1.)
HerRCYNA ManuALIS. Treits. Schmett. von europ. tom, vi.
pag. 180. n°1.
PyRALIS MANUALIS. Hubn. tab. 351. fig. 195-197.
Envergure, 10 lignes et demie.
Lzs ailes supérieures sont en-dessus d’un gris-
bleuätre, avec une large bande d’un brun-noi-
râtre qui occupe les deux tiers de leur surface
à partir de la base, qui est également noirûtre.
Cette bande est fortement sinuée ou échancrée
du côté extérieur, et présente dans le milieu
une éclaircie blanchâtre sur laquelle sont placés
deux points noirs. Une autre bande très-étroite
et dentelée, de couleur noirâtre, longe le bord
terminal. La frange est de cette dernière cou-
leur.
Les ailes inférieures sont en-dessus d’un brun-
noir qui s’éclaircit vers leur base, avec la frange
blanchatre.
Le dessous des quatré ailes est d'un gris-
bleuâtre, avec un point discoïdal noir sur cha-
DES LÉPIDOPTÈRES. 257
cune d’elles. Ce point est accompagné d’une
tache et d’une ligne arquée noire sur les ailes
supérieures, et seulement d’une ligne semblable
sur les ailes inférieures. Les quatre ailes sont
en outre terminées par une large bande noirûtre.
La tête et le corps sont noirâtres, avec les
anneaux de l'abdomen bordés de gris. Les an-
tennes sont noirâtres et les pattes blanchâtres.
Cette Hercyne, nouvellement découverte, se
trouve en Suisse et dans les Alpes françaises.
Elle vole en juillet. Elle est encore rare dans les
collections.
S
LÉPiD , VILL.— nocr., V. Ile Partie. 17
258 HISTOIRE NATURELLE
RAA RSRAR SES S 8/08 SAUT LIBERIA S IEEE LIVES NS NS SNS US LAS LUE UE SERA DES ES LE RS
MLIII. HERCYNE RUPICOLE.
HERCYNA RUPICOLALIS. ( PI. 227, fig. 2.)
HErcyNA RuPICOLALIS. Zreits. Schmett. von Europ. tom. 1.
pag. 181. n° 3.
PyYRALIS RUPICOLALIS, Hubn. tab. 21. fig. 139 ( mas.)
tab. 31. fig. 198-200.
Envergure , 8 ligues et demie.
Les ailes supérieuressont en-dessus d’un noir-
bleuâtre mélangé de gris satiné; elles sont tra-
versées par deux bandes grises, sinuées et den-
telées, entre lesquelles sont placées deux petites
taches de cette même couleur. Les ailes infé-
rieures en-dessus sont d'un noir plus décidé,
avec un commencement de bande grise qui les
traverse vers les deux tiers de leur longueur.
La frange est grise.
Le dessous des quatre ailes est d’un gris-
bleuâtre satiné, avec une bande noirâtre qui les
traverse non loin du bord terminal; leur centre
est occupé par un point également noirâtre,
mais souvent à peine marqué.
> 3 4
Pvralites.
Nocturnes . e LU. CCXNTZ.
F Re
L Dumerut Ll'onat et Pirertt
L'HCFrEVNE Manuelle /Hercets) 2. WA. Rupicole /Æpéotatr.) à. M.
+
Alpestre {per tats .) À. et D. Nole Strieule /Jegnulrtir.) mâle et fem.
6. et T° N ole Crétée /Certadrir.) mâle et femelle.
DES LÉPIDOPTÈRES. 299
La tête et le corps sont entiérement noirs,
les palpes très-velus, les antennes noires et les
pattes d’un gris-blanchâtre.
Cette espèce vole en juillet sur les rochers des
Alpes, en Suisse et en Italie.
+
fe
VA
{
É Ses
260 HISTOIRE NATURELLE
ET EE EE ST DS SSL 25055205)
MLIV. HERCYNE ALPESTRE.
HERCYNA ALPESTRALIS. { PI. 227, fig. 3.)
HerCyNA ALPESTRALIS. Treits. Schmett. von Europ. t. vit.
pag. 182. n° 4.
PyrALIS ALPESTRALIS. Hubn. tab. 21. fig. 135. (mas.)
PHaLæNa ALPESTRALIS. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 223. 350.
CrAMBus ALPESTRALIS. Fabr. Suppl. 466. 14.
Le PETIT DEUIL {P. ALPESTRALIS). Devil. Ent. linn. t. 1v.
pag. 520.
PYRALIS SIMPLONIALIS. Parreyss.
Envergure , 8 lignes.
Les ailes supérieures sont en-dessus d'un noir
foncé etsaupoudré de gris-blanchâtre, avec trois
lignes dentées, transverses, de cette dernière cou-
leur, dont deux près de la base et une non loin
du bord terminal. 1’intervalle qui sépare cette
dernière ligne des deux autres est plus clair, et
le centre en est occupé par une petite tache
noire. La frange de ces mêmes ailes est d’un gris-
blanchitre et entrecoupée de noir. Les ailes in-
férieures en-dessus sont d’un gris-brun qui s’é-
claircit vers la base, avec une ligne grise inter-
DES LÉPIDOPTÈRES. 261
rompue qui les traverse vers les deux tiers de
leur longueur, et la frange blanchätre.
La tête et le corps sont noirs, avec les seg-
ments de l’abdomen bordés de gris-blanchàtre.
Les antennes sont noires et les pattes annelées
de noir et de blane à leur extrémité.
Cette espèce vole en société dans les mois d'été
sur les montagnes élevées, en France etenSuisse.
Nota. J'ai reçu de M. Parreyss, sous le nom de Simplo-
nialis , une espèce d'Hercyne qui ne me parait qu’une variété
de l 4lpestralis, dont elle ne diffère que parce que le dessin
en est mieux écrit. C’est celle que j'ai fait figurer.
2692 HISTOIRE NATURELLE
RS RS RS SR AS RS AS AS PS RDS ES TS A/S SR DS DS D NS RAR D D SN À ES
C. Ailes supérieures visiblement plus épaisses que les infé-
rieures qu’elles couvrent entiérement dans l’état de repos
{ Port des Noctuélites ).
GENRE NOLE.
15. GENUS NOLA.
TINEA. Linn. Fabr, Devillers.
NOCTUA. Jlliger.
BOMBYX. Esper.
PYRALIS. Hubn.
HERCYNA. Treitschke.
NOLA. Leach Curtis.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.
Palpes inférieurs plus courts que la téte, épais, triangulaires
et sans articles distincts.— Trompe trés courte.—Antennes
courtes, pectinées ou crénelées dans les mâles. — Abdomen
court et obtus dans les deux sexes, — Ailes supérieures
larges et raboteuses ; les inférieures arrondies.
Chenilles (à 14 pattes) fusiformes et demi-velues. — Chry-
salide contenue dans une coque papyracée en forme de
nacelle.
Nous avons trouvé ce genre établi sous le nom
de M. Leach, dans le Catalogue des insectes de
l'Angleterre, de M. Curtis. Nous lavons adopté
DES LÉPIDOPTÈRES. 263
en y rapportant les sept espèces qui font partie
de la seconde division du genre Hercyna de
M. Treitschke. Toutes ces espèces sont moins
remarquables par leur couleur, qui est généra-
lement grise ou blanchätre, que par les crêtes
de poils on d’écailles qui s'élèvent du milieu de
la surface de leurs premières ailes; mais ces
crêtes sont peu adhérentes et disparaissent pour
peu que linsecte ait volé.
De ces sept espèces, on n’en a encore observé
que deux dans l’état de chenille. Ces chenilles
n’ont que quatorze pattes, et sont du nombre
de celles qui donnent à leur coque la forme
d’une nacelle. On verra, à l’article de la Pallio-
lalis , la manière ingénieuse dont elles s’y pren-
nent pour construire cette coque; nous y ren-
voyons pour ne pas nous répéter.
La plupart des espèces du genre dont il s’agit
habitent les bois et se tiennent sur le tronc des
arbres, Elles sont toutes plus ou moins rares, ou
du moins difficiles à découvrir. Eiles ne parais-
sent guère qu’une fois l’an, en juin ou Juillet.
Voici leurs noms :
Palliolalis. Strigulalis. Togatulalis. Albulalis.
Cristululis. Centonalis. Chlamitulalis.
æ
264 HISTOIRE NATURELLE
RE LILIBILS IS VELES ES LA R SES LUE VET VS VIT VS LÉ SD LES VS VISE VAN VITE LAN TG LS TES 7
MLV. NOLE CAPUCHON.
NOLA PALLIOLALIS. (PI. 228, fig. 3, 4.)
Noa PaLLioLaLis. Curtis. Catalogue des insectes d’Angle-
terre. pag. 174.
HERCyYNA PALLIOLALIS. Treits. Schmett, von Europ. t. vu.
pag. 188. n° 10.
Pyrazis PALLIOLALIS. Hubn. tab. 3. fig. 13. (mas.) tab. 23.
fig. 149. (fœm.) Larv. lep. vi. pyr. 11. pseudo-bomb. 4. a.
fig. 1. a-c.
NocrTua PALLIOLA. Wien. Verz. Illig.
TINEA GUCULLATELLA. Linn. Fabr. Fuessl. Gotze. Schwarz.
BomByx CUCULLATELLA. Esp. tom. 111. tab. 77. fig. 4-0.
Borkh.
PHALÆNA CUCULATA. Vaturf. Berl. Mag.
LE cAPUuCHON (rin. cucuzLaTELLA). Devill. Ent. linn. t.u1.
pag. 467. n° 867.
Roësel. tom. 11, clas. 1V. tab. x1. fig. 1-6.
Envergure, 9 lignes.
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un gris-
cendré luisant, avec leur extrémité plus foncée
et une grande tache brune à la base, bordée ex-
térieurement par une ligne courbe d’un brun-
noir, Une autre ligne très fine, de la même cou-
# Pvralites.
- FOCc£ur'rieS Le
A. CCXAIIZ.
l
L'Puménil l'hrit et Hirertt.
a!
| (2 Nole Togc / Ægatulils/ DE Id. Blanchatre /1ÆZuda ts) 3. et 4. Id À
Capuchon //7%70 44) male et femelle 5. 1dem Ravavudée (lenéorates)
6. Id. Chiamide fCPderrrituliles".)
DES LÉPIDOPTÈRES. 265
leur, traverse l’aile dans le milieu de l'intervalle
qui existe entre la tache dont nous venons de
parler et le bord termiual: cette ligne est si-
nueuse et ondulée. La frange est brune et lége-
rement entrecoupée de gris. Le dessous des
mêmes ailes est entièrement d’un gris-brun.
Les ailes inférieures sont entierement d’uu
gris-blanchâtre plus pâle en-dessous qu’en-des-
sus, avec un point noirâtre à peine marqué au
centre.
La tête et les palpes sont bruns ainsi que le
corselet. L’abdomen est gris, avec une petite ta-
che noirâtre sur le premier segment.
Cette description concerne les deux sexes.
On trouve la chenille parvenue à toute sa
taille à la fin de mai; elle peut avoir alors un
demi-pouce delong. Elle vit sur plusieurs sortes
d'arbres fruitiers, sur le prunier épineux (pru-
nus spinosa), l'aubépine (cratægus oxyacantha),
le sorbier des oiseaux (sorbus aucuparia ). Elle
a le corps légèrement déprimé et d’un brun-rou-
geâtre, avec une bande blanche longitudinale
assez large et interrompue sur le dos. Cette
bande est rayée de bleu-ardoise au milieu, et
ces raies, plus sombres sur les quatrième, sixième
et huitième anneaux, yforment un dessin de deux
demi-lunes. Sur les côtés on remarque des ma-
melons d’un brun-jaunâtre et surmontés de pe-
266 HISTOIRE NATURELLE
üts poils de la même couleur. La tête et les pattes
sont noires.
Cette chenille est du nombre de celles qui
donnent à leurs coques la forine d’une nacelle,
et voici comment elle s’y prend pour cette con-
struction. Après avoir choisi à cet effet un en-
droit bien plat et bien uni, qu’elle couvre de soie,
elle éleve sur cette place deux murs d’égale hau-
teur, pour la construction desquels elle emploie
des fibres ligneuses réunies par des fils. Logée
entre ces deux murs comme dans un canal, il
ne lui reste plus qu’à eu fermer le dessus et les
deux extrémités pour achever son ouvrage, et
c'est ce qu’elle a bientôt fait en y employant les
mêmes matériaux que pour les deux cloisons
latérales. Sa coque ainsi construite ressemble à
un petit bateau, dont la poupe est plus large et
plus élevée que la proue.
Cette coque est d’un gris-bleuâtre, et la chry-
salide qu'elle renferme est brune et claviforme.
L’insecte parfait se développe au bout de vingt
à vingt-quatre jours, et paraît dans le courant de
juin.
L'espèce dont il s’agit se trouve assez fréquem-
ment aux environs de Paris.
æ
DES LÉPIDOPTÈRES. 267
RE A TS 1 D DRAP Re 2 8 A RS nn A A 2 9 M 9 A A 5 2
MLVI. NOLE STRIGULE.
NOLA STRIGULALIS. (PI. 227, fig. 4, 5.)
Noa srriGuLazis. Curtis. Catalogue des insectes d’A ngle-
terre. pag. 174.
HERCYNA STRIGULALIS. Treits. Schmett, von Europ. t. vu.
pag. 187. n° 9.
PyraLis sTRIGULALIS. Hubn. tab. 3. fig. 16. (mas.)
Nocrua srriGuLa. Wien. Verz. Illig.
BomByx STRIGULA. Esp. tom. nil. tab. 89. fig. 1 et 2.
Envergure, 9 lignes.
Les ailes supérieures en-dessus sont d’un gris-
blanchätre, et traversées par trois raies sinueuses
et dentelées, noirâtres, avec un grand nombre
de petites lignes noires qui partent des angles
des deux premières raies, et qui sont dirigées
dans le sens des nervures. La frange est noirâ-
tre, entrecoupée de blanc , et précédée d’un
liséré de cette derniere couleur. Le dessous des
mêmes ailes est d’un gris-noirâtre, avecquelques
vestiges des lignes du dessus.
Les ailes inférieures sont d’un gris-brun en-
dessus et blanchâtres en-dessous, avec un point
noirätre au centre, plus marqué en-dessous qu’en-
dessus.
268 HISTOIRE NATURELLE
La tète et le corselet sont blanchâtres, et l’ab-
domen gris.
Cet e description concerne les deux sexes.
On trouve la chenille à la fin de mai et au
commencement de juin. Elle se nourrit de pré-
férence du lichen qui croît sur le tronc des chè-
nes. Flle est ou incarnate ou d’un jaune d’ocre
clair, avec une tache noirâtre sur le septième
seyment. Le corps est garni de beaucoup de ver-
rues surmontées de poils. La tête est brune avec
un triangle jaune.
La coque et la chrysalide de cette chenille res-
semblent à celles de la Palliolalis. Sa métamor-
phose a lieu dans le courant de juin et le papil-
lon éclôt au bout de vingt à vingt-quatre jours.
Mais comme on trouve quelquefois le dernier
au printemps, il y a lieu de croire que cette
espèce a deux générations, dont une hivernerait
en chrysalide.
La Nole Srrigule se trouve dans beaucoup de
contrées de l'Europe; elle n’est pas très-rare aux
environs de Paris.
DES LÉPIDOPTÈRES. 26g
DRE EE NE EE EE PE PE PE EE OS EE LL ES
MLVII. NOLE CRÉTÉE.
NOLA CRISTULALIS. (PI. 227, fig. 6, 7.)
HERCYNA CRISTULALIS. Zreits. Schmett von Europ. t, vir.
pag. 192. n° 13.
PYRALIS CRISTULALIS. Hubn. tab. 3. fig. 17. (mas.) Larv.
lep. vr, pyr. 11. pseudo-bomb, fig. 1. a. b.
Envergure, 8 lignes.
Le fond des ailes supérieures en - dessus est
d’un blanc-bleuâtre, lavé de gris depuis leur mi-
lieu jusqu’à l'extrémité. Chacune d’elles est tra-
versée par deux lignes noires très - fines, l’une
courbe près de la base, et l’autre sinueuse et
dentée un peu au-delà du milieu. Une troisième
ligne, mais blanche et ondée , traverse la partie
grise de l’aile près du bord terminal. Entre les
deux lignes noires , et près de la côte, on voit
deux crêtes de poils ou d’écailles plus élevées
que dans les autres espéces. Enfin la frange est
grise et entrecoupée de blanc. Le dessous des
mêmes ailes est d'un gris-cendré.
Les ailes inférieures sont d’un gris clair des
deux côtés et à demi transparentes, avec un
point discoïdal d’un gris plus foncé.
270 HISTOIRE NATURELLE
La tête et les antennes sont blanchâtres, ainsi
que les palpes. Le corselet et le corps sont variés
de gris et de blanc.
Cette description concerne les deux sexes.
Hubner a représenté la chenille sur le chéne ;
mais elle vit aussi sur la menthe aquatique (men-
(ha aquatica ), d'après l'expérience de M. Treits-
chke. Elle est d’un jaune sale sur le dos, et d’un
brun-rougeàtre sur les côtés, avec de nom-
breuses verrues latérales de la même couleur et
garnies de joils courts d’un brun-jaunâtre. Sur
le dos règne une double ligne brune, de chaque
côté de laquelle on voit des taches noires en
forme de flèche , et d’autres dessins de la même
couleur. Enfin la tête est noire, avec un triangle
jaune.
La coque et la chrysalide de cette chenille
sont comme celles des deux especes précédentes,
et le développement du papillon a lieu aussi à
la même époque.
Cette espèce se trouve en petit nombre dans
plusieurs parties de l'Europe. L’individu figuré
a été pris dans les environs de Châteaudun, par
M. Guénée, membre de la Sociétéentomologique
de France, que nous aurons plus d’une fois oc
#
casion de citer.
DES LÉPIDOPTÈRES. 271
SU NE SLR ARR RL AR SLR LR LARRLRR ALARME LA SLÉLALRLI EEE AN LVILILIITLALAR SR
MLVIIL. NOLE TOGE.
NOLA TOGALULALIS. (PI. 228, fig. 1.)
HERCYNA TOGALULALIS. Zreits. Schmett. von Europ. t, vu.
pag. 191. n° 11.
PyYRALIS TOGALULALIS. Hubn. tab. 20. fig. 130. (fœm.)
Envergure, 10 lignes et demie.
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un gris-
blanchätre, avec leur extrémité plus foncée. Elles
sont traversées au milieu par une bande courbe,
assez large, d’un brun-noirâtre, et traversée elle-
même dans sa longueur par une ligne noire
Entre cette bande et le bord terminal, on remar-
que deux lignes sinueuses et ondulées d’un gris-
noirâtre, La frange est grise. Le dessous des
mêmes ailes est d’un gris-cendré.
Les ailes inférieures sont blanchâtres tant en-
dessus qu’en-dessous, avec leur extrémité lavée
de gris.
La tête et le corps sont blanchâtres, ainsi que
les palpes et I:s antennes.
Cette description concerne les deux sexes.
272 HISTOIRE NATURELLE
Cette espece , dont les premiers états ne sont
pas connus, est rare aux environs de Paris. Je
ne lai trouvée qu’une fois dans les bois de
Ville-d’Avray.
DES LÉPIDOPTÈRES. 279
URLS LR LAVAGE EUR RE LR R VAR AE LR ER RL LR LE LR LG ER LELER LEQUEL LS LA LERYIERL EE SE
MIIX. NOLE BLANCHATRE,
NOLA ALBULALIS. (PI. 228, fig. 2.)
Hercyna azgurazis. Treits. Schmett. von. Europ. tom. vir.
pag. 191:-n° 12.
PyraLis ALBULALIS. Hubn. tab. 3, fig, 14. ( mas.) Wien.
Verz. Illig.
Envergure, 1o lignes et demie,
Le fond des ailes supérieures en-dessus est
d’un blanc pur, avec deux bandes transverses
d'un gris-brun, dont une au milieu et l’autre à
l'extrémité, La premiere est beaucoup plus large
et la seconde est traversée dans sa longueur par
une ligne blanche formant trois ondulations. La
frange est entièrement blanche. Le dessous des
mêmes ailes est d’un gris-brun.
Les ailes inférieures sont d’un gris-cendré tant
en-dessus qu’en-dessous, avec la frange blanche.
La tête, les palpes, les antennes et le corselet
sont entièrement blancs. L’abdomen participe
de la nuance des ailes inférieures.
Cette description concerne les deux sexes.
LÉPID., VIIL nocr., V.—IT* Partie, 18
274 HISTOIRE NATURELLE
Cette espèce est rare en Autriche et en Hon-
grie, suivant M. Treitschke. L’individu figuré
nous a été communiqué par M. le capitaine de
Villiers, qui l'a trouvé dans les environs de Neuf-
Brisach. On présume que sa chenille vit sur la
menthe aquatique (mentha aquatica.)
DES LÉPIDOPTÈRES. 275
ARR SALE LUN NE SLA RSR LE NUE RS RULES ANAL UEN TR LANEDEMVE LU ES BIT LE LADA III LS
MLX. NOLE RAVAUDÉE.
NOLA CENTONALIS. (PI. 298, fig. 5.)
HErcyNa cENTONALIS. Treits. Schmett. von. Europ. t. vu.
pag. 193. n° 14.
PyRALIS CENTONALIS. Hubn. tab. 5, fig. 15.( mas.)
Envergure, 8 lignes,
Le fond des ailes supérieures en-dessus est
d'un blanc pur, avec trois lignes transverses on-
dulées d’un gris-roussâtre, dont une près de la
base, une double un peu au-delà du milieu, et
la troisième longeant le bord terminal. Deux
points gris, surmontés chacun d’une cerète d’é-
cailles ou de poils ,se remarquent entre les deux
premières lignes. La frange est blanche et entre-
coupée de gris. Le dessous des mêmes ailes est
d’un gris cendré.
Les ailes inférieures sont d’un blanc-sale, et
légèrement teintées de roussâtre sur les bords
tant en-dessus qu’'en-dessous.
La tête, le corps et les antennes sont entiere.
ment blancs.
Cette description concerne les deux sexes.
18.
270 HISTOIRE NATURELLE
M. Treitschke assigne la Hongrie et la Dal-
matie pour patrie à cette espèce, en disant
qu'elle est fort rare. Elle se trouve aussi en
France, car j'ai pris moi-même lPindividu figuré
au bois de Boulogne, en juillet de cette année
(1839).
DES LÉPIDOPTÈRES, 77
RARRRELELARELLRRDÉERELRERLEN RIRE VELALLVELAITARLELALALARSEALLARLALALT ALISISON
MLXI. NOLE CHLAMIDE.
ee
NOLA CHLAMITULALIS. ( PI, 228, fig. G.)
Pynaris cHLamITULALIS. Hubn. pl. 25. fig. 160. (fœm.)
Envergure, 8 lignes.
Les ailes supérieures en-dessous sont d’un
blanc-roussâtre, avec une large bande termi-
nale d’un brun-noirûtre, interrompue par trois
ondulations blanches. Le reste de leur surface
est occupé par plusieurs petites taches noi-
râtres, et une double ligne grise qui longe la
bande dont nous venons de parler. La frange
est grise. Le dessous des mêmes ailes est d’un
gris-roussàtre.
Les ailes inférieures sont blanches, et lavées
de roussâtre à leur extrémité tant en-dessus
qu’en-dessous.
La tête, le corps et les antennes sont blancs.
Cette description concerne les deux sexes.
Cette espèce a été rapportée de Sicile par
M. Aléxandre Lefebvre. Elle n’est pas décrite
dans Treitschke, mais elle est figurée dans Hub-
ner, sous le nom que nous luiavons conservé.
279 HISTOIRE NATURELLE
DIVAADLRSLEMO LUN NI RULES IDBE LUE IV AI LÉRELLENLI NILILLEULEUAEALANLÉELALANAS
D. Ailes supérieures longues et étroites, et couvrant néan-
moins entièrement les inférieures, plissées en éventail dans
l'état de repos. (Port des Lithosies et des Yponomeutes.)
GENRE DIOSIE.
16. GENUS DIOSIA. Mihi.
PYRALIS. /J'ien. Verz. Schneider. Hubn.
TINEA. Hubn.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.
Palpes 1nférieurs aussi longs que la tête, larges et épais,
avec le dernier article peu distinct et très-aigu. — Trompe
longue.— Antennes simples, épaisses et légèrement coudées
à leur base, avec leur premier article très-distinct dans les
deux sexes.— Abdomen assez gros dans les mâles, et dé-
passant très-peu les ailes inférieures lorsqu'elles sont
étendues.
(Premiers états inconnus).
CE genre que nous avons créé, ne sé com-
pose jusqu’à présent que de deux espèces qui
ont le port des Lithosies, mais qui en different
LS
DES LÉPIDOPTÈRES. 279
par la forme de leurs palpes. L'une de ces es-
pêces (Marginalis) a été rangée par Hubner parmi
ses Pyralides, et Vautre (Auricilialis) figure
parmi ses Tinéides sous le nom d’Auriciliellu.
L'uneet l’autre volent en juillet dans les mon-
J
tagnes, et n'ont pas encore été observées dans
leurs premiers états.
230 HISTOIRE NATURELLE
AUS IAS DINIS VS DS VUE TA SP LEVANT NTIVITENRGEUSS LEVS VIA E NS LE VEUVE STAR VILLA
MEXIL DIOSIE BORDÉE.
DIOSIA MARGINALIS. (PI, 229, fig. 1.)
Pyrazis MARGINALIS, Wien. Verz. Schneid, Hubn, tab. 5.
fig. 28. ( fœm.)
La MarGinéE, ÆEngram. Pap. d'Europ. tom, vi. pl, 223.
fig, 313. a-c.
Envergure, 11 lignes,
Les ailessupérieures sont d'un noir de suie lui-
sant y compris la frange, avecdes reflets verdätres
en-dessus, etsaus ces reflets en-dessous. Les ailes
inférieures sont d’un noir-brun des deux côtés,
avec la frange d’un beau jaune orangé.
La tête, le corps et les antennes sont d'un
noir-vert brillant,
Cette description concerne les deux sexes.
Cette Jolie espèce, que nous avons reçue de
M. Parreyss, vole en juillet dans les montagnes
de l'Autriche.
72
N
K
Pyvralites.
Nocturnes.
P. Pumenit piaæ
1. Diosie bordée / Warginalis)
Valaisane /fallesrutis )
G.1d. douteuse fdubitatir)
PL CCAX.
EE 3 ET 1]
_—_—_—
2.1d.
Dupreel se
françe dorée (Aaricilealis ] J). Eudorée
_
2 . . , | <f 4 . .…. 2
4 : id . incertaine /zncertalis) 9.4 -€. id. Ambigue (Anbiquales
£ <
7- id. de l’Alisier fCrulægalis
DES L ÉPIDOPTÈRES. 281
AUSSI SR TES ALEUT ARS LIRAVIVELI LI LALI SO VNS LA UE LALLLLVELALRERLRLALEREL ET VE
MLXIHI. DIOSIE FRANGE DORÉE.
DIOSIA AURICILIALIS. (PI. 229, fig. 2)
TINEA AURICILIELLA. Hubn. tab. 49. fig. 340. (fœm.)
Envergure, 9 lignes.
Erze ne diffère de la précédente que par une
plus petite taille, et parce que la frange de ses
ailes supérieures est d'un jaune orangé comme
celle des inférieures; à cela près, la description
de l’une s'applique parfaitement à l’autre, et con-
vientaussi aux deux sexes.
Cette jolie espece a été trouvée dans les mon-
tagnes de la Provence et du Dauphine, par
M. Rippert. Elle vole en juillet.
282 HISTOIRE N\TURELLE
SV OH LAVER RM UNE RER U ART VEV LABRILARU RL LRRLURRRR RARE LERQDILARORERARSS
D. Ailes supérieures longues et étroites , el couvrant néan-
moins entièrement les inférieures plissées en éventail dans
l’état de repos. ( Port des Lithosies ou des Yponomeutes. )
GENRE EUDORÉE.
17. GENUS EUDOREA.
TINEA. Linn. Fabr.
PYRALIS. Hubn.
HERCYNA. Treits.
EUDOREA. Curtis.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.
Les quatre palpes visibles ; les supérieurs petits, velus, et sé-
curiformes; les inférieurs plus grands, velus, triangu-
laires et sans articles distincts. — Trompe longue. — An-
tennes simples, et abdomen gréle dans les deux sexes.
( Premiers états inconnus ).
Nous avons adopté ce genre établi par M. Cur-
tis, dans son Catalogue des insectes de lAngle-
terre. Nous y avons rapporté six espèces, dont
trois que nous avons retranchées du genre Her-
cyna de M. Treitschke, deux que nous croyons
DES LÉPIDOPTÈRES. 283
nouvelles, et une qui appartient aux Teignes de
Linné et de Fabricius.
Toutes ces espèces, à l'exception d’une seule
(V'allesialis), se ressemblent tellement qu'il faut
la plus grande attention pour ne pas les con-
fondre. Un fond d’un gris-brun plus ou moins
nébuleux, et sur lequel on aperçoit plus ou moins
distinctement deux lignes blanches transverses,
sinueuses et dentelées, est ce qui compose à tou-
tes, la modeste parure de leurs ailes supérieures.
Celles que nous avons eu occasion d'observer
vivent dans les parties ombragées des bois; elles
se tiennent ordinairement sur les troncs des ar-
bres, et se cachent dans les interstices de leurs
écorces au moindre danger. On les trouve dans
le courant de l'été.
Leurs premiers états sont inconnus.
Voici l’ordre dans lequel elles peuvent être
classées:
V'allesialis. Ramalis*. Incertalis.
Ambigualis. Dubitalis. Cratægalis.
Nota. L'espèce marquée d’un* nous manque, nous la
donnerons plus tard si nous parvenons à nous la procurer.
M. Treitschke comprend dans son genre Hercyna, une nou-
velle espèce qu’il appelle Mendaculalis, et qui appartient
probablement aussi à nos Eudorées autant que nous avons pu
en juger par sa description, car elle n’est pas figurée dans
Hubner.
28/ HISTOIRE NATURELLE
AVLSEULR LUS ARAS QU LELALERLALLULLRLARALALEL LUALRA SERVEUR L ALLAIT AURA LUE LA LL TS
MLXIV. EUDORÉE VALAISANE.
EUDOREA VALLESIALIS. Mihi. (PI. 229, fig. 3.)
Envergure, 12 lignes et demie.
Les ailes supérieures sont en-dessus d'un gris-
cendré finement sablé de noirâtre, et traversées,
chacune, par deux bandes étroites sinueuses et
dentelées, noireset légèrement bordées de blanc.
Entre ces deux bandes, qui sont très-distantes
l’une de l’autre, on voit une tache noire en forme
de 8 près de la plus extérieure des deux, et un
point également noir pres de celle qui avoisine
la base. Cette base est ombrée de noirâtre, et
l'extrémité de l'aile est longée par une bande in-
terrompue de la même couleur, divisée en trois
taches dont celle du milieu s'appuie contre la
frange.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un blanc
luisant, avec leur extrémité et une bande trans-
verse d'un gris-roussâtre,
La frange des quatre ailes est blanchätre et
légèrement entrecoupée de gris-roussatre,
DES LÉPIDOPTÈRES 289
Le dessous des quatre ailes est entierement
d’un blane-grisàtre luisant.
La tête, le corselet et les antennes sont d’un
gris-noirtre. L’abdomen est d’un gris-päle, avec
son extrémité jaunâtre.
Cette description ne concerne que le mâle : la
femelle nous est inconnue.
Cette espèce, queje n'ai pu reconnaitre dans
aucun auteur, et qui n’est pas figurée dans Hub-
ner, m'a été communiquée par M. Anderegg,
marchand naturaliste à Gamsen, près Brig, can-
ton du Valais, où elle a été prise. C’est ce qui
m'a déterminé à l'appeler Vallesialis.
286 HISTOIRE NATURELLE
RS SR A A PS A A AU SR RSR BR N 7 DR BR SD UE BARRE UE RD NS 8 0 8 78 à
MLXV. EUDORÉE INCERTAINE.
EUDOREA INCERTALIS. Mihi. (PI. 229, fig. 4.)
Envergure, 10 lignes et demie.
Les ailes supérieures en-dessus sont d’un gris-
cendré, et traversées par deux lignes blanches
sinueuses et légèrement dentelées. Entre ces
deux lignes, qui sont très-distantes l’une de Pau-
tre, on aperçoit trois taches roussätres et bor-
dées de noir, savoir: une rémiforme vers le milieu
et pres de la côte, et deux elliptiques placées
une au-dessus de lautre contre la ligne qui
avoisine la base. Depuis la seconde ligne jusqu’à
la frange , le fond desdites ailes est noirâtre, avec
une grande tache grise qui longe le bord termi-
nal. Enfin la frange est rousse, finement entre-
coupée de blanc, et précédée d’une série de
points noirs.
Les ailes inférieures en-dessus, ainsi que le
dessous des quatre ailes, sont d’un gris légère-
ment roussätre ou Jaunâtre et très-luisant.
La tête, les antennes et le corselet sont d’un
DES LEPIDOPTÈRES. 287
gris-cendré. L’abdomen est roussâtre avec son
extrémité fauve.
Cette espèce, que nous croyons inédite , nous
a été communiquée par M. Rambur, qui l’a prise
en Corse.
288 HISTOIRE NATURELLE
LRLLERASAVS LRU RAS AVR LA LARR TERRA LLRRLRRTALELVRRS AR LLALERORATLRALRILS Lund
MELXVI. EUDORÉE AMBIGUE.
EUDOREA AMBIGUALIS. ( PI. 229, fig. 5.)
HERCYNA AMBIGUALIS. Zreits. Schmett, von Europ. t, vrr.
pag. 184. n° 6.
Envergure, 10 lignes.
ELre est un peu moins grande que l’Zncerta-
lis, et présente à peu près le même dessin, mais
d’une manière moins nette. Le gris en est d’ail-
leurs plus foncé et les taches n’en sont pas rous-
satres, En voici au reste la description. Les ailes
supérieures en-dessus sont d’un gris-cendré fine-
ment sablé de noir, et sont traversées par deux
lignes noires sinueuses et dentelées, et à peine
bordées de blanc. Dans le milieu de l'intervalle
qui sépare ces deux lignes, on aperçoit une ta-
che réniforme brune, cernée de noir, et divisée
en deux par une ligne de cette dernière couleur.
Deux autres petites taches également brunes et
de forme elliptique s'appuient contre la ligne
quiavoisine la base, entre la seconde ligne et le
bord terminal. On remarque deux grandes ta-
ches noires mal arrétées, l’une vers le sommet
DES LÉPIDOPTÈRES. 289
de laile et l’autre près de angle anal, et une
troisième plus petite au milieu et appuyée contre
la frange. Enfin cette dernière, qui est brune et
entrecoupée de blanc, est précédée d’une série
de points noirs,
Le dessus des ailes inférieures et le dessous
des quatre ailes sont entièrement d’un gris-rous-
satre tres-luisant.
Nous avons reçu cette espèce de M. Parreyss,
sous le nom de Dubitalis, mais elle nous a paru
se rapporter plutôt à l’4mbigualis de M. Treits-
chke : ce qu'il y a de certain, c’est qu'elle ne res-
semble nullement à la figure d'Hubner, qui porte
le nom de Dubitalis, et à laquelle cependant
M. Treitschke rapporte celle qu'il décrit sous ce
même nom. Elle se trouve dans les montagnes
de la Styrie, suivant ce dernier auteur.
NOCTURNES, V,— lle Parite, 19
299 HISTOIRE NATURELLE
SUR VS VOL LR DURE LE AL EUELEVRR MUR LE ALL GEL EU RU LL ÉVELERALER AR LELLELR AL AS 8
MLX VII. EUDORÉE DOUTEUSE.
EUDOREA DUBITALIS. (PI. 229, fig. 6.)
Euporea pugiraLis, Curtis. Catalogue des Insectes d’An-
gleterre, pag. 179: G. 994.
HercyNa pugrrazis. Treits, Schmett. von europ. tom. vir.
pag. 109 n°
PyraLis puBiTazis. Aubn. tab. 8. fig. 49. (mas.)
Crameus mercuRN, Fabr. Ent, syst. Suppl. 474. 58.
Cairo pusirezLus. Germar u. Zincken. Mag. d. Ento-
mol, 11. B. S. 1. n. 48. Treits. tom. 1x. pag. 136. n° 45.
Envergure, 8 lignes et demie,
LE fond des premieres ailes en-dessus est
blanchätre. Leur milieu est occupé par quatre
taches d’un brun-jaunâtre et bordées de noir,
les unes ovales , les autres rondes. Ces taches
sont réunies deux par deux, et placées entre
deux lignes sinueuses blanches, contre lesquelles
elles s'appuient. À partir de la seconde ligne,
l'extrémité desdites ailes est brune et traversée
par une troisième ligne blanche, courbe. Enfin
la frange est également brune et finement entre-
coupée de blanc.
DES LÉPIDOPTÈRES. 291
Les secondes ailes en-dessus sont d’un blanc
légerement roussâtre, avec leur extrémité lavée
de gris-brun.
Le dessous des quatre ailes est d’un blanc
roussâtre luisant, avec quelques vestiges des ta-
ches du dessus aux ailes supérieures.
La tête est blanche, ainsi que les palpes et les
antennes. Le corselet et l’abdomen sont d’un
gris légèrement cendré.
Cette espece n’est pas rare aux environs de
Paris. Elle se trouve aussi en Corse et dans le
midi de la France. Elle paraît en juin.
19.
292 HISTOIRE NATURELLE
RAR LS Am RS RS AS AL EU RUN AU RS EE RUES EDR LÉRA REA RER LE LS ES LILI LIVE LTLLEL LS 8
MI XVII. EUDORÉE DE L’'ALISIER.
EUDOREA CRATÆGALIS. (PI, 220, fig. 7.)
TINEA CRATÆGELLA. Linn. Syst. nat. 12. édit. pag. 885.
n° 353. Fabr. Ent, syst. tom. 111. pars 11, pag. 302, n° 66,
Wien. Verz. 142. 7. Hubn. pl. 37. fig. 257. Jllig. N. Ausg.
dess, 11. B.S.116.N. 5. Linn.S. N. 1. 2. 885. 353. Gotze.
Ent. Beytr. 111. Th. 4. B. S. 83, N. 353.
TEIGNE DE L’ALISIER (P. T. CRATÆGELLA). Devill. Ent.
linn, tom. 11, pag. 457, n° 844.
YPONOMENTA GRATÆGELLA, Jreits, tom. 1x. pag, 231. n°16.
Envergure, 8 lignes.
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un brun-
plus ou moins foncé, suivant les individus, avec
leur extrémité divisée en trois taches par deux
lignes blanches courbées en sens contraire, et
formant une espèce d’X par leur réunion. Une
troisieme ligne blanche, courbe et légèrement
dentelée, se remarque près de la base; et dans
intervalle qui la sépare de celle du milieu,
on voit trois petites taches dont une réniforme
près de cette dernière ligne, et deux elliptiques
DES LÉPIDOPTÈRES. 203
qui s'appuient contre la premiere ligne. Enfm
la frange, d’un gris-roussâtre,est finement entre-
coupée de blanc.
Le dessus des ailes inférieures et le dessous
des quatre ailes sont d'un gris-luisant, plus ou
moins teinté de jaunâtre ou de roussätre, sui-
vant les individus.
La tête, le corselet et les antennes sont de la
couleur des premières ailes, et labdomen par-
ticipe de la nuance des secondes.
Cette espèce est commune dans les parties
ombragées des bois. Elle vole en juillet.
Æ
29/ HISTOIRE NATURELLE
RNB DTA AS RNAN AIBENS AI DIMARDSAUBERINS RS D à ann RRANAM ERNST SIT AN IVENSE
SUPPLÉMENT
A LA TRIBU DES PYRALITES.
CE supplément se compose des espèces que
nous avons reçues trop tard pour les rapporter
à leurs genres respectifs. Nousavions eu d’abord
l'intention de les rejeter à la fin de l'ouvrage,
et de passer immédiatement à une autre tribu;
mais nous avons réfléchi qu’en prenant ce parti
nous nous privions de l’avantage de faire con-
naître les premiers celles de ces espèces en as-
sez grand nombre qui sont nouvelles. C’est pour-
quoi nous nous sommes déterminés à les donner
ici par appendice à la tribu à laquelle elles ap-
partiennent.
Relativement aux espèces inédites dont nous
venons de parler, nous ne devons pas oublier
d'ajouter qu’elles nous ont été communiquées
par MM. Lefebvre et Rambur, avec une complai-
sance d'autant plus méritoire de leur part, qu'ils
DES LEPIDOPTÈRES. 209
avaient la possibilité de les publier eux-mêmes,
dans les Annales de la Société entomologique
de France. C’est donc un véritable sacrifice qu'ils
ont bien voulu faire en notre faveur, et dont
nous sentons trop le prix pour ne pas leur en
témoigner ici toute notre reconnaissance.
On remarquera au reste que la plupartde ces
espèces proviennent de la Corse et de la Sicile,
C'est-à-dire de deuxîles dont on ne connaissait
que quelques lépidopteres avant qu’elles eussent
été explorées par les deux entomologistes que
nous venons de citer.
3
200 HISTOIRE NATURELLE
AVS RRS DEL LORIISASITESLATELIVTIASTIE US LADA PIS AS VINS NE SSMS AN ARLAA ER D 4
MLXIX. HERMINIE CRIBLE.
HERMINIA CRIBRALIS. (PI, 230, fig. 1.)
Herminra crirraris. Treits. Schmett, von europ. t. vu.
pag MLenoeT.
PyraLis criBraris, Aubn. tab, 1, fig. 2. (mas.)
Envergure, 11 lignes et demie,
Les quatre ailes en-dessus sont d’un gris pâle
un peu roussâtre, et finement saupoudré de
brun, principalement sur les bords, avec les ner-
vures blanches et un point noir au centre de
chaque aile. Les ailes supérieures sont en outre
traversées vers leur extrémité par deux lignes
courbes et presque paralleles de points noi-
ratres.
Le dessous des quatre ailes est de la même
couleur que le dessus, mais plus chargé d’atomes
bruns.
La tête et le corps sont de la couleur des ailes,
de même que les antennes, les palpes et les
pattes. Les antennes sont pectinées dans le mâle
_et filiformes dans la femelle. Les palpes n’offrent
"Pyralites-:
FL CCM
Nocturnes.
=
2 RE ptnaæ Duprerl Fe :
ne . . « \ f “ *
1. Herminie Crible {Cribrads) Male . 2. Hypene Bec (lalpales) Femelle.
5. Clédéobie Bombyx (Pombycahs) Nade_. 4. idem.de Borgia /Porgualis) Femelle .
». idem Marseillaise. (Massiliales) Mâle. 6 et ge idem deCorse /Crsicales)
DES LÉPIDOPTÈRES. 297
rien de particulier dans la femelle, mais les
cuisses antérieures du mâle sont garnies inté-
rieurement de longs faisceaux de poils comme
chez la Barbalis. Les palpes ont aussi la même
forme que ceux de cette espèce, et sont longs
comme la tête et le corselet pris ensemble.
Cette Herminie, dont les premiers états ne
sont pas connus, vole à la fin de juin dans les
bois. Elle est assez rare. L'individu figuré a été
pris dans les environs de Châäteau-du-Loir, par
M. Graslin, et nous a été communiqué par
M. Rambur.
298 HISTOIRE NATURELLE
MISSAY mALEIVAN A PÉVVENRE VE ERA NS LS VAUEY I VRVAVERLIVAUVIQRUAS SALSA NA SAAZ LS
MLXX. HYPÈNE BEC.
HYPÆNA PALPALIS. (PI. 230, fig. 2.).
HYPENA PALpArIS, Jreits. Schmett, von Europ. tom. vu.
pag. 26. n°3,
PyraLis PaLpaLIs. Hubn. tab. 2. fig. 9. (mas.) Gotze. Ent.
Beytr. r1. Th. 4. B. S. 63. n° 2.
PHaræna paAzpaLis. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 223. 351.
Crameus PArpaLiIs. Fabr, Suppl. 466. 15.
Le Bec (pyR. parpaLis), Devill. Entom. linn. tom. 11.
pag. 441. n° 796.
Envergure, 15 lignes et demie.
Cerre espèce a le port de la Proboscidalis. Ses
ailes supérieures sont en-dessus d’un gris-rous-
sàtre plus ou moins chargé d’atomes bruns, avec
la moitié de leur surfaced’un brun foncé à partir
de la base. Cette partie, qui forme deux angles
trés-prononcés du côté extérieur, est marquée
au milieu d’une tache noire. Ces mêmes ailes
sont traversées vers leur extrémité par une li-
gne flexueuse de points moitié blancs et moitié
noirs, et placés sur une ombre brune, comme
dans la Proboscidalis, et leur sommet est mar-
qué d’un trait oblique brun.
DES LÉPIDOPTÈRES. 209
Les ailes inférieures en-dessus sont entière-
ment d’un gris-brun.
Le dessous des quatre ailes est d’un gris for-
tement chargé d’atomes bruns.
Latèteetle corps sont de la couleur des ailes,
ainsi que les antennes, les pattes et les palpes.
Les premières sont filiformes dans les deux sexes;
les secondes n’offrent rien de particulier. Quant
aux palpes, ils ont absolument la mème forme
que ceux de la Proboscidalis, et sont aussi longs
que le corselet et la tête pris ensemble.
Cette Hypène n’habite que les contrées méri-
dionales de l'Europe. Ses premiers états n'ont
pas encore élé observés. L'individu figuré nous
a été communiqué par M. Rambur, qui l'a pris
dans les environs de Montpellier.
300 HISTOIRE NATURELLE
SNBAIAL 4 AR LI RAALBE ND IELIAILTLSVIEVERLIS VERS VUAI ELA LIVE MARS 4 1ss%er8 3343
MLXXI. CLÉDÉOBIE BOMBYX.
CLEDEOBIA BOMBYCALIS. (PI, 230, fig. 3.)
Pyraris BomeycaLis. Treits. Schmett. von europ. t, vir.
pag. 43. n° 4. Hubn. tab. 4. fig. 20. (mas.) tab. 19. fig. 124.
(fœm.) (1). Wien. Verz.S. 120. fam. A. n. 6. Ilig. N. Ausg.
dess. 11. B. S. 7. n. 6. Magaz, 1v. B.S. 3. n. 6. Gotze. Ent,
Beytr. 111. Th. 4. B. S. 69. n° 30.
PHaLæeNa BOMBycALISs. Fabr. Ent. syst. 111, 2. 220. 341.
Cramaus BomsycALIS. Fabr. Suppl. 465. 5.
Bomsyx moLpavica. Esp, Europ. Schmett. 111. Th. tab, 86.
fig. 1.
Bomweyx ausrrraca. Esp. Europ. Schmett. 111. Th. tab, 86,
fig. 2.
La PECTINÉE (pyr. BoMeycaLIs). Devill. Ent. linn, tom.1v.
pag. 914.
CLEDEoOBIA BOMBYCALIS. John Curtis.
Envergure, 15 lignes,
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un
rouge-brun , avec une raie jaune arquée à peu
de distance du bord extérieur. On voit en outre
(1) Il y a erreur dans cette planche d'Hubner, La figure
124 porte le nom d’Angustalis, mais c’est bien ceïle de la
Bombycalis.
DES LÉPIDOPTÈRES. 301
un point et etun chevron bruns dans l'intervalle
qui existe entre cette ligne et la base de l'aile.
La côte est brune et striée de jaune, et la frange
est également brune, Le dessous des mêmes
ailes ressemble au-dessus, avec cette différence
que le fond en est plus päle,
Les ailes inférieures sont en-dessus d’un brun
rouge, avec une raie arquée , et leur base jau-
nâtre. Le dessous des mêmes ailes est Jaune et
saupoudré de brun. La tète et les palpes sont
bruns et les antennes jaunes. Le corselet est de
la couleur des premières ailes, et l'abdomen par-
ticipe de celle des secondes ailes. Celui du mâle
est jaune à son extrémité. ;
Cette espèce vole au milieu de juin, dans les
endroits marécageux du midi et de l’est de lEu-
rope. Sa chenille, qui n'est pas encore connue,
vit indubitablement, suivant M. Treitschke,
dans les tiges de roseaux et autres plantes de
marais.
302 HISTOIRE NATURELLE
SRE RU RQ À LA À Ne A DR LA À A LR À LR D D D LS LUN ER ULB A RS ID OLVÈLELÉSELV RAR
MLXXIL CLÉDÉOBIE DE BORGIA.
CLEDEOBIA BORGIALIS. (PI. 230, fig. 4.)
{Alexandre Lefebvre.
Envergure, 8 lignes.
Les ailes supérieures en-dessus sont couleur
de bistre, et traversées par deux raies flexueuses
blanches, l’une pres de la base et l’autre à peu
de distance du bord terminal. La première est
placée obliquement, de manière à se rapprocher
de la seconde en aboutissant au bord interne;
la seconde est presque parallele au bord exté-
rieur. Le milieu de l’espace qui existe entre ces
deux raies est occupé par un point noir placé
sur une éclaircie blanchâtre. Entre la seconde
raie et le bord extérieur, on remarque plusieurs
lignes brunes dans le sens des nervures. La côte
est noirâtre etstriée de blanc. Enfin la frange est
grise, et précédée d’une ligne de points noirs.
Les ailes inférieures en-dessus sont grises et
traversées au milieu par une raie blanche, avec
la frange comme celle des ailes supérieures.
Le dessous des quatre ailes est gris, avec leur
DES LÉPIDOPTÈRES. 303
extrémité blanchâtre, un point discoïdal et une
ligne transversale bistres sur chacune d’elles.
La tête, les antennes et le corselet sont d’un
gris-bistre, ainsi que les palpes, qui sont très-in-
clinés et de la longueur du corselet. L’abdomen
participe de la couleur des ailes inférieures.
Cette description ne concerne que la femelle;
le mâle nous est inconnu.
Cette espèce, qui n’est pas figurée dans Hub-
ner, a été trouvée en Sicile par M. Alexandre Le-
febvre, et dédiée par lui à M. le commandeur
Borgia, président de l’Académie de Catane.
304 HISTOIRE NATURELLE
LR RSR RSR ALL LIL LR 212222212121 LL ROLL ELLES LEE SL SL LS LSLSLS LS LS
MLXXIII. CLÉDÉOBIE MARSEILLAISE.
CLEDEOBIA MASSILIALIS. Hihi. (PI. 230, fig. 5.)
k
»
Envergure, 9 lignes et demie,
Les ailes supérieures en-dessus sont d’un gris-
noirâtre, avec deux lignes blanches transverses,
l’une près de la base et l’autre près du bord ter-
minal. La premiere décrit deux angles; la se-
conde est très-sinueuse, et vient se rapprocher
de la seconde en aboutissant au bord interne.
Entre ces deux lignes on remarqiie une tache
ferrugineuse, et l'intervalle qui sépare la seconde
du bord terminal est également de couleur fer-
rugineuse, Les lignes et les taches dont nous ve-
nons de parler sont tres légèrement bordées
de noirâtre. Enfin la frange est grise et finement
entrecoupée de blanc. Le dessous des mêmes
ailes est gris, avec quelques vestiges des lignes
du dessus , mais sans taches ni bandes ferrugi-
neuses.
Les ailes inférieures en-dessus et en-dessous
sont d'un blanc-roussâtre, avec la frange blanche
DES LÉPIDOPTÈRES. 305
et deux lignes grises parallèles au bord exté-
rieur, l’une marginale et l’autre un peu au-dessus.
Les antennes ont la tige blanche et les barbes
d'un gris-brun. La tête, le corselet et les palpes
sont de la couleur des ailes supérieures , et l’ab-
‘domen participe de celle des ailes inférieures.
Les palpes sont de la longueur du corselet.
Cette description ne concerne que le màle; la
femelle nous est inconnue.
Cette espèce, qui n’est pas figurée dans Hub-
ner , a été trouvée dans les environs de Marseille
par M. Sollier. Elle nous a été communiquée par
M. Rambur.
#
Nocrunnes, V.—1I1f Partie. 20
3506 HISTOIRE NATURELLE
LR SAS RS ARR LE LR RE LE LEE LR LR LEE LR ER ER LAURE LA RVUELLLL UE
MELXXIV. CLÉDÉOBIE DE CORSE.
CLEDEOBIA CORSICALIS. Mihi. ( PI. 530, fig. 6 et 7.)
Envergure, 6 lignes et demie.
Les quatre ailes en- dessus sont d’un blanc
sale légèrement saupoudré de brun , avec un
point noir au centre de chacune d'elles. Ce point
ést placé entre deux lignes sinueuses brunes sur
les ailes supérieures , l’une près de la base et
l’autre à peu de distance du bord extérieur. Une
seule ligne semblable et parallèle à ce même
bord se voit sur les ailes inférieures. Ea frange
est grise et précédée d’une série de points noirs.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des-
sus que par l'absence du point central des pre-
mieres ailes.
La tête et le corps sont de la couleur des
ailes. Les palpes sont d’un gris-brun et les an-
tennes roussâtres; celles-ci vues à la loupe pa-
raissent grenues, et sont légèrement ciliées dans
le mâle seulement.
Cette description concerne les deuxsexes.
Cette peute espèce nous à été communiquée
par M. Rambur, qui l'a prise en Corse, où elle
vole en juillet dans les endroits secs: elle n’est
pas figurée dans Hubner:
DES LÉPIDOPTÈRES. 307
EE TE 7, ee tt tt tn 664.4 D 4 0]
MLXXV. SCOPULE ALPINE.
ms
SCOPULA ALPINALIS. (PI. 237, fig. 1.)
ScopuLa ALPINALIS. Zreits. Schmett. von Europ. tom. vit.
pag. 69. n° 13. John Curtis.
PyraLis ALPINALIS. Hubn. tab. 10. fig. 63. (mas.) tab. 27.
fig. 175. 176. (fœm.) . Wien. Verz. S. 123. fam. B. N. 24.
Illig. N. Ausg. dess. 11. B. S. 22. n. 24. Gotze. Ent. Beytr. ur.
Bb HS. 777. 2:02.
PHaLÆNA. ALPINALIS. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 228. 370.
L'azrine (». azprNauIs). Devill. Ent. linn. t. 1v. p. 516.
Envergure, x pouce.
Les ailes supérieures en-dessus sont d'un gris-
jaunâtre luisant, finement saupoudré de brun,
avec une tache blanche au sommet de chacune
d'elles. Les ailes inférieures en-dessus sont d’un
blanc sale, avec une bordure grise surmontée
d’une ligne parallele de la même couleur.
Le dessous des quatre ailes est d’un gris cen-
dré , avec une ligne arquée et un point discoiï-
dal noirâtre sur chacune d'elles.
La tête, le corps et les antennes sont de la
couleur des premieres ailes , et l'abdomen de
20.
308 HISTOIRE NATURELLE /
celle des secondes , avec un petit bouquet de
poils jaunâtres au bout de l'abdomen.
Cette espèce vole en juillet à la sommité des
montagnes les plus élevées. L’individu figuré a
été pris par M. Alexandre Lefebvre, près de la
brèche de Roland, dans les Pyrénées.
DES LÉPIDOPTERES. : 309
RAR RE SLR RER SR RS ARR OS RE RUE AR SRE SAR RAS AR ER ARR ER ARR
MLXXVI. SCOPULE OLIVE.
SCOPULA OLIVALIS. ( PI. 23 , fig. 2.)
ScopuLa oLivazis. Zreits. Schmett. von Europ. tom. vi.
pag. 65. n° 10.
Pyrazis oLIvALIS. Wien. Verz. S. 123. fam. B.n.22. Z/ug.
N. Ausg. dess. 11. B. S. 21. Gotze. Ent. Beytr. ax. Th. 4. B.S.
71. n°50.
PyrRaris uMBRALIS. Hubn. tab. 8. fig. 52. (mas.)
Envergure, 9 lignes et demie.
Les premières ailes sont en-dessus d’un vert-
brun ou olive, avec deux taches blanches pla-
cées longitudinalement sur une même ligne,
l'une carrée et l’autre oblongue. La premiére,
qui est la plus grande , occupe presque le mi-
lieu de Paile ; la seconde se rapproche du bord
extérieur; quelquefois on aperçoit une troisième
tache ou plutôt un point blanc entre la tache
du milieu et la base. On voit en outre, depuis la
côte Jusqu'au sommet de l'aile, trois ou quatre
points d’un blanc - jaunâtre. Enfin la frange est
d'un gris-brun et entrecoupée de blanc.
Les ailes inférieures en-dessus sont blanches ,
avec une Jarge bordure d’un gris-brun , un point
central noir et la frange blanchatre.
310 HISTOIRE NATURELLE
Le dessous des premieres ailes est d’un gris-
jaunâtre, avec quelques vestiges des taches du
dessus ; celui des secondes ailes est blanc, avec
une ligne arquée et un point central gris.
La tête, les antennes et le corselet sont d'un
brun - verdätre , comme les ailes supérieures.
L'abdomen est d’une nuance plus claire, et par-
ticipe un peu du blanc des secondes ailes.
Cette description concerne les deux sexes.
La chenille, suivant M. Treitschke, «a la forme
« de celle de la Prunalis, et lui ressemble aussi
« pour le dessin. Elle est d’un vert-noirûtre vi-
« treux très-luisant, avec deux larges traits lon-
« gitudinaux des deux côtés du dos. La tête et
« les pattes sont uniformément verdâtres.
«Elle vit en mai sur la véronique officinale
« (veronica ofjicinalis), ainsi que sur diverses
«autres plantes basses, et se transforme entre
« des feuilles réunies. Sa chrysalide est effilée,
« d’un brun-noir. »
M. Treitschke ajoute que le papillon vole en
juin, ou dans les premiers jours de juillet, sur
les Alpes illyriennes, ainsi qu’en Saxe, en Hon-
grie et même en Livonie.
Cette espèce se trouve Se nent en Sicile,
car l'individu figuré fait partie de ceux que
M. Alexandre Lefebvre a pris lui - même dans
cette île.
DES LEPIDOPTÈRES. 314
AE 2/8 MALE AR RE 5 DL SLR A/S ARS SALE RES RE AL SR R
MLXX VII. SCOPULE GRILLÉE.
SCOPULA CLATHRALIS. ( PI. 231, fig. 3. )
PyrALIS CLAT&RALIS. Hubn. tab. 26. fig. 168. (fœm.)
Envergure , 1 pouce.
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un blane
luisant, avec la côte et les nervures fortement
marquées en brun-verdâtre ou feuille morte, et
deux raies sinueuses transverses de cette même
couleur, à peu de distance du bord terminal. On
remarque en outre deux petites taches égale-
ment feuille morte, placées vers le milieu de
l'aile, entre les nervures costale et médiane. La
frange blanche, avec son extrémité brune , est
précédée d’un double liséré brun de la couleur
des nerŸäres.
Les ailes inférieures en-dessus sont également
d’un blanc luisant, avec les nervures très-fine-
ment marquées en brun et deux raies trans-
verses grises, l'une au milieu de l'aile et l'autre
très-près du bord extérieur. La frange est en-
tièrement blanche, et précédée d’un double li-
séré brun.
312 HISTOIRE NATURELLE
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des-
sus que parce que la couleur des nervures et
des raies est moins prononcée qu'en-dessus.
La tête, les antennes et le corselet sont cou-
leur feuille morte; l'abdomen et les pattes sont
blancs.
Cette Jolie espèce, figurée dans Hubner, mais
non décrite dans Treitschke, nous a été commu-
niquée par M. Rambur , qui l’a prise en Corse
dans le mois de juillet : elle volait dans un en-
droit aride et couvert de cistes.
Pvralites.
ce
Nocturnes . PL. CCAXXT.
2 Dumend pire. Dipréel se.
É. Scop ule Alpine (Hipinalis) mâle. 2.idem Olive /Okvalés) mâle. 3. idem Grillée
(Clathrales) femelle. 4.1idem de Bourjot (Bourotals) male . à. idem de Sophie (Sophuxtis)
femelle. 6.idem de Ferrara /Zerraralis) male.
DES LÉPIDOPTÈRES. 313
AR PS A PT ET AR RAR SR RS SLR LR RAD LE LL LA RE AE ERA SR LAS
MLXXVII. SCOPULE DE BOURIJOT.
SCOPULA BOURJOTALIS. Lefebvre. ( PI. 231, fig. 4.)
Envergure, 11 lignes.
Les quatre ailes sont en-dessus d’un jaune pâle,
et traversées vers leur extrémité par une bande
ferrugineuse. Cette bande est sinueuse sur les
ailes supérieures , et presque droite sur les infé-
rieures. Les premières ailes sont en outre traver-
sées, près de leur base, par une raie courbe
également ferrugineuse , et marquées vers le
centre d’une tache de la même couleur et con-
tiguë dans sa partie inférieure à la bande préci-
tée. Enfin la frange, du même jaune que les ailes,
est précédée d’un mince liséré ferrugineux.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des-
sus que parce que la couleur ferrugimeuse en
est un peu plus intense , et que les nervures sont
légèrement teintées de cette couleur.
La tête, le corps, les antennes et les pattes sont
d'un jaune pâle, avec un point ferrugimeux sur
chaque épaulette du corselet pres de l’origine
des ailes.
314 HISTOIRE NATURELLE
Cette description ne concerñe que le mâle; la
femelle nous est inconnue.
Cette espèce remarquable n’est pas figurée
dans Hubner, ni décrite dans Treitschke ; du
moins nous n'avons pu la reconnaitre dans ces
deux auteurs. Elle a été trouvée en Sicile par
M. Alexandre Lefebvre, et dédiée par lui à son
ami M. Bourjot.
DES LÉPIDOPTÈRES. 319
tt tt tt tnt VOLIARISSESRRS
MLXXIX. SCOPULE DE SOPHIE.
SCOPULA SOPHIALIS. { PI. 231, fig. 5.)
ScoruLa sornrauis. Zreits. Schmett. von Europ. tom. var.
pag. 58. n° 3. .
Pyrauis sorarauis. Hubn. tab. 8. fig. 5o. (fœm.)
PraLæna sorPmraLis. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 223. 354.
Crawsus sormiæ. Fabr. Suppl. 467. 21.
PyRALE DU THALITRON DES BOUTIQUES (PYR. SOPHIALIS ).
Devill. Ent. linn. tom. 1v. pag. b15.
Envergure, 14 lignes et demie.
Les ailes supérieures en-dessus sont d’un gris-
brun parsemé d’atomes bleuâtres , et traversées
par deux lignes brunes dentelées et bordées de
blanc. Ces deux lignes, presque parallèles, divi-
sent la surface de l'aile en trois parties à peu près
égales. Entre la seconde ligne et le bord terminal
on remarque une raie blanche imterrompue. La
frange est brune et entrecoupée de gris ; elle est
précédée d’un liséré blanc ponctué de noir.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un gris-
blanc ,avec une bordure marginale noirâtre sur-
montée d’une ligne parallèle de fa même couleur.
316 HISTOIRE NATURELLE
La frange est blanchâtre et précédée d’un liséré
blanc ponctué de noir, comme celle des ailes su-
périeures.
Le dessous des quatre ailes est d’un gris-blan-
châtre luisant, lavé de noirâtre aux ailes supé-
rieures seulement, avec une ligne arquée et un
point discoidal noirâtre sur chacune d'elles.
La tête, le corps et les antennes sont de la
couleur des premières ailes, et l'abdomen par-
ticipe de celle des secondes.
Cette description ne concerne que la femelle ;
le mâle nous est inconnu.
M. de Tischer présume que la chenille vit sur
la garance des teinturiers (rubia tinctorum) ; mais
M. Treitschke fait observer qu'on la trouve dans
les environs de Vienne, dans des lieux dépourvus
de cette plante.
Cette belle espèce vole en juin dans les mon-
tagnes de l'Autriche , de la Styrie et de la Dal-
matie , et 1l paraît qu’elle se trouve aussi dans le
Valais ; du moins nous tenons l'individu figuré
de M. Anderegg, qui habite ce dernier pays.
cs
DES LÉPIDOPTÈRES. 317
D 0 DOS SRB RE LR ARR RAR RE LR RE LR LR LEE LR D RE LATE LEE VAR LEUR LUS LR
MLXXX. SCOPULE DE FERRARA.
SCOPULA FERRARALIS. 4/exandre Lefebvre.
(PL 235,) fe 6)
Envergure , 9 lignes et demie.
Les ailes supérieures en - dessus sont d'un
Jjaune-soufre uni, avec une mince bordure fer-
rugineuse et un trait oblique de la même cou-
leur à leur sommet. Le dessous de ces mêmes
ailes est sablé de ferrugineux, avec une ligne
arquée noirûtre sur chacune d'elles.
Les ailes inférieures sont blanches sur leurs
deux surfaces, et lavées de ferrugineux à leur
extrémité , mais seulement en-dessus.
La tête, le corps et les antennes sont d'un
jaune-soufre et l'abdomen blanc.
Cette description ne concerne que la femelle :
le mâle nous est inconnu.
Cette espece , très-caractérisée , n’est pas figu-
rée dans Hubner, ni décrite dans Treitschke.
M. Alexandre Lefebvre, qui l'a trouvée en Sicile,
l'a dédiée à l'abbé Ferrara, savant géologue de
cette ile.
318 HISTOIRE NATURELLE
LADA SRB UT VL RUES LEUR EEE LUE LR LULU LULU EELE VEILLE ULALEAIEUR
MLXXXI BOTYS ANE.
BOTYS ASINALIS. { PI, 232 , fig. 1 et 2.)
PyRALIS ASINALIS, Hubn. tab. 29. fig. 185. ( fœm.)
ScopuLaA ASINALIS. John Curtis.
Envergure, 11 à 13 lignes.
Les quatre ailes en-dessus sont d’un gris-cendré
Juisant, avec un léger reflet jaunâtre aux infé-
rieures. Les premières ailes sont traversées par
deux lignes noirâtres , l’une près de la base et
l’autre vers l'extrémité. La premiere est presque
droite ; la seconde est à la fois sinueuse ét on-
dée : après avoir déctit deux courbes près du
bord extérieur, elle en décrit une troisième, en
se rapprochant du centre de laile, avant d’arri-
ver au bord interne. Entre ces deux lignes, on
aperçoit deux taches souvent à peine marquées,
l’une réniforme et l’autre orbiculaire. Mais on
voit en outre sur plusieurs individus une grande
tache carrée dun noir-brun, placée près du bord
interne et vers le milieu de l'aile. Les ailes imfé-
rieures sont traversées par une seule ligne noi-
râtre et ondée ; mais très-peu marquée. La frange
des quatre ailes est du même gris que le fond.
DES LÉPIDOPTÈRES. 319
Le dessous des quatre ailes ne differe du des-
sus que par une nuance plus pâle.
La tête , le corps et les antennes sont du même
gris que les ailes.
Cette description concerne les deux sexes.
Cette espèce est figurée dans Hubner, mais
non décrite dans Treitschke. Elle a été trouvée
en Corse dans les environs d’Ajaccio par M. Ram-
bur, qui a bien voulu nous la communiquer. Elle
vole en juillet dans les endroits frais et humides,
le long des haies.
320 HISTOIRE NATURELLE
Re Re RE RE RE RE RE OR AR LR RE LUE LL SLR LE LLVL ILE ULLUVELLELVUS
MLXXXII, BOTYS DE BRUGUIÈRES.
BOTYS BRUGUIERALIS. Alexandre Lefebvre.
PL 239,68. 3)
Envergure, 9 lignes.
Les quatre ailes en-dessus sont d’un gris-Jau-
nâtre ou rougeûtre , et plus ou moins ombrées
de noirâtre à leur extrémité. Les supérieures
sont traversées par deux lignes sinueuses et on-
dulées, tres-éloignées dans leur partie supérieure
et très-rapprochées dans leur partie inférieure,
l’une près de la base et l’autre près du bord ter-
minal. L’mtervalle qui les sépare est occupé par
trois petites taches, l’une réniforme, l’autre ova-
laire ,et la troisième, placée sous cette dernière,
orbiculaire. Les ailes inférieures sont également
traversées par deux lignes noirâtres ondulées ,
mais moins distinctes que celles des supérieures.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des-
sus que parce que le dessin en est moins net.
La tête, le corps et les antennes sont d’un
gris-jaunâtre ou roussâtre, comme les aïtes.
DES LÉPIDOPTÈRES. 321
Cette description concerne les deux sexes.
Ce Botys, que nous n’avons pu reconnaitre
dans Hubner ni dans Treitschke, a été trouvé
dans les environs de Nismes par M. Bruguières,
à qui M. Alexandre Lefebvre l’a dédié. M. Ram-
bur la découvert également en Corse. Il vole
dans le mois de mai.
LÉPID., VIIT. nNocr., V.— Ile Partie. 21
392 HISTOIRE NATURELLE
ICRPESSIA LE LS ETES SISS LIL LED LIL R LIL LIS DL ELLE TELLE 1212122252, 20 LEE)
MLXXXIIL BOTYS COULEUR DE CHAIR.
BOTYS CARNEALIS. (PI. 239, fig. 4.)
Borys cARNEALIS. Zreits. Schmett. von Europ. tom. vir.
pag. 91. n° 9.
Envergure, 10 lignes.
Les quatre ailes en-dessus sont d’un gris rosé
ou couleur de chair. Les supérieures sont tra-
versées par deux lignes d’un jaune päle bordé
de brun clair, l’une près de la base et l’autre
vers le milieu de l'aile. La première est presque
droite, la seconde décrit extérieurement une
courbe très-prononcée avant d'arriver au milieu
du bord interne, et l’on voit entre ces deux li-
gnes un petit point brun à peine marqué. Les
ailes inférieures ne sont traversées que par une
seuleligne semblable à la seconde des ailes supé-
rieures. Enfin la frange, de la même couleur
que les ailes, en est séparée par un liséré rou-
geñtre.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des-
sus que parce que les lignes en sont moins pro-
noncées.
DES LÉPIDOPTÈRES. 323
La tête, le corps, les antennes et les pattes sont
de la couleur des ailes.
Cette description ne concerne que la femelle :
le mâle nous est inconnu.
Cette espèce n’est pas figurée dans Hubner;
mais elle wa paru se rapporter à celle que
M. Treitschke décrit sous le nom de Carnealis
comme se trouvant en Damaltie. Elle nous a été
communiquée par M. Lefebvre, qui n'a punous
dire d’où elle lui vient.
21.
324 HISTOIRE NATURELLE
RSR RU RL LUE LV RQ RL LU RU LV LEVEL RL LRQ LE LV RE LOL AR AR LUALALILELILRLALES VD
MLXXXIV. BOTYS PERPENDICULAIRE.
BOTYS PERPENDICULALIS, Mihi. | PI. 239, fig. 5.)
Envergure, 10 lignes et demie.
CE Botys ressemble beaucoup au Verticalis ;
mais indépendamment de ce qu’il est une fois
plus petit, le dessin de ses ailes n’est pas tout-à-
fait le même. Ses quatre ailes en - dessus sont
d’un jaunâtre pâle luisant, avec leur extrémité
lavée de gris-roussâtre. Les supérieures ont leur
côte roussâtre, et sont traversées par deux lignes
sinueuses et ondées, brunes , très-éloignées dans
le haut et très-rapprochées dans le bas, l’une
près de la base et l’autre près du bord terminal.
On voit au milieu de l'intervalle qui les sépare
une petite tache réniforme d’un brun - noir ac-
compagnée d’un point de la même couleur. Les
ailes inférieures ne sont traversées que par une
seule ligne sinueuse et ondée d’un gris-brun,
avec un point discoïdal de la même couleur. On
voit en outre le long du bord extérieur des quatre
ailes une ligne grise dentelée, qui s'éteint avant
DES LÉPIDOPTÈRES. 325
d'arriver à l'angle anal. Enfin la frange est rous-
sâtre.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des-
sus que parce que le dessin en est plus pâle.
La tête et la partie antérieure du corselet sont
d’un jaune-roussâtre , ainsi que les antennes. Le
reste du corps et les pattes sont d’un blanc lé-
serement Jaunâtre.
Cette description ne concerne que le mâle : la
femelle nous est inconnue.
Ce Botys a été pris par M. Alexandre Lefebvre
à Sollier-le-Pont, entre Hyères et Toulon. Nous
l'avons appelé Perpendiculalis, pour indiquer sa
ressemblance avec le J’erticalis.
326 HISTOIRE NATURELLE
AVIS SARIVLIET SERIE LIARARTALIRIENLIETLLELAUTI EL VER BEUELLEILIBLLLE LAN SU
MLXXXV. BOTYS SERPENT.
BOTYS OPHIALIS. ( PI. 232. fig. 6.)
Borys opxiaLis. Zreits. Schmett, von Europ, tom, vit.
pag. 90. n° 8.
Envergure, 9 lignes.
Les quatre ailes sont en - dessus d’un gris ou
d’un blanc-roussâtre , finement sablé de brun.
Les supérieures sont traversées par deux lignes
noirâtres, l’une près de la hase et l’autre près
du bord terminal. La premiere est légèrement
dentelée , et la seconde décrit extérieurement un
angle très prononcé avant d’arriver au bord in-
terne. On voit dans l'intervalle qui les sépare
deux taches ceintes de noirûtre, l’une réniforme,
isolée , et l’autre orbiculaire, s'appuyant contre
la première ligne. Les ailes inférieures ne sont
traversées que par une seule Higne pareille à la
seconde des supérieures, avec un point discoïdal
noirâtre. La frange des quatre ailes est grise et
précédée d’une ligne de petits points bruns.
Le dessous ne diffère du dessus que par un
DES LÉPIDOPTÈRES. 337
aspect luisant, et parce que les lignes en sont
beaucoup moins prononcées.
La tête, le corps, les antennes et les pattes sont
de la couleur des ailes.
Cette description concerne les deux sexes.
Ce Botys a été rapporté de Corse par M. Ram-
bur, qui a bien voulu nous le communiquer. Il
est pas figuré dans Hubner: mais M. Treitschke
le décrit comme une espèce nouvelle et très-rare
de Hongrie, sous le nom d’Ophialis.
EU:
Ç
328 HISTOIRE NATURELLE
SRSLILER ES RRQ RARES VALEUR LUE NY LULEÈ VILA SILELLVVÉLVILALVALES D URL TIAELA RTE
MLXXXVI, BOTYS PALE,.
BOTYS PALLIDALIS. (PI, 239, fig. 7.)
SCOPULA PALLIDALIS. Treits, Schmett. von Europ. tom. vi.
pag. 5g. n° 4.
PyRazis PALLIDALIS. Hubn, tab. 18, fig. 115. (mas.)
Envergure, 10 lignes.
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un blanc
légèrement jaunâtre, et traversées par trois lignes
d’un brun-roussâtre, l’une près de la base, l’autre
au milieu, et la troisième près du bord terminal.
Les deux premières sont aussi écartées dans le
haut que rapprochées dans le bas: celle qui
avoisine la base forme un seul angle, tandis que
celle du milieu est à la fois courbe et sinueuse ;
quant à la troisième, qui longe le bord extérieur,
elle est ondée. On voit en outre un point rous-
satre dans le milieu de l’intervalle qui sépare les
deux premières lignes.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un blanc
moins jaunâtre que les supérieures et traver-
sées par deux lignes grises, l’une au milieu et
l’autre près de l’extrémité, La première est si-
Nocturnes.
nee —
Z.
Pvralites.
PI. COXXXZ.
2.
L Pumeril pin
1 et 2. Botys Ane /Asrnalis) male et fem.
Daupréel se.
3. idem de Brugmères (Bruguerabis)waie.
4. idem Couleur de Chair {Czrneaks) fem. >. idem Perpendiculaire //#rperdiculates) mêle.
6. id. Serpent /Ophcds) male. 7. id. Pâte //ditalis) fem. 8. id, Catalan /Catadrenabs) few.
DES LÉPIDOPTÈRES. 329
nueuse et ondée , et la seconde est parallele au
bord extérieur.
La frange des quatre ailes est blanchâtre, et
précédée d’un mince liséré roussâtre.
Le dessous des quatre ailes est de la même
couleur que le dessus, avec une seule ligne
transverse grise sur chacune d'elles.
La tête, le corps et les antennes sont d'un
blanc légèrement roussâtre,
Cette description concerne les deux sexes.
Ce Botys nous a été communiqué par M. Ram-
bur, et pris par lui dans les environs de Mont-
pellier.
Nota. C'est à tort, selon nous, que M. Treitschke a mis
cette espèce parmi les Scopules : elle a tous les caractères des
Botys.
330 HISTOIRE NATURELLE
RER SIL. BENIBIULSRRELLRIVPABRLLE ER NET EURITU SE PEMLLEIVURIRIAVTRIALASU
MLXXXVII BOTYS CATALAN.
BOTYS CATALAUNALIS. Mihi. (PI. 232, fig. 8.)
Envergure, 8 lignes et demie.
Les quatre ailes en-dessus sont d’un blanc-
jaunâtre avec la côte et les nervures des premièe-
res ailes d’un rouge-vermillon, et l'extrémité des
secondes seulement lavée de cette couleur. Le
dessous des quatre ailes est d’un gris luisant au
centre et d’un blanc-jaunätre sur les bords, avec
trois points noirâtres sur les supérieures et un
seul sur les inférieures : ces points sont placés
près du bord antérieur.
La tête, le corps et les antennes , sont rougeà-
tres, ainsi que les pattes.
Cette description concerne les deux sexes.
Ce joli Botys m'a été communiqué par M. le
baron Feisthamel, qui en a reçu plusieurs indi-
vidus des environs de Barcelonne, ce qui m'a
déterminé à l'appeler du nom de la province où
il a été trouvé , car il n’est pas figuré dans Hub-
ner, ni décrit dans Treitschke ; sa véritable place
est à côté du Cénctalis.
DES LÉPIDOPTÈRES. 331
NENVRENNNNEN SE EN ES TC LOTS LS LS 222522222212:2,212121,,21,12,215757525 221223)
MLXXX VII. BOTYS JAUNE.
BOTYS LUTEALIS. Mihi. (PI. 233, fig. 1.)
Envergure, 1 pouce,
Les ailes supérieures en-dessus sont d’un jaune
uni tirant un peu sur le verdâtre , avec la frange
grise. Leur dessous est d’un gris luisant, avec
une rangée courbe et transverse de petites taches
jaunâtres.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un jaune
plus pâle, avec une large bande terminale grise
interrompue au milieu, ou bien seulement leur
extrémité lavée de gris. Leur dessous est d’un
gris-verdâtre luisant.
La tête, les antennes et le corselet sont jaunes
comme les premières ailes. L’abdomen et les
pattes sont d’un blanc jaunätre en-dessus, et
verdâtre en-dessous.
Cette description concerne les deux sexes.
Je ne possédais d’abord qu'un seul individu
de ce Botys, et je l'avais pris pour une variété
du Flavalis; mais en ayant eu depuis plusieurs
autres à ma disposition, J'ai remarqué qu’ils
332 HISTOIRE NATURELLE
étaient tous d’un jaune uni, sans aucun vestige
de lignes en-dessus dans les deux sexes; de sorte
que je suis convaincu aujourd’hui qu’il forme
bien une espèce distincte qui n’est décrite ni fi-
gurée dans aucun auteur à ma connaissance,
D’après la nuance du jaune, le nom de Su/phu-
ralis est celui qui lui conviendrait le mieux, mais
ce nom ayant déjà été donné à une autre espèce,
je l’ai appelé Lutealis.
Ce Botys vole en juin dans les endroits secs et
montagneux des environs de Montpellier.
DES LÉPIDOPTÈRES, 333
ARR IS S LASER AS RAS ENS EE CE 07, 57,515 252 ALL 2 2252)
MLXXXIX. BOTYS DISSEMBLABLE.
BOTYS DIVERSALIS. (PI. 233, fig. 2.)
Borxs niversaLis. Zreits, Schmett, von Europ. tom. vit.
pag. 113. n° 256.
PyraLis DIVERSALIS. Hubn. tab. 16. fig. 102. (mas.)
Envergure, 14 lignes.
Ayanr recu de Vienne, sous le nom de Diver-
salis, un Botys qui n'était évidemment qu'une
variété plus päle du Polygonalis , Jen avais con-
clu que c’était à tort que les Allemands faisaient
du premier une espèce distincte du second. Mais
je me suis procuré depuis le véritable Diversalis,
et J'ai reconnu qu'il devait être séparé du Poli-
gonalis. J'en donne en conséquence aujourd’hui
la figure et la description.
Les premieres ailes en-dessus sont d’un rouge-
brun luisant , avec un léger reflet pourpre. Elles
sont traversées à peu de distance du bord exté-
rieur par une ligne courbe de petits points bruns
à peine visibles, et marquées au centre, entre la
vervure costale et la nervure médiane, de deux
334 HISTOIRE NATURELLE
taches d'un brun pâle, dont une (la plus petite)
est souvent oblitérée.
Les secondes ailes sont d’un bean jaune-
orangé, avec un peu de brun-noirâtre à leur an-
gle supérieur.
Le dessous des quatre ailes est également d’un
beau jaune-orangé, avec leur sommet d’un rouge
brun-pourpre, et un croissant de la même cou-
leur sur les supérieures, qui correspond à la
tache du dessus.
La tête, le corselet et les antennes sont de la
couleur des premières ailes, et l’abdomende celle
des secondes; mais cela ne peut s'entendre que
du dessus , car le dessous de toutes ces parties
est d’un blanc-jaunâtre comme les pattes.
En résumé, ce Botys ne diffère essentiellement
du Polygonalis que par des couleurs plus vives
et par l’absenee de la bordure noire des ailes in-
férieures ; mais ce double caractère est constant,
ainsi que je m'en suis assuré en comparant en-
semble plusieurs individus des deux sexes pris
dans différents pays. J’ajouterai que M. le baron
Feisthamel en a reçu trois des environs de Bar-
celonne , lesquels sont en tout semblables à
celui dont je donne la figure , et qui provient
d'Alger.
Le Botys dont il s’agit se trouve à la fois en
Espagne, en Afrique et en Italie, et paraîtrait
DES LÉPIDOPTÈRES. 339
propre à tout le littoral de la Méditerranée; ce-
pendant le midi de la France ne l’a pas encore
fourni à ma connaissance , bien que les entomo-
logistes allemands disent le contraire; mais il
parait qu’ils ont pris la variété du Polygonalis
pour le Diversalis.
2)
Q
S
336 HISTOIRE NATURELLE
AA ABRIS SUR SLR LR VRVES RUVLEURS SLR VALLEE LULU VAL ALERILAUE LS LES
MXC. BOTYS DU PASTEL.
BOTYS ISATIDALIS. Miki. (PI, 233, fig. 3.)
Envergure, 13 lignes,
Les ailes supérieures en-dessus sont d’un gris-
roussâtre luisant, avec une bande étroite d’un
gris-blanchâtre traversant l’extrémité de chaque
aile. Cette bande est légèrement sinueuse et pla-
cée entre deux lignes de points noirs, dont l’exté-
rieureest paralléleau bord terminal, etl’intérieure
suit les sinuosités de la bande. Deux autres lignes
de points noirs, mais faiblement indiqués, tra-
versent le centre de l'aile, et dans l’intervalle qui
les sépare de la précédente on aperçoit à peine
une tache réniforme cernée de gris-brun. Plu-
sieurs des nervures sont indiquées par des points
noirs. Enfin la frange , qui est rousse et entre-
coupée de brun , est précédée d’un liséré d’un
gris-bleuatre.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un rous-
sâtre pâle y compris la frange, et traversées au
milieu par une ligne de points noirâtres. D'autres
DES LÉPIDOPTÈRES. 337
points, d’un noir plus foncé, se voient au milieu
du bord terminal. ;
Le dessous des quatre ailes est d’un gris-rous-
satre très-luisant, avec une ligne arquée noi-
ratre sur chacune d’elles. Les supérieures ont en
outre une tache réniforme qui correspond à
celle du dessus.
La tête, le corselet et les antennes sont de
la couleur des ailes supérieures; l'abdomen
et les pattes participent de celle des ailes in-
férieures.
Cette description concerne les deux sexes.
M. Rambur a élevé la chenille de ce Botys, et
m'en a donné une description détaillée que je ne
puis mieux faire que de transcrire textuelle-
ment.
« Elle est d’un vert pâle, qui l'est encore plus
«sous le ventre. Pres du vaisseau dorsal on voit
«une double ligne longitudinale sinueuse, d’un
«blanc-jaunatre. Sur les côtés il existe aussi deux
« lignes plus rapprochées, dont la supérieure,
« plus large, porte les stigmates; l’autre, trés-si-
«nueuse, forme avec la première comme une
« bande jaunâtre.
«Plus bas l’on aperçoit encore une espece de
«ligne interrompue, passant par la base des
«pattes et qui se confond presque avec la cou-
«leur pâle du ventre, au centre duquel il existe
LÉPID., VIII. nocr., V.—II Partie. 99
338 HISTOIRE NATURELLE
«une bande longitudinale blanchâtre peu appa-
«rente.
« Les quatre tubercules pilifères que l'on voit
«sur le dos de la plupart des anneaux sont noirs,
« et assez écartés entre eux; les deux antérieurs
«sont plus rapprochés, les deux autres sont dou-
«bles, plus gros, et forment avec ceux qui leur
« correspondent une série longitudinale, Ils por-
«tent tous un poil blanchätre.
« Les stigmates sont petits, leur bord est
«épais, proéminent, d'un roux obscur; le dis-
«que est enfoncé, peu sensible. La tête est un
«peu roussâtre; les pattes sont pâles; les inter-
«médiaires ont deux tiers de couronne de cro-
« chets, les deux postérieures une demie.
« Cette chenille vit en société dont les indivi-
«dus sont plus ou moins séparés, sur le pastel
« des teinturters (ésatis tinctoria) et quelques au-
«tres crucifères. Dans son jeune âge elle se tient
« cachée parmi les feuilles du sommet des tiges
«encore tendres, qu'elle lie avec de la soie; plus
«tard elle dévore les feuilles et les fleurs, et
«lorsque la plante est entièrement dépouillée,
«elle perce la tige, dans l’intérieur de laquelle
«elle se loge pour en ronger la moelle. Elle se
« plaît surtoutdans les parties montueuses et es-
« carpées , où elle est quelquefois excessivement
« répandue. Elle se trouve dans l'île de Corse,
DES LÉPIDOPTÈRES. 339
Le
« aux environs de Bonifacio etsurtout de Bastia,
«à la fin de mars et en avril. Elle se métamor-
« phose dans une coque ovoïde blanchâtre, assez
« molle, mais d’un tissu très-serré, qu'elle place
«entre les feuilles, dans les tiges ou parmi les
« débris de végétaux.
« La chrysalide est allongée , d’un rouge obs-
« cur; elle porte à son extrémité postérieure plu-
« sieurs soies crochues.
« L’insecte parfait paraît au mois de no-
«vembre. »
29;
340 HISTOIRE NATURELLE
LORS AE TETE RTE TE ET TE RE TETE TE TA TETE ES AE TS TEEN TONNES TENENENAN CT
MXCI. NYMPHULE NUE.
NYMPHULA NUDALIS. ( PI. 235, fig. 4.)
Pyrazis NUDALIS. Hubn. tab. 14. fig. 90.
Envergure, 10 lignes.
Les quatre ailes en-dessus sont d’un gris-jau-
nâtre, avec un léger reflet pourpre. On vo isur
les supérieures deux points noirâtres, lun au
centre et l’autre près de la base et du bord in-
terne. Ces mêmes ailes sont en outre traversées
près du bord extérieur, par une ligne courbe
noirâtre composée de petits points très-rappro-
chés. Les ailes inférieures sont seulement lavées
de noirâtre près de la frange, qui est jaunâtre
aux quatre ailes. Le dessous ne diffère du dessus
que par une nuance plus pâle.
La tête, le corps, les antennes et les pattes
participent de la couleur des ailes.
Cette description concerne les deux sexes.
Cette Nymphule se trouve aux environs de
Montpellier, et m'a été communiquée par M. le
docteur Rambur. Elle à beaucoup de rapports
avec l’/Znterpunctalis.
DES LÉPIDOPTÈRES. 341
A AA LVL RS VV EL IV US LVL OUI U ELU ALIL IS LLELI LEVELS VE VLRL SEUIL D
MXCII, HYDROCAMPE DES RUISSEAUX.
HYDROCAMPA RIVULALIS. Mihi. PI. 233, fig. 5.)
Envergure, 8 lignes.
Ezre nest pas plus grande que la Lemnals;
mais elle ressemble entièrement pour le dessin
à la Potamogalis, dont elle n’est peut-être
qu'une variété locale. Le fond de ses quatre
ailes, sur les deux surfaces, est d’un blanc lui-
sant, et divisé en plusieurs taches de formes ir-
régulières par des lignes sinueuses d’un noir-
roussatre. On en compte trois principales sur les
premières ailes, et une seule en forme de bande
médiane sur les secondes ailes. La frange est
grise et précédée d'un liséré jaunâtre.
La tête, le corps et les pattes sont entièrement
blancs et les antennes brunes. On n'aperçoit
pas sur les épaulettes du corselet le point brun
qu’on remarque chez la Potamogalis. Cette dif-
fèrence est la seule essentielle qui existe entre
les deux espèces.
3/2 HISTOIRE NATURELLE
Cette description concerne les deux sexes.
Cette Hydrocampe a été trouvée en Corse
par M. Rambur. Elle paraît deux fois, en juin et
en septembre. Elle fréquente le bord des ruis-
seaux.
DES LÉPIDOPTÈRES. 349
ARS SANT URSS AI TTSÉS ÈS SE NALIVIETITINE TESLOLEDIT OS) MES LES LL LR
MXCIII. HYDROCAMPE DE RAMBUR.
HYDROCAMPA RAMBURIALIS. Mihi. (PI. 233, fig. 6.)
Envergure, 8 lignes.
Cerre Hydrocampe a beaucoup de ressem-
blance au premier coup d'œil avec la Literalis;
mais outre qu’elle est un peu plus petite et que
ses ailes inférieures sont plus sinuées, son des-
sin est très-différent de celui de sa congénère.
Ses quatre ailes, en-dessus comme en-dessous,
sont d’un noir foncé et parsemé d’atomes blancs
qu’on ne voit bien qu’à la loupe, avec plusieurs
lignes d’un blanc luisant ou argentées, dont une
sur les ailes supérieures et trois sur les infé-
rieures. La première, sinueuse et brisée, traverse
le milieu de l'aile obliquement; les trois autres,
un peu plus larges, sont disposées ainsi qu'il suit,
savoir: une à la base, une au milieu et une ve-
nant immédiatement après. La première est mar-
quée d’un point noir, la seconde est légerement
arquée, la troisième, plus étroite, esttres-sinueuse,
et indiquée seulement par des points avant d’ar-
river au bord interne. Enfin la frange est blanche
et entrecoupée de noir.
344 HISTOIRE NATURELLE
La tête etle corps sont noirs, avec les seg-
ments de l'abdomen bordés de blanc. Les an-
tennes et les pattes sont d’un gris-roussâtre.
Cette description concerne les deux sexes.
Cette jolie espèce n’est décrite ni figurée dans
aucun auteur à notre connaissance. Je l’ai dédiée
à M. le docteur Rambur, à qui je devais depuis
long-temps cette faible marque de ma gratitude
pour la complaisance qu'il a eue de me commu-
niquer toutes les Pyralites qu’il a recueillies en
Corse, et parmi lesquelles il s'en est trouvé un
grand nombre de nouvelles. Celle dont il s’agit
habite les endroits marécageux de cette île, et
parait deux fois, en avril et en août.
65
Pvralites.
Nocturnes. ji PL COX.
LPamentt pins. Dupréel se.
1. Botis Jaune luteales) few. 2. id. dissemblable Ârversalés) fem. 5. 1d. du Pastel Aatidulis)mile.
4.Nvmphule nue Mtaks) male. D. Hydrocampe des ruisseaux ours] male. 6. 1d. de Rambur.
(hamburialis) Ke. 7 A sopie rougeâtre (Aubidalis) mâle. 8. idem Corticale /Crtrealis/male.
9: FEnnichie de Montpellier (Monspesulales) male .
PE
w 2
AUET fi
C4
DES LÉPIDOPTÈRES. 345
PRECESELESE ELLE EE) RSS EEE ESLSL LE EELLSRS CAR IA SRI S SANS SSD TU NA VENT SLA AS
MXCIV. ASOPIE ROUGEATRE.
ASOPIA RUBIDALIS. (PI. 233, fig. 7.)
———————
Asopra RuBIpALIS. Zreits. Schmett. von Europ. tom. vil.
pag. 158, n° 3.
Pyrazis Rustpauis. Hubn. tab. 15. fig. 96. (fœm.) Wien.
Verz. S. 124. fam. B. N. 30. lig. N. Ausg. dess. 11. B. S.
27. n. 36 Gotze. Entom. Beytr, 11. Th. 4. B. S. 72. n. 60.
Envergure, 8 lignes.
Les ailes supérieures en-dessus sont d’un
rouge-brun, avec deux raies jaunes, transverses
et sinueuses, qui divisent chaque aile en trois
parties à peu près égales. L'intervalle du milieu
est beaucoup plus foncé que les deux autres. La
frange est brune.
Les ailes inférieures en-dessus sont également
d'un rouge-brun, et traversées au milieu par
une seule raie jaunâtre.
Le dessous des quatre ailes est dela couleur
du dessus, mais plus pâle, avec une seule raie
transverse jaunâtre sur chacune d'elles.
Les antennes, la tête et le corps sont d’un
rouge-brun, avec l'extrémité de l'abdomen d’un
rouge plus vif.
3406 HISTOIRE NATURELLE
Cette description ne concerne que le mâle; la
femelle, que nous ne connaissons que par la
figure d’'Hubner, en différerait non seulement
par une plus grande taille, mais encore parce
qu’elle aurait deux raies, au lieu d’une, aux ailes
inférieures.
Cette espèce nous a été communiquée par
M. Rambur, qui l’a prise en Corse dans le mois
de juillet; elle habite les endroits arides et cou-
verts de cistes.
DES LÉPIDOPTÈRES 347
ÉRR RÉAL BALL ÉLEVÉS ATLAS LS LUVALEÉLILELILALELSLELLVILALLLLLALESS sésnss ss
MXCV. ASOPIE CORTICALE.
ASOPIA CORTICALIS. (PI. 233, fig. 8.)
Asoria corTicaLis. Zreits. Schmett, von Europ. tom vit.
pag. 162. n° 5.
PyrAL. CORTICALIS. Hubn. tab. 21. fig. 137. (mas.) Wien.
Verz. S. 123. fam. B. n. 22. Gotze, Ent. Beytr. ti. Th. 4.
B°S: 77. n°51.
Envergure, 8 lignes et demie.
Les ailes supérieures en-dessus sont d’un
brun-jaunâtre, avec deux raies transverses
blanches, l’une près de la base et l'autre vers
l'extrémité de l'aile. La premiere est droite, la
seconde est très- sinueuse, c'est-à-dire qu'après
avoir décrit une courbe très-prononcée près du
bord extérieur , elle s’avance jusqu’au milieu de
l'aile pour aboutir ensuite par une ligne droite
au bord interne. Ces deux raies sont bordées
intérieurement de noiràtre. La frange est de la
couleur du fond des ailes, et précédée d’un
mince liséré brun.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un gris-
roussätre y compris la frange, ettraversées près
du bord extérieur par une raie blanche.
348 HISTOIRE NATURELLE
La tête, les antennes et le corselet sont de la
couleur des premières ailes. L’abdomen parti-
cipe de celle des ailes inférieures.
Cette description concerne les deux sexes.
Cette espèce a été trouvée en Corse par M. le
docteur Rambur, qui a bien voulu nous la com-
muniquer. Elle a également été prise en Sicile
par M. Alexandre Lefebvre. Elle vole en juillet
dans les endroits secs et couverts de cistes.
DES LÉPIDOPTÈRES. 3/49
Avant ie SR TR LES AI LRRAL I LE TI LALILER ALLER LUE RL RTRR RER LR LRLOLT OUEST ET SR
MXCVI. ENNICHIE DE MONTPELLIER.
ENNICHIA MONSPESULALIS. Mihi. (PI. 233, fig. 9.)
Envergure , 8 lignes.
Les ailes supérieures sont en-dessus d'un
brun-noirâtre et saupoudrées de gris, avec deux
lignes transverses d’atomes blanchâtres dont lin-
térieure à peine marquée. L'espace compris entre
ces deux lignes forme une espèce de trapèze au
milieu de l'aile. Les ailes inférieures en-dessus
sont également d’un brun-noirâtre, avec leur
base et la frange blanchâtres.
Le dessous des quatre ailes est d’un blanc-jau-
nâtre luisant, avec une large bordure noirâtre.
On remarque en outre un point noir placé près
de cette bordure au sommet des ailes supé-
rieures.
La tête et le corps sont noirâtres en-dessus et
gris en-dessous, ainsi que les palpes etles pattes.
Les antennes sont noires.
Cette description ne concerne que le mâle: la
femelle nous est inconnue.
Cette espèce nous à été communiquée par
M. Rambur, qui l’a prise dans les environs de
Montpellier.
350 HISTOIRE NATURELLE
Ann IA SSSR AS TE LUN EUR NA CERN BRAS EN ELA MENU EL ET M UBÈMOLERREN BETETE LS LL DS
MXCVIL PIRAUSTE INTERMÉDIAIRE.
PIRAUSTA INTERMEDIALIS. Mihi. (PI, 234, fig. 1.)
Envergure , 8 lignes.
Eure tient le milieu entre la Cespitalis et la
Floralis, et peut-être n'est-elle qu'une variété
de la première. Cependant ses couleurs sont telle-
ment tranchées que nous n'avons pu nous em-
pêcher de la considérer provisoirement comme
une espèce distincte,
Ses premieres ailes sont en-dessus d’un rouge-
brun ou ferrugineux, avec leur base et deux
bandes transverses d’une teinte plus foncée,
dont une au milieu et l’autre pres du bord. On
remarque sur la premiere une petite tache ré-
nilorme très-faiblement marquée.
Les secondes ailes sont noirâtres et traversées
par deux bandes d’un jaune-fauve, dont une au
milieu et l’autre terminale. La première est large
et forme un coude prononcé avant d'aboutir au
bord interne, La seconde est étroite et parallele
à la frange, L’intervalle qui existe entre la bande
médiane et la base de laile est saupoudré de
DES LEPIDOPTÈRES. 361
jaune et marqué au milieu d'un petit crois-
sant noir.
Le dessous des quatre ailes est d’un jaune-
fauve, avec deux bandes noirâtres étroites sur
chacune d’elles, dont une parallèle au bord ter-
minal et une médiane. Celle-ci est sinueuse et
précédée sur les ailes supérieures de deux points
noirs, et d’un seul sur les inférieures.
La frange des quatre ailes est noirâtre sur ses
deux surfaces.
La tête et les antennes sont d’un jaune-ver-
dâtre. Le corselet est ferrugineux comme les
ailes supérieures, et l'abdomen est noir, avec les
segments des anneaux et son extrémité jaunes.
Cette description ne concerne que le mâle: la
femelle nous est inconnue.
Cette jolie Pyrauste a été trouvée en Corse
par M. le docteur Rambur.
3592 HISTOIRE NATURELLE
Li LALL EPL SL DEL RE LEL RERO L EL ELLES SRE TELEDSLILTILIS IL ILSIITSR SR ISLE LIL
MXCVIIL. BOTYS FRANGE NOIRE.
BOTYS FIMBRIATRALIS. (PI. 234, fig. 2.)
Envergure, 10 lignes et demie.
Ses premieres ailes sont en-dessus d’un jaune-
paille lavé de ferrugineux à leur extrémité, avec
leur frange d’un noir-brun. Elles sont traversées
par deux lignes ferrugineuses, l’une près de la
base et l’autre à peu de distance du bord exté-
rieur. La première est arquée, la seconde est
dentelée et sinueuse. Entre ces deux lignes on
voit deux petites taches brunes, dont une réni-
forme et l’autre orbiculaire. Les secondes ailes
sont également d’un jaune-paille, mais sans au-
cune ligne ni tache, et avec la frange grise.
Le dessous des quatre ailes est d’un blanc-
jaunâtre luisant, avec la répétition des lignes et
des taches du dessus aux ailes supérieures.
La tête, le corps et les antennes sont de la cou-
leur des ailes, ainsi que les pattes.
Ce Botys a beaucoup de ressemblance avec
l’Ochrealis ; mais la frange noire de ses premières
ailes suffit pour l’en distinguer, Il m'a été en-
voyé de Morée par mon fils.
DES LÉPIDOPTÈRES. 353
RENE ES LR LL RERSRLRSS LA LURS 4 SSAS AAA II AS SR TS UMP LS III SIS VS NN
MXCIX. PIRAUSTE CONVERSE.
PIRAUSTA CONVERSALIS. Mihi. (PI. 234, fig. 4 et 2.)
es
Envergure, 7 lignes et demie,
Le dessus des premières ailes est d'un brun-
obscur saupoudré de gris, avec deux raies trans-
verses noires, bordées de fauve, et un point noir
au milieu de l'intervalle qui les sépare. Ces raieÿ
sont sinueuses et dentelées, et se terminent à la
côte par deux taches noires. La plus éloignée de
la base est longée intérieurement par une bande
grise. La frange est de la couleur du fond de
l'aile.
Le dessus des secondes ailes est d’un fauve
obscur, lavé de noirâtre à la base et au bord cex-
terne, avec deux bandes d’un noir foncé, l’une
terminale et l’autre un peu au-dessus : celle-ci
est légèrement flexueuse. La frange est d’un
fauve clair lavé de noirâtre à l’angle externe.
Le dessous des quatre ailes est d’un fauve clair
luisant, avec leur extrémité lavée de brun, et une
bande transverse et flexueuse d’un noir vif sur
chacune d’elles : cette bande est précédée d’une
Nocrurnes, V. — Il° Partie. 23
354 HISTOIRE NATURELLE
tache noire en croissant sur les ailes supérieures
seulement. L'extrémité de la frange est jaunâtre.
La tête et le corps sont bruns en dessus et
Jaunâtres en dessous, ainsi que les pattes et les
antennes, avec les segments des anneaux bordés
de fauve.
Cette “description concerne les deux sexes ;
cependant les couleurs du mâle sont générale-
ment plus obscures, surtout aux ailesinférieures.
Cette Pyrauste, qui n’est décrite ni figurée
dans aucun auteur à ma connaissance, est extré-
mement communesur les bords des chemins dans
les environs de Montpellier. Je l'ai vue voler en
quantité pendant mon séjour dans cette ville,
du 8 au 13 juin 1833, principalement dans les
allées du beau jardin de M. Adrien de Villiers.
Elle se repose souvent à terre dans les endroits
les plus secs et les plus arides.
Je lui ai donné le nom de Conversalis, à cause
de sa ressemblance en petit avec la Catocala
ConveTsa.
Pyralites.
LE
Nocturnes. PI; n
Z 2.
5
4. 5,
2
6 PA
? Giono rer É a Pupreel A
» ; A A à cé = È sed Re
1et 2, Pyrauste intermédiaire /rérmediati) mâle. 3. Botys frange noire (Fimbriatralis) Tew.
4 et 5. Pyrauste converse /C@rversar)mâle. Get. Hercyne soyeuse (//4sertas) mâle.
? d >
8. Botys érugineux /Zragenatis) mâle.
pad
, NE c
à %
DES LÉPIDOPTÈRES. 35
LEE LL EL] battent ee La
MC. HERCYNE SOYEUSE.
HERCYNA HOLOSERICALIS. (PI, 234, fig. 6,et 72)
HERCYNA HOLOSERICALIS. Zreits. Schmett. von Europ.
tom. VII. pag. 181. n° 2.
PyRaLIS HOLOSERICALIS. Hubn. tab. 19. fig. 119. (mas.)
Envergure, 10 lignes.
Les ailes supérieures sont en dessus d’un gris-
noirâtre satiné, avec deux bandes plus ou moins
roussâtres suivant les individus, l’une au milieu,
qui se partage en deux, et l’autre terminale. Ces
deux bandes sont bordées par des lignes noires
finement dentelées, et, dans l'intervalle qui sé-
pare les deux branches de celle du milieu, on
aperçoit deux petites taches grises qui se déta-
chent sur un fond noir, l’une réniforme et l’autre
orbiculaire. La frange est grise et ponctuée de
noir.
Les ailes inférieures en dessus sont d’un gris-
noirâtre soyeux, qui devient tout-à-fait noir en
se rapprochant de la base et du bord interne À
avec une bande noire peu marquée, longeant le
bord terminal.
23.
356 HISTOIRE NATURELLE
Le dessous des quatre ailes est d’un gris lui-
sant, avec une tache centrale et une bande lon-
geant le bord terminal, noires sur chacune d’elles.
La frange est précédée d’une ligne de pointsnoirs,
Le corps est d’un noir-brun en dessus et gris
en dessous. La tête est également d’un brun-noir
en dessus, mais blanche en dessous, de même que
les antennes. Les palpes et les pattes sont noi-
râtres.
Cette Hercyne vole en juillet sur les hautes
montagnes de la Suisse et du Piémont, Elle n’est
pas commune dans les collections.
#
DES LÉPIDOPTÈRES. 357
RL LL 2 22, 2..1,122:1,25275752:71511,2:2,1:1:2212:1:25:559:7
MCI. HYPÈNE GRASSE.
HYPENA OBESALIS. (PI. 235, fig. 1.)
HyPENA oBEsALIs, reits, Schmett. von Europ. tom, vu.
pag. 97. n° 4. John Curtis. G. 980. n° 5.
PyRALIS CRASSALIS. Hubn, tab, 2. fig. 8. (fœm.)
Envergure, 16 à 17 lignes.
LE dessus des premieres ailes est couleur de
bois, avec une tache oblique jaunäâtre à leur
sommet, et le bord interne ou inférieur de la
même couleur. Les nervures sont indiquées par
des traits noirs interrompus , et traversées vers
le milieu de l'aile par deux lignes dentelées éga-
lement noires, dont lextérieure est accompa-
gnée d'une série de petits points blancs ocellés.
On voit, en outre, en se rapprochant de la côte,
deux taches noires ceintes de blanc, dont une
plus grande. Enfin, la frange est d’un gris-rous-
sâtre et entrecoupée de brun.
Le dessus des secondes ailes est d’un gris-rous-
sâtre qui s’éclaircit dans le haut, avec une pete
tache noirâtre au centre. La frange est grise et
358 HISTOIRE NATURELLE
précédée d’un liséré noir interrompu par les
nervures.
Le dessous des quatre ailes est d’un jaunâtre
luisant, parsemé d’atomes gris, avec un point
noirâtre au centre de chacune d'elles. Les infé-
rieures sont en outre traversées par deux lignes
grises légèrement sinueuses.
La tête et le corselet participent de la couleur
des ailes supérieures, et l'abdomen de celle des
inférieures. Les palpes sont conformés comme
ceux de l’'Hypène Proboscidalis; ils sont de la
longueur de la tête et d’un brun-noir, ainsi que
les antennes et les pattes.
Cette Hypène se trouve en Bavière et en Pié-
mont. Elle se tient cachée dans les touffes d'herbe
qu’il faut agiter pour l’en faire partir; mais il est
rare de la trouver fraiche. L’individu figuré nous
a été communiqué par M. le baron Feisthamel ,
qui l’a pris avec plusieurs autres en mauvais état
dans la vallée de Bugnanco, près Domo-d’Ossola,
le 12 août 1833.
DES LÉPIDOPTÈRES. 359.
20% 0 V8 LOVE ES 8 0 LS LT AS VAVÉVIEIRURS LILAS LILS ÉIRUATAL ESA RS D 4888 88 LR 4
MCII. SCOPULE BRONZÉE.
SCOPULA ÆNEALIS. (PI. 23, fig. 2 et 3.)
ScoPuLA ÆNEALIS. Treits. Schinett, von Europ. tom. vu.
pag. 72. n° 16.
Pyraris ÆNEALIS, Wien. Verz. Illig. Gotze. Hubn, tab. 7.
fig. 46. (fœm.)
PyraLis RurIMISTRALIS. Hubnr. tab. 18. fig. 120. (mas.)
Praz. æNEaLIs. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 231. 380.
Pyrar. Nicraris. Schrank. Faun. boic, 11, B, 2, abth, $.
65. n. 1720.
LA BRONZÉE ( P. ÆNEALIS). Devillers, Entom. linn, tom. 1v.
pags 517.
Envergure, 9 lignes.
Les quatre ailes tant en dessus qu'en dessous
sont d'un brun luisant plus ou moins foncé, avec
des reflets bronzés.
Le corps est de la couleur des ailes, avec la
tête et les antennes fauves ou ferrugineuses.
Hubner ayant figuré les deux variétés de cette
Scopule, l’une sous le nom de Rufimistralis , et
l’autre sous celui de Ænealis, nous avons cru
devoir également les figurer, en les rapportant
toutefois à une seule espèce, comme la fait
300 HISTOIRE NATURELLE
M. Treitschke. Ces deux variétés nous ont été
communiquées par M. le baron Feisthamel, avec
les renseignements suivants :
«On trouve communément la premiere va-
« riété dans les prairies élevées du Piémont. Je
« l'ai d’abord rencontrée, dans les derniers jours
«de mai, au pied méridional du Mont-Cenis, près
« de Suze ; et ensuite plus tard, dans les premiers
« Jours de juillet, dansles prairies du Val-Arauska
«et du Val-Bugnanco, près Domo-d’Ossola.
« La seconde variété, plus foncée que la pré-
« cédente, a été prise, fin de juillet, sur le Mont-
« Kucco , près Domo-d’Ossola, dans les prairies
«élevées appelées Casera-Vera. »
K
Pyralites.
Wocturres. PL, CCXXXT
2 ie
1
P.Dumeni pinx. Duprecl se.
1e Hypene grasse {Cbesalis) fem. 2e 3, Scopule bronzée (Ænealis) mâle et vartéter,
À. Botvs Lunulé {Jelernals) fem. 51 Botys du Rhododendron {Æ#ododendronals) male.
6. Botys safrané foceals) Femelle . 7. Botys sulphureux (Juphuralis) mâle
8. Clédeobie étroite. (Anqustalis ) fem.
ENT
(PAM
RÉ ORUTA
)
DES LEPIDOPTÈRES. 361
LA US NA AN SERA SSL SAS LAURE ESA SAS SSSR LUE VASE ES LR
MCII. BOTYS LUNULÉ.
BOTYS SELENALIS. (PI. 235, fig. 4.)
Envergure, 13 lignes.
Le dessus des ailes supérieures est d’un jaune-
soufre pâle, avec une tache roussâtre en crois-
sant sur leur disque, et les nervures brunes. Le
dessus des ailes inférieures est d’un blanc luisant
avec leur extrémité lavée de jaune-soufre.
Le dessous des quatre ailes est d’un blanc-
irisé. Les supérieures ont la côte, les nervures,
et deux taches, dont une discoiïdale, noires, avec
leur sommet lavé de jaune. Les inférieures ont
la côte jaune, avec une tache noire vers l’angle
supérieur.
La tête et le corselet sont de la couleur des
premières ailes, ainsi que les antennes. L’abdo-
men et les pattes sont d'un blanc luisant.
Tout porte à croire que ce Botys, qui ne dif-
fere du Palealis que par la tache roussâtre qu'il
362 HISTOIRE NATURELLE
porte au centre de ses premières ailes, n’en est
qu'une variété, car on aperçoit déjà quelques
vestiges de cette tache sur certains individus de
ce dernier.
L'espèce dont il s’agit se trouve en juin au
bord des prairies et le long des haies. L'indi-
vidu figuré nous a été communiqué par M. le
baron Feisthamel, qui l’a reçu d’un de ses amis,
M. Groeth, membrede la Société entomologique
de France, lequel habite Barcelone, où il s’oc-
cupe avec succès de l'étude de l’entomologie.
DES LÉPIDOPTÈRES. 363
ARS nn 0 SAS SAS SAR ESS SAS SSSR RS ARS RS AE SAVE RS AS SERRE © AB A AS
MCIV. BOTYS DU RHODODENDRON.
BOTYS RHODODENDRONALIS. (PI. 235, fig. 5.)
Envergure, 11 lignes,
Le dessus des ailes supérieures est entière-
ment d’un jaune-verdâtre pâle, avec la frange
blanche. Celui des ailes inférieures est d’un gris-
blanchäâtre luisant , avec la frange également
blanche.
Le dessous des quatre ailes est d’un gris lui-
sant, plus foncé aux premières ailes qu'aux se-
conde:, avec la côte et l’extrémité saupoudrées
de jaune.
La tête, les antennes et le corselet sont jaunes.
L’abdomen est gris, avec l'extrémité et les pattes
blanches.
Ce nouveau Botys nous a été communiqué par
M. le baron Feisthamel, avec les renseignements
suivants :
« Cette espéce se trouve dans la dernière quin-
364 HISTOIRE NATURELLE
=
«zainede juillet, et dansles premiers joursd’août,
« sur les montagnes élevées du Piémont. Elle n'y
«est pas rare, notamment au Mont-Rose au des-
« sus du Corazza et de Pedriol. Elle setient ca-
« chée dans les touffes de rhododendron , d’où
«elle s'envole, quand on approche, pour aller
«se reposer quelques pas plus loin. »
Fe
DES LÉPIDOPTÈRES. 365
SARL LENS SE URE IRL RL RE RU AR LES LL LE LL ALALES SELLE LE LE ALRR LOLSTETELIOTCTS
MCV. BOTYS SAFRANÉ.
BOTYS CROCEALIS. (PI. 235, fig. 6.)
PyraLis CROCEALIS, Hubn, tab. 11, fig. 71.
Envergure, 13 lignes et demie.
CE Botys ressemble pour la taille, et le dessus
de ses ailes, au ’erticalis ; mais le fond de sa cou-
leur est d’un jaune de safran, plus foncé sur les
bords que sur lereste de leur surface. Les lignes
qui les traversent sont d’un brun-violâtre , mais
non dentelées comme dans l’espèce précitée. La
frange est violâtre.
Le dessous est d’un jaune plus pâle, avec un
léger reflet pourpre et le même dessin qu’en
dessus.
La tête, le corps et les antennes sont de la
couleur des ailes.
Ce Botys m'a été envoyé de Morée par mon
fils. Il se trouve aussi dans les environs de Mont-
pellier.
æ
306 HISTOIRE NATURELLE
RSS III IRIS LE RS AT ES EN LS NES LS RS À DELSA SRI AIAS LS ATLAS AL AL AL LA
MCVI. BOTYS ÉRUGINEUX.
BOTYS ÆRUGINALIS. (PI. 234, fig. 8.)
Borys ÆRUGINALIS. Treits. Schmett. von Europ. tom. vit.
pag”2ar. n° 32:
PyRALIS ÆRUGINALIS. Hubn. tab. 20, fig. 133. (fœm.)
Envergure, 1 pouce, .
Le fond des quatre ailes en dessus est d’un
blanc de neige. Les supérieures sont traversées,
près de leur extrémité, par une bande parallèle
au bord extérieur, d'un vert bronzé tirant sur le
gris, et marquées sur le reste de leur surface, de
plusieurs lignes et taches de cette même couleur,
disposées ainsi qu'il suit : trois lignes obliques
près de la base, une petite tache ovale au milieu
près de la côte, et deux autres taches plus
grandes, l’une triangulaire et l’autre en forme
de V, se touchant, et dont la première s’appuie
contre une ligne parallèle à la bande dont nous
avons parlé plus haut. La frange de ces mêmes
ailes est précédée d’un double liséré vert bronzé,
et coupée elle-même dans toute sa longueur par
une ligne de la même couleur. Les ailes infé-
rieures sont traversées par deux bandes noirä-
DES LEPIDOPTÈRES. 367
tres, sinueuses, l’une au milieu et l’autre près de
leur extrémité. Leur frange est blanche et pré-
cédée d’un liséré également noirâtre. Le dessous
des quatre ailes ne diffère du dessus que par
un aspect plus luisant et comme nacré, et parce
que les lignes et taches des premieres ailes sont
plutôt noirâtres que d'un vert bronzé.
La tête, le corps, et les antennes sont entiere-
ment blancs, à l'exception du corselet, qui est
marqué longitudinalement de trois lignes d’un
vert bronzé, l’une au milieu , et les deux autres
sur les côtés.
Cette description concerne les deux sexes.
Ce joli Botys se trouve en Hongrie, principa-
lement sur les confins de la Turquie. Il vole en
mai et en juin. L’individu figuré nous a été com-
muniqué par MM. Spence (1), qui l’ont reçu de
M. Kindermann , marchand naturaliste à Ofen.
(1) J'ai eu le plaisir de faire la connaissance de ces deux
jeunes Anglais, dans mon dernier voyage dans le midi de la
France ; ils revenaient d'Allemagne et d'Italie, où ils avaient
fait une ample récolte de beaux insectes, Leur père, qui les
. . Q ?
accompagnait , est auteur, concurremment avec M. Kirbi, d'un
ouvrage anglais, intitulé : INTRODUCTION À L’'ENTOMOLOGIE , et
d’une excellente Monographie du genre CAoleva , insérée dans
les Annales de la Société Linnéenne de Londres,
368 HISTOIRE NATURELLE
LRRERR SLR AUS SARL RRR RAR ALELS L'ERRLALALRR L LAVAL AVER ANAL AUS ARR ..
MCVIT. BOTYS SULPHUREUX.
BOTYS SULPHURALIS. (PI. 235, fig. 7.)
Borys suLPHURALIS. Treits. Schmett, von Europ. tom. var.
pag. 118. n° 29.
PYRALIS SULPHURALIS. Aubn. tab, 26. fig. 166. (mas.) fig.
167. (fœm.)
Envergure, 1 pouce.
Les ailes supérieures sont en dessus d’un jaune-
soufre pâle, y compris la frange, avec un trait noi-
râtre oblique à leur sommet, et la côte finement
marquée de noir. Les inférieures sont d'un blanc
luisant, avec deux bandes transverses, sinueuses,
d’un gris-noirâtre , l’une au milieu et l’autre à
leur extrémité. La frange de ces mêmes ailes est
blanche et précédée d’un liséré noir.
Le dessous des premières ailes est lavé de noiï-
râtre, avec leur extrémité et trois taches jaunes.
Celui des secondes ailes est légerement teinté de
jaune, avec les mêmes bandes qu’en dessus , et
de plus un point discoïdal noirâtre.
La tête et le corselet sont du même jaune que
DES LÉPIDOPTÈRES. 369
les ailes supérieures. L’abdomen est entièrement
blanc. Les antennes sont noirûtres.
Ce Botys nous a été communiqué, comme le
précédent, par MM. Spence, qui l'ont recu éga-
lement de M. Kindermann. Il habite la Hongrie.
LÉépin., VIII. nocr., V. — Ile Partie. 24
370 HISTOIRE NATURELLE
CRCLOLOLORSLS LS RSS LARLLLLL TE LOLSLSLSRELS LS URLS LS LS S SRI LR LL EL LEE LS ss.
MCVIIIL SCOPULE FLAGELLÉE.
SCOPULA FLAGELLALIS. Mihi, (PI. 236, fig. 1 et 2.)
Envergure , 12 lignes et demie.
Ses ailes supérieures sont en-dessus d’un jaune-
soufre, et traversées, vers le milieu, par une ligne
de points noirâtres sagittés qui s’oblitère à ses
deux extrémités. On aperçoit en outre les ves-
tiges d’une autre ligne qui part du sommet de
l’aile et longe le bord extérieur, mais qui est à
peine visible. Enfin, on remarque au centre des
mêmes ailes un petit point gris. Les ailes infé-
rieures sont en-dessus d’un blanc sale, avec deux
bandes transverses noirâtres légèrement sinueu-
ses et parallèles entre elles, dont une au milieu
et l’autre longeant le bord terminal. La première
est surmontée d’un petit point de la même cou-
leur. La frange des quatre ailes est blanche.
Le dessous des premières ailes est d’un gris
luisant avec leur extrémité jaune divisée en taches
par les nervures et une éclaircie discoïdale, de la
même couleur dont le milieu est occupé par un
DES LÉPIDOPTÈRES. 371
petit croissant noirâtre. Le dessous des secondes
ailes est pareil au dessus.
La tête, le corselet et les antennes participent
de la couleur des ailes supérieures, et l'abdomen
de celle des inférieures.
Cette Scopule, que nous croyons inédite, nous
a été communiquée par M. Boisduval. Elle se
trouve en Hongrie.
24.
372 HISTOIRE NATURELLE
RL TS TO PEER EEE EEE GREEN
MCIX., BOTYS NACRÉ.
BOTYS MARGARITALIS. (PI. 236, fig. 3.)
PYRALIS MARGARITALIS. Hubn. tab. 8. fig. 48. (mas.)
Envergure, 11 lignes.
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un blanc
nacré, avec des reflets bleuâtres et la côte légère-
ment teintée de roussâtre. Les ailes inférieures,
sur la même surface, sont d’un blanc luisant lé-
gérement roussâtre. La frange des quatre ailes
est d’un blanc pur.
Le dessous des premières ailes est noirâtre,
avec leur extrémité blanche. Celui des secondes
ailes est blanc, avec leur bord antérieur lavé de
gris.
La tête, les palpes et les antennes sont d’un
blanc légèrement roussâtre, ainsi que l'extrémité
de l’abdomen ; le reste du corps est blanc.
Ce Botys, qui n’est pas décrit dans l'ouvrage
de M. Treitschke, nous a été envoyé de Suisse,
Nous ignorons l’époque de son apparition.
DES LÉPIDOPTÈRES. 373
A LL AS SAR RS ES SSSR SELS SAVE BEA ASE SRE SES AVES MNT RS PAU US 21212)
MCX. BOTYS TROUBLE.
BOTYS TURBIDALIS. (PL 236, fig. 4 et 5.)
Borxs rurRBiDALIS. Lreits. Schmett. von Europ: tom vi.
pag. 119. n° 30.
Envergure, 13 lignes.
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un jaune
très clair, légèrement saupoudrées de gris à la
base, et traversées obliquement par deux lignes
légèrement sinueuses d’un gris pâle, l’une un peu
au-delà du milieu et l'autre près de l'extrémité.
Ces deux lignes sont presque parallèles et l'exté-
rieure aboutit à l'angle du sommet de Paile. On
voit en outre, dans l'intervalle quisépare la ligne
intérieure de la base, un petit croissant gris tres-
rapproché du milieu de cette ligne. La frange est
blanche , et séparée du bord terminal par une
ligne noire très-fine.
Les ailes inférieures sont en-dessus d’un jaune
encore plus clair que les supérieures et presque
blanchâtres, avec deux bandes transverses noi-
râtres légèrement sinueuses et parallèles entre
elles, dont une au milieu et l’autre longeant le
“di
374 HISTOIRE NATURELLE
bord terminal. La première est surmontée d’un
petit point de la même couleur. La frange est
blanche et précédée de deux lignes noirâtres
tres-fines.
Le dessous des premières ailes est d’un gris-
noirâtre luisant, avec une double rangée de ta-
ches jaunâtres à leur extrémité, et une éclaircie
discoïdale de la même couleur, dans le milieu
de laquelle on aperçoit un petit croissant gris.
Le dessous des secondes ailes est absolument pa-
reil au dessus.
La tête, le corselet et les antennes participent
de la couleur des aïles supérieures, et l’abdomen
de celle des inférieures.
Ce Botys habite la Hongrie. L’individu figuré
a été envoyé par M. Treitschke à M. Boisduval,
quia bien voulu nous le communiquer.
dE
DES LÉPIDOPTÈRES 375
LR RL TRI LL 5 2222200 LIL SLIDE SLS LL LIRE LE LS LS LS LIRE LERSRIL LOL SOLS ES)
MCX!'. ASOPIE FRANGE-FAUVE.
ASOPIA FULVO-CILIALIS. Mihi. (PL. 236, fig 6.)
Envergure, 11 lignes et demie.
Cerre espèce ressemble beaucoup,pour lefond
de la couleur et le dessin, à la Glaucinalis, mais
elle s’en distingue au premier coup d'œil par sa
frange fauve ou roussätre. En voici, au reste, une
description complète. Ses premières ailes en-des-
sus sont d’un gris légèrement verdâtre ou jau-
nâtre, depuis leur base jusqu'aux deux tiers de
leur longueur , et d’un gris un peu bleuâtre sur
le reste de leur surface, avec leur côte et leur
frange roussâtres. Elles sontcoupées transversale-
ment par deux lignes blanches tres-écartées, qui
se terminent à la côte par deux taches triangu-
laires de cette même couleur, entre lesquelles on
aperçoit trois petits points pareillement blancs.
La première ligne, en partant de la base, est lé-
gerement arquée; la seconde est sinuée, et sé-
pare les deux nuances dont nous avons parlé plus
haut. Les secondes ailes en-dessus sont de la
même couleur que les premieres vers leur extré-
376 HISTOIRE NATURELLE
mité, mais d’un ton plus pâle en se rapprochant
de leur base. Elles sont aussi traversées par deux
lignes blanches, mais plus rapprochées et toutes
deux fortement sinuées, et leur frange est égale-
ment roussâtre.
Le dessous des quatre ailes est entièrement
d’un gris luisant, avec les mêmes lignes qu’en-
dessus, mais à peine marquées et seulement aux
ailes supérieures. On aperçoit en outre un petit
point légérement noirâtre au centre de ces
mêmes ailes.
La tête , les antennes et le corselet participent
de la couleur des ailes, tant en-dessus qu’en-des-
sous; maisles pattes sont d’une nuance plus pâle
et presque blanchätre.
Cette jolie espèce, qui n’est figurée ni décrite
dans aucun auteur à notre connaissance , a été
trouvée dans les environs de Digne. Nous lui
avons donné le nom de FÆulvo-ciliulis, à cause
de la couleur de sa frange. Nous en devons la
communication à M. le docteur Boisduval.
Pvralites.
+ PL COX.
Nocturnes.
LPumend del. MA Plee se.
let 2; Scopule Flagellée ( Llagellalis) dessus et dessous. À 5. Botys Trouble /Zarbrtales. )
dessus et dessous. 6. Asopie Fran ge-fauve. (too cialis) 7. Botvs Nimois Wemausalis)
8 et 9: Scopule Grillée /Æathralis) dessus et dessous,
DES LÉPIDOPTÈRES. 377
CLIC TS Lo 02 EC CT 2 LD RL SLR RS RAA ETES RUES SD ECS LS Les
MCXII. BOTYS NIMOIS.
BOTYS NEMAUSALIS. Mihi. (PI 236, fig. 7.)
Envergure, 6 lignes et demie.
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un gris-
cendré , avec deux lignes transverses, ondulées ,
d’un gris plus foncé ou noirâtres, et la frange de
cette dernière couleur. On aperçoit en outre
quelques points blanchâtres le long de la côte.
Les ailes inférieures sont en-dessus d’un gris lui-
sant et traversées un peu au-delà de leur milieu
par une ligne d’un gris plus foncé.
Le dessous des quatre ailes est d’un gris lui-
sant, et les ailes inférieures seules sont traversées
par une ligne noirâtre qui correspond à celle du
dessus, avec un point de la même couleur près
de leur base.
La tête, les antennes et le corps participent
de la couleur des ailes.
Ce Botys, que nous n'avons pu reconnaitre
dans aucun auteur, a été trouvé dans les envi-
rons de Nimes, par M. Brugnieres , et envoyé
par lui à M. Alexandre Lefebvre, qui à bien
voulu nous le communiquer.
378 TABLE ALPHABÉTIQUE
DS EE TE EN ENT NE ESS
TABLE
ALPHABÉTIQUE ET SYNONYMIQUE
DES.
LÉPIDOPTÈRES NOCTURNES
DÉCRITS DANS CE VOLUME.
0 @e006e6ece
[Les noms en caractères italiques sont ceux des citations.)
—ct haie
NOMS GÉNÉRIQUES.
PAG.
AGLossE (aglossa). Latr., Curtis. ........................ 61
ASOPIE (asopia). Treits., Gurtis............s..s.ss...se 190
Borys (botys). Latr., Treits.......... VE CEPAATE Or so. 104
CLéDéostE (cledeobia). Stéphens, Curtis................. 70
Dioste (diosia). Mihi. 22.440442 LR 0 SFR AST 4 VA 2 278
EuvoréE (éudorea). Curtis. . ss... M 7
EnnyomiE (ennychia). Treits.......... RONDES MEME 1
HERMINIE (herminia). Latr., Treits........... RH 5
HerCyNE (hercyna}, Treits........ A soso d 254
HyprocaupE (hydrocampa). Latr., Curtis. ......,......... 169
Hypène (hypena). Schrank, Treits., Curtis. ........... st 740
Manor (madopa). Stephens, Curtis. ,4....s,..ss.s..es 57
Noce (nola). Leach, Curtis............... secs: soie = 1 AD2
Nvuravuse nymphula. Schrank, Treits.......,........... 158
Onon&te (odontia). Mihi. 4.4... ss sce sous esse 83
PyraustEe (pyrausta). Schrank, Treits., Curtis.......,.... 209
ScopuLe (scopula). Schrank , Treits., Curtis.............. 87
ET SYNONYMIQUE: 379
NOMS SPÉCIFIQUES.
| PL, PAG.
Achatalis (pyral.) Hubn. F. Épaisse (hypène)........+ 212 5o
Ænealis (scop.) Treits. PV, Bronzée (scopule)......... 235 359
Ænealis (pyrall. Wien. Verz. Illig. Gotze. Hubn.
V. Bronzée (scopule).......... uriéle Se molodb dois, 235 359
Ænealis (phal.) Fabr. V. Bronzée (scopule)...... s.s.239 359
Ærealis (pyral.) Hubn. V. Opaque (scopule)......... 215 98
Æruginalis (botys). Treits. V. (Érugineux botys)..... 234 366
Æruginalis pyr.) Hubn, W. Erugineux Qpotys)....... 234 366
Ætnæalis (asopia) Mihi. V. Etna (asopie del)....... 233 199
Albidalis (pyr.) Hubn. P. Prunellier (scopule du)... 215 Qt
Albulalis (noa). Mihi. V. Blanchitre (nole).......... 228 273
Albulalis (hercyna) Treits. W. Blanchätre (nole)....... 228 273
Albulalis (pyr.) Hubn. Wien. Verz. Ilig. P. blan-
châtre (nole)...s..esssesessseeerenencese 228 273
Auisier (Eudorée de l)........... 2e s'@e osjee 168600 s, 220) 2092
Alisier (teigne de l'). Devill. P. Alisier (Œud. de l) .... 229 292
Alpestralis (herc.) Treits. V. Alpestre (hercyne) +++... 227 260
Alpestralis ipyr.) Hubn. P. Alpestre (hercyne)....s.. 227 260
Alpestralis (phal.) Fabr. P. Alpestre {hercyne)......+ 227 260
Alpestralis (crambus). Fabr. W. Alpestre (here.).....:.: 227 260
ALPESTRE (hercyne)............ ee ee due ++ 227) 200
Alpinalis (scop.) Treits. Curtis. V. Alpine (scopule).. . 231 307
Alpinalis__ (pyr.) Hubn. Wien. _ Verz, Ilig. PV. Al
pine (scopule)..... STI SM OS Ge esse 20 907
Alpinalis (phal.) Fabr. Ÿ’. Alpine (scopule)..+...+.:. 231 307
ALPINE (scopule).... s..sssssssrssesse. soit cut 241.307
Alpine (P). Devill. P. Alpine {scopule)............. 231 307
Ambigualis (eudor.) Mihi. V. Ambiguë (eudorée)...... 229 228
Ambiqualis (here.) Treits. P. Ambiguë (eudorée)...... 229 288
AmBiGug (eudorée).....ssssssssssessessseeres +. 229 288
ANCIENNE (hypène)........ Poire clos Lodadrieses 218. 413
ANE (botys)h.sseosssesssemsessesesesses ons rhin ND
Anguinalis (ennychia). Treits. V, Cordelière (en-
nychie)..... Lolieteat sud evil sde luch sand 226 244
Anguinalis (pyr.) Hubn. V. Cordelière (ennychie).... 226 244
Anguinalis \pyrausta) Curtis. V. Cordelière (en-
nyénie)snessaseseeesesseseseesenssee ts Ori 226 244
Angustalis (prr.) Treits. Wien. Verz. lllig. Gotze.
Hubn. F. Étroite (clédéobie).................:. 214 78
380 TABLE ALPHABÉTIQUE
Angustalis (cled.). Curtis. V. Étroite (clédéobie). .. ....
Asinalis (botys). Mihi. P. Ane (botys)..... ne nebleeee
Asinalis (scop.) Curtis. V. Ane (botys)........,.....
Asinalis (pyr.) Hubn. V. Ane (botys)...............
Argentalis 'phal.) Fabr. V. Lettrée ‘hydrocampe)..
Argentée (l). Devill, F, Lettrée (hydrocampe)........
Arcualis (bot.) Hubn. . Bouillon blanc (botys EL …..
Atralis ‘phal.) Fabr. PV. Huit-taches (ennychie). .
Atralis (ennychia) Treits. W. Obseure ennychie).......
Atralis (pyr) Hubn. V. Obseure (ennychie,.... CE
Auricilialis (diosia). Mihi. . Frange dorée (diosie)....
Auriciliella (Linea). Hubn. V. Frange dorée (diosie). ..
Austriaca (bomb.) Esp. F. Bombyx (clédéobie). .:.:..
Bande à l'envers (la).Geoff, F. Verdâtre (botys). .....
Bande esquissée (la) Geoff, V. Fonrchue (botys).......
Barbalis (pyr.) Hubn. F. Chevelue (herminie).......
Barbalis (herm.) Treits. F, Barbue (herminie),........
Barbalis (pyr.) Linn. Fuessl. Gotze. Knoch. Mull.
Curtis. P. Barbue (herminie)............. su...
Barbalis (phalæna). Fabr. Scop. Cite: V. Barbue
(herminie).:: 1eme re sono encens sos
Barbatus (crambus). Fabr. V, Barbue (herminie)......
Barbillons (phal. à très-longs). Degeer. F. Tâteuse
(hermmie’ ss LA tee sn eee so se nes
Bansue (herminie):@.. 6e so 00 see cine ee
Bec (hypène)...:::,.40%220222422:222: sonroouee
Bec (lei. Devill. y. Bec (pence ee Cana
Biqutta (noct.) Esp. F. Poudrée Cape OC LE KO
Bi-poncroéE (nymphule)....... Sort ‘ Sslelote estate nie lee
Bi-punctalis (nymphula). Mihi, W. : Bi-ponetuée
(nymphale)......., Moments en ae
BraNGHaTRE (nole}. en... 52 02002200 LOUE
Bombycalis (cledeobia). Curtis. F. Bombyx (eléd.).....
Bombycalis (pyr.) Treits. Hubn. Wien. Verz Gotze.
V. Bombyx (clédéobie)............ BOAT ENS so
Bombycalis (phal.) Fabr. F, Bombyx (clétéobie)..…..
Bombycalis (cramb.) Fabr. V, Bombyx (clédéobie) .… .
Bomavx (CE déOMme) ee. et. AIRE. nee SE
Bonnet (ose) rs IS s aNT era Te 508
Boncra (cléméabieude. 4, RUE, EU. ren) 6
239
230
ET SYNONYMIQUE. 381
Borgialis (cledeobia). Alex. Lefebvre. W. Borgia
(clédéobie de)........s..sssesessesseeseesrete 230 302
Boursor (scopule de)........ erosvoeldeliaenin ete 231 313
Bourjotalis (scopula). Alex. Lefebvre. V. Bourjot
(scopule de).........ssssesesssse SAS + eine 231 313
BouiLon-BLanc(botys du)..........-.+.-.++eeseseee 218 128
Bronzée (scopule).......sessessesseessesseseesee 235 359
Bronzée (la). Devill. F. Bronzée (scopule)........... 235 359
Brugnieralis (botys). Alex. Lefebvre. +. Brugnières
(botys de)...essssessessesememnsennentese 232
Bruenières botys de)...........sessessessessesee 232
BaunaTREe (clédéobie)..... Dire ile qiehe AO CioIcer 214
Brunnealis (cled.) Mihi. 7. Brunâtre (clédéobie)....... 214
Brunnealis (pyr.) Treits. P. Bruntre (clédéobie)...... 214
Buissons (pyrauste des)........ dede - ses. dinde 225
Buissons (pyrale des). Devill. 7. Buissons (py-
rauste des)... Satis sité saunas 235
Calvaria (noctua). Wien. Verz. Illig. Fabr. Borkbh.
y. Cimetières herminie des)....... MENU On cd 212
Calvarialis (pyr.) Treits. Wien Verz. Ilig. Hubn.
V.Cimetières (herminie des)..ssses+sssesesseeee 212
Caprealis (pyr.) Hubn. 7. Cuivrée (aglosse). . . . - RTE
Capucñon. (nole).....ssosesssosseeseenesenerese 2259
Capuchon (le).Devill. F. Capuchon (nole)..........2. 228
Carnealis (bot.)Treits. 7. Couleur de chair (bots). ....- 232
CaTazan (botys)....sesses.sonesseeerereterte RNCS
Catalaunalis (botys). Mihi. F. Catalan (botys)........ 232
Cminr (boiys)osssdoeness eos etes tennnn? 1
Ceinture (La) Devill. F. Zone blanche (ennychie). ..... 226
CEnDré (botys)sc.scsoenseseneessenenensoneentt 216
Centonalis (nola). Mihi. F. Ravaudée (nole).......... 228
Centonalis (hereyna). Treits. F. Ravaudée (uole)...... 228
Centonalis (pyr.) Hubo. F. Ravaudée (nole).......... 228
Cespitalis (pyrausta). Treits. 7. Buissons (py-
rausté des): ae sus 9 #0 d0ilietereste) Sietilisler te dre 225
Cespitalis (pyr.) Ilig, Wien. Verz. Lang, Verz.
Gotze. Brahm. Hubn. 7. Buissons (pyrauste des)... 225 2
Cespitalis (phal.) Fabr. F. Buissons (pyrauste des). .... 225
Chante (nole): 249204 Haas MEET UE 228
Chlamitulalis (nola) . Mihi. 7. Chlamide (nole NOR 228
382 TABLE ALPHABÉTIQUE
Chlamitulalis (pyr.) Hubn. F. Chlamide (nole)........ 228 2797
CHevELuE (herminie)..... shroetieiiiee Eee ner 28! 34
CIMETIèRES (herminie des). .........s...secsesesses 212 37
Cinctals (botys) Treits. 7. Ceint (botys).......,..... 217 124
Cinctalis (scop.) Curtis. F. Ceint (botys)..... csma(s0 12271024
Cineralis (botys). Mihi. 7. Cendré (botys).....,..,..4 216 113
Cineralis (pyr.) Hubn. F. Cendré (botys).....,...... 216 113
Cingulalis (enn.) Treits. 7. Zone blanche (ennych.) ... 226 245
Cingulalis (pyr) Wien. Verz. Iig. Hubn. Schrank
Lang, Verz. F. Zone blanche (ennychie)........... 226 245
Cingulalis (pyrausta). Curtis 7. Zone blanche (en-
nychie) 4. .4% 00 ste 00 01010100 0 pense ddl les 226 245
Cingulata (geom.) Linn. Clerck. 2 Zone blanche
(ennychie)............ SCO PS “ad. ..….. 226 248
Cingulata (phal.) Fabr. Gotze, Brahm. . Zone
blanche (ennychie}....................... via 2260244
Clathralis (scop.) Mihi. F. Grillée (scop.)....... 23ret 236 311
Clathralis (pyr.) Huba. 7. Grillée (scop.)....... 231 et 236 311
Comparalis (botys). Treits. F. Comparé (botys)........ 219 142
Comparalis (pyr.) Hubn. F. Comparé (botys) .,...... 219 642
ComranÉ (botys).......................... ACL 219 142
Console (la). Devill. F. Gimetières (herminie des).... 212 37
Conversalis (prrausta). Mihi. F. Converse (pyr.\...... 234 353
ConNvERsE (pyrauste)......:.::............... +. 234 353
CORDELIÈRE (ennychie)......,:................ ... 226 244
Cordeliere (la terne). Geoff. 7. Cordelière (enn.).,... 226 244
Corse (clédéobie de}... eee eee . 230 306
Corsicalis (cledeobia). F. Corse (elédéobie de)........ 230 306
Corticalis (asopia). Treits F. Corticale (asopie)....... 233 347
Corticalis (pyr.) Hubn. Gotze. Wien. Verz. F. Corticale
(asopie.). ...ssssrermsssessenseueee vs scie 233 347
CoRTICALE (asopie)................. GNT AAA € 233 347
Costalis (asopia). Curtis. F. Frangée (asopie).......... 223 201
Costalis(phal.) Fabr. F. Frange (asopie)............. 223 204
CouLEuR DE CHaIR (botys)............... EN ETS OA 532, 322
Courte (la). Devill. 7. Étroite (clédéahie) TN 2e 214 78
Crassalis (prr.) Hubn. 7. Grasse (hypène) ........... 235937
Crassalis (erambus). Fabr. 7. Épaisse eus 5b aincbras 212 50
Crassalis (phal.) Fabr. F. Épaisse | hypène) . +416 4 « lesions 22121070
Crassalis(kyp.) Treits. Curtis. F, Épaisse Fun A D oct 212 50
ET SYNONYMIQUE.
Cratægella (tinea). Lion. Fabr. Wien. Verz. Hubn.
Ilig. Gotze. 7. Alisier (eudorée de l)}............. 229
292
Cratægella (yponomeuta). Treits. V. Alisier (eu-
TOÉP AE PPS ERE «e ee 0 ee « FÉORONEE . 229 292
CRÊTÉE (nole).......... ALP SCENE SOMME 227 269
Cribralis (herminia) Treits. 7. Crible (herm.)......... 230 296
Cribralis (pyr.) Hubn, 7, Crible (herminie)........... 230 296
CRrIBLE (herminie).............. ÉROR AR DCS 230 296
Crinalis (herminia). Treits. . Chevelue (hermin.)..... API 3%
Cristulalis (nola). Mihi. 7. Crêtée (nole)............. 227 269
Cristulalis (hercyna). Treits. 7, Crétée (nole)......... 227 269
Cristulalis (prr.) Hubn. 7. Crêtée (nole)..... ONCE 227 269
Crocealis (botys). Mihi. 7. Safrané (botys)........... 235 365
Crocealis (pyr.) Hubn. F. Safrané (botys)............. 235 365
Cruentalis (pyrausta). Scrib. F. Ensanglantée (pyr.).... 224 214
Cuculata (phal.) Naturf. Berl. Mag. 7. Capuchon
Male) EEE elec eee ARR Et Potter Pt 228 264
Cuculatella (tinea). Linn. Fabr, Fuessl. Schwartz.
Gotze. 7. Capuchon (nole)........,........ Sue 12200207
Cuculatella (bombyx). Esp. 7. Capuchon (nole,....... 228 264
CuIvRÉE (aglosse)...............s..sosesssssese 214 07
Cuprealis (pyrr.) Treits. F. Cuivrée (aglosse)...... Ste er sua (O 7:
Curtalis (phal.) Fabr, F. Étroite (clédéobie). . SAR QUELS
Curtalis (pyr.) Ilig. 7. Étroite (clédéobie .......... se 02140 70
Dentalis (odontia). Mihi. 7. Dentelée (odontie)....... 21070 0)
Dentalis (scopula). Schranck, Treits. V. Dentelée
LÉO TÉ ee en PR en Er 215 85
Dentalis (pyr.) Hubn. Wien. Verz. Illig, Gotze. 7.
Dentelée (odontie)......... solos seisieie ete et eee tele 215 85
DENTELÉE (odontie)......... oo FAO 000 de 00 219 85
Dentelée (la. Devill. 7. Dentelée (odontie).......... 215 85
Derivalis (herminia). Treits. 7, Dérivée (herminie).... 211 21
Derivalis (pyr.\ Hubn. . Dérivée (herminie)......... 212. 21
Dérivée (hermunie)........... 0.0 ee epase 21,10 121
DisSEMBLABLE (botys). ..... ose. 209 394
Diversalis (botys.. Treits. F. Dissemblable (botys)..... 2930339
DourEusE (eudorée)...,..........s....s.ssssosssee 229 290
Dubitalis eudorea), Curtis. F. Douteuse (eudor.)..... 22Q 290
Dubitalis (hercyna). Treits. /. Douteuse (eudor)...... 229
290
384 TABLE ALPHABÉTIQUE
Dubitalis (prr.) Hubn. F7. Douteuse (eudor,).......... 229
Dubitellus chilo). Germar. 7. Douteuse (eudor.)...... 229 209
ÉcussonnéE (pyrauste). ..... csovovosos cc eee css, 220 234
Élargie (P). Devill. F. Prunellier (scopule du)........ 215 91
Elutalis (pyr.) Mig. Gotze. F, Prunellier (scop. du)... 215 gt
Elutalis (phal.) Fabr. F, Prunellier (scopule du)...... 215 gt
Elutalis (pyr.) Hubn. 7. Paillée (scopule)............ 216 102
Elutalis (scop.) Curtis. F. Paillée (scopule)........... 216 102
Emortualis (herminia).Treits. 7. Olivatre (herminie)... 211 18
Emortualis (prr.) Hubn. F. Olivätre (herminie)....... 211 18
Ensalis (phal.) Fabr. F. Proboscidale (hypène)........ 212 42
Ensatus (crambus). Fabr. F, Proboscidale (hyp.)....... 212 42
ENSANGLANTÉE (pyrauste ...... PME" sp quene «24 JE
ENTREPONCTUÉE (nymphule)............. jsnpessese 2210102
Épaisse (hypène)......... Some e oje aie e se. names 212,190
Épi d'eau flottant (phal. de l'j. Devill. F. Potamo-
géton hydrocampe du)......................... 2224472
Erigalis(phal.) Fabr. F. Étroite (clédéobie). ....... + 4214, 1178
Erigatus (crambus), Fabr. V. Étroite clédéobie). ...... 214 78
Erosalis (phal.) Fabr. 7. Forêts ‘asopie des).......... 223 203
Erucalis (pyr.) Hubn. F° Sisymbre (scop. du)......... 216 100
EnuGINEUX (botys). .....s.ssesossosess nee e ne eme 234 366
Erna (asopie del. eo esecrRanpeisle. soso 223 196
ÉrRoiTE (clédéobie). ...........:......... . 214 et 225 78
Farinalis (asopia). Treits. F. Farine asopie de la ...... 283 193
Farinalis ‘pyr.) Wien. Verz. Illig. Linn. Muller.
Brahm. Panzer. F. Farine {asopie de la)... 223108
Farinalis(phal.) Fabr. F. Farine (asopie de la)........ 223 191
FARINE (asopie de la)............................. 223 193
Farine (botys de la). Latr. 7, Farine asopie de la)..... 223 193
Farine (pyrrale de la). A Re RS dal detatont* 233 193
Fascialis (ennychia). Treits. . Fasciée (ennychie). .. +, 220 247
Fascialis (pyr.) Hubn. F. Fasciée (ennychie).......... 227 247
Fascialis (pyrausta). Curtis. 7. Fasciée (ennych.)...... 226 247
FasciéE (ennychie)..........se..sesessssecess ee 226 247
Fauve (botys) ..... ND nai le sin(uieleioiees » siele ose ele 219 144
FRRRAR ECORUIC HE) Re... eee etietaiaeaisiais e 5 ve eee oo 231 317
Ferraralis (scop.) Al. Lefeb. F. Ferrara (scop. de.).... 231 317
ERDUGINRERADOLYS Sie ho.» » e1e:9/0fafe os. 010 aie. s à o 0 » oo à 218 138
ET SYNONYMIQUE
Ferrugalis (botys). Treits. 7. Ferrugineux :botys .......
Ferrugalis (prr.) Hubn. F. Ferrugineux (batys}.......
Ferrugalis (scop.) Curtis. 7, Ferrusineux botys).....
Fimbrialis (asopia.) Treits. 7. Frangée {[asopie).......
Fimbrialis (pyr.) Hubn. Wien. Verz. Illig. Gotze. F. Fran-
BÉRNASOPIE) eue 1 2 ete Rs a an ed a ea de
Fimbriatralis (bot ) Mihi. 7. Frange noire (botys)..)..
Eracespee (scopule). aus t0l nt | ae
Flagellalis (scop.) Mihi. 7, Flagellée («copute)...... .
Hammer (asopie) Set. Het RC RER crc
Flammealis (asopia . Treits. . Flamme {asopie). .....
von (pyr.) Hubn. Wien, Verz. hp. Gotze.
- Flame, (asopieh st NOR J'AI
Treits. . Jaune-serin (botys,........
Flavalis (prr.) Wien. Verz. Illig Gotze, Hubo, F. jaune-
Senim{botys)..-.:.. 0-20 ÉERRIRE PE CRÉES ’
Flavalis (scop.) Curtis. 7. Taune-serin (hote) SNateiette
Flavulis ‘phal.) Fabr. 7. Jaune-serin (botys).........
Elaveolata (phal.) Berl. Mag. Naturf, 7, Verdätre
(Pets) Hosts. Ps of a tt TAN. Aer rs
FLORALE (pyrauste)..s.esuomesvee ea ee orelolelsele dis
Floralis (pyrausta). Treits, y. Florale (pyrausté ......
Floralis (pyr.) Hubn. F, Florale ‘pyrauste).....:....
Forficalis (botys). Treits 7. Fourchu (botys)..........
Forficalis (pyr.) Hubn. F. Fourchu (botys)...........
Forficalis (scop.) Curtis. F. Fouichu (botys)...….....,
Forficalis (phal.) Fabr. . Fourchu (botys)..........
Forficatus (crambus) Fabr. F. Fourchu (botys ........
ForÉTs (asuopie des)... 4... 25.501. so ls st sel efelefe ...
Foréts (pyr. des) Devill, 7. Grise (hermine)..........,
Fourcau (botys)....................0 coco: c
FRANGE DORÉE (diosie)........se.soeee PO Dk COCCOC
ERANGE FAUVEl(asapie) . 2.0. .4 0.00... 09e RC
FRaNGE NOIRE (botys)..............4. SHBAO ot CAES
FRanGÉE (asopie).................ssssesesesese
Frouenr (scopule du) ................... Hboce
Froment ‘pyr. du). Devill. F, Froment (scop. du).....
* Frumentalis (scop.) Treits F. Froment (scop. du).....
Frumentalis (pyr.) Lino. Illig. Gotze. F, Fromnent (sco-
pule du)....................s........ MOCRE, do
Fulvalis (botys) Treits. #. Fauve (botys)....,..,......
25
389
218 138
218 158
218 138
223 201
223 201
234 352
236 370
236 370
223 205
223 205
223 205
217 126
217 126
217 126
217 126
220 156
225 236
225 236
225 236
219 147
219 147
219 147
219 147
219 147
223 203
211 28
219 147
229 281
236 375
234 352
223 201
215 89
215 89
215 89
215 89
219 144
ét -
€
386 TABLE ALPHABÉTIQUE
Fulvalis (pyr.) Hubn. 7. Fauve (botys. ee SAR, 219
Fulvo-ciliatis (asop.) Mihi. /. Frange-fauve (asop. ....
Fulminans (noctua . Fabr.) #. Dentelée (odontie)..... 215
Fuscalis ‘botys). Treits. 7, Cendré (botys)............ 216
Fuscalis (pyr.) Wien. Verz Ilig. Gotze. 7. Cendré
(oëy 8}. ass gescavuoneens see soasecee ce s eelstele 216
Fuscalis (scop.) Curtis. F. Cendré (botys)............ 216
Fuscalis (pyr.) Hubu. F. Parée (scopule)............. 215
Funerana (pyr.) Muller. PV. Huit-taches (ennychie).... 226
Garantie (la) noct. calvaria. Devill. P. Cimetières (her-
minie des). ...ssesesseecsorssssssanesieress 212
Gemmata (phal.) Berl. Mag. . Lentille d eau {hydro-
cape de la)... 4.6) Os RS 10 222
Glabralis (phal.) Fabr. P, Lancéolé (botys).......... 216
Glabralis (pyr.) Hubn. P. Lancéolé (botys .......... 216
Glaucinale (crambe). Walkenaër. F. Glauque (asopie).. 223
Glaucinalis (asopia). Treits F Glauque (asopie ...... 223
Glaucinalis (agrotera). Schrank. P, Glauque (asopie).. 223
Glaucinalis ‘pyralis). Hubn, Gotze. Muller. Ilig. Clerck.
PV. Glauque (asopie).. .. ee» 2e pgfaioe no vis so 01e 0e ae 223
Glaucinalis (crambus). Fabr. Glauque (asopie) ....... 223
Glaucinalis (pyralis). Hubn. F, Brunâtre (clédéobie)... 214
GLauQquE (asopie)...................ssssssscss 299
Græcalis (cledeobia'. Mihi F. Grecque (clédéobie) .... 214
Graisse (aglosse ide la)...44.........:.,.45..4u0e. 213
Graisse (pyr. de la). Devill. P. Graisse {aglosse de la).. 213
Graisse (phal. de la). Degeer. F. Graisse (aglosse de la). 213
Gras (crambe). Walkenaer. P. Graisse (aglosse de la)... 213
Grasse (hypène)......... hs elle eee 235
GRECQUE (clédéobie). ........messsssessssssstss 214
GRENADE (pyrauste)............................. 224
GriLcée {scopule).................. "ÉAB 0 231 et 236
Gnise (herminie).….........e.s.ssesssssesesesse 211
Grisealis (herminia). Treits. F. Grise ‘herminie).., ... 211
Grisealis (pyr.) Hubn. F. Grise (herminie).......... 211
Grise à ligne brune et points noirs (phal. Groff. V, Su a-
tiote (hydrocampe de la)....................... 222
Guttalis (pyrausta). Curtis. 7. Huit taches (ennychie).. 226
Guttalis (pyr.) Hubn. Wien. Vers. Ilig. Schrank, Lavg,
Verz. Gote. 7. Huit-taches (ennychie)..,,....,,.. 226 2
ET SYNONYMIQUE. 387
Holosericalis (hercyna). Treits. 7. Soyeuse (herc.)..... 234
Hortulata (phal) Muller. V. Ortie (botys de loraste 1216
HougLon (botys du).........,..... AIS ETUIS APPLE 217
Huir-racues (ennychie à)................sssseese 226
Hyazin (botys)......sssesssseseseesesessessessee 217
Hyalinalis (bots). Treits 7, Hyalin (botys).......... 217
Hyalinalis (pyr.) Hubn. Schrank. F. Hyalin (botys)... 217
Hyalinalis scop.) Curtis. W. Hyalin (botys).......... 217
Hpbridalis botys). Treits. F. Hybride (botys ....:... 220
Hybridalis (pyr.) Hubn. F. Hybride. boty<).......... 220
Hybridalis (scop.) Curtis. F. Hybride (botys).......... 220
AyBripe (botys)................. OO D OS UC Ce 220
JramiEnNE (clédéobie)........,.........s..sssse 214
Incertalis (eudorea). Mihi. 7. Incertaine (eudor.)..... 229
INCERTAINE (eudorée)..............ssessseesssse 229
INTERMÉDIAIRE (pyrauste)......s.s.sessssssseeesse 234
Intermedialis ( pyrausta). Mihi. F. Intermédiaire
{pyrauste)..........ete..ssseceossessesrese.e 234
Interpunctalis (nymph.) Treits. 7, Entreponctuée
Cnymphale)....0h... Me... sérrecse 221
Interpunctalis (nymph.) Hubn. F. Entreponctuée
(nynphule):.....sssessssesosessessseseeseee 221
Isatidalis (botys). Mihi. F. Pastel (botys du).......... 233
Isthme (L). 7. Ensanglantée (pyrauste)............: 224
Jauxarre (clédéobie).... AO JC JO 214
Jaunätre (La). Devill, F. Jaune serin (botys)......... 27
Jaune (botys)........sssse.e.. AD TOO - - © SOC 233
JauNg SERIN (botys)......seseesseessssesessesesee 217
Lancealis (botys). Treits. #. Lancéolé (botys ......... 216
Lancealis (pyr.) Wien. Verz. Gotze. Illig. #. Lan céolé
(DOty} 221 « cie à oo SHIEIE » 0 0 asie ser REPARER 216
Lancealis (scop ) Curtis. F. Lancéolé (botys)......... 216
LaNGÉOLÉ (botys).......essesesse. US OMR LS LL 216
Lemnalis (nymph.) 'Treits. #. Lentille d’eau (hydro-
campe de lahas. see este se RME
Lemnalis (kydroc.) Mibi. F. Lentille d’eau (hydrocampe
de la) M, Ana oise la1ets feel ste 1e RIRE Ne 10 PES … 222
355
107
121
248
119
119
119
119
153
153
153
153
72
286
286
350
Vi
179
re, sites
388 TABLE ALPHABÉTIQUE
Lemnalis {pyr.) Hubn. Wien. Verz. Illig. F. Lentille
d'eaut(hydrocampe de2la} tuées Sn 222
Lemnata (hkydroc.) Curtis Latr, F. Lentille d’eau (hydro-
campe de la)......... ASS te LORS + 229
Lemnata (geom.) Linu. F, Lentille d’eau (hydrocampe
dEntabs este, cie tt TN RETRO ne CA 222
Eemnata (phal.) Fabr. Gotze. Naturf. Muller. PV. Len-
tillé d'ezu .(hydrocanipeide la}... nr Le. 222
Lenticule (phal. de la). Devill, 7. Lentille d’eau (hydro-
canipe dela). SERRE TER ARENA CAS CARRE ETEME 222
LENTILLE D'EAU (hydrocampe de 1a)............,... 0220
LerrRéE (hydrocampe)..... anale se sole 55e 5 Note 222
Leucophæalis (prr.) Hubn. W. Prunellier (scop. du) 215
Limbalis (pyr.) Schrank. Hub. W. Ceint (borys)..... 217
Literalis (hydr.) Curtis. W, Lettrée (hydrocampe)...... 2922
Literalis (nymp.) Treits. Schrank. W. Lettrée (hydro-
CAMPE) « serons esse ee 12122
Literalis (pyral.) Wien. Verz. Hubn. Illig. Gotze. F. Let-
trée (hydrocampe}. . .... 4... 0 04 seat sav cos so de 200
Literata (phal.) Scopoli. , Lettrée (hydroeampe).,.. 222
Lividalis (hypena). Treit:. Livide (hypène):.....08 213
Lividalis (prralis). Hubn. 7. Livide (hypéne)........ 219
LivineM(hypène).........sesssssecsressesesese 213
Lucidalis (asopia). Treits. 7. Lucide (asopie)........ 223
Lucidalis (prr.) Hubn. F. Lucide (asopie)........ se. (323
Lucine (asopie)...:..+.. _s MOME OLOR Cup ot 223
LunuLÉ (botys).-...m... ss sésscsossresoos see 235
Lutealis (botys'. Mihi P. Jaune (botys).......... se, 233
Manualis (hercyna). ‘Xreits V. Manuelle (hercyne).... 227
Manualis (pyr.) Hubn, F. Manuelle (hercgne):t# 0 227
Manueuse (heccyne). 4e lus lee SAIT ET 4 PACE L 227
Margaritalis scopula). Treits. Curtis. #. Sisymbre (sco-
pulérdu).,,, es es.ssssssorreseeteeee Hrscce 216
Margaritalis, (pyr.) Wien. Vez. iIllig. Gotze. Hubn.
F.Sisymbre(scopule du}s....,.........,..su 216
Margaritalis (phal.) Fabr. F. Sisymbre (scopule du)... 216
Margaritalis {botys.. Mihi. P. Nacré (botys).........., 236
Margaritalis (pyr.) Habn. PF, Nacré (botys).....,:.., 236
Marginalis (diosia). Mihi. P. Bordée. ‘diosie)......... 229
fi)
179
AS)
179)
179
179
188
gt
124
188
188
188
183
55
55
55
199
198
198
361
331
256
256
256
100
100
100
72
572
280
ET SYNONYMIQUE. 289
Marginalis ipyr.) Hubo. Wien. Verz. Schtank! V. Bor-
dée (diogsie)......ssssesssssesssesese APE S . 229 280
Marginée (la). Engramm. #. Bordée (diosie)......... 229 280
Manseiscaise (clédéobie)........s.ssssseeseresese 230 304
Massilialis (cledeob.) Mihi. PV. Marseillaise (clédéobie). 230 304
Maæstalis (pyrausta). Mihi. V. Triste (pyrauste)........ 224 228
Moldavica (bomb.) Esp. F. Bombyx (clédéobie). ...... 230 300
Monspesulalis (enrychiu). Mihi. F. Montpellier (en-
nychie de)... suisse 1eliiis setefaie ste 233 349
MonTrecLier (ennychie de)............ssssssssee . 233 349
Museau (le). Devill. P. Proboscidale (hypène)....... 212 42
Muselière (herminie). Latr. P. Rostrale (hypène)...... 212 46
Munda (noctua). Berl. Mag. . Soyeux (botys)....... 219 145
NacRÉE: (botys).........esseoroesseeeserensest 236 372
Nemausalis (botys). Mihi. P. Nimois (botys)......... 236.377
Nemoralis (phal.) Fabr. P. Grise {herminie).......... at. 22
Nemoralis (pyr.) Curtis. W. Grise (herminie)......... 211 23
Nemoralis (asopia). Treits. F. Forèts (asopie des ..... 223 203
Nermoralis (pyr.) Hubn. W: Forêts (asopie des)... 223 203
Nemoralis (agrot.) Schrauk. F. Forèts (asopie des). .... 223 203
Nemoralis (phal.) Scopoli. F. Forêts {asopie des). .... 223 209
Nemorum (crambus). Fabr. W. Grise (herminie)....... Jaut, 23
Nénupsar (hydrocampe du)........... Mist. Jose 222 177
Nénuphar (phal. du) Desill. V. Nénuphar (hyd.)...... 222 177
Netricalis pyr.) Treits, Hubn. V. Italienne (elédécbie). 214 72
Nigralis (pyr.) Schrank. V. Bronzée (scopule)........ 235 359
Nigralis (ennychia). Trents. V. Noire (ennychie)...... 226 203
Nigralis (pyr.) Hubn. F. Noire (ennychie)........... 226 253
Nigralis (phal.) Fabr. #, Noire (ennychie)........... 226 253
Nimois (botys).....seseeesesesessereses RSS T6 107
Nitidalis (pyr.) Hubu. V. Glauque (asopie)........se 223 196
Nitidalis (phal.) Fabr. W. Glauque (asopie).......... 223 196
Nitidulata (phal) Berl. Mag. V. Nénuphar (hydro-
campe du)esesssssssseesessesseeeee Re des O0 AIT r
Noctuella (tin.; Wien. Vers. Illig. #. Hybride (bot)... 220 153
Nome, lennychie).........se...sesecseesesee 226 253
Nousrée (uymphule)...........s.s.sessessesses 221 164
Normalis (pyrausta). Treits. V. Normale (pyrauste).... 225 258
Normalis (pyr.) Hubu. F’. Normale (pyrauste).......:. 225 238
NORMALE (pyrauste).+eusssseess bo: dr 0 bo à ittaa5 238
390 TABLE ALPHABÉTIQUE
Nubilalis (pyr.) Hubn. #° Houblun (botys du)........ 247 121
Nudalis (nymph.) Mibi. P. Nue (nymphale .......... . 233 340
Nudalis (pyr.) Hubn. F. Nue (nymphale)..:......... 233 340
Nos (ngmphalé)s. eee seen sde 1 12330240
Numeralis (nymph.) Treits. #, Nombrée (uymphale).. 221 164
Numeralis (pyr.) Hubn, F. Nombrée (nymphale)...... 251 164
Nymphæalis (nymphula ) Schrank. V. Potamogéton
(hydrocampe da). 10 prete. 1202879
Nymphæalis (pyr.) Hubn. F. Potamogéton (hyd.)..... 222 172
Nymphæalis (4ydr.) Mihi. V. Néouphar (hydr. du).... 222 177
Nymplæalis (nymph.) Treits. V. Nénuphar hydro-
campe' du)... tement Ne cent lime 222 177
Nyrmphæata (hydr.) Cuwtis. F. Nénuphar (hyd. du)... 222 1797
Nymphæata (geom.) Linn. Latr. V. Nénuphar (hydro-
Cam SE --- ocnene abessoe 2201077
Nymphæata (phal.) Fabr, Gotze. Naturf Muller. Fuess].
F. Nénuphar (hydrocampe du)...... Some clefiels 2220197
Obesalis (kyp.) Treits. Curtis. F. Grasse (hypène ...... 235 357
Obliquata (phal.) Fabr. #. Saule (madope du)....... 213 59
Osscur£ (ennychie tes. nee ste 226 252
Obsitalis (pyr.) Hubn. 7. Ancienne (hypène)......... 2131463
Obsitalis (ayp.) Treits F. Ancienne (hypène)......... 2194153
Ochrealis (botys). Treits. . Ochreux (botys)....... ‘+ 219 140
Ochrealis (pyr.) Hubn.7. Ochreux (botys)....:....... 219 140
Ochrealis (scop.) Curtis. 7, Ochreux (botys).......... + 219 140
Ochreux! (botys) 44e à Sem roro ce. Car OT
Octomacularis (ennyc.) Treits #. Huit-taches (enn.)... 226
Octomaculata (yeom.) Linn. #, Huit-taches (enn.).... 226
Offices (phal. des). Rolandex. F. Graisse (aglosse
de la)..................... ciao Jaddeiecierle 213
Olivalis (scop.) Treits. F. Olive (scopule)........... 231
Olivalis (prral.) Wien. Verz. Ilig. Gotze. F. Olive
(scopule, ............,....ssssesmsseresese Sel FAO
Olivaria (geom.) Borkh. #. Olivätre (herminie). . .... 211
OMVATRE(herimie ER. SR US TT crerstete 211
Ouve (scopule).......,...........ssssssesse 231
OnDée (nymphule).................,............ 221
Ondée (Den MR TONER here 221
OPaquE (scopule). :....4.4.. nest 205
Opacalis (scop.) Treits. F, Opaque (scopule)......... 215
248
248
63
309
309
18
18
309
160
160
98
98
ET SYNONYMIQUE. J91
Opacalis (pyr.) Hnbn. 7. Opaque (scopule).......... 215 98
Ophialis (botys). Treits. 7. Serpent (botys ........... 232 326
Ornatalis (asopia) Parreyss. 7. Ornée (asopie)....... 223 207
CR MAS Op) CRE 2e eee cbeac..-tl 223 207
Ommer(botyside l'). 5%. 0.20 vo 2261107
Ortie (phal. de l) Devill. 7. Ortie (botys del)........ 216 107
Ostrinalis (prrausta.) Treits. F. Violette (pyrauste).... 224 226
Ostrinalis (pyral.) Hubn. F. Violette (pyrauste)....... 224 326
Pate Ecopule) RE. ss SR ON PE ae 216 102
HORCRIQRES) es Ne RM a DORE Ne 232 328
Palealis (botys). Treits. Ÿ. Verdätre (botys)........... 220 156
Palealis (pyr. Hubn. 7. Verdâtre (botys)............ 220 156
Palealis (phal.) Fabr. F7. Verdâtre (botys)........... 220 156
Pallidalis (botys). Mihi. V. Päle (botys}.............. 232 328
Pallidalis (scop.) Vreits. 7. Pale (botys)............. 232 328
Pallidalis (pyr.) Hubn: F. Pâle (botys .............. 232 328
Pallidata (phal.) Berl. Mag. V. Paillée scopule ...... 216 102
Palliola (noctua). Wien. Verz. Illig F. Capuchon
CNE LE PORN LE APTE ERP RSS PSE 7 PET 228 264
Palliolalis (nola). Curtis. F. Capuchou (nole........ 228 264
Paliliolalis (kercyna). Treits. V. Capuchon {nole) ...... 228 264
Palliolalis (prr.) Hubn. F. Capuchon ‘nole)...,..... . 228 264
Palpalis (kypena). Treits, W. Bec (hypène)........... 230 298
Palpalis (prr.) Hubn. #, Bec (hypène).............. 230 298
Palpalis (phal.) Fabr, V. Bec ‘hypène)..... Lure 2301 298
Palpalis (crambus). Fabr, W. Bec (hypène).......... . 230 298
Paludata (phal.) Fabr. W. Stratiose (hyd. de la)....... 222 183
PARÉE (SCORME)....... 004. .0de 0 oo s sinloleteisis 215 96
Parée la). Devill. Ÿ. Parée (scopule)........ saisie 215 96
Pasree(botys du). 44 sr. 1.3 se sian ete o 18e clolotelolerete 233 336
Pectinée (la) Devill. 7. Bombyx (clédéobie)......... 230 300
Pectinalis (pyr.) Hubn. 7. Barbue (herminie)......... 21026
PERLE (DOtYS): - -n-emaiee. sise ele » sieilole sféjeleisle deie 220 155
PERPENDICULAIRE 1 botys)......2.......sesossoouse 232 324
Perpendiculalis ‘botys): Mihi. F. Perpendiculaire(botys. 232 324
Petit deuil (le). Devill. 7. Alpestre (hercyne)......... 227 260
Pinces (les). Devill. 7. Fourchu (botys)............ + 219 147
Pinquinalis (pyr.) Treits, Linn. Wien. Verz. Illig. Fucssl,
Schrank. Lang, Verz. Gotze. Muller. Brabm. Hub.
F. Graine (aglosse de Jah... …....., 6.0 213
22
63
392 TABLE ALPHABÉTIQUE
Pinguinalis (phal.) Fabr. F. Graine (aglosse de la)... 213
Pinguis (crambus) Fabr. 7. Graine (aglosse de la). .:.. 215
Riumeuse(herminié}oun, ae Qt. intl 211
PORTO tys) ess à à à laine eee 51816 lecotoioe RC NOTE 218
Politalis (botys). Treits. 7. Poli (botys)............. 218
Politalis (pyral.) Hubn. Wien, Verz. Illig. Lang, Verz.
Gotze. F. Poli (botys)... .. CAC STE NO OR PSC CAE UT LUS 218
Politalis (phal.).F4Poliy(botys)a5. sant ect) 218
Pollinalis 'ennychia). Treits. 7. Poudrée (ennychie)... 226 :
Pollinalis (pyr.) Hubn. Wien. Verz. Gotze. Illig. Fuessl.
Brabm. 7. Poudrée!(ennyichie).7.,...N0R2tes sn 226 250
Pollinalis (pbal.) Fabr. F. Poudrée (ennychie)........ 226 250
Polygonalis (botys) Treits. #. Tramane (bot. de la).... 220 150
Polygonalis (pyr. Hubn. F. Tramane bot. de la)..... 220 150
Porphyralis : prrausta). Schrank. 7, Grenade (pyr.)... 224 222
Porphyralis (pyr.) Hubn. F. Grenade (pyrauste)....... + 224 222
Potamogalis (nymph ) Schrank. 7. Nénupbar (hyd.)... 222 177
Potamogalis (nymph.) Treits. F. Potamogéton (hydro-
campe)sansere it. ele et 'ojethiile eee à ptetelitorets 222 172
Potamogalis (kydr.) Mihi. 7, Potamogéton (hyd.)..... 222 172
Potamogata (hydr.) Curtis. F. Patamogéton hyd.)..... 222 na
Potamogata (geom.) Linn. Latr. #. Potamogéton ( vu
Cainpe)4e 0.00 there fl ete CLR EN 0e 2087172
Patomogata phalX Fabr. Fuess. Gotze Muller, 7, Po
tamogéton, (hydrocämpe)s. 280, 0e ct sa aie
Porauocéron (hydiocampre)aetr....40t. 41 men 2.. nn 222 192
PouDrÉE (ennychie;,. 2er. RAR HR. enr 226 250
Poudrée (la). Devill. 7. Poudrée (ennychie)...:...... 226 250
Poupreuse (seopule) 0.241.042 et ORT 215 94
PouRPRÉE (pyrauste)..........,......s.see BOSS do 224 218
Pourprée (la; Devill. . Pourprée (pyrauste)..,...... 224 218
ProBoscipale (hypène)........................... 212 42
Proboscidale (herm.) Latr. #. Proboscidale (hyp...... 212 42
Proboscidalis (pyr.) Linn. Wien. Verz, Illig. Fuessl.
Lang, Verz. Gotze. Muller. Biahm. Hubn. 7’, Pro-
boscidale {hypène)........................... 212
Proboscidalis (phal:) Fabr. scop. V. Proboscidale
(hÿpène) -. 4... nn essor eos selle se cie 212
Proboscidalis (hyp.) Schrank. Freits. F. Proboscidale
(hypène) -.....s.sse ANCIEN LAS AIR ES DT AN SES EEE RES 212
/
Provencae@{(clédéobie),. ee sise vrrciionke ds 224
ET SYNONYMIQUE. 393
Provincialis (clédéobie). Mihi, 7. Provençale (clédéobie). 214 74
Prunalis (scop.) Treits. Curtis. 7, Prunellier (sco-
pule du)......... SARL CE AR PL LE ARNAQUE 215 91
PRUNELLIER (scopule du)..............s.s.s.... +. 215 91
Pudica (pyrausita) Mihi. F Pudique (pyrauste)...... 224 919
PubIQuE (pyrauste).....,............... scie." 224110
Pulveralis (scop.) Treits. F. Poudreuse (scop.) ...... . 215 94
Pulveralis (pyr.) Hubn. F. Poudreuse (scop.) ........ 215 04
Punicalis (phal.) Fabr. F. Grenade (pyrauste)....... . 224 non
Punicealis (pyrausta). Schrank, W. Pourprée (pyr.).... 224 218
Punicealis (pyr.) Hubn. F. Pourprée (pyrauste)....... 224 218
Punicealis (pyrausta). Tretits. . Grenade (pyrauste) .. 224 222
Punicealis (prr.) Wien. Vers. Ilig. Gotze. V, Gide
(pyrauste)............s..ssssesessssessse « 224 229
Purpuralis (pyrausta). Treits. . Pourprée (pyrauste).. 224 218
Purpuralis (pyr.) Linn. Wien, Verz, Illig. Fuessl, Lang,
Verz. Gotze. Muller, Brahm. Clerck. 7. Pourprée
(pyrauste)........... TMS a 01e AUS 14 anis
Purpuralis (phal.) Fabr. F. Pourprée (pyrauste).. .... 224 218
Purpurine (la). Devill. V. Frangée (asopie)......... .. 223 201
Pustulalis (pyrausta). Mihi. V. Pustulée ( pyrauste).... 225 230
Pustulalis (pyr.) Hubn. F. Pustulée ( pyrauste)....... 226 230
PuSTULÉE (pyrauste)......sssssssssssesssssessse. 225 230
Pygmæalis ( pyrausta). Mihi. P. Pygmée (pyrauste).... 294 025
PyGMÉE (pyrauste)... esse... ATETAE 224 225
Pyralis (phal.) Fuessl. Lang, Verz, Gotze. V. Farine
(asopie) ........s.ssssssssessesssssssse cs... 223 193
Pyralis (agrostera). Schrank. Y. Farine (asopie)...... + 223 193
Queue jaune (la). Geoff. Degeer. Latr, V, Ortie (botys
He) elle le ele cire ple'e s'ajo ne pe isistes egle o Shoes. ALONIOZ
Ramalis (crambus). Fabr. V. Dentelée (odontie). ....:. 215 85
Ramalis (phal.) Fabr. F. Dentelée (odontie).......... ER NTICES
Ramsur (hydrocampe de)............ nr} Lolo rs) RAR
Ramburialis (kydroc.) F. Rambur (hydrocampe), ...., 233 343
Radiata (noctua). Esp. Ÿ. Dentelée (odontie),........ 215 85
Radiatalis (pyr.) Hubn. 7. Rostrale (hypène)......... 212 46
Raquette (la). Devill. W. Barbue (herminie)........... 214 26
RAVAUDÉE (nole)..... cs seekeessetsssesnaeeers eee 228 275
394 TABLE ALPHABÉTIQUE
Repandalis (pyr.) Wien. Verz. Gotze. Hubn. V. Fro-
ment (scopule du)..s...s..ssvvessesvesssssosse
Repandata (phal.) Fabr. W. Froment (scopule du). ....
Rivulalis (kydroc.) Mihi. . Ruisseaux (hydroc. des)...
RHononENpRON (botys du).............v......ss..
Rhododendronalis (botys). Mihi. 7, Rhododendron (botys
du)......... à estdiaiots méts aie » ke cjcistatole sovsebe
RosTRaALE (hypène)....... sonores onesnee see ee
Rostralis (kyp.) Schrank. Treits, 7. Rostrale (hypène)..
«Rostralis (pyr.) Linn. ‘Wien. Verz. Illig. Fuessl. Lang,
Verz. Gotze. Hubn, 7. Rostrale (hypène)...........
Rostralis (phal.) Fabr. V. Rostrale (hypène)..........
Rostratus (crambus). Fabr. F. Rostrale (hypène}..... .
Rostrée (crambe). Walkenaër. . Rostrale (hypène).…...
Rouge !la). Devill. F. Grenade (pyrauste)....... dite vis
ROUGEATRE (a$0pie@). s...sssvessesesseesesvesssese
Rubidalis (asopia). Treits. V. Rougeâtre (asopie)......
Rubidalis (pyr.) Hubn. 7. Rougeâtre (asopie).........
Rubiginalis (botys). Treits. F. Rubigineux (botys).....
Rubiginalis (pyr.) Hubn. F. Rubigineux (botys).......
Rumigineux (botys)....................s..ss.s.
Rufimistralis (pyr.) Hubn. 7. Bronzée (scopule).. …. +.
Rupicoe (hercyne).............. ec er -mrhhEne).
Rupicolalis (hercyna). Treits. 7. Rupicole (hercyne).
Rupicolalis (pyr.) Hubn. F. Rupicole (hercyne)......
Ruisseaux (hydrocampe des)......... Le trot ce soin
SAFRANÉ (botys)......,....... spi ble elo'atehe eut
Salicalis (hypena).Treits. F. Sue (madope du).......
Salicalis (pyr.) Wien. Verz. Illig. Lang, Verz. Gotze.
Hubn. 7. Saule (madope du).........o..es..ee.
Salicalis (phal.) Fabr. V. Saule (madope du)..........
Sambucalis (botys). Treits. F. Sureau (botys du).......
Sambucalis (pyr.) Wien. Verz, Illig. Lang, Verz. Gotze.
Brahm. Hubn. 7, Sureau (botys du)...............
Sambucalis (scop.) Curtis. F. Sureau (botys. du).......
Sambucata (phal.) Fabr. F. Sureau (botys du)........
Sanquinalis (pyr.) Treits. V. Ensanglantée ( pyrauste). .
Sanguinalis (pyralis). Linn. Illig. Scriba. Wien. Verz.
Gotze. F. Ensanglantée ( pyrauste),........... SL
Sanquinalis (phal.) Fabr. P. Ensanglantée (pyrauste).
ET SYNONYMIQUE.
Saule (prrale du). Devill. 7. Saule (madope du).....:
Sauce (madope du)..................ssssesssesee
Scutalis (prrausta). Treits. F. Écussonnée (pyrauste). .
Scutalis (pyr.) Hubn. F. Écussonnée (pyrauste)........
Sericealis (botys). Treits. 7. Soyeux (botys)......+-+.
Sericealis (prr.) Hubn. V. Soyeux (botys).........e
Sericealis (scop.) Curtis. 7. Soyeux (botys).......+..:
Sericealis (phal.) Fabr. 7. Soyeux (botys)............
Selenalis (botys). Mihi. 7. Lunulé (botys).........es.e
Selenalis (pyr.) Hubn. V. Lunulé (botys)...........e
SERPENT ( botys)...................e S'lealetieterersiais .
SICILIENNE (pyrauste)..... sale sen esters
Siculalis (pyr.) Mihi. 7. Sicilienne ( pyrauste).........
Silacealis (botys). Treits. #. Houblon (hotys du)......,
Silacealis (prr.) Hubn. V. Houblon (botys du). :
Simplonialis (pyr.) Parreyss. W. Alpestre (herc.)......
Sissmgre (scopule du)....... AOC rs Note sietatete
Sophialis (scop.) Treits. P. Sophie (scopule de).......
Sophialis (prr.) Hubn. F. Sophie (scopule de)...... Le
Sophialis (phal.) Fabr. F. Sophie (scopule de)........
Sophiæ (crambus). Fabr. F. Sophie (scopule de)......
Sorui (scopule de)....... Santa sise PAP AALCRS ...
Sordidalis (pyr.) Hubn. W. Buissons (pyr. des)........
SoxEux (botys)....sssesessessosseseeseseereesee
Soyeuse (la). Devill. 7. Soyeux (botys)..........es.e
SoxeusE (hercyne)......... élateta/e siateiore le CRRSIOTT As ete
Sticticalis (scop.) Treits. Curtis. V. Parée (scopule). ...
Sticticalis (pyr.) Linn. Gotze. F. Parée (scopule)......
Sticticalis (phal.) Fabr. W. Parée (scopule)...........
Stramentalis ‘scop.) Treits. V.. Paillée (scopule)...... :
Stratiole (phal.) Walkenaër, F. Stratiote ( hydrocampe
FF. OP EE HSE
Stratiotalis (nymph.) Treits. F. Stratiote ( hydrocampe
de Deer co coiemne pélatele)s epjed eee RON Lie TUE
Stratiotalis (kydr.) Mihi. V. Stratiote (hydr. de la).....
Stratiotalis (pyr.) Hubn. Wien. Verz. Illig. P. Stratiote
(hydrocampe dela)...
Stratiotata (hydr.) Curtis. . Stratiote (hydr. de la)...
Stratiotata (geom.) Lion. Latr. 7. Stratiote (hydrocampe
de la)..........e raaalete Rio Cr ea e Go ho
Stratiotata (phal.) Fabr. 7. Stratiote (hydr. de la)....
306 TABLE ALPHABÉTIQUE
STHATIOTE ( hydrocampe de la)..... DE dononsoee. 229
Stratiote aloïde (phal. de la). Devill, F. Stratiote ( hy-
drocampe. de la}... 3 current. 2. sonosroseeee 222
Stratiote ( phal. aquatique du). Degeer. Ÿ. Stratiote (hy-
drocampe de la)...... vod Saone dsl let 1320
Strigula (noct.) Wien. Vers. Illig. 2 Strigule (nole).... 227
Strigulæ ( bomb.) Esp. Strigule (nole)..............., 227
Striqulalis (nola). Curtis. #. Strigule (nole).......... 227
Strigulalis (hercyna). Treits, F. Strigule (nole)....... 227
Strigulalis (pyrr.) Hubn. F. Strigule (nole)........... 227
SHGUPE(NAlE EE eee cnrssrecs 227
Sulphuralis (botys). Treits. r. Sulphureux (botyx). :...
Sulphuralis 'pyr.) Hubn. F. gave (botys)......
SULPHUREUX (botys)....,....4... :
Suppandalis (prr:) Treits. Hubn. PF. fé cuatée (cléd. je
SuReau (batys du) 44... ses. ssesssersseuese
Sureau (phal. du}. P, Sureau (botys du)...... ACC
Tarsiplumalis (herm.) Treits. 7. Plumeuse (herminie).
Tarsiplumalis (pyr.) Hubn. F. Plumeuse ( herminie ). ..
TarTeuse (herminie).......,.. CELA C TES
Tâteuse (la). Devill, P.Tateuse (herminie).........,
Tentaculalis (herm.) Treits. V, Tâteuse (herminie).....
Tentaculalis (pyr.) Hubn, f, Tâteuse (herminie).....
Tentacularis (pyr.) Linu. Lang, Verz. Gotze. Muller.
PV. Tâveuse (hermiuie}. ss sscscssoscos eo noue tele
T'entacularis (phal.) Fabr. V. Tâteuse (herminie)......
Tentacularis (crambus). Fabr. F. Tâteuse (herminie). .
Tinealis pyr., Wien. Verz. Hlig. 7, Rostrale (hyp.)....
Thalitron des boutiques (pyr. des). Devill. P. Sophie
(scopule-de}verrabed aient, 3 ce NT Lies
Togatulalis (nota). Mihi. V. Toge (nole). 4...
Togatulalis (pyr.) Hubn. 7. Toge (nole)...........
Togatulalis (herc.) Treits. P, Toge (mole).,,,,,,,,..,
TOGE (vole). ha cthels some. JE LUM (bat)
Toupet (le). Devill. P. Rostrale (hypène)........,...
Toupet à pointes (le). Geoff. F, Rostrale (hypène).....
TRainasse (botys de la),..,....,........,........
Trigutta noctua). Esp. V. Huit taches (nymph. à)....
Tninume { hotys)...,,.......ssssss... ÉTOOCOCE
Trinaire (la). Devill, 7, Pahaire (botys). ..... AQU AR
235
235
. 235
214
218
« 218
211
211
211
211
211
211
211
211
L] 211
212
231
228
. 228
228
228
212
212
220
226
218
218
368
368
368
131
131
3:5
274
275
2971
271
46
46
150
248
136
136
ET SYNONYMIQUE.
Trinalis (botys). Treits. V, Trinaire (botys)..........
Trinalis (pyr.) Wien. Verz. Illig, Gotze: Hubn. F. Tri-
ridire (botya }.r.rrerretsrereretetetoterotatoro ete RAARARE RES .
Trinalis (phal.) Fabr: F. Trainasse ( botys de la).....
TRISTE (pyrauste)s :sscccscnssssscssséssse se 0
TrouBse (botys).......... So ces aise se EURE
Turbidalis (botys). Treits. P. Trouble {(botys).......,.,
Umbralis (pyr) Hubn, F. Olive (scopule)........
Undalis (nympkh.) Treits. F. Ondée (nymphule).......
Undalis (pyr.} Hubn. F, Ondée (nymphule}.........
Undalis (phal.) Fabr. V. Ondée (nymphule)......
Unie ([”). Devill. 7. Poli (botys)............. 0.
Unionalis (botys). Treits. P, Perle (botys)...........
Unionalis ( pyr.) Hubn. 7. Perle (botys).......... sac
Uni-punctalis (nymphula). Mihi. F, A. (nym-
phule)...............s.sesse.
Uni-PONGTUÉE (nymphule)..............
Urticalis (botys). Treits. V, Ortie (botys de l FR ss...
Urticalis (pyr.) Hubn. Wien, Verz. Illig, Brahun.
Ortie (botys del)............ Toto uno
pe
Urticalis (scop.) Curtis. W. ©: tie (botys del').........
Urticata (geometra). Linn. Fuessl. Schrank. Lang,
V. Ortie
Verz. Gotze. Muller. Schwarz, Scopoli.
(botys del;............. serment Po0c
Urticata (phal.) Fabr, V. Ortie | bons de JÉRSEE SS S
Urticole (phal.) Walkenaër. 7. Ortie (botys de l')..
Vararsanne (eudorée)......,e see ce
Vallesialis (eudorea ). Mihi. V. Valaisanne (eudorée)...
Ventre relevé ’ phal, à). Geoff. F. Farine ( asopie de la ).
Ventilabre (herm.) Latr. F. Plumeuse (herminie)......
Verbascalis ibotys). Treits. Ÿ. Bouillon blanc (botys du).
Verbascalis ( pyralis). Wien. Verz. Illig. Gotze, 7. Bouil-
lon blanc (botys du)................sesssese .
Verdâtre (la'. Devill. F7. Glauque (asopie)......... ..
VERDATRE (botys)....... sols os » ol0 CE TE soc.
Verdatre (la). Devill. 7. Verdâtre (botys)..... ÉD OC
VenrTicaAz (botys)........ soon. cette se
l’erticale ( phal.) Walkenaër. Devill. ?. Vertic al FOR
Verticalis (botys). Treits. #. Vertical (botys)..
…....
397
218
218
218
224
236
236
231
22r
221
221
218
220
220
221
221
216
216
216
216
216
216
229
229
223
211
218
218
223
220
220
217
217
avr
136
136
136
228
373
373
309
160
160
160
134
155
155
166
166
107
107
107
107
107
107
284
284
193
31
128
128
196
156
156
116
116
116
398 TABLE ALPHABÉTIQUE ET SYNONYMIQUE.
Verticalis (prr.) Lino, Wien. Verz, Illig. Fuessl. Schrank.
Lang, Verz, Gotze. Muller. Schwarz. Hubn, V, Vertical
CDOLYIS.) eue 4,0 00 0,0 0,0 0,0 00,000 000 060.0 de. 0000.00. ve 02170 AG
Verticalis (scop.) Curtis. #. Vertical (botys).......... 217 116:
VIOLETTE (pyrauste).......s..s.essse SE à nn 2248830
VIRGINALE (pyrauste).. aus seseeeee eo anne eve) 226
Virginalis ( pyrausta). Mihi. 7, Miginilé (GX + 224,216:
ZovE BLaNC&E (ennychie)..,....................... 226 245
Zone blanche (la). Fourcroy. 7, Zone blanche ( enny-
hic di tsa se date dassrarbesteo. D cncterdE dre
FIN DE LA. TABLE.
ERRATA ET.ADDENDA. 399
LL RME LV ELLE LRU OLE LEUR VOLE LAURE LL LIL LR LA LAS AL SALLALAL ASS
ERRATA Er ADDENDA.
——
TEXTE.
De la page 18 à la page 33, au lieu de pl, 1, lisez: pl, 271.
De la page 27 à la page 50, au lieu de pl. 2, lisez : pl. 212.
De la page 55 à la page 67, au lieu de pl. 3, lisez : pl. 213.
De la page 72 à la page 82 , au lieu de pl. 4, Lisez : pl. 214.
Page 78, CLEDEOBIA ANGUSTALIS (pl. 214, fig. 4), ajou-
tez : et pl, 225, fig. 8. |
De la page 85 à la page 98, au lieu de pl. 5, lisez: pl. 215.
Page 100, Synonymie, au lieu de ligitim, Lisez : legitim.
De la page 100 à la page 113, au lieu de pl. 6, Lisez : pl. 216.
De la page 116 à la page 126, au lieu de pl. 7, lisez : pl, 2 17.
Page 128, au lieu de pl, 8, lisez : pl. 218.
Page 225, après ces mots, PYRAUSTA PYGMÆALIS, ajou-
tez : Mihi.
Page 311, SCOPULA CLATHRALIS (pl. 231, fig. 3), ajou-
tez : et pl. 236, fig. 8.
Page 330, BOTYS CATALAUNALIS, ajoutez à la fin de la
description, qu’il se trouve également dans les environs de
Montpellier.
Page 349, au lieu de ENNICHIE DE MONTPELLIER (En-
nichia monspesulalis), lisez : ENNYCHIE DE MONT-
PELLIER (£nnychia monspesulalis),.
Page 350, au lieu de PIRAUSTE INTERMÉDIAIRE (Pi-
rausta intermedialis), lisez: PYRAUSTE INTERMÉ-
DIAIRE ( Pyrausta intermedialis),
400 ERRATA ET ADDENDA.
Page 353, au lieu de PIRAUSTE CONVERSE (Pirausta
conversalis) , lisez : PYRAUSTE CONVERSE ( Pyrausta
conversalis ).
Page 366, dernière ligne de la note, au lieu de ces mots : 4n-
nales de la Société linnéenne de Londres, lisez: Transac-
tions, etc.
Page 372, BOTYS NACRÉ (botys marginalis). Cette espèce
appartient au genre Tortrixr » et c’est par erreur que nous
l'avons comprise parmi les Botys.
S 4, is
7. £
O RES
N 5,
ee %,
HE
=
RS = —
À
coccie pin EE Se 0 0
|
3 9088 00061
|